Médicaments de substitution

Surdosage et Overdose

Dernière mise à jour : 10-02-2014

Une augmentation continue des doses de Suboxone® dans le cadre d’un traitement constitue un signal de dysfonctionnement.

Bien que reproduisant une bonne partie des effets de l’héroïne (principe de l’agoniste partiel), la buprénorphine a moins de propriétés psychotropes que son modèle. Ses effets ont la particularité d’être bloqués au-delà d’une certaine limite (« effet plateau »). Il est donc vain de chercher à les décupler en absorbant des quantités plus importantes de Suboxone®. Vous obtiendrez peu ou pas d’effets comparables à ceux des autres drogues opiacées. Même si le risque d’overdose est théoriquement quasi inexistant, une absorption massive de Suboxone® peut s’avérer mortelle.

La prise conjointe de buprénorphine avec des médicaments psychotropes (tranquillisants, somnifères) comme les benzodiazépines ou avec de l’alcool est, par contre, à l’origine de nombreux cas d’overdoses signalés, tout comme lors d’un retour à la consommation d’héroïne.

La plupart des overdoses se produisent à la sortie du sevrage. Contrairement aux idées reçues, les usagers fortement dépendants à l’héroïne, ne sont pas les plus menacés. Les overdoses surviennent bien souvent au terme d’une période d’abstinence volontaire ou imposée (ex : incarcérations), à l’occasion d’une rechute ou, lorsque faisant une entorse à son traitement de substitution, l’usager décide de « se faire une petite fête » c’est-à-dire de s’offrir exceptionnellement une dose d’héroïne. Un risque majoré dans le cas particulier du Suboxone®, car ses propriétés chimiques antagonistes (Lire Co-consommation et mélanges) vont masquer les premiers effets de l’héro et vous pousser à augmenter les doses. Le risque majeur consiste alors à sniffer, injecter ou fumer une quantité de drogue bien supérieure à ce que votre corps est en capacité de tolérer. C’est le fameux seuil de tolérance du corps aux opiacés ; celui-ci étant considérablement transformé du fait de votre traitement, vous ne pouvez pas vous baser sur vos expériences passées sans courir un risque potentiel, voire un risque majeur.

Soyez prudent. N’oubliez pas de laisser passer un délai d’au moins 24 heures après votre dernière prise de Suboxone®, pour atténuer l’effet antagoniste de la buprénorphine. Ne cherchez pas à absorber nécessairement la quantité de produit que vous preniez avant de décrocher. Prenez de préférence le quart de votre dose usuelle d’autrefois et dans la mesure du possible, soyez accompagné.

Attention !

Si vous ressentez des signes qui vous font penser à un début de dépression respiratoire – imminence d’un état comateux, pâleur soudaine du teint, lèvres bleutées… – symptomatiques d’une overdose, n’attendez pas, vous êtes en danger. Appelez de toute urgence le Samu (15 ou 112), ou trouvez quelqu’un pour vous accompagner immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus proche. Surtout, ne restez pas seul(e), demandez une assistance, en particulier pour vous maintenir conscient (eau froide, gifles si nécessaire, aide pour marcher…).

Pour en savoir plus sur l’overdose cliquez ici.

Une augmentation continue des doses de BHD dans le cadre d’un traitement constitue un signal de dysfonctionnement.

Bien que reproduisant une bonne partie des effets de l’héroïne (principe de l’agoniste partiel), la buprénorphine a moins de propriétés psychotropes que son modèle. Ses effets ont la particularité d’être bloqués au-delà d’une certaine limite (« effet plateau »). Il est donc vain de chercher à les décupler en absorbant des quantités plus importantes de BHD. Vous obtiendrez peu ou pas d’effets comparables à ceux des autres drogues opiacées. Même si le risque d’overdose est théoriquement quasi inexistant, une absorption massive de BHD peut s’avérer mortelle.

La prise conjointe de buprénorphine avec des médicaments psychotropes (tranquillisants, somnifères) comme les benzodiazépines ou avec de l’alcool est, par contre, à l’origine de nombreux cas d’overdoses signalés, tout comme lors d’un retour à la consommation d’héroïne.

La plupart des overdoses se produisent à la sortie du sevrage. Contrairement aux idées reçues, les usagers fortement dépendants à l’héroïne, ne sont pas les plus menacés. Les overdoses surviennent bien souvent au terme d’une période d’abstinence volontaire ou imposée (ex : incarcérations), à l’occasion d’une rechute ou, lorsque faisant une entorse à son traitement de substitution, l’usager décide de « se faire une petite fête » c’est-à-dire de s’offrir exceptionnellement une dose d’héroïne. Un risque majoré dans le cas particulier de la BHD, car ses propriétés chimiques antagonistes (Lire Co-consommation et mélanges) vont masquer les premiers effets de l’héro et vous pousser à augmenter les doses. Le risque majeur consiste alors à sniffer, injecter ou fumer une quantité de drogue bien supérieure à ce que votre corps est en capacité de tolérer. C’est le fameux seuil de tolérance du corps aux opiacés ; celui-ci étant considérablement transformé du fait de votre traitement, vous ne pouvez pas vous baser sur vos expériences passées sans courir un risque potentiel, voire un risque majeur.

