Heroïne, ces overdoses peuvent être évitées !

écrit par ASUD, le 21-01-2009 Thème : Heroïne, Communiqué, Alerte.

Communiqué de presse Asud / Safe

26 overdoses en Ile de France depuis hier. L’héroïne revient-elle rôder dans les banlieues ? Il y à peine deux ans, les spécialistes ne parlaient plus que des « vieux héroïnomanes ». Les opiacés sont consommés depuis 2000 ans, il n’est pas surprenant qu’une nouvelle génération subisse le choc de l’addiction à l’héroïne accompagnée de plusieurs facteurs aggravants :

1° la répression n’a jamais été aussi intensive : 120 000 arrestations en 2008.

2° Les conséquences de cette répression sur les usagers d’héroïne sont connues : on shoote vite dans un endroit peu adapté et souvent seul. On apprécie mal les quantités ; en cas d’overdose, on est vulnérable à l’extrême, si quelqu’un vous accompagne, la peur de la prison le pousse à vous abandonner à votre sort.

3° Depuis 15 ans ASUD et les associations de réduction des risques demandent que des campagnes de prévention des overdoses soient organisées par l’État : cela suppose d’informer sur les techniques de consommation, le degré de pureté et les quantités injectées ou sniffées. Au lieu de cela, la stigmatisation accrue des toxicos encourage les plus jeunes à s’initier tout seul, enfermés dans le déni et sans avoir pu profiter de l’expérience des « anciens » , victimes de la grande vague d’héroïne des années 80/90. Il existe par exemple, à l’étranger des programmes d’?éducation à l’utilisation du Narcan, un antagoniste des opiacés, qui ont fait leur preuves en matière de réduction des morts par overdose ; ou encore des programmes d’héroïne médicalisée et des salles de consommation sécurisée pour les usagers où l’on est pas obligé de se cacher au coin d’une rue ou au fond d’une voiture. Cela suppose de cesser de traquer les usagers de drogues comme des gibiers, particulièrement dans les cités de banlieue où la répression des années sida a laissé son sillage de morts.

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4 Commentaires

  1. baddog

    hero au xanax

    d’après ce que j’ai lu, vu et entendu sur le sujet, cet héroine n’est pas spécialement plus puissante que d’hab mais super coupée aux benzos, le xanax en l’occurence, qui potentialise l’effet de la poudre.
    Cette dope est vendue dans le 93, dans un quartier de stain, le clos saint lazare connu depuis des années pour être un plan pout toutes les sortes de drogues (coke, hero, weed et shit)
    il semblerait que les mecs aient fait des malaises après avoir consommé alors qu’ils rentraient chez eux en bagnole.Donc rien à voir avec une od classique.
    cependant la formidable production d’opium afghan aura sans aucun doute des effets désastreux dans les cités européennes

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  2. baddog

    pas si vieux les héroinomanes!

    je vis dans la cambrousse en midi pyrenées et je peux vous assurer qu’il y’a bel et bien une nouvelle génération d’usagers d’ héro. Dans n’inporte quel bled de campagne il est possible de trouver de l’héro, dans n’imorte quelle free party l’héro (ou rabla) circule. La seule différence est dans le mode de consomation: le shoot est tombé en désuétude et il y’a plus d’usagers occasionels. Mais pour combien de temps
    Il suffit d’aller faire un tour dans la salle d’attente d’un centre metha pour constater le rajeunissement des clients.

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  3. reskaper

    le retour de l hèroine ??

    en fait ça fait depuis 1990 que lhèroine et la cocaine sont arrivées en masse sur l Europe …
    je suis assez ètonné de lire que l hèroine revient , quand en fait elle n est jamais partie ..!!!! =0

    encore une fois quand elle est trop forte ou mal coupée c est seulement dans ces cas là qu on en parle et que tous le monde est étonné.Oh elle revient ==

    je trouve pas que d ouvrir des locaux d injections a tous les coins de rue soit une solution profitable a long terme (car on accepte que les UD s envoie des produit mal finis et ainsi que le marché noir perdure )

    par contre distribuer de l hèroine médicalisée a ceux qui ne peuvent se passer de consommer éviterai bien des drames inutiles.

    amitié

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    1. Fabrice olivet

      Le retour de l’héro est un vieux « cheval » -ahah- qui est régulièrement harnaché pour effrayer le bourgeois. Ca va avec La nouvelle drogue qui accroche en une prise ou cent fois plus forte que le crack ou celle qui rend insensible aux balles…. ça varie selon les époques.

      Plus sérieusement il y a des drogues millénaires, d’autre centenaires, et puis quelques molécules anecdotiques. Les bonnes vieilles drogues semblent tenir la route sur le long terme. La conso de « masse » remonte maintenant aux années 60 et on peut raisonnablement affirmer que sur cette période, l’héro, les amphé ( au sens large qui inclut MDMA méthamphé, etc) la coke et le cannabis tiennent la corde. Une petite mention pour les drogue psychédéliques (LSD et champignons) et « contemplatives » du genre Kéta, mais sur une échelle absolument pas comparable en terme de flux et de recettes financières.

      Dans cette liste les opiacés sont parmi les plus anciennement consommés , la question porte plutôt sur le fix.
      L’injection restera-t-elle un mode de conso de l’héro dans le futur? Pas sûr.

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