L’iboga, miracle ou imposture ?

écrit par Jimmy Kempfer, le 23-01-2013 Thème : Iboga.

L’iboga est une plante psychotrope très puissante, traditionnellement utilisée dans certaines régions d’Afrique Noire par des sorciers et guérisseurs locaux. Au Gabon, elle est associée à la religion Bwiti et ses impressionnantes cérémonies liées au culte des ancêtres. L’ingestion d’une mixture à base d’iboga permettrait d’entrer en contact avec leur esprit. Selon certains chercheurs et d’anciens pharmacodépendants, elle aurait, par ailleurs, la particularité de guérir les addictions aux drogues telles que l’héroïne, la cocaïne, mais aussi l’alcool et les anxiolytiques. Dans un cadre rituel approprié, elle permettrait également une forme de psychothérapie intensive et radicale. Voyons un peu ce qu’il en est.

Une expérience bouleversante

En cette période d’hyper-médicalisation, l’iboga est une démarche visant à trouver d’autres voies que celle de la psychiatrie ou des médicaments. Une alternative à l’opposé du statut de patient assisté, soumis et docile, qui accepte de faire pipi dans une bouteille sous l’œil d’un psychiatre soupçonneux pour avoir sa méthadone.

L’iboga classée stupéfiant

Comme Asud le craignait, l’iboga a été classée stupéfiant et son usage est désormais interdit. Plusieurs accidents et 2 décès ont accéléré ce classement. À terme, cela risque de rendre plus problématique encore son usage traditionnel dans la forêt africaine où les autorités finiront par interdire son usage, sous la pression des Occidentaux.

Paradoxalement tous ceux qui ont tenté l’iboga déconseillent très vivement de tenter cette expérience sans un médecin. L’iboga est un redoutable hallucinogène. Alors attention chers petits drogués, il y a eu 2 morts en quelques mois en France ! Il s’agit d’une philosophie basée sur une expérience ponctuelle bouleversante, parfois d’une violence inouïe… Après avoir consommé la plante, le postulant se retrouve peu à peu plongé dans des dimensions inconnues de sa conscience. Selon des spécialistes du Bwiti, « l’iboga proposerait une voie de responsabilisation » pouvant permettre à certains de retrouver une « dignité originelle » en plongeant dans l’inconscient et les méandres de la psyché avant de renaître. Une expérience spirituelle intense qui pourrait, dans certains cas, permettre à l’individu d’en finir avec ses démons et d’affronter la vie en se forgeant de nouvelles armes.

L’iboga pour décrocher

L’un des principes actifs de l’iboga, l’ibogaïne, fut le principal constituant du Lambarene®, un médicament (retiré du marché en 1966) dont Albert Schweitzer et Haroun Tazieff se servaient à faible dose pour combattre la fatigue.

Un rituel bien précis

L’iboga qu’on trouve au Congo, au Cameroun et au Gabon se prend toujours dans le cadre de cérémonies bien précises. Soit lors de la cérémonie d’initiation où le « Banzi » (Nouvel initié qui s’apprête à suivre la voie de l’iboga) en prend durant 3 jours, soit à l’occasion d’événement précis tel un deuil. La consommation d’iboga a toujours lieu après une préparation soigneuse et une mise en condition appropriée qui implique une purification rituelle, un nettoyage total, des purges. et une période de jeûne et de recueillement. La cérémonie se déroule sur 3 jours avec des feux, des chants, des danses et de la musique durant tout le rituel. Le premier jour symbolise la la naissance, le second le voyage vers la mort, le troisième la renaissance et la connaissance. Une période de récupération est ensuite indispensable. La cérémonie laisse toujours les participants exténués.

