Médicaments de substitution

Posologies et Dosages

Dernière mise à jour : 01-07-2013

Chaque boîte de Suboxone® contient une plaquette de 7 comprimés (7 jours de la semaine) et une notice d’utilisation. Le médicament se décline selon deux posologies distinctes à savoir 2mg/0,5mg et 8mg/2mg. Cela signifie qu’un comprimé contient soit 2 milligrammes de buprénorphine et 0,5 milligrammes de naloxone, soit 8 milligrammes de buprénorphine et 2 milligrammes de naloxone.

Par exemple, un comprimé de 8mg/2mg (dosage maximal) correspond à 4 comprimés de 2mg/0,5mg. Autrement dit, la posologie maximale – comprimé de 8mg/2mg – contient 4 fois plus de buprénorphine, qu’un comprimé de 2mg/0,5mg, la posologie minimale.

De la même façon, une tablette complète de 7 comprimés de Suboxone® à 2mg/0,5mg correspond à 14 mg de buprénorphine, soit un peu moins que deux comprimés de 8 mg/2mg.

Cette gamme permet de procéder le cas échéant à des ajustements de la posologie. Elle rend possible l’établissement d’une prescription précise et affinée à la hausse comme à la baisse, au plus près des besoins de l’usager.

L’Autorisation de Mise sur le Marché stipule que la dose maximale quotidienne qui peut vous être prescrite est de 24 mg de buprénorphine, soit trois comprimés de 8mg/2mg. Cette limite de 24 mg est en réalité très théorique. L’effet plateau de Suboxone® n’est en effet pas le même pour tout le monde (certains doivent prendre jusqu’à 32mg par jour – soit 4 comprimés de 8mg).

Théoriquement les comprimés de Suboxone® ne sont pas sécables. Néanmoins, certains usagers les fractionnent, en particulier avec les gros comprimés 8mg. Il est possible en les scindant en deux et même en trois de procéder à des ajustements approximatifs de posologies, ou de multiplier les prises au fil de la journée, pratiques souvent appréciées par les usagers mais déconseillées par les professionnels (Lire ci-dessous).

Une seule fois par jour ?

La buprénorphine a une action plus lente et des effets plus durables sur l’organisme que l’héroïne et certains autres opiacés. Globalement, ces effets durent 24 heures et l’Autorisation de Mise sur le Marché préconise donc « une seule prise quotidienne du médicament ». D’où l’intérêt de choisir avec soin le moment de la journée qui vous convient le mieux (matin ou midi de préférence) pour ne pas souffrir du manque en fin de journée. Si vous ne vous sentez pas suffisamment « couvert » par une seule prise, questionnez votre médecin sur une éventuelle augmentation des doses.

D’une façon générale, il est également déconseillé aux usagers de fractionner les prises. Sur un plan purement médical, le fractionnement en cours de journée rendrait moins efficace l’effet de Suboxone®. La prise unique paraît donc préférable. Certains médecins continuent de penser que cette pratique constitue non seulement une aberration posologique mais qu’elle est aussi contradictoire et néfaste avec le travail de substitution, dans la mesure où l’usager reproduit avec le médicament ses comportements addictifs antérieurs. Loin d’échapper à la spirale de la dépendance, il continuerait donc à l’entretenir.

Sans entrer dans le débat idéologique, disons simplement que cette question ne nous paraît pas primordiale. D’autant moins que la politique de TSO fait de l’usager l’acteur principal de son traitement. Elle repose sur la responsabilisation des usagers et leur capacité à se prendre en charge, en leur donnant les moyens d’assumer et d’assurer eux-mêmes leur détox en bonne intelligence avec leur médecin.

Le fractionnement des prises et ce qu’il induit sur le plan comportemental n’a aucun caractère d’urgence sur l’échelle des priorités. L’urgence, quand on entre en substitution, demeure bel et bien de pouvoir rester éloigné de la drogue et du monde qui va avec. Si fractionner les prises, en particulier en début de traitement, vous paraît plus satisfaisant pour quelque raison que ce soit, ne vous abstenez pas, au risque d’une rechute.

Cette pratique, comme d’autres telles que l’injection, peut être temporaire et confirme – si besoin est – qu’il n’y a ni mode d’emploi définitif, ni tout à fait général.

Le conditionnement général, la forme galénique et les dosages du princeps Subutex® n’ont pas changé depuis leur introduction en 1996 (seul l’emballage a subi quelques légères modifications tout à fait annexes). Chaque boîte contient une plaquette de 7 comprimés (7 jours de la semaine) et une notice d’utilisation. Le médicament se décline en 3 posologies distinctes : 0,4 mg, 2 mg et 8 mg.

Un comprimé de 8 milligrammes (dosage maximal) correspond par exemple à 4 comprimés de 2 mg ou à 20 comprimés de 0,4 mg. La posologie maximale – comprimé de 8 milligrammes – contient donc 20 fois plus de buprénorphine qu’un comprimé de 0,4mg, la posologie minimale. De la même façon, une tablette complète de 7 Subutex® 0,4 mg (soit 2,8 mg) correspond à peu près à un comprimé et demi de 2 mg.

Une gamme multiple mais sciemment non régulière qui permet, le cas échéant, de procéder à des ajustements de posologie. Elle rend possible l’établissement d’une prescription précise et affinée à la hausse comme à la baisse, au plus près des besoins de l’usager.

Selon l’Autorisation de Mise sur le Marché, la dose maximale quotidienne pouvant vous être prescrite est de 16 mg, soit deux comprimés de 8 mg. Une limite de 16 mg en réalité très théorique : l’effet plateau de la BHD n’est pas le même pour tout le monde (certains doivent prendre jusqu’à 32 mg par jour, soit 4 comprimés de 8 mg).

