Étiquette : Speed / Amphétamine

Pas de pitié pour le Captagon®

* Simone de Beauvoir raconte dans le second tome de ses mémoires, La force de l’âge, comment elle s’était inquiétée quand Sartre, bourré de Corydrane®, lui avait confié qu’il était poursuivi par des crabes et des homards…

Selon le célèbre dicton militaire, on peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus. Avec des amphétamines, on peut faire la guerre, préparer des examens, écrire la Critique de la raison dialectique si l’on s’appelle Jean-Paul Sartre* ou… se faire sauter. Mais avant d’aller plus loin, petit détour par l’histoire.

Le mot composé est un peu technique : pharmaco-psychose. Une substance psychoactive, une drogue, peut provoquer transitoirement un état psychotique, c’est-à-dire de perturbation globale du rapport à la réalité. Aucune drogue n’est mieux placée que l’amphétamine pour illustrer ce phénomène. Nous sommes des machines à deux temps (veille/sommeil) et la perturbation de ce rythme est notre plus grande vulnérabilité, bien avant la soif ou la faim. Après deux ou trois nuits sans sommeil, un être humain présente des hallucinations, se livre à des interprétations délirantes et peine à effectuer des tâches simples. Les Soviétiques, qui le savaient, utilisaient la privation de sommeil comme arme de torture (comme le montre bien le film de Costa-Gavras, L’aveu (1970), tiré du livre éponyme d’Artur London). Au bout de quelques dizaines d’heures, les plus solides signaient des aveux délirants pour qu’on les laisse un peu dormir. Autre manière de dire que les amphétamines, dès qu’on en abuse, rendent fou. J’ai relu, pour écrire cet article, Speed. La déglingue, de William S. Burroughs Jr., que j’avais beaucoup aimé au moment de sa publication en français en 1971. Je n’aurais pas dû, j’ai été très déçu. C’est le risque, bien connu, des relectures…

« La benzédrine a gagné la bataille d’Angleterre ! »

L'aveu affiche

Avec les psychiatres, les militaires se sont toujours beaucoup intéressés aux substances psychoactives. Soit pour renforcer les capacités de leur propre armée, soit pour désorganiser celle des autres (on a songé à utiliser le LSD dans ce but). Les amphétamines sont nées quelques décennies avant qu’elles ne soient utilisées durant la Seconde Guerre mondiale. À la fin du XIXe siècle, des chimistes japonais isolèrent le principe actif d’une plante, l’éphédra, connue de longue date pour dilater les bronches, augmenter la pression artérielle et stimuler le cerveau (Dr G. Varenne, L’abus des drogues, Charles Dessart éditeur, 1971, chapitre V : « La dépendance du type amphétaminique ».). Il suffira d’une simple modification de ce principe actif, baptisé éphédrine, pour obtenir, dans les années 20, un produit beaucoup plus puissant, la première amphétamine. Les essais cliniques eurent lieu aux États-Unis dans les années 30. Quelques années avant le début de la deuxième guerre mondiale apparut la dexamphétamine (benzédrine ou Maxiton®), puis la méthylamphétamine commercialisée en Allemagne sous le nom de Pervitin®. C’est la « meth » d’aujourd’hui.

Approches Drogues et Ivresse Junger couvertureSi les stimulants sont absents de la Première Guerre mondiale ou presque (Dans Approches, drogues et ivresse, Ernst Jünger raconte comment, à la fin de la Grande Guerre, les premiers aviateurs allemands consommaient de la cocaïne pour diminuer la fatigue et la peur et comment ils lancèrent la mode de cette substance), les amphétamines vont donc dominer la Seconde, surtout au début. Elles semblaient avoir toutes les propriétés pour décupler l’énergie, la résistance à la fatigue, à la faim et à la peur. Durant la bataille d’Angleterre où l’aviation britannique luttait dans le ciel contre les Stukas allemands dans un état de grande infériorité numérique, mécaniciens comme pilotes consommaient de la benzédrine. Certains pilotes anglais se posèrent même sur des aéroports français tant ils étaient « défoncés » ! À la fin de cet épisode crucial, les journaux britanniques titrèrent : « La benzédrine a gagné la bataille d’Angleterre ! » On abandonna les speeds, du côté allié comme de celui des forces de l’Axe, quand on comprit que, sous l’effet de cette substance, l’efficacité s’effondre rapidement tandis que le sentiment d’efficacité continue à croître. Cette disjonction était fatale ! Seuls les Japonais continuèrent à utiliser largement les amphétamines. Lorsque l’Empire nippon s’effondra, après Hiroshima et Nagasaki, d’énormes stocks militaires se retrouvèrent sur le marché noir, donnant lieu à la première grande épidémie « civile » de consommation de cette substance. Les actes de violence et les décompensations psychiatriques se multiplièrent au point que le Japon disposa durant les vingt années suivantes d’un quasi-ministère de la lutte contre les amphétamines. Actuellement, certains pays d’Asie du Sud-Est sont confrontés à une épidémie de consommation de méthamphétamine. C’est en particulier le cas de la Thaïlande, qui tente de lutter contre des laboratoires clandestins installés du côté birman de la frontière. Les étudiants, les prostituées, les camionneurs furent les premiers consommateurs de Yaba (le médicament qui rend fou), mais l’usage s’étend.