Dès les années 50, des chercheurs s’intéressent à cet alcaloïde qui potentialise les effets analgésiques de la morphine. En 1962, un groupe de jeunes héroïnomanes teste l’iboga, sur la suggestion de collaborateurs de Timothy Leary qui cherchent des remèdes contre la dépendance à l’héroïne. Cinq ne retouchent pas à l’héroïne durant plusieurs jours. L’un d’entre eux, Howard Lotsof, s’enthousiasme et veut développer l’usage d’ibogaïne. La suite est un scénario digne d’un roman d’espionnage avec ses rebondissements, ses secrets, les intérêts de l’industrie pharmaceutique, les pressions du gouvernement et de nombreuses magouilles. En 1968, en pleine période hippie, les USA interdisent l’ibogaïne, censée provoquer des visions. Durant les années 80, Lotsoft, qui a replongé entretemps, redécroche avec l’ibogaïne et, à force d’activisme, réussit à mobiliser des laboratoires, des mécènes… et Act Up. Des programmes expérimentaux ouvrent aux Caraïbes et aux Pays-Bas. Le succès est mitigé. Les évaluations rigoureuses manquent. Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour témoigner. Parfois instrumentalisées par les professionnels de la « décroche alternative », qui présentent l’iboga comme la panacée pouvant permettre de surmonter toutes les dépendances. Alors que de nombreux sites Internet se consacrent à cette plante, à ses usages traditionnels, médicaux et expérimentaux, avec ses partisans et ses détracteurs, un consensus informel semble pourtant se profiler. L’iboga ou l’ibogaïne auraient effectivement aidé quelques personnes à décrocher de certaines drogues, mais il ne s’agit en aucun cas du produit miracle ou du médicament que certains décrivent.

En cas de dépendance opiacée, l’iboga ne soulage absolument pas le manque. Prise dans un cadre rituel, la plante peut parfois provoquer une forte secousse psychique, une prise de conscience, parfois d’une redoutable violence, qui peut permettre de trouver les ressources internes pour surmonter l’envie de drogue. Puis, peu à peu, aider à résoudre les problèmes de dépendance, dans le cadre d’un processus de maturation. Selon les promoteurs de la bande à Lotsoft, tel Dana Beal (auteur de « The Ibogaine Story »), l’ibogaïne serait en fait plus adaptée pour résoudre les problèmes de comportements addictifs comme les dépendances au jeu, au sexe, voire aux stimulants comme la cocaïne.

Attention Bad trip

Mais attention. Si les techniques chamaniques fonctionnent dans les sociétés traditionnelles, dans des contextes religieux et culturels particuliers et avec des personnes familiarisées avec ces usages depuis des temps immémoriaux, il en va rarement de même avec les « touristes » occidentaux que nous sommes. Asud a rencontré de nombreux apprentis chamanes qui sont restés chéper sur leur branche.
Voici en résumé comment Vincent Ravalec explique l’expérience dans l’ouvrage « Bois sacré, Initiation à l’iboga » : « L’initié devenu visionnaire serait capable de communiquer avec ce que les Africains appellent l’esprit des ancêtres. Il s’agirait d’une immersion dans une espèce de bibliothèque vivante, une mémoire généalogique où lui serait projeté le film de sa vie et celle de sa lignée, mais sous un angle totalement inédit avec en bonus les coulisses du film, le tournage, l’intelligence du scénario. Tout ça avec la compréhension claire qu’il ne tient qu’à lui d’écrire la fin qu’il veut. » Ravalec insiste nettement sur le fait que l’iboga ne peut en aucun cas se prendre comme une drogue récréative. L’expérience comporte toujours une dimension pénible. La confrontation avec ses peurs, ses refoulements n’est jamais une partie de plaisir. Au Gabon, le Bwiti, ou religion de l’iboga, est une philosophie de vie, une voie vers la connaissance comme le yoga ou la voie de l’ayahuasca (autre plante psychotrope hallucinogène) d’Amazonie, qui nécessite une très forte motivation. Un travail permanent et dur. Si les témoignages et descriptions concernant l’iboga sont souvent spectaculaires et fascinants, tous mettent sérieusement en garde contre les expériences hasardeuses et dissuadent fortement d’en consommer en dehors des contextes rituels traditionnels. Certains expérimentateurs qui ont essayé d’autres plantes traditionnelles reconnaissent qu’avec l’iboga, ils ont eu très peur et que sans la présence d’un bon guide, ils auraient fait un sacré bad trip.
La teneur en principe actif de la plante peut, par ailleurs, varier sensiblement. Trouver le dosage optimum est donc plus qu’aléatoire.
On peut aussi décrocher tout seul, comme un grand, à la rigueur avec un peu de Subu ou de métha en doses dégressives en quelques jours. Le challenge c’est de ne pas recommencer.

