Médicaments de substitution

Le traitement

Dernière mise à jour : 04-07-2013

Débuter le traitement

En raison de la diversité des paramètres dont il faut tenir compte, il est très difficile de définir le juste dosage lors de l’initiation de Suboxone®. La quantité de buprénorphine nécessaire varie d’une personne à l’autre. Ce dosage est fonction de votre consommation antérieure, de la qualité de l’héroïne de rue que vous preniez, mais aussi de vos propres caractéristiques (organisme, personnalité, histoire…). Les besoins de chacun sont spécifiques. Chaque cas est donc unique.

Parler de son addiction, même avec un médecin, détailler ses consommations réelles et exactes, est un exercice compliqué pour de nombreux usagers. Ces données conditionnent pourtant le protocole et la posologie du traitement à mettre en place et par conséquent sa pérennité.

Un traitement mal adapté peut mettre en péril tout le travail en cours. La plus grande transparence est donc indispensable. D’où, encore une fois, l’importance de bien choisir votre médecin, d’établir et de maintenir un lien de confiance mutuelle entre lui et vous ; tenu au secret professionnel, il sera votre interlocuteur principal, et privilégié. À ce titre, il doit connaître aussi précisément que possible votre parcours addictif, avoir une idée de vos besoins et de vos difficultés… La réussite ou non du traitement est pour part soumise à cette transparence.

C’est avec l’aide de votre médecin qu’il vous faudra adapter la quantité de Suboxone® à vos besoins et trouver la dose de confort qui vous convient. Cette opération peut prendre un peu de temps, de quelques jours à plusieurs semaines.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée à l’initiation et la stabilisation d’un traitement à base de Suboxone.

Il se peut fort qu’au cours de l’initiation, vous ne vous sentiez pas bien à cause d’un dosage approximatif ne vous couvrant pas suffisamment dans les premiers temps. N’hésitez pas alors à retourner voir votre médecin prescripteur le jour même si nécessaire afin de procéder à un ajustement du dosage. Vous pouvez aussi en parler avec votre pharmacien.

Au cours du traitement

La dose de confort prescrite en début de traitement n’est pas immuable, elle peut et va évoluer au fil du temps. En fonction de votre état physique et psychique, il faudra procéder à des ajustements réguliers. Votre dose de confort va devoir en quelque sorte épouser les courbes sinusoïdales de votre vie, suivre les contours changeants de vos besoins.

Durée du traitement

A l’exception du sevrage dégressif, le traitement par Suboxone® s’inscrit dans un temps long. C’est un processus au long cours dont la finalité n’est pas forcément – et c’est là un point essentiel – de tendre vers une sortie de traitement.

De plus, la singularité des cas ne permet pas de définir une « norme », une durée moyenne du traitement, statistiquement repérable et quantifiable. Cette notion n’est d’ailleurs pas vraiment pertinente, dans la mesure où Suboxone® peut et doit parfois être envisagé comme un traitement à vie (exemple des patients présentant une comorbidité, addiction et troubles psychiatriques).

Le traitement peut s’étendre de quelques mois à plusieurs années, voire décennies. Sa durée n’est pas forcément fonction de la sévérité de la dépendance, ni du parcours strictement addictif de l’usager. En tout état de cause, il s’agit rarement d’un parcours linéaire. Ce n’est jamais « un long fleuve tranquille » ni une sinécure, mais plutôt une route chaotique et pentue faite de hauts et de bas que l’on dévale et remonte, une route ponctuée d’ornières, de méandres et de virages serrés, les montagnes russes pour seul paysage. Cette métaphore donne une idée de la complexité du chemin, incitant à ne pas précipiter les choses. Néanmoins la consommation à vie est loin d’être une fatalité, nombreux sont les usagers qui affrontent ces difficultés avec succès et qui peuvent ensuite raconter leur addiction au passé. C’est probablement l’aspect du dossier le plus maltraité par le système de soins (lire Fin de traitement).

Changer de traitement (switch)

Si au terme d’un certain laps de temps, le traitement ne vous convient pas en dépit des ajustements réalisés, parlez-en immédiatement avec votre médecin (ou votre pharmacien) et envisagez avec lui des alternatives, comme la possibilité de changer de molécule ou de vous tourner vers un autre mode de substitution peut-être plus adapté à vos nécessités.

Dans certains cas spécifiques, Suboxone® n’est pas le traitement adéquat, il semble alors effectivement raisonnable de la remplacer par un autre médicament de substitution (méthadone, BHD, voire morphine). Mais ce changement n’est ni simple, ni anodin. La transition elle-même peut potentiellement provoquer un sévère syndrome de manque. L’accompagnement et le contrôle médical sont indispensables pour prévenir ce risque majeur de sevrage brutal et de rechute.

Débuter le traitement

En raison de la diversité des paramètres dont il faut tenir compte, il est très difficile de définir le juste dosage lors de l’initiation de la BHD. La quantité de BHD nécessaire varie d’une personne à l’autre. Ce dosage est fonction de votre consommation antérieure, de la qualité de l’héroïne de rue que vous preniez, mais aussi de vos propres caractéristiques (organisme, personnalité, histoire…). Les besoins de chacun sont spécifiques. Chaque cas est donc unique.

Parler de son addiction, même avec un médecin, détailler ses consommations réelles et exactes, est un exercice compliqué pour de nombreux usagers. Ces données conditionnent pourtant le protocole et la posologie du traitement à mettre en place et par conséquent sa pérennité.