Un marché qui explose au Moyen-Orient

Captagon Pascal 1Venons-en au terrorisme. Certains témoins racontent que, le 13 novembre dernier, les tueurs du Bataclan tiraient de manière mécanique à hauteur d’épaule en tournant sur eux-mêmes. Debout au milieu des gens qu’ils abattaient, ils ne déviaient pas leurs tirs sauf pour réarmer. Ce qui expliquerait qu’il n’y ait pas eu plus de victimes, en particulier parmi ceux qui, terrorisés, se sont allongés les uns sur les autres, à leurs pieds. Voici, par ailleurs, comment le gérant d’un cybercafé décrit Salah Abdeslam le soir des attentats : « Ce qui m’a interpellé, c’est que cet homme avait l’air d’avoir bu ou consommé de la drogue. Son visage et ses yeux étaient gonflés – se souvient le vendeur. Il ressemblait à un des nombreux toxicomanes que l’on rencontre à Château-Rouge » ( Le Monde du 01/01/16). Les tueurs étaient-ils sous Captagon® (fénétylline), une amphétamine classée comme stupéfiant depuis 1986 et qui inonde littéralement les marchés clandestins moyen-orientaux depuis quelques années ? À Beyrouth, un prince saoudien s’est fait prendre en octobre 2015 avec, excusez du peu, deux tonnes de Captagon® ! Il s’apprêtait à prendre l’avion pour son beau pays. Et l’Arabie saoudite vient d’annoncer une prise de cinq millions de pilules d’amphétamines (lepoint.fr, 27/12/15), avec peine de mort à la clé pour les trafiquants. D’après les chiffres de l’Organisation mondiale des douanes, la quantité de pilules saisies dans les pays de la péninsule arabique a fortement augmenté ces dernières années : plus de 11 tonnes de Captagon® en 2013, contre 4 seulement en 2012 (Sciences et Avenir du 17/11/15).

Comme toutes les amphétamines, le Captagon® fait disparaître le besoin de dormir et de manger, du moins dans certaines limites, et diminue la peur. D’après certaines sources, il ferait aussi disparaître tout sentiment de pitié (Je me permets de renvoyer à mon article « Des drogues et des violences », revue Chimères, n°85). Dans un contexte moins tragique, une telle remarque ferait rire. Si quelqu’un a préalablement extirpé de son esprit tout sentiment de pitié, le passage à l’acte violent ou cruel lui sera probablement facilité par la prise d’amphétamines. Mais ce préalable est nécessaire. Comme pas mal d’étudiants de mon époque, j’ai consommé du Captagon® pour réviser mes examens et je ne me souviens pas avoir utilisé des armes de guerre contre des civils désarmés, installés à la terrasse de cafés ou assistant à un concert de musique… De même, il est probablement plus facile de se faire sauter sous Captagon® quand on a, au préalable, décidé de le faire.

Bref, il faudra trouver autre chose que le Captagon® comme circonstance atténuante aux tueurs de Daesh. Mais la présence massive d’amphétamines dans l’une des régions les plus chaotiques et violentes de la planète n’a rien de rassurant. Bonne année 2016 !

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Métal, speed, et addicto….

Lemmy Kilmister, le bassiste virtuose de Motörhead, fait mentir tous les prêches addictologiques. Ce type n’a qu’une devise: « Trouve la drogue qui te convient et prend-en le plus possible ». Pour enfoncer le clou, Lemmy a choisi le speed, la drogue neurotoxique qui rend fou et te fait perdre toutes tes dents. A 69 ans et cinquante ans de consommation intensive, Lemmy se porte comme un chêne. Alors ? On nous aurait menti ? La drogue est-elle aussi un élixir de jouvence ? La parole est à la défense, et, comble de perversité, nous sommes allé interroger Laurent Karila,  à la fois addictologue et métalleux.
Docteur, comment est-ce-possible ?

Moi, Psychiatre Addictologue, je suis fan de Metal

Moi, Psychiatre Addictologue, j’écris des textes pour Satan Jokers et peut être d’autres groupes…Qui sait ?

Moi, Psychiatre Addictologue, je fais des chroniques d’albums de Metal sur le site Hard Force.

Moi, Psychiatre Addictologue, j’aime Lemmy et Motörhead.

