Médicaments de substitution

Subtitution et Grossesse

Dernière mise à jour : 01-07-2013

à savoir

Tous les hôpitaux ne disposent pas d’équipes formées à la prise en charge des mères et bébés dépendants.

Renseignez-vous sur les compétences des personnes qui vont vous suivre et informez-les sans nuance, aussi précisément que possible, du traitement que vous suivez (dosage, durée…).

Il existe trop peu d’études sur l’utilisation de Suboxone® pendant la grossesse. Chez l’animal, les études ont montré une toxicité sur le fœtus et le risque chez l’Homme n’est pas connu. En cas de grossesse, il faut envisager de passer à la buprénorphine seule.

D’une façon générale, si vous êtes enceinte ou si vous souhaitez l’être, la première chose à faire est d’en parler à votre médecin (et à votre gynécologue). Si vous êtes enceinte sous traitement par Suboxone®, n’essayez jamais de réduire ou d’interrompre votre traitement : reprendre de l’héroïne de rue, de l’alcool ou des benzodiazépines ferait plus de mal à votre bébé.

Quelle que soit la dose, la prise régulière de Suboxone® par la mère au cours des trois derniers mois de grossesse peut être à l’origine d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né : entre 40 et 80% des cas, selon les études, s’il n’y a pas de suivi anténatal spécialisé, adapté et coordonné. Avec un tel suivi, ce taux passe à moins de 10%.

Une adaptation de posologie peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité thérapeutique du traitement pour la mère et préserver le nourrisson d’une addiction sévère (facilement prise en charge par les équipes compétentes et sans répercussion pour le nouveau-né).

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Pour tous problème avec un professionnel de santé (médecins, pharmaciens, CSAPA, CAARUD, etc.) vous pouvez contacter l’Observatoire du Droit des Usagers d’ASUD.

La prise de Suboxone® ne fait pas de vous une « mauvaise mère », bien au contraire. Ici comme ailleurs, vous n’avez pas à culpabiliser. À cet égard, tout propos, toute attitude discriminatoire ou même équivoque, tout type de maltraitance physique ou psychologique à votre endroit, notamment à la maternité, doit être signalé. Peu fréquent quoiqu’hélas bien réel, ce type de comportement, n’est pas acceptable (a fortiori de la part du personnel médical).

Si vous en êtes victime, avertissez la direction du personnel de la maternité, référez-en à votre médecin et surtout, contactez l’Observatoire du Droit des Usagers.

à savoir

Tous les hôpitaux ne disposent pas d’équipes formées à la prise en charge des mères et bébés dépendants.

Renseignez-vous sur les compétences des personnes qui vont vous suivre et informez-les sans nuance, aussi précisément que possible, du traitement que vous suivez (dosage, durée…).

Il existe peu d’études sur l’utilisation de la buprénorphine pendant la grossesse. Les seules données disponibles n’indiquent aucune augmentation du risque de malformation liée à la prise de buprénorphine. D’une façon générale, si vous êtes enceinte ou si vous souhaitez l’être, la première chose à faire est d’en parler à votre médecin (et à votre gynécologue). La buprénorphine peut être prescrite pendant la grossesse, mais une prise en charge spécifique doit être envisagée. Les seuls risques connus ne sont pas spécifiques à la BHD. Ils sont communs à ceux qui touchent toute addiction (particulièrement l’alcool, le tabac et la cocaïne).

Si vous êtes enceinte sous traitement à la buprénorphine, n’essayez jamais de réduire ou d’interrompre votre traitement : reprendre de l’héroïne de rue, de l’alcool ou des benzodiazépines ferait plus de mal à votre bébé.

Quelle que soit la dose, la prise régulière de buprénorphine par la mère au cours des trois derniers mois de grossesse peut être à l’origine d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né : entre 40 et 80% des cas, selon les études, s’il n’y a pas de suivi anténatal spécialisé, adapté et coordonné. Avec un tel suivi, ce taux passe à moins de 10%.

Une adaptation de posologie peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité thérapeutique du traitement pour la mère et préserver le nourrisson d’une addiction sévère (facilement prise en charge par les équipes compétentes et sans répercussion pour le nouveau-né).

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Pour tous problème avec un professionnel de santé (médecins, pharmaciens, CSAPA, CAARUD, etc.) vous pouvez contacter l’Observatoire du Droit des Usagers d’ASUD.

La prise de BHD ne fait pas de vous une « mauvaise mère », bien au contraire. Ici comme ailleurs, vous n’avez pas à culpabiliser. À cet égard, tout propos, toute attitude discriminatoire ou même équivoque, tout type de maltraitance physique ou psychologique à votre endroit, notamment à la maternité, doit être signalé. Peu fréquent quoiqu’hélas bien réel, ce type de comportement, n’est pas acceptable (a fortiori de la part du personnel médical). Ne vous laissez pas faire.