Un traitement mal adapté peut mettre en péril tout le travail en cours. La plus grande transparence est donc indispensable. D’où, encore une fois, l’importance de bien choisir votre médecin, d’établir et de maintenir un lien de confiance mutuelle entre lui et vous ; tenu au secret professionnel, il sera votre interlocuteur principal, et privilégié. À ce titre, il doit connaître aussi précisément que possible votre parcours addictif, avoir une idée de vos besoins et de vos difficultés… La réussite ou non du traitement est pour part soumise à cette transparence.

C’est avec l’aide de votre médecin qu’il vous faudra adapter la quantité de BHD à vos besoins et trouver la dose de confort qui vous convient. Cette opération peut prendre un peu de temps, de quelques jours à plusieurs semaines.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée à l’initiation et la stabilisation d’un traitement à base de Subutex.

Il se peut fort qu’au cours de l’initiation, vous ne vous sentiez pas bien à cause d’un dosage approximatif ne vous couvrant pas suffisamment dans les premiers temps. N’hésitez pas alors à retourner voir votre médecin prescripteur le jour même si nécessaire afin de procéder à un ajustement du dosage. Vous pouvez aussi en parler avec votre pharmacien.

Au cours du traitement

La dose de confort prescrite en début de traitement n’est pas immuable, elle peut et va évoluer au fil du temps. En fonction de votre état physique et psychique, il faudra procéder à des ajustements réguliers. Votre dose de confort va devoir en quelque sorte épouser les courbes sinusoïdales de votre vie, suivre les contours changeants de vos besoins.

Durée du traitement

A l’exception du sevrage dégressif, le traitement par la BHD s’inscrit dans un temps long. C’est un processus au long cours dont la finalité n’est pas forcément – et c’est là un point essentiel – de tendre vers une sortie de traitement.

De plus, la singularité des cas ne permet pas de définir une « norme », une durée moyenne du traitement, statistiquement repérable et quantifiable. Cette notion n’est d’ailleurs pas vraiment pertinente, dans la mesure où la BHD peut et doit parfois être envisagé comme un traitement à vie (exemple des patients présentant une comorbidité, addiction et troubles psychiatriques).

Le traitement peut s’étendre de quelques mois à plusieurs années, voire décennies. Sa durée n’est pas forcément fonction de la sévérité de la dépendance, ni du parcours strictement addictif de l’usager. En tout état de cause, il s’agit rarement d’un parcours linéaire. Ce n’est jamais « un long fleuve tranquille » ni une sinécure, mais plutôt une route chaotique et pentue faite de hauts et de bas que l’on dévale et remonte, une route ponctuée d’ornières, de méandres et de virages serrés, les montagnes russes pour seul paysage. Cette métaphore donne une idée de la complexité du chemin, incitant à ne pas précipiter les choses. Néanmoins la consommation à vie est loin d’être une fatalité, nombreux sont les usagers qui affrontent ces difficultés avec succès et qui peuvent ensuite raconter leur addiction au passé. C’est probablement l’aspect du dossier le plus maltraité par le système de soins.

Changer de traitement (switch)

Si au terme d’un certain laps de temps, le traitement ne vous convient pas en dépit des ajustements réalisés, parlez-en immédiatement avec votre médecin (ou votre pharmacien) et envisagez avec lui des alternatives, comme la possibilité de changer de molécule ou de vous tourner vers un autre mode de substitution peut-être plus adapté à vos nécessités.

Dans certains cas spécifiques, BHD n’est pas le traitement adéquat, il semble alors effectivement raisonnable de la remplacer par un autre médicament de substitution (méthadone, Suboxone, voire morphine). Mais ce changement n’est ni simple, ni anodin. La transition elle-même peut potentiellement provoquer un sévère syndrome de manque. L’accompagnement et le contrôle médical sont indispensables pour prévenir ce risque majeur de sevrage brutal et de rechute.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée à l’initiation et la stabilisation d’un traitement à base de Méthadone.

De nombreux témoignages font état des effets euphorisants de la méthadone lors de la première phase du traitement. Cette période est parfois même qualifiée de « lune de miel », tant la découverte de la molécule est vécue comme une véritable résurrection, amplifiée par les bénéfices sociaux consécutifs à l’éloignement de la scène des dogues et son économie parallèle.

Cette période est difficile à mesurer dans le temps. La « lune de miel » peut parfois se prolonger pendant plusieurs mois, le risque étant de vouloir rester dans cet état d’euphorie permanente en augmentant votre posologie indéfiniment (lire Drogue ou médicament) C’est une illusion fréquente qui peut conduire à des posologies « stupéfiantes » pour tenter de rester dans un « high » permanent.

Mais attention, la méthadone est un psychotrope puissant, souvent plus addictif et plus invalidant que l’héroïne. Les très hautes posologies (200 ou 300 mg) vont mettre votre libido entre parenthèses et vous placer sur orbite opiacée pour des années, n’hésitez pas à demander des examens biologiques susceptibles de vous renseigner objectivement sur la manière dont votre organisme réagit à la méthadone (Lire Posologies et dosages).

Autre danger, du point de vue pharmacologique il existe un décalage de 5 à 6 jours entre l’absorption des doses et le plein effet. Attention, la majorité des overdoses surviennent pendant cette courte période, d’où la nécessité d’être à l’écoute des réactions de votre organisme et d’établir une véritable relation de confiance avec le prescripteur car parfois votre vie est en jeu surtout si votre initiation se passe hors cadre médical (Lire Primo-consommation de rue).

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