Vos droits

La prescription

Dernière mise à jour : 01-07-2013

Avant d’être utilisé par un patient, un médicament de substitution doit être prescrit par un médecin dans le cadre d’une consultation médicale. Les modalités de cette prescription sont différentes pour la méthadone le Suboxone et la buprénorphine (Subutex ou générique).

Dans tous les cas, le prescripteur est un médecin, docteur en médecine, inscrit à l’Ordre des médecin. Le médecin est en droit de vous faire délivrer sa prescription en une seule fois. Pour cela, il doit expressément inscrire la mention « à délivrer en une seule fois » sur l’ordonnance.

Cette prescription est autorisée pour les adultes et les mineurs de plus de 15 ans qui ont accepté d’être traités pour leur dépendance.

En théorie

Légalement, le médecin reste seul juge de la nécessité de prescrire un médicament plutôt qu’un autre.

En pratique

L’expérience du terrain montre la nécessité d’instaurer un dialogue entre patients et prescripteurs pour déterminer la molécule la plus appropriée. Ce dialogue est recommandé par les autorités sanitaires. Il s’inscrit dans dispositif d’ensemble appelé « alliance thérapeutique ».

à lire

Le témoignage d’Anne Coppel, sociologue et soignante, lors de la généralisation de la méthadone en France : le bouleversement des mentalités en matière de prise en charges des personnes dépendantes aux opiacés.

L’alliance thérapeutique

C’est le résultat d’une discussion consensuelle qui vous permet de faire entendre votre point de vue dans l’acte de soin vous concernant. Vous êtes évidemment le mieux placé pour prévoir le moment de votre prochaine crise de manque.

Le choix du médecin est une étape primordiale. Le médecin est votre premier interlocuteur. Comme le pharmacien, il est tenu au secret professionnel, c’est à dire à une confidentialité totale. Le serment d’Hippocrate qu’il a prêté lui interdit d’autre part tout jugement à votre endroit. Son rôle consiste exclusivement et se limite à mettre son savoir et son expérience au service de votre santé. Cet engagement ne souffre aucune dérogation : un médecin qui serait tenté de porter un jugement sur vos actes qui chercherait à vous imposer ses vues y compris le protocole de traitement à suivre, outrepasserait ses prérogatives. Il sort alors de son rôle. Dans ce cas, changez-en et n’hésitez pas à le signaler aux organismes de protection des droits des usagers comme l’Observatoire du Droit des Usagers (ODU).

Les « bonnes pratiques » recommandées par les instances médicales nationales reconnaissent l’obligation d’un dialogue devant déboucher sur un contrat thérapeutique avec le patient.

Vous avez donc un point de vue à faire valoir sur l’urgence de la délivrance de votre traitement. Vous pouvez tout autant réclamer la prescription d’un médicament plutôt qu’un autre, à charge pour vous d’accepter le dialogue avec le praticien. Votre point de vue est également prépondérant dans la question du remboursement de vos soins.

N’oubliez jamais que la Sécu peut refuser de rembourser certaines prescriptions qui sortent du cadre général qui sont alors prescrites à votre charge.

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