Ian Faser Kilmister a.k.a Lemmy est une icône du rock, du hard rock, du métal. Né la veille de Noël en 1945, il a probablement été touché par quelque chose de mystique… Sa vie est bercée par une enfance et une adolescence sans problème particulier. Très vite, il tombe dans la marmite du rock. En 1965, il rejoint un groupe appelé les Rocking Vicars, puis devient roadie de Jimmy Hendrix. Il a ses premières expériences avec les acides et les amphétamines… Au début des années 1970, il rejoint le groupe Hawkind dans lequel il joue de la basse, comme un guitariste rythmique, et chante. Le groupe baigne dans les acides. Lemmy apprécie. Il n’a jamais été attiré par l’héroïne ni par l’injection intraveineuse, très en vogue à l’époque. Lemmy, ce qu’il aime, lui, c’est le speed ! Il s’intéresse d’ailleurs, avec Mik Dik, un des techniciens son d’Hawkind, à la théorie du « combien de temps tu peux faire sauter un corps humain sans s’arrêter » avec cette substance. L’alcool est bien sûr présent. Lemmy finit par se faire virer du groupe, après avoir été arrêté en possession de cocaïne à la frontière canadienne. En fait, il s’avère que ce sont des amphétamines qu’il avait. Quelques jours de prison, aucune poursuite, Lemmy change de cap. Il fonde « Bastard » sous la forme d’un trio en 1975. Leur manager de l’époque lui conseille de changer le nom de son groupe si il veut accéder à des émissions grand public type « top of the pops ». Motörhead (un titre qu’il avait écrit pour Hawkind), groupe de rock un peu speed, nait. Vingt et un albums studios, dont « Aftershock » (label UDR, oct 2013) le petit dernier sorti, et de nombreux albums live sont la matrice discographique du groupe de Lemmy.

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L’antithèse du patient que je vois en consultation

Questions substances, notre héros à l’as de pique a de nombreux principes :

« dans la vie, une fois que tu as trouvé la drogue qui te conviens, il faut s’y tenir et ne plus en changer ».

Lemmy déclare avoir toujours contrôlé sa consommation d’amphétamines. Cela toujours été un dopant pour lui lorsqu’il était roadie puis musicien en tournée. A partir de ses 30 ans, il se met à boire du Jack Daniels. Sa consommation déclarée d’alcool est de l’ordre d’une bouteille/jour.  Lemmy a une vision de sa double consommation comme étant quelque chose de rationalisé comme l’alcool de contrebande consommé par les grands pères dans de lointaines contrées soviétiques. Comme Ozzy Osbourne, Keith Richards, ces guerriers de la route et de la scène sont des extra-terrestres de la came ayant survécu à des années d’abus et d’excès. Lemmy n’a jamais été en desintox’. Il en a une vision un peu cynique. On a même l’impression qu’il ne s’est jamais senti touché par l’addiction. Cette résistance aux drogues est probablement génétique, comportementale, tempéramentale. Médicalement parlant, Lemmy aurait dû mourir plusieurs fois. Dans son autobiographie « White Line Fever », il est écrit que

« son sang ne devait pas être transfusé en raison de ses nombreux excès car il pourrait tuer un être humain tellement il est toxique ! ».

Lemmy s’est adapté à son environnement en modulant ses consommations de speed, d’alcool mais aussi de tabac. Lemmy vit à Los Angeles depuis de nombreuses années et adore jouer aux jeux vidéos… Un véritable plaisir selon lui avec le rituel obsessionnel du joueur. C’est aussi une légende rock du sexe (2000 femmes, que du plaisir !). Lemmy est l’antithèse du patient que je vois en consultation.

Question santé, Lemmy a un diabète de type 2 pour lequel il prend des médicaments. Il se traite mais n’a en rien modifié son style de vie rock n roll ! Il aurait arrêté de consommer de l’alcool. Le speed, personne ne le sait…Sa santé s’est malheureusement dégradée avec pose d’un pacemaker l’année dernière, et un accident vasculaire. La tournée qui devait suivre la sortie d’Aftershock fin 2013 a été annulée à 2 reprises. Lemmy, je te souhaite un speed rétablissement. Vivre Vite, Mourir le plus tard possible !

Amphétamine, dexamphétamine, méthamphetamine, c’est quoi ?

Le système de récompense

L’amphétamine est une molécule fabriquée, au départ, à partir de l’ephedra, utilisée depuis la nuit des temps par les asiatiques pour ses effets stimulants et pour traiter l’asthme, grâce à son action sur les bronches.

Les chimistes ont décliné de multiples variétés amphétaminiques. Principaux effets recherchés : stimulation, recul du seuil de fatigue donc produit dopant, résistance au besoin de sommeil, excitation sexuelle, coupe faim et perte de l’appétit donc perte de poids… Elles ont aussi des applications thérapeutiques comme le traitement de l’hypotension, l’asthme, la narcolepsie , et calment même des enfants hyper-actifs. Au niveau cérébral les amphétamines agissent principalement sur les neuromédiateurs qui régulent la vigilance, les émotions, la concentration ainsi que les comportements instinctifs comme la faim, la sexualité. Ces substances participent de façon fondamentale à la perception et à la recherche du plaisir et qu’on appelle « système de récompense »..Les formes dextrogyres (voir tableau) peuvent agir plus spécifiquement sur le renforcement de l’ego et tout en étant plus euphorisantes, elles peuvent rendre aussi plus agressif..

Dex, méth, dexméth

Selon les manipulations sur la structure de la molécule pour adapter son action sur les neuromédiateurs, les chimistes ont pu atténuer ou renforcer certains effets, voire les multiplier. Selon la combinaison moléculaire, la drogue module et affine son action sur le système nerveux . Ain si la levo-amphétamine (basique) a une action stimulante simple, la dexamphétamine procure une stimulation moyenne mais une sensation d’éveil plus vive, la methamphétamine procure une euphorie et un besoin d’action plus intense, la dextromethamphétamine procure, une sensation d’éveil et un débordement de l’ego encore plus fort.