Avec l’apparition des génériques, la gamme s’est enrichie de dosages intermédiaires (toujours plafonnés à 8 mg par comprimé) complétant l’éventail offert par le Subutex® : 1 mg, 4 mg et 6 mg.Compris entre 0,4 et 8 milligrammes, ces 6 paliers offrent encore plus de souplesse pour le traitement, en permettant par exemple de procéder à une baisse de posologie très progressive.

Théoriquement, les comprimés de Subutex® ne sont pas sécables. Néanmoins, certains usagers les fractionnent. Cette pratique est fréquente, en particulier avec les gros comprimés (8 mg). En les scindant en 2 et même en 3, il est possible de procéder à des ajustements approximatifs de posologies, ou de multiplier les prises au fil de la journée, pratiques souvent appréciées par les usagers mais déconseillées par les professionnels (Lire ci-dessous). Le fractionnement est plus délicat, voire impossible, avec certains génériques dont les comprimés sont trop minuscules (même les 8 mg) pour être coupés ou s’émiettent tout simplement sous l’action du couteau.

Une seule fois par jour ?

La buprénorphine a une action plus lente et des effets plus durables sur l’organisme que l’héroïne et certains autres opiacés. Globalement, ces effets durent 24 heures et l’Autorisation de Mise sur le Marché préconise donc « une seule prise quotidienne du médicament ». D’où l’intérêt de choisir avec soin le moment de la journée qui vous convient le mieux (matin ou midi de préférence) pour ne pas souffrir du manque en fin de journée. Si vous ne vous sentez pas suffisamment « couvert » par une seule prise, questionnez votre médecin sur une éventuelle augmentation des doses.

D’une façon générale, il est également déconseillé aux usagers de fractionner les prises. Sur un plan purement médical, le fractionnement en cours de journée rendrait moins efficace l’effet de la BHD. La prise unique paraît donc préférable. Certains médecins continuent de penser que cette pratique constitue non seulement une aberration posologique mais qu’elle est aussi contradictoire et néfaste avec le travail de substitution, dans la mesure où l’usager reproduit avec le médicament ses comportements addictifs antérieurs. Loin d’échapper à la spirale de la dépendance, il continuerait donc à l’entretenir.

Sans entrer dans le débat idéologique, disons simplement que cette question ne nous paraît pas primordiale. D’autant moins, que la politique de TSO fait de l’usager l’acteur principal de son traitement. Elle repose sur la responsabilisation des usagers et leur capacité à se prendre en charge, en leur donnant les moyens d’assumer et d’assurer eux-mêmes leur détox en bonne intelligence avec leur médecin.

Le fractionnement des prises et ce qu’il induit sur le plan comportemental n’a aucun caractère d’urgence sur l’échelle des priorités. L’urgence, quand on entre en substitution, demeure bel et bien de pouvoir rester éloigné de la drogue et du monde qui va avec. Si fractionner les prises, en particulier en début de traitement, vous paraît plus satisfaisant pour quelque raison que ce soit, ne vous abstenez pas, au risque d’une rechute.

Cette pratique, comme d’autres telles que l’injection, peut être temporaire et confirme – si besoin est – qu’il n’y a ni mode d’emploi définitif, ni de cas tout à fait général.

La logique, l’évidence, voudrait que plus la dose de méthadone est basse mieux c’est. Ce n’est pas aussi simple. Si les doses basses réduisent les symptômes du manque, des doses plus grandes sont nécessaires pour bloquer les effets de l’héroïne et par extension pour briser la nécessité de l’héroïne.

La posologie recommandée dans les documents officiels est de 40mg, la plupart des patients ont besoin de 60 à 120 mg de méthadone par jour pour stopper l’usage de la dope. Quelques uns,se sentent bien avec 5-10 mg. D’autres auront besoin de plusieurs centaines de milligrammes par jour, bref comme pour tous les opiacés c’est vous et vous seul qui pouvez indiquer la bonne posologie

En théorie, c’est le praticien qui a la responsabilité légale de fixer par écrit les modalités de prescription (dosages, durée, fractionnement).

En pratique, vous êtes évidemment le mieux placé pour indiquer à votre médecin quelle posologie vous apporte le meilleur confort thérapeutique. Si vous êtes en désaccord avec la posologie journalière (dosage de métha) choisie par le praticien, vous pouvez demander à effectuer un examen appelé méthadonémie. C’est une analyse de sang qui permet de contrôler la quantité de produit actif qui passe réellement dans votre organisme suivant votre métabolisme ou selon les médicaments que vous prenez (antirétroviraux, interféron…). Cette quantité sera plus ou moins importante. La méthadonémie doit permettre à votre médecin de déterminer avec vous une posologie (dosage) adaptée (20, 30, 40, 100 mg, ou plus si nécessaire). Vous avez le droit d’exiger que l’on vous communique par écrit les résultats de tous les examens biologiques dont vous êtes l’objet. La métahdonimie permet également de mesure la rapidité avec laquelle votre organisme assimile la méthadone.

En fait nous sommes tous inégaux devant la méthadone. Certains peuvent être qualifiés de métaboliseurs rapides, d’autres de métaboliseurs lents. Dans le premier cas votre organisme synthétise plus vite la molécule, vous êtes plus rapidement « high » mais vous risquez d’être aussi plus rapidement en manque car vous aurez tendance à éliminer la substance de façon accélérée. Dans le second cas au contraire, il vous faut plus de temps pour assimiler le produit actif mais vous le conserver plus longtemps dans votre corps. Bref, encore une fois, une posologie de méthadone ne peut être déterminée qu’au cas par cas.

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