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13 Commentaires

  1. piloulou

    JE VOUDRAIS UN COSEIL SI JE PRENDS DE L’heroine avant sevrage que se passe til et dans quels conditions commencer un sevrage a l4ibogaine

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  2. piloulou

    jai promis a mon fils de 20 ANS que je me remettrais au sport car il sait ce qu’il en estde ma sante;alors toutes les informations et precautions sont a prendre;a50ans jveux me prouver quon peut changer;jveux voir 1an apres la difference sur photo

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  3. Francois

    Bonjour depuis maintenant 6 mois je prend entre 20 et 30 doses de GHB liquique pure 5ml la dose (Il faut comprendre que en général 1-2 fioles de 5ml sont amplement suffisant pour mettre une personne vierge de cette drogue dans un état second). La tolérance physique et psychologique se crée très rapidement. Voilà enfin me voilà rendu la. En plus de ne plus me faire grand effets, si je n’en prend pas minimum au 6 à 12 heures. Les effets secondaires se mette a apparaître (Tremblement, sueur abondante, crampe musculaire, légère hallucination plus auditive que visuel mais les deux sont présents et je suis presqu’incapable de dormir plus de 3-4h en ligne). Ses réellement rendu un problème dans ma vie, j’en consomme en secret de ma conjointe de mes amis et de ma famille. En plus de tout sa, parfois il m’arrive de ne rien sentir et de simplement tomber en overdose. Se qui effrais énormément mais proche car sa ressemble a une crisse d’épilepsie avec des cris et des spams musculaire extrême. J’ai essayé plusieurs fois d’arrêté par moi même mais la dépendance psychologique et physique est quand même très forte. Je me suis beaucoup informer sur internet sur les façon de se sevrer et les effets du sevrage. Je ne les es pas tous mais j’en est plus que la moitié. Quoi qu’un d’un sens je n’est jamais réussis a m’en passée plus de 24h. Est-ce pire après? Probablement, mais se qui m’effraie dans tous sa ses que dans la majorité des site consulter. Qui soit dit en passant gouvernementaux ou médicaux, ont y parle de risque de décès. Si ont peux en décédé, quel en sont les signes avant coureur. Et est-ce-que la quantité que je consomme et la période sur la quel j’en prend peuvent me mené a sevrage si intense?Si oui, que doit-je faire? Je suis en probation et j’ai une interdiction de consommer quoi que se soit (Drogues ou alcools). Si je cherche de l’aide cliniques je croit que sa se serais et je ne désire pas avoir plus de problème que j’en est présentement. Donc la question y a t’il des médicament sur ordonnance ou des produits naturel qui pourrais m’aider a traverser tout sa? J’ai entendu parler de Liboga qui aiderai semble t’ils a traverser beaucoup de sevrage. Le problème ses que sa légalité semble incertaine dépendament du pays. Je sais que sa peu se commander par internet mais sa dit aussi que mal dosé sa peu être aussi dangereux que les drogues voir même pire. Donc un coup de mains de votre pars serais bien apprécier, trucs, astuces, ingrédients ou conseil, je suis prêt a essayer a peu prêt n’importe quoi. Merci énormément de votre aide et j’espère sincèrement trouvé un solution a tout sa.

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    1. Debarre

      Slt à toi François,
      Comprends ce que tu explique car passé par là mais avec un autre prod et j’ai réussi à tout arrêter mais cela m’a demandé beaucoup d’aide, d’écoute, de sueur et de soutien car sinon c’est remplacer un produit par un autre et peut t’emmener encore plus bas, donc si je peux te donner un conseils continu à faire des recherches pour trouver des encadrements qui prennent en charge ces addictions qui sont mal connues pour t’aider à prendre en charge ce gros problème qui est très difficile/voir impossible d’y arrivé seul mais je ne vais pas te décourager maintenant !!!
      Je te souhaite bon courage et crois en toi
      Cordialement, Christophe

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  4. Tousten Nicole

    Bonjour,
    Pour témoignage, mon frère est décédé en avril 2005 à Montpellier d’un œdème pulmonaire, lors d’un « rituel chamanique » sous iboga. Ce Rituel a été mené par un faux « sorcier » trouvé sur internet. Il y eu un procès bien sûr suite à sa mort, mais la personne n’a pas été inquiétée. Témoignage pour que jamais plus ce genre d’expérience néfaste ne puisse se reproduire.