Pour comprendre voici un petit tableau avec des graduations de 1 à 6 selon l’intensité provoquée :

amphétamine dexamphetamine methamphetamine dexmethamphetamine
Sensation de stimulation 1 2 4 6
Euphorie 1 3 5 6
Confiance en soi 1 2 4 5
Durée 4h 4h-6h 8h-12h 12h-20h

La durée des effets peut varier selon le mode de consommation (injecté, sniffé, fumé, ingéré).et la quantité.
Avalé, le produit agit plus longtemps et plus en douceur que s’il est sniffé, injecté ou fumé. Les contrecoups et conséquences pénibles de la descente seront ensuite inversement proportionnels à l’intensité et à la durée des effets ressentis. Si les 3 premiers furent parfois des médicaments, la dexmethamphétamine ne fut jamais qu’une drogue.

Speed, Ice, Crystal, Tina, Crank, Yaba

Le speed en poudre qu’on trouve sur le marché noir français, parfois de couleur rose ou orange est en général du sulfate d’amphétamine qui contient rarement plus de 5 à 10% de produit actif. Le reste est souvent de la caféine, des sucres divers et parfois (speed gras) du stéarate de magnésium dont on se sert pour faire les bougies. Aux USA, dès les années 60, des gangs de motards se sont spécialisés dans la fabrication, le commerce (et la conso) de sulfate de méthamphétamine appelé « crank ». Depuis les années 80, ont trouve du chlorhydrate de méthamphétamine (ce qu’on appelle le Crystal ou « meth » ), et au début des années 90 apparaît l’ « Ice » à Hawaï et aux Philippines (Shabu) puis aux USA. Il s’agit de de chlorydrate de dextromethamphétamine. Actuellement aux USA on trouve de la « Meth » et de la « Dexmeth » sous forme d’Ice. Cette dernière est plus rare, plus violente, plus chère. L’Ice est principalement fumé. Le sniff d’Ice, théoriquement possible est extrêmement douloureux pour les narines de même que l’injection qui fait très mal à la veine. Les petites pilules rouges de Yaba (méthamphétamine) qu’on trouve en Asie du Sud-Est sont en général ingérées ou fumées (leur odeur de vanille est typique). Les déchets de l’Ice peuvent être refumés, un peu comme le « dross » (cendre d’opium). Par ailleurs, le « Snot », une écume résiduelle, provenant de la fabrication, est très prisée par certains qui acceptent de la payer la payer très cher, considérant que c’est une drogue d’élite. C’est une pâte un peu mousseuse, très prisée au japon, où elle est aromatisée à l’essence de briquet. Il existe des dizaines de procédés clandestins pour fabriquer lce et crystal. La plus connue est la « nazi method », appelé ainsi parce que son promoteur était un Hells Angel fou de symboles nazis. La plupart utilisent de la pseudoephedrine, (longtemps en vente libre par cartons entiers aux USA), du phosphore rouge et un produit ammoniacal employé dans l’agriculture. Certains « methcooker » ont gratté le phosphore de dizaines de milliers d’allumette pour s’en servir dans la fabrication de « meth ».

Dosage

Les doses « thérapeutiques » contenues dans les médicaments à base d’amphétamines contiennent en général 3 à 10mg de principe actif, mais le plus souvent 5mg par comprimé. Les comprimés de Dexédrine® (dexamphétamine) prescrits dans les pays anglo-saxons contiennent 5mg. Pour les succédanés et analogues (tel le methylphenidate (Ritaline®) ou anorexigènes comme le Dinintel®), la dose efficace prescrite est en général comparée à 5mg d’amphétamine dite racémique (basique).

Effets secondaires et dégâts

Les effets que procurent ces drogues ont toujours un prix. En cas d’abus celui-ci peut être très élevé. La résistance au sommeil se paie par un surcroît de fatigue. L’augmentation momentanée de la capacité de concentration, du sentiment d’acuité mentale, se paie par un déficit de l’attention, des pertes de mémoire, l’augmentation de la confiance en soi est suivie par l’abattement, voire la parano, la perte d’appétit entraîne carence et amaigrissement, le besoin irrépressible de parler fait passer pour un bavard vaniteux,… Certains lecteurs d’ASUD savent combien les personnes sous speed avec leur ego débordant et leur irrésistible besoin de parler, de bouger, peuvent être pénibles.
En cas d’abus ou de consommation régulière, la perte de contrôle et l’augmentation des doses peuvent être spectaculaire. Les psychose amphétaminiques avec sentiment de persécution et paranoïa insensés sont redoutables. Les plus anciens se souviennent des speedfreaks des années 70 qui après quelques mois d’abus sombraient parfois dans une torpeur et une langueur impossible à guérir. Complètement éteints, ils s’étiolaient comme des petits vieux. A cette époque, la pharmacopée contenait des dizaines de stimulants : on en prescrivaient contre la dépression, la fatigue, pour maigrir, travailler. Si le produit à pu aider certains à passer un cap, les plus fragiles, surtout s’ils injectaient, se transformaient en zombis décharnés, édentés, hallucinés au bout de quelques temps. Les Maxiton®, Tonédron®, Adiparthrol®, Captagon®, Dinintel®, Survector®, Orténal®… ont tous été retirés du marché : trop d’abus.