Soyez prudent. N’oubliez pas de laisser passer un délai d’au moins 24 heures après votre dernière prise de Suboxone®, pour atténuer l’effet antagoniste de la buprénorphine. Ne cherchez pas à absorber nécessairement la quantité de produit que vous preniez avant de décrocher. Prenez de préférence le quart de votre dose usuelle d’autrefois et dans la mesure du possible, soyez accompagné.

Attention !

Si vous ressentez des signes qui vous font penser à un début de dépression respiratoire – imminence d’un état comateux, pâleur soudaine du teint, lèvres bleutées… – symptomatiques d’une overdose, n’attendez pas, vous êtes en danger. Appelez de toute urgence le Samu (15 ou 112), ou trouvez quelqu’un pour vous accompagner immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus proche. Surtout, ne restez pas seul(e), demandez une assistance, en particulier pour vous maintenir conscient (eau froide, gifles si nécessaire, aide pour marcher…).

Pour en savoir plus sur l’overdose cliquez ici.

Contrairement à la buprénorphine, les risques d’overdoses à la méthadone sont bien réels. Dans le cadre d’un prescription ces risques sont limités à condition d’être parfaitement transparent vis à vis de votre médecin à propos de vos consommations antérieures (Lire Posologies et Dosages)

Le risque d’overdose avec la méthadone est donc surtout lié à des consommations hors prescription.Si vous n’êtes pas dépendant des opiacés, et que vous utilisez ce produit à titre « récréatif » ce risque est majoré au point de constituer un danger sérieux.

L’autre situation à risques est la consommation de méthadone après un sevrage, après une cure ou une incarcération. Au-delà de 25 mg,vous risquez la surdose, comme avec d’autres opiacés.

Si donc après un sevrage, vous reprenez de l’héroïne, ou de la méthadone, soyez vigilent. Votre corps est plus vulnérable qu’auparavant et peut faire une OD avec une dose que vous tolériez parfaitement auparavant. Votre seuil de tolérance aux drogues ayant été abaissé, les risques d’OD sont accrus.

Autre information importante, les risques d’overdose sont multipliés par la co-consommation de benzodiazepine (tranquillisants et somnifères), ou de l’alcool.

Les signes cliniques de l’overdoses sont les mêmes que pour l’héroïne  :

  • somnolence (au-delà du « piquage de nez »),incohérence et voix pâteuse
  • râles
  • sueur moiteur, perte de conscience.

La méthadone est est drogue à action lente, cette propriété rend le risque d’overdose difficile à prévenir. Si vous avez l’impression d’avoir absorbé une dose trop importante appelez le SAMU (15 ou 112) ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche.

Si vous êtes témoin d’une surdose à la méthadone

Lorsque l’intervention du SAMU se fait rapidement, les secouristes peuvent utiliser un médicament antagoniste comme la Naloxone.

Il est impératif d’informer aussi précisément que possible les secouristes sur le ou les produits ingérés par la victime et sur les quantités, la dose de Naloxone sera fonction de ces renseignements. Il faut surveiller attentivement une victime d’OD de méthadone dans les heures qui suivent sa rémission. Si l’antagoniste se dissipe avant que le niveau de méthadone dans l’organisme ait décru assez significativement le patient risque de plonger à nouveau dans le coma et de faire une nouvelle OD.

Les enfants

On ne le dira jamais assez, la prévention de la surdose de méthadone concerne également les enfants, susceptibles d’ingérer par accident un reste de flacon ou une gélule trouvée hors de son blister de sécurité (Lire Mode et voie d’administration). La règle de la dose létale de 1 mg/kg s’applique aux enfants en bas-âge comme aux adolescents. La seule prévention est une vigilance de tous les instants qui intègre dans vos habitudes de vie le fait que vous détenez un médicament potentiellement mortel pour d’autres.

Méthadone enfant

Opiacés et méthadone

Théoriquement, une dose correcte de méthadone bloque les effets de l’héroïne ce qui réduit les risques de faire une overdoses à l’héroïne à l’occasion d’une consommation ponctuelle. A noter cependant que ces risques ne sont pas nuls. Parfois le désir de ressentir à nouveau une « montée » avec de la dope comme au bon vieux temps peut vous pousser à charger la barque plus que de mesure et augmenter ainsi les risques d’OD. Un conseil pour réduire les risques, essayer de repousser votre prochaine prise de métha de 24 heures si vous avez l’intention de prendre de l’héroïne, vous aurez plus de chance de la sentir et vous diminuez les risques d’OD.

Attention !

Si vous ressentez des signes qui vous font penser à un début de dépression respiratoire – imminence d’un état comateux, pâleur soudaine du teint, lèvres bleutées… – symptomatiques d’une overdose, n’attendez pas, vous êtes en danger. Appelez de toute urgence le Samu (15 ou 112), ou trouvez quelqu’un pour vous accompagner immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus proche. Surtout, ne restez pas seul(e), demandez une assistance, en particulier pour vous maintenir conscient (eau froide, gifles si nécessaire, aide pour marcher…).

Pour en savoir plus sur l’overdose cliquez ici.

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