Auteur/autrice : Flo Rian

INSCRIPTION GRATUITE AU MOOC « LES ADDICTIONS EN 6 CLES ».

Dans le cadre d’un projet de partenariat ASUD – OPPELIA, vous avez la possibilité de profiter d’une formation sur les addictions. Cette formation est un MOOC, donc en ligne et elle est gratuite.

La prochaine session débute le 5 mars et s’étend jusqu’au 28 avril. Soit 12h de formation en ligne que vous pouvez faire en distanciel, à votre rythme durant cette période.

Pour vous inscrire, remplissez le formulaire en cliquant sur le lien suivant :

https://framaforms.org/formulaire-inscription-au-mooc-les-addictions-en-6-cles-1708610782

Vidéo de présentation du MOOC

EGUS 14 : Dépénaliser, une urgence ! Légaliser, une nécéssité !

Pour la 14ème édition des E.G.U.S.,

ASUD vous invite le Lundi 20 novembre 2023 de 9h à 18h

dans la salle de l’Auditorium de la Mairie de Paris (Entrée au 5, rue Lobau)

Programme (ci-dessous)

PRESENTATION

Depuis sa création en 1993, ASUD revendique explicitement la dépénalisation de l’usage de stupéfiants comme mesure d’urgence n°1. Cette position de principe ne nous a pas empêchés d’accompagner les combats menés pour la légalisation du cannabis, conscients de l’importance du débat au sein de la société. Nous avons même soutenu l’accès au cannabis médicinal, mais plus largement, c’est la fin de “la guerre à la drogue” qui guide notre action.

Dans un contexte passionnel de renforcement des dispositifs de répression, peut-on aujourd’hui évoquer rationnellement et sans tabou les chemins d’évolution possibles susceptibles d’aboutir à un changement de loi ? Peut-on par exemple évoquer la dépénalisation et la légalisation sans forcément les opposer, mais en les déclinant dans un continuum militant ? 

Ce débat pose la question — toujours centrale en matière de politique de drogues — de l’usage confronté au marché. La réduction des risques (RDR) basée sur des preuves scientifiques et des propositions pragmatiques recommande depuis 30 ans la dépénalisation de toutes les drogues à l’exemple du rapport Henrion (1995). D’autre part qui veut s’attaquer au trafic et à ses violences ne peut faire l’économie d’une réflexion sur des formes de contrôle de l’accès au produit.  

C’est l’objet des EGUS 14 que d’ouvrir ce champ des possibles, en considérant que la dépénalisation est une urgence pour replacer le respect des droits humains fondamentaux au cœur de nos aspirations, alors que la légalisation deviendra une nécessité pour formuler les réponses adéquates aux défis du phénomène “drogues”.

PROGRAMME

EGUS 14 : Dépénaliser, une urgence ! Légaliser, une nécéssité !

Avec le soutien d’Anne-Claire BOUX – Adjointe à la maire de Paris en charge de toutes les questions relatives à la santé publique et aux relations avec l’APHP, à la santé environnementale, à la lutte contre les pollutions et à la réduction des risques

« Je suis très heureuse que la journée des EGUS organisée par ASUD prenne place à l’Hotel de Ville, que les questions liés à la réduction des risques et à la question des drogues sur le territoire national puissent être discutés au coeur de notre mairie centrale. C’est important de passer ce pas et d’encourager toutes les initiatives qui permettront de visibiliser ce sujet très important. En tant qu’Adjointe à la Santé je m’inscris dans cette volonté d’échanges entre professionnels. »

9h00 : Accueil (Entrée au 5, rue Lobau)

9h30 : Ouverture des EGUS 14

Jean Maxence GRANIER – Président d’ASUD 

Annie LAHMER – Conseillère Régionale

De 10h à 12h30 

ATELIER – FORUM 1 : Dépénaliser, une urgence ! 

Du secteur médico-social à la chaîne pénale, de nombreux acteurs constatent l’échec des politiques drogues en vigueur. De la défense des droits fondamentaux, comme le préconise le Conseil de l’UE, à la prise en compte des arguments des personnes qui consomment des drogues et de leur inclusion dans le débat public, il semble nécessaire de changer la loi du 31 décembre 1970. 

Il est urgent de dépénaliser l’usage de substances classées aux tableaux des stupéfiants. 

Depuis juin dernier, le CNPD invite les citoyenNEs à signer une pétition afin de soutenir une proposition de loi visant la dépénalisation. Pour changer de politique “Drogues” en France cette pétition suffira-t-elle ?  