Éphedra et éphédrine

De nos jours l’éphédra est parfois connu comme « Herbal Ecstasy » et vendu sur Internet. Les utilisateurs qualifient les effets de « physiques et nerveux, un peu comme beaucoup de café fort». La vente libre d’éphédrine est interdite en France depuis 2003. Une enquête aurait prouvé sa toxicité cardiaque et neurologique.
L’éphédra pousse aussi en Amérique du Nord, où dans la secte des Mormons, chez qui le café est interdit, on s’en sert pour faire une boisson permettant de ne pas piquer du nez pendant les soporifiques prêches des pasteurs. On l’appelle d’ailleurs « thé des Mormons ». Longtemps, dans les bars et stations services le long des « Highways », les camionneurs achetaient des pilules de caféine et/ou pseudo éphédrine afin de lutter contre le sommeil en conduisant sur les longues distances américaines

Speed story

Comme l’héroïne, la méthadone et de nombreuses autres drogues, ce fut un scientifique allemand, Edeleano qui fabriqua, en 1887, l’amphétamine à partir de l’éphédrine puis sa découverte fut oubliée. Divers scientifiques s’y intéressèrent en faisant des recherches sur les « antinarcotiques ». Puis ce furent les américains qui la mirent sur le marché sous le nom de Benzédrine® en 1937. On trouvait qu’elle rendait euphorique et travailleur tout en aidant à traiter la narcolepsie et les troubles de la concentration ainsi que l’asthme. Elle était préconisée pour 39 indications. En 1938, les allemands mettent au point la méthamphétamine qu’ils testent massivement auprès des militaires. C’est la Pervitin® que les anglo-saxons nomment Methedrine®. Durant les années d’après guerre et 50, après le japon, c’est Europe et les Usa qui confrontés à de véritables épidémies d’abus d’amphétamines. Voyant les dégâts causés par ces excès, l’industrie pharmaceutique chercha à inventer un produit coupe faim, stimulant, non euphorisant. Il en apparut des dizaines : phenmétrazine, fenfluramine, Fringanor@. Les risques d’abus, de dépendance et effets secondaires furent souvent plus nombreux que les avantages et ils furent retirés réservés à certains spécialistes. Aujourd’hui, en France, seul les hôpitaux peuvent délivrer amphétamines et anorexigènes (coupe faim) dans les cas de narcolepsies, troubles de l’attention et graves cas obésités.

Drogues de guerre

La méthamphétamine donne de l’énergie, de l’assurance, rend agressif et surtout recule le seuil de la fatigue. Dès le début de la deuxième guerre mondiale, les belligérants comprennent les avantages d’un tel produit. Grâce à la pervitin®, les nazis lancent leurs fulgurants blitzkrieg. Des dizaines de millions de doses furent dispensées aux troupes. Au moment de l’invasion de la Russie, les cruels SS qu’on avait laissé piétiner durant des semaines, furent exhorées à semer implacablement la terreur en Ukraine puis on les gava de Pervitin. Les barbares nazis galvanisés par la méthamphétamine, écumant d’agressivité, laisserent libre cours à leur penchants sadiques. De nombreuses opérations spectaculaires nécessitant une endurance inouïe furent réalisées. Ainsi la libération urgente de Mussolini mobilisa par commando allemand qui s’entraîna intensivement, soutenu par la drogue, pour enlever le duce. Les scientifiques nazis essayèrent maintes combinaisons, associant parfois amphétamine, cocaïne et opiacés pour explorer les limites de la résistance et des possibilités humaines sur leurs soldats et… dans les camps de la mort. Cependant la prise d’amphétamine entraînait fréquemment trop de confusion et d’effets secondaires. Les enjeux étant trop importants, les médecins recommandèrent plutôt l’usage prolongé de pilules fortement dosés en caféine. Les commandos italiens préféraient les tablettes de « Simpamina D » ( Dextrometamphetamine). Le besoin d’action provoqué par ce produit étant irrésistible.
A la fin de la guerre le « Times » titrait en première page : « La méthédrine a gagné la bataille d’Angleterre. » On découvrit alors que cette drogue a permis aux aviateurs de tenir les cadences de dizaines d’heures de vol non stop, la RAF, manquant cruellement de pilotes. En 3 un peu plus de 3 ans les anglais en avaient consommé 72 millions de doses. Les GI’s en ont consommé 180 millions de comprimés durant ce conflit. Plus tard au Vietnam, ils étaient 10% des à en en consommer. Au Liban les milices vendaient la méthamphétamine à leurs ennemis en la coupant avec de l’héroïne. Cela atténuait la descente et les accrochait plus sévèrement. Récemment, en Afghanistan, des pilotes de chasse US ont tiré sur une patrouille canadienne, en tuant plusieurs, les prenant pour des Talibans. L’enquête révéla qu’ils avaient abusé de la Ritaline® qui leur était très légalement prescrite pour maintenir vigilance et combativité durant leurs missions qui durent généralement plus de 12 heures.

