L’Elysée envisage des salles de consommation dans plusieurs villes

écrit par ASUD, le 11-02-2013 Thème : Politique, Salle de conso.

Le 27 novembre 2012, ASUD interpelait par courrier les dirigeants français sur la nécessité de réformer la politique des drogues.

Sans vraiment répondre à la hauteur des enjeux soulevé par ce courrier, le Cabinet du chef de l’État, a néanmoins fait une réponse qui place les salles de consommation comme un symbole de son engagement en faveur d’une politique des drogues guidées par la Santé Publique et les Réduction des Risques. Il ne s’agit plus de lutter contre les drogues mais les dangers liés à celles-ci. Une nuance de taille qui ne peut que satisfaire ASUD et les millions de consommateurs.

Le courrier de la Présidence de la République

Paris, le 18 janvier 2013

Monsieur le Président [d’ASUD],

Le Chef de l’Etat a bien reçu le second rapport de la Commission mondiale pour la politique des drogues, intitulé « La guerre aux drogues face au VIH/sida » que vous lui avez adressé, conjointement avec Messieurs Fabrice OLIVET et Laurent APPEL, respectivement directeur et membre de l’ASUD.

Déterminé à lutter contre les dangers liés à la toxicomanie, notamment en matière de santé publique, le Président de la République m’a confié le soin de vous assurer qu’il a été pris connaissance avec attention de ce document.

S’agissant des maladies transmissibles au travers de l’usage de drogues, le Gouvernement a, comme vous le savez, demandé à la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) d’examiner les conditions de mise en oeuvre d’expériences-pilote en faveur des usagers de la drogue dans plusieurs villes de France. Parmi les expérimentations envisagées, l’installation de lieux de consommation pourrait permettre de diminuer le risque sanitaire, principalement vis-à-vis du VIH, mais également de favoriser le suivi qui contribue à la réinsertion.

Il ne s’agit évidemment pas de banaliser l’usage de la drogue mais de mettre en oeuvre, de manière pragmatique, une politique efficace de réduction des risques.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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