Présentation de la campagne pour la dépénalisation de l’usage de stupéfiants par le Collectif pour une Nouvelle Politique Drogues. 

Animation : Fabrice OLIVET

Avec : 

Les représentants des organisations membres du CNPD 

  • Marie ÖNGÜN-ROMBALDI (Fédération Addiction)
  • Samra LAMBERT (Syndicat de la Magistrature)
  • Zoé BOYER (AIDES)
  • Nathalie TEHIO (Ligue des Droits de l’Homme)
  • Jean Charles MARIE (GRECC)
  • Thierry SCHAFFAUSER (Médecins du Monde)
  • Bénédicte DESFORGES (Police contre la Prohibition)
  • Jean Maxence GRANIER (ASUD)

De 14h à 16h30 

ATELIER-FORUM 2 : Légaliser, une nécessité ! 

Une politique des drogues pragmatique, basée sur des preuves scientifiques, ambitieuse en termes de prévention et de réduction des dommages et des risques, adaptée aux réalités du 21ᵉ siècle est nécessaire. 

La définition d’un cadre légal de régulation du marché permettrait un accès selon des modalités différenciées aux “stupéfiants”. Ainsi remis “sous contrôle” – de la production et la distribution – pour un usage non-médical, ce cadre légal garantirait les droits des personnes qui consomment ces substances. Peut-on inventer le modèle politique français de la légalisation de l’usage non médical de stupéfiants, avec pour objectif d’améliorer la santé et la sécurité publiques ?  

  • Légaliser les drogues, c’est possible ! En toute conformité avec le droit international… 

Vidéo Introduction avec : Intervention de Michael Krawitz, à la 65ᵉ session de la Commission des Stupéfiants à Vienne en 2022. 

  • Légaliser, une nécessité ! Vu par les personnes qui consomment et celles qui défendent leur droit à exister dans la cité.

Animation : Georges LACHAZE

Avec : 

De 16h30 – 17h : Conclusion des EGUS 14 

Par Anne SOUYRIS – Sénatrice de Paris, Membre de la commission des affaires sociales, Vice-présidente de la délégation aux droits des femmes.

17h à 18h : L’avenir d’ASUD en question : “Drogues et médias”

Avec la Présentation et le Programme des EGUS 14

Salut les Drogués

Salut les drogués, on se retrouve pour un petit débunkage. On s’est matté une petite émission d’RMCtv où il y avait des affirmations pseudo scientifiques, on s’est dit qu’on allait revenir dessus, que ça pourrait être sympa. Ça a l’air nécessaire de faire une petite mise au point!

Voyager à l’étranger avec son traitement de substitution.

La question nous est souvent posée du coup on s’est dit qu’on aller faire un petit récapitulatif des informations existantes et des différentes dispositions à prendre lorsque l’on est sous substitution et que l’on veut partir en vadrouille à l’étranger.

Il faut savoir que la procédure varie en fonction du pays ou vous vous rendez :

  • Si celui ci fait parti de l’espace Schengen (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie,  Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.) Il vous faut demander une autorisation de transport valable 30 jours à l’agence régional de santé (ARS) dont vous dépendez. Vous trouverez en lien une cartographie interactive afin de trouver votre ARS.
  • Si le pays ne fait pas parti de l’espace Schengen il applique dans ce cas c’est propre règle, Il est conseillé de se renseigner auprès de l’ambassade ou du ministère de la Santé du pays de destination. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) peut délivrer une autorisation de transport si le pays exige ce document. Pour ça il vous faut contacter l’ANSM au moins 10 jours avant le départ à l’adresse suivante : stupetpsy@ansm.sante.fr en précisant le pays de destination, les dates du voyage et en joignant la copie de l’ordonnance qui couvre la durée du voyage. Le service est également joignable par téléphone au 01 55 87 36 33. Les attestations sont délivrées pour des quantités transportées correspondant à une durée de traitement ne dépassant pas la durée maximale de prescription autorisée de 28 jours (14 jours pour la méthadone sirop). Pour les déplacements de plus longue durée, il est conseillé d’effectuer les démarches nécessaires à la prolongation de votre traitement dans le pays d’accueil.

Pour connaitre les dispositions des différents pays, vous pouvez consulter le site de l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS).

Vous trouverez sur le site de l’ANSM les informations et formulaires dont vous pourriez avoir besoin pour votre voyage.

Et pour les personnes qui se retrouverez en galère de TSO en Thaïlande n’hésite pas à lire l’article en lien.

L’équipe d’ASUD est aussi disponible pour répondre à vos questions et sur ce BON VOYAGE !