Guerre, drogue et folie…

En 1995, Shawn Nelson, ancien GI défonçait la ville de Clairmont en Californie avec un tank volé de 60 tonnes jusqu’à ce que la police l’abatte. Dans « Cul de sac » le film sur cette affaire, les auteurs expliquent le rôle joué par la « meth » qu’il avait découvert à l’armée et qui l’avait rendu fou.. Saura-t-on un jour quelle fut l’influence réelle de la methamphétamine dans les décisions de Hitler. A partir de 1942, le fameux Dr Morell, son médecin personnel lui administra régulièrement des injections d’un mélange variable appelé « Vitamultin » dont on sait qu’il contenait de la methamphétamine et parfois des opiacés sans parler des badigeonnages du larynx de cocaïne. Ses états psychotiques, sa paranoïa et sa mégalomanie peuvent trouver là des éléments explicatifs pertinents. De même que sa fin. Hagard, tremblant, confus et mentalement diminué.

Senyoku, kamikazes et Philopon

Le japon fut le premier pays a payer un très lourd tribut à sa politique de guerre ; dès le début des années 40, le pays encouragea vivement l’utilisation des methamphétamines, en vente, libre pour faire face aux exigences de la guerre. Les militaires et tous ceux qui travaillaient dans l’industrie de guerre étaient encouragés à consommer pour la plus grande gloire de l’empire du soleil levant. Dans l’armée les consommateurs étaient 500 000. Le speed leur donnait le « Senyoku » (énergie guerrière). Les Kamikazes étaient fréquemment défoncés à mort au Philopon, méthamphétamine baptisée ainsi parce qu’en grec ancien cela signifie « qui aime le travail ». Après la guerre, les stocks, surtout militaires, étaient énormes. Déboussolés par la défaite fulgurante et le drame d’Hiroshima, les consommateurs étaient des millions. « « Philopon vide la tête et donne le tonus au corps » disait une pub. Ce fut une épidémie de psychoses, de dépressions… Le gouvernement réglementa la vente des comprimés et des poudres mais les formes liquides et injectables étaient toujours librement vendues. Beaucoup se mirent à injecter. Ce fut une catastrophe : pétages de plombs, crimes, suicides et passages à l’acte furent innombrables. La moitié des meurtres commis au début des années 50 à Tokyo y sont attribués. Le nombre des toxicomanes avérés aux amphétamines se chiffrait par centaines de milliers. On estime que 5% des jeunes de 15 à 25 ans était accrochés. La législation devint plus stricte mais les énormes stocks de drogues étaient passés dans la clandestinité et firent la fortune des yakusas. En 1954, les lois d’une sévérité inouïe furent promulguées. De nombreux consommateurs écopèrent de 10 ans de travaux forcés et d’amendes énormes et en 1955, il y eut « que » 32143 arrestations de contrevenants à la loi sur les stimulants. La mafia s’était mise à fabriquer des tonnes. On s’attaqua alors vigoureusement aux produits précurseurs et en 1958 il n’y eut plus que 271 arrestations.

Drogues de l’aveu et d’obéissance

La police de certains pays totalitaires comme l’Argentine sut faire un usage très particulier de ces produits. Les victimes étaient anesthésiées avec un mélange de scopolamine et de barbiturique puis on lui injectait une dose de methamphétamine. Sous l’effet du choc elle se mettait parfois à révéler, sans vraiment s’en rendre compte, ce que le bourreaux voulait savoir, allant jusqu’à s’accuser de crimes imaginaires. Des psychiatres inventèrent la narco-analyse en mélangeant diverses doses de penthotal barbituriques et methédrine. pour explorer l’inconscient de certains malades plongés dans un état « hypnagogique ».Le mélange engendrait une deshinibition, un besoin de parler, se confier mais aussi parfois des logorrhées compulsives où il arrivait que le malade évoque des faits totalement imaginaires. Ces pratiques ont toutes été abandonnées car peu sûres et un peu « fantaisistes ». La Ritaline ® (methylphenidate), est utilisée chez les enfants hyperactifs qu’elle calme en agissant de façon paradoxale. Elle les aide à se concentrer et ils deviennent plus sociables. Du coup de plus en plus de parents, aux USA surtout, cherchent à faire prescrire cette pilule de l’obéissance à leurs enfants dès qu’ils semblent un peu turbulents