Si vous en êtes victime, avertissez la direction du personnel de la maternité, référez-en à votre médecin et surtout, contactez l’Observatoire du Droit des Usagers.

Aménorrhée de la femme en traitement méthadone

Chez certaines femmes, le traitement méthadone affecte et dérègle le rythme du cycle des menstrues. Dans certains cas, il arrive même que les règles cessent soudainement. Une anomalie qui survient le plus souvent lors de la phase d’initiation à la méthadone de la patiente.

Ces anomalies ne concernent pourtant pas exclusivement les usagères de la méthadone puisqu’on constatent les mêmes phénomènes chez des femmes en situation de stress, ou suivant un régime alimentaire. On appelle ce dysfonctionnement l’aménorrhées. Le gain ou la perte de poids, certaines interactions médicamenteuses, peuvent également provoquer ce phénomène.

Si l’arrêt puis l’absence de règles peut être mal vécue, voire traumatisante sur un plan psychologique, sachez que sur le plan physiologique vous êtes tout à fait apte à tomber enceinte. Ne pas avoir ses règles ne signifient pas que vous êtes devenue stérile.

Être enceinte avec la méthadone

De nombreuses patientes sous méthadone s’interrogent sur la possibilité ou non de mener une grossesse pendant leur traitement. A ce sujet,la règle d’or est simple : grossesse et traitement méthadone sont compatibles.

Vous pouvez concevoir, mener une grossesse normale, vivre un accouchement tout aussi normal. La méthadone n’est pas nuisible au développement du fœtus, pas plus qu’elle ne cause de malformations. Toutes les études effectuées à ce sujet depuis trente ans le démontrent.

Ceci étant, quelques précautions d’usage et un aménagement posologique, vous aidera à vivre une grossesse normale.

Pendant la grossesse vos doses doivent être suffisantes pour vous tenir éloignée besoin d’héroïne et des symptômes du manque.

Au cours de ces 9 mois, votre corps changeant, il faudra donc, sous contrôle médical, effectuer des ajustements de posologie en rapport avec ces changements physiques. Dans certains cas, il s’agira d’augmenter les doses dans d’autres cas les réduire ou les fractionner. Ces aménagements sont du ressort de votre médecin, à votre initiative et avec le concours si possible avec le gynécologue qui suit votre grossesse.

Libérée de l’héroïne grâce à la méthadone prescrite de façon appropriée, la femme enceinte évoluera dans un environnement sans stress au sein duquel le fœtus pourra se développer pleinement. Les risques de fausse couche, de naissance prématurée et autres détresses fœtales s’en trouvent largement minorés (statistiquement d’ailleurs naissance prématurée & césariennes sont associées au tabac et à une mauvaise nutrition, non à la méthadone).

Le bébé dépendant

Les bébés nés de mères en traitement méthadone peuvent être sevrés et totalement désintoxiqués sans craindre de symptôme de sevrage à la naissance. Une idée préconçue sur une prétendue violence du syndrome de manque due à la présence de méthadone chez l’enfant est totalement fausse. Certes le fœtus absorbe naturellement la molécule qui circule dans le liquide amniotique et le sang de sa mère mais le choc de la naissance absorbe l’impact d’un éventuel syndrome de sevrage dont on ne relève aucun effets cliniques chez le nouveau né.

L’allaitement

Il est déconseillé généralement lorsque vous prenez de la méthadone. De faibles quantités de méthadone peuvent passer dans le lait et être ingérées par le bébé. Pour réels qu’ils soient, ces niveaux restent très faibles et ne représentent pas de danger pour le nourrisson.

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Pour tous problème avec un professionnel de santé (médecins, pharmaciens, CSAPA, CAARUD, etc.) vous pouvez contacter l’Observatoire du Droit des Usagers d’ASUD.

La prise de méthadone ne fait pas de vous une « mauvaise mère », bien au contraire. Ici comme ailleurs, vous n’avez pas à culpabiliser. À cet égard, tout propos, toute attitude discriminatoire ou même équivoque, tout type de maltraitance physique ou psychologique à votre endroit, notamment à la maternité, doit être signalé. Peu fréquent quoiqu’hélas bien réel, ce type de comportement, n’est pas acceptable (a fortiori de la part du personnel médical). Ne vous laissez pas faire.

Si vous en êtes victime, avertissez la direction du personnel de la maternité, référez-en à votre médecin et surtout, contactez l’Observatoire du Droit des Usagers.

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