Programme EGUS XIIe édition

ATTENTION CHANGEMENT D’HORAIRE

Spécial toxicophobie

Co organisés par ASUD et OPPELIA

Dates : Jeudi 18 novembre 2021, 10h00- 17h00

Lieu : Centre Louis Lumière, 46 Rue Louis Lumière, 75020 Paris

Entrée: gratuite sur inscription ( pass sanitaire obligatoire)

A l’heure où l’actualité bruisse d’anathèmes sur « les crackers du Nord Est Parisien » ou sur « les vendeurs de drogues de Marseille », ASUD et Oppelia ont décidé d’organiser une prise de parole commune pour dénoncer le traitement médiatique et social réservé aux premiers concernés : les consommateurs de substances illicites.

La raison d’être d’ASUD est de rappeler que la justice n’est pas toujours du côté de la loi qui réprime ou de la société qui condamne, et de revendiquer la pleine citoyenneté des usagers de drogues. La haine de ceux que l’on ne comprend pas, que l’on perçoit comme différents est à l’origine de nombreux crimes dans l’histoire. La haine et la discrimination de ceux qui consomment des substances peut être qualifiée par un néologisme : la toxicophobie.

Les équipes de soins et de réduction des risques d’Oppelia veulent témoigner des dommages que provoquent la stigmatisation et l’exclusion sociale des usagers. Ils veulent surtout montrer qu’au contraire, tout ce qui contribue à la socialisation des usages de drogues, à la reconnaissance de la pleine humanité des usagers et à leur inclusion sociale favorise la régulation des drogues, la santé et le bien-être de tous.

Il y a 40 ans l’épidémie de sida a durement rappelé qu’en matière de drogues les bonnes intentions sont toujours un enfer quand elles font abstraction du plus élémentaire des droits humains : la liberté de choix.

Aujourd’hui ce sont d’autres enjeux qui amènent notre société à rejeter violemment certain.aines consommateurs.trices. Nous avons l’occasion de montrer lors de ces EGUS* que la discrimination la plus perfide est celle qui se travestit en vertu morale ou en soin médical.

*EGUS – Etats Généraux des Usagers de Substances (licites et illicites)

10h00-10h30: Accueil autour d’un café

10h30-10h45: Présentation de la journée (Fabrice Olivet , rédacteur en chef Asud Journal )

Première table ronde : Le crack, « la pire des drogues ?»

10h45- 11h30

  • Dr Carl Hart, professeur de psychologie à l’université de Columbia (New York, USA)
  • Anne Souyris, maire adjointe déléguée à la santé de la Ville de Paris
  • Rémi Taieb représentant d’une association d’habitants du XXe arrondissement de Paris
  • Abdou Ndiaye, directeur adjoint , association Oppelia-Charonne (Paris)

Débat : Quelles sont les nuisances qui accompagnent l’usage du crack dans l’espace public ? A quoi peut-on attribuer l’état de dénuement qui touchent ses utilisateurs.trices ?

Animation : Jean Maxence Granier , président d’ ASUD

11h30- 13h00

Deuxième table ronde : De quoi le crack est-il le nom ?

  • Dr Carl Hart , essayiste africain-américain.
  • Jérémy Constant , éducateur
  • Leon Gomboroff, directeur du centre Aurore-EGO
  • Julie Costa , sociologue
  • Un/une représentant habitant.te du XXe

Débat : De quoi le crack est-il le nom ? Construction sociale ? Panique morale ? Drogue de pauvre et/ou drogue de Noir.res ?

Animation : Anne Coppel , sociologue et présidente d’ honneur d’ASUD

13h00-14h00 :déjeuner libre

Troisième table ronde : La crise des opioïdes, fantasmes et réalités  ?

14h00-15h30

  • Dr Carl Hart , université Columbia New-York
  • Sybille Liégeois,(ASUD)
  • Catherine Péquart , directrice de l’association Oppelia-Charonne
  • Miguel Velazquez (ASUD)

Animation : Jean Maxence Granier

Débat : « toxicophobie » et opioïdes aux Etats-Unis et en France ?

  • Quatrième Table ronde : Cannabis la drogue qui se civilise

15h30- 16h30

  • Bénédicte Desforges : ex- lieutenant de police, auteure, fondatrice de Police Contre la Prohibition (PCP )
  • Eric Coquerel , député de la 1ere circonscription de Seine Saint Denis (La France Insoumise)

Animation : George Lachaze (ASUD)

  • Clôture : Alain Morel, directeur général d’Oppelia et Jean Maxence Granier, président d’ ASUD

17h00 fin des EGUS 12

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