Amphétamines et dopage

Les sportifs ont payé un lourd tribut aux amphétamines. Les combinaisons de la « petite famille » Mémé (Mératran®), Pépé (Pervitin®), les Tonton (Tonedron® et Maxiton®), Lili (Lidépran®), Lili (lidépran®) et les copains (Captagon®) ont fait des ravages dans les pelotons cyclistes.
Ce fut le décès du coureur Tom Simpson au sommet du Mont Ventoux lors du tour de France 1967 qui alerta l’opinion publique. Les yeux exorbités, la bave aux lèvres, la gueule tirée, il faut le voir sur les photos de l’époque, ravagé par l’abus de Maxiton®. A ce moment la presse sportive commence à s’intéresser aux comportements délirants de certains athlètes qui fonçaient comme des buffles enragés puis s’effondraient, ravagés par les abus d’amphétamines. Les livres sur le dopage sont pleins d’anecdotes édifiantes : des coureurs ont les mâchoires tellement crispées qu’on n’arrive plus à les faire boire, d’autres sont tellement délirants qu’il faut les évacuer avec une camisole de force. Les stimulants masquent la fatigue et empêchent la récupération et épuisent dramatiquement les organismes déjà éprouvés qui alors ont besoin de quantités encore plus importantes pour continuer.. le cycle est infernal et se paie souvent au prix fort :, problèmes cardiaques et autres séquelles diverses, crises de démence, décès précoce. Notons que les amphétamines étaient souvent revendues par leurs préparateurs aux athlètes entre 100 et 200 fois plus chers que le prix en pharmacie.

« Amphétaminomanie »

Aux Usa et dans l’Europe d’après guerre et jusqu’au milieu des années 70, il y eut quelques vagues «d’amphétaminomanie » avec des conséquences sociosanitaires graves. En Amérique, où les comprimés n’étaient plus en vente libre, les amateurs se sont tournés vers les inhalateurs de benzédrine® qu’ils démontaient pour en extraire l’équivalent de 25 pilules d’amphétamine.

Chiffres vertigineux:

En 1966, en Angleterre, les personnes dépendantes des amphétamines sont évaluées à 80 000. En France en 1970 les seules pharmacies ont délivré plus de 10 500 000 comprimés d’amphétamines et dérivés. En 1971, les pharmacies US délivrent 12 milliards de comprimés d’amphétamines diverses. Au début des années 70 aux USA, certains en injectaient jusqu’à 5 grammes de méthédrine en ampoule par jour

Les gardiens de prison en ramenaient facilement aux détenus qui se plaignaient de difficultés respiratoires. La suède, très libérale à cette époque, connut une importante vague d’injection d’amphétamine. Une pub pharmaceutique y affirmait « Deux pilules valent mieux qu’un mois de vacances ! ». Dans la France des années 45 à 60, les amphétamines furent souvent utilisées par les médecins pour faire face à une clientèle de plus en plus importante qui bénéficiait depuis peu de la toute nouvelle sécurité sociale. Durant l’épidémie de grippe de 1952-53, il y eut de sérieux cas de pétages de plombs dans le corps médical confronté à une surcharge de travail très éprouvante et qui recourait souvent aux « amines psychotoniques » pour y faire face.

« Speed kills »

Vers le milieu des années 60 aux USA, des milliers de jeunes hippies se dirigeaient vers la Californie où ils s’échouaient souvent. Certains shootaient du speed dans des « runs » de12 jours, sans dormir. Jusqu’à cette période la Méthédrine® était facilement délivrée. Quand l’accès devint plus réglementé, les gangs de motards, déjà gros consommateurs, se lancèrent dans la fabrication et le trafic. Des médecins se spécialisèrent. Les riches branchés passait en plusieurs fois par jour pour leur piqûre de « survolteur », réputée aphrodisiaque dans l’ambiance permissive de ces années « peace and love ». Le fameux Summer of Love de 66 se terminait très mal pour des nombreux de jeunes marginaux qui atterrirent dans les hôpitaux psychiatriques où l’on ne savait qu’en faire. Depuis les années 50 chaque génération eut ses victimes sacrificielles. Rockers, Mods, Hippies, Hardrockeux, Punks et Skinheads jusqu’aux teuffeurs d’aujourd’hui, ont versé leur obole en sacrifiant leurs neurones à la méchante folie des speeds.
Des Dexies Midnight Runners jusqu’aux « Mothers’s little helper » des stones en passant par la saga des Freaks Brothers l’usage des amphétamines a souvent été profondément associée, utilisés, revendiquée par certains sous groupes de la contre culture.

Comprendre ???

Les millions de gens qui ont pris des amphètes n’ont pas tous mal fini quoique… John F Kennedy par exemple, fameux « speedhead », fonctionnait beaucoup à la dexamphetamine. Jean Paul Sartre a écrit « critique de la raison dialectique » sous amphetamine. Le père d’un de nos anciens ministres de l’intérieur, surnommé « Tonton Maxiton » par les députés était connu pour ses interminables harangues dans l’hémicycle de la nation, qui ne s’arrêtaient qu’avec les effets de la methamphétamine. Au japon de plus en plus de « salarymen » (cadres) japonais deviennent « karosaï » (travailler à mort ) et meurent d’épuisement ou deviennent fous après avoir travaillé 100 heures par semaine durant des années.
Guettez la sortie du prochain numéro de votre magazine préféré où ASUD vous expliquera pourquoi l’abus de stimulants grille les neurones et pourquoi nous ne semblons pas tous égaux devant les drogues, certains étant plus égaux que d’autres comme aurait dit Coluche »…

Speed et réduction des risques

Effets et descentes

Quels que soient les modes de prises (shoots ou cachetons) les speeds provoquent un flash très puissant appelé aussi montée.