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    1. Dibengue

      bonsoir

      tout simplement parce que les jeunes font le commerce et int beaucoup modifié l’iboga tel étais pratiqué par les anciens
      une maman d’afrique 40 ans d’expérience soigne pour moi je peux dire gratuitement puisque j’ai pu déversé une minable somme;non seulement elle ma désintoxiqué car je prenais l’Héroine depuis 10 ans mais ma initié,elle fait partir pour moi des dernières perle rare de nos jours qui pratique encore l’iboga pure
      mon e-mail:soleil.dibengue@yahoo.com
      alors ne chosifie pas les anciens qui le transmette gratuitement

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      1. WIN

        merci beaucoup dibengue,mon initiation chez la maman c’est bien passé,mon avis de prendre la drogue a disparu et les vision que j’ai vu et qui ce sont réaliser sont extraordinaire

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      2. Rebelle

        Bonjour à toi, j’aimerais pouvoir rencontrer cette femme ou toi pour m’initier à l’iboga, de façon sérieuse et efficace je ne suis accro à rien mais je connais la magie de certaines plantes et je leur fait plus confiance qu’à n’importe lequel de ces psy d’aujourd’hui.
        Je veux bien que nous nous rencontrions pour en parler si c’est possible

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        1. Dibengue

          Bonjour Rebelle

          Je te conseille de voir maman koudi

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  5. elodia

    Salut a tous

    Je réside en Europe,et si je suis dans ce site,c’est pour parler de L’IBOGA,parler des merveilles de désintoxication tel que l’héroïne,drogues etc et de l’initiation au BWITI vis à vis de mon frère et de ses amis,qui sont des personnes responsables et respectés aujourd’hui,et qui a leurs tour passe le message IBOGA aux personnes désirant prendre IBOGA pour ce soigner ou voulant participer a l’initiation au BWITI.
    (N’oubliez pas que la science a reconnu les bienfait de L’IBOGA,mais les pharmacies et autres sociétés refusent de la reconnaitre de peur de ne plus avoir milliards euro chaque années et de plus dans certains pays ici en Europe IBOGA ne peux pas pousser)

    La guérison de mon frère et de ses amis c’est fait par une simple initiation,puis le lendemain avec des petites dosent IBOGA,je parle aussi de L’IBOGA PURE,pas ce vendu sur le net mélanger à d’autres toxiques.
    C’était un miracle.
    Le CHIC dans tout sa c’est qu’on n’est pas dépendant de L’IBOGA.
    Pour plus de discution
    mon email:elodiazen@yahoo.com

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  6. Shadrac

    Nous sommes des fournisseurs d’écorces de racines d’Iboga de qualité provenant du Gabon. Ces d’écorces de racines d’Iboga ont été récoltées de vieilles arbustes d’Iboga âgés d’environ 8-10 ans. Nous fournissons en kilogrammes. Nos prix sont bons et abordables. Nous procédons à l’expédition avant le paiement. Pour plus amples informations, veillez nous contacter via cette adresse Email : danielshadrac.spirit@gmail.com

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  7. Debarre

    Salut à toutes et à tous,
    Bon à savoir pour information au sujet des plantes possédant des alcaloïdes (hallucinogène : LSD, champignon…etc) car sinon pour décrocher il existe mieux, contrôlé et moins fleepant grâce maintenant aux programmes de substitution aux opiacés par Subutex ou Méthadone via protocole médicaux spécifiques, ce qui est un grand pas même si cela n’est qu’une substitution mais au moins si suivi comme prescrit aucuns risques de BAD TRIP !!!

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  8. tenafer

    salut a tous et toutes voila j,ai lu pas de coms sur des gens qui rechercher des initiateur a l,iboga,si quelqu,un pouvais faire part de son experience ,merci ca aideraibeaucoup de gens moi en premier

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