Une chaleur envahit tous le corps et la tête en particulier. On a tout à coup une impression de bien-être qu’on a envie, en général, de partager . Selon les produits et aussi votre caractère, tout au long de la défonce, vous allez vous mettre à raconter votre vie et cela depuis votre enfance ou vous prendrez votre gratte et aurez l’impression d’être le meilleur et d’avoir fait le meilleur bœuf de votre vie. Ça y est, votre carrière commence et vous savez à qui vous adresser et comment faire. Quoiqu’il en soit, vous avez tout compris et, promis, sûr et certain vous prendrez les décisions qui s’imposent. Tout vous paraît facile et évident. Vous pouvez aussi marcher pendant toute la nuit, écouter les bruits de la ville ou le silence, découvrir les lumières ou délirer sur les étoiles. A la différence des acides, ce ne sont pas des hallus mais une vision, une perception différente. Rien de flippant dans tout cela à moins d’être mal entouré comme pour tout. Quant aux relations sexuelles, elles sont stimulées et, si ça vous branche, vous assouvirez les fantasmes que jusqu’à présent vous n’aviez jamais osé entreprendre. Il est fréquent que certaines personnes, même timides, se mettent à poil et tout simplement parce qu’elles ont chaud et sont bien plus à l’aise ainsi ou qu’elles ont envie de faire l’amour.

La montée en elle-même ne se ressent que quelques minutes mais la durée les effets décrits est variable selon les produits et les quantités administrées. Mais sachez que vous en aurez pour un minimum de 6 à 8 heures voire jusqu’à 12. Les produits qui se shootent ont une durée plus courte et doivent être ré-injectés assez souvent.

Mais on ne peut pas parler de speed sans parler de descente et là, aïe, aïe, aïe ! En sens inverse, tout ralentit, une angoisse vous prend, vous êtes épuisé et pourtant vous n’arrivez pas à vous endormir car l’effet euphorique est passé mais le speed vous tient éveillé. Vous tremblez, vous devenez parano. Si vous êtes dehors, vous avez l’impression que tout le monde vous regarde. Chaque personne réagit différemment à la descente. Certains supportent, d’autres ont beaucoup de mal. Encore une fois, il vaut mieux être entouré de gens que vous aimez bien, ça passe mieux

Quelques conseils : ayez toujours un « parachute », genre calmant ou somnifère, ça aide. Restez calme. Si vous êtes avec votre petit(e) ami(e) ou même un ami, faites vous des massages, si vous en avez encore la force, ou des caresses, ça détend et décontracte les muscles qui sont très crispés. Dites-vous que ce n’est qu’un mauvais moment à passer et que ce n’est pas la peine de déprimer car tout est provoqué par le produit, le bon comme la descente.

C’EST DANGEREUX ?

Les effets secondaires sont variables selon les quantités et modes de consommation : irritabilité, nervosité, dépression, attaque de panique, désorientation, épuisement, hémorragies cérébrales, problèmes cardiaques, troubles de la concentration et de la mémoire, états confusionnels… Les doses initiales peuvent être multipliées par 100 en quelques mois.

Ils provoquent une forte dépendance

Si vous shootez, les risques d’abcès sont très importants car si ce n’est pas de la poudre, la préparation à base de cachetons est très épaisse. Il vaut d’ailleurs mieux l’éviter. De plus, il est fréquent de faire 10 à 15 shoots pendant la défonce, alors bonjour l’état des veines. Si vous le faites quand même, n’oubliez pas de changer de seringue à chaque pète et de ne pas partager votre matos. Les poussières sont aussi à craindre et elles font très mal. Vous croyez que vous aller y passer et ça peut d’ailleurs arriver. Elles sont amplifiées par l’effet du speed.

Les prises répétées de speed sont très dangereuses pour l’état mental. La parano vous guette et vous pouvez avoir des hallucinations genre delirium. En bref, on devient barge.

De plus en plus d’usagers substitués sont à la recherche du plaisir perdu et prennent donc du speed. Alors, allez-y mollo car vous risquez d’y laisser votre tête. De plus, ces produits font perdre l’appétit (risques d’anorexie) et une perte de poids importante s’en suit. Si vous n’êtes pas en bonne santé ou séro ça peut être grave. Le speed agit aussi sur l’organisme et tout problème de santé s’aggrave plus vite que la normale. Pour les dents, c’est diabolique, pire que l’héro, et la rage de dents ne tardera pas, avec en prime, une douleur multipliée. C’est valable pour toutes les douleurs.

Par ailleurs, l’abus de speed peut provoquer des hyperthyroïdies, hypertensions graves ainsi que des problèmes cardiaques.

Alors maintenant que vous êtes avertis à vous de choisir ! Et on ne répétera jamais assez les conseils de prévention : ne partagez pas votre matériel d’injection, changez de seringue à chaque shoot. Ne vous laissez pas surprendre par l’heure de fermeture des pharmacies. Le temps passe vite sous speed. Désinfectez-vous, sous speed on peut flasher sur le sang, alors prudence ! Ayez les préservatifs à portée de sexe.

Enfin L’ASSOCIATION AMPHÉTAMINE ET ECSTASY EST NEUROTOXIQUE !

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