Médicaments de substitution

Effets indésirables et contre-indications

Dernière mise à jour : 01-07-2013

Il existe un certain nombre d’effets indésirables liés à Suboxone®. Ces effets sont globalement listés sur la notice jointe aux boîtes de médicaments. Dans la plupart des cas, ils sont rares et bénins. Si comme l’affirme la notice « tout le monde n’y est pas sujet », ils n’en restent pas moins réels pour un certain nombre d’usagers : réactions allergiques, démangeaisons accompagnées ou non de fièvre (en particulier en début de traitement) et migraines sont souvent cités.

Il faut bien entendu signaler ce genre d’effets à votre médecin (ou pharmacien) mais également grâce au formulaire en ligne de l’ANSM.

Toxicité du foie, hépatites

La prise sublinguale de Suboxone® n’est pas toxique pour votre foie et ne nécessite pas de surveillance particulière. Par contre, l’injection de comprimés de Suboxone® peut, elle, s’avérer hépatotoxique et entraîner des complications (hépatite médicamenteuse). Le risque est accru lorsque vous êtes déjà contaminé par le virus de l’hépatite B ou C, il est donc primordial de connaître votre statut sérologique.

Si vous êtes porteur d’une hépatite virale, informez votre médecin par souci de transparence. Parallèlement, allez consulter un médecin spécialiste des hépatites (hépatologue). Si vous ne connaissez pas votre statut sérologique, demandez à votre médecin de faire un test de dépistage après votre première prescription de Suboxone®. Entreprendre un traitement contre l’hépatite n’impose aucune modification du traitement par Suboxone®. Mais le médecin peut adapter les doses à la baisse ou à la hausse si vous en avez besoin.

Il existe un certain nombre d’effets indésirables liés à la BHD. Ces effets sont globalement listés sur la notice jointe aux boîtes de médicaments. Dans la plupart des cas, ils sont rares et bénins. Si comme l’affirme la notice « tout le monde n’y est pas sujet », ils n’en restent pas moins réels pour un certain nombre d’usagers : réactions allergiques, démangeaisons accompagnées ou non de fièvre (en particulier en début de traitement) et migraines sont souvent cités.

Il faut bien entendu signaler ce genre d’effets à votre médecin (ou pharmacien) mais également grâce au formulaire en ligne de l’ANSM.

Toxicité du foie, hépatites

La prise sublinguale de la BHD n’est pas toxique pour votre foie et ne nécessite pas de surveillance particulière. Par contre, l’injection de comprimés de BHD peut, elle, s’avérer hépatotoxique et entraîner des complications (hépatite médicamenteuse). Le risque est accru lorsque vous êtes déjà contaminé par le virus de l’hépatite, il est donc primordial de connaître votre statut sérologique.

Si vous êtes porteur du virus de l’hépatite C ou B, informez votre médecin par souci de transparence. Parallèlement, allez consulter un médecin spécialiste des hépatites (hépatologue). Si vous ne connaissez pas votre statut sérologique, demandez à votre médecin de faire un test de dépistage après votre première prescription de BHD. Entreprendre un traitement contre l’hépatite n’impose aucune modification du traitement de BHD. Mais le médecin peut adapter les doses à la baisse ou à la hausse si vous en avez besoin.

Sur la sellette depuis plusieurs années, la méthadone fait l’objet de toutes sortes de suspicions relatives à ses effets néfastes à long terme. La très grande majorité de ces suspicions sont infondées néanmoins il faut les aborder une à une pour faire le point.

La méthadone « à vie »

L’une des thèses les plus courantes et les largement débattues explique toujours qu’il est très difficile – voire impossible – de décrocher de la méthadone. La thèse a ses promoteurs et ses détracteurs et demeure un véritable point d’achoppement globalement entre usagers et labos. Pour ces derniers cette idée est un mythe bâti sur la comparaison indue entre le sevrage d’héroïne et celui de méthadone. Hors ces deux sevrages sont très différents. Arrêter la méthadone nécessite plus de temps que le sevrage d’héroïne. Le processus est plus long mais il est, affirment-ils, également bien moins abrupt, bien plus facile et plus doux, que le sevrage d’héroïne.

De la même façon on a longtemps tenu la méthadone pour responsable des cas d’addiction à la cocaïne. Bien entendu un certain nombre de personnes sous méthadone co-consomment ou sont passés de la métha à une addiction à la cocaïne, mais cette translation relève du domaine comportemental et non du domaine pharmacologique.

Sexualité

Dans le même ordre d’idée, la baisse du désir sexuel est rapporté par de nombreux patients. Cet effet indésirables est répertoriée dans liste officielle du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) et noté sur la Notice Patient contenue dans les boites de médicament. Des difficultés d’érection sont rapportées par les hommes et certaines femmes parlent d’assèchement progressif des muqueuses vaginales. Dans les deux cas des solutions médicamenteuses existent qui peuvent parfois ré-enclencher le désir sexuel momentanément diminué par l’absorption de méthadone. Pour autant, d’autres témoignages rapportent qu’une fois la dose adaptée, la libido reprend une place« normale »et la sexualité peut s’exprimer librement.

Il faut prendre au sérieux l’expression d’une sexualité épanouie lorsque l’on est en TSO. L’amélioration des condition de vie sociale s’accompagne fréquemment d’un retour de l’affectivité et de la nécessité de renouer ou de nouer des relations amoureuses. N’hésiter surtout pas à aborder le sujet avec votre médecin, ou si vous en avez l’opportunité à consulter un spécialiste de sexologie. La sexualité peut être également abordée dans le cadre d’une psychothérapie afin de couvrir l’ensemble des problèmes (psychologiques, physiologiques, comportementaux).

Le dossier n’est pas clos et nous engageons tous les patients à surtout ne pas taire cet aspect central de l’équilibre et des émotions, le pire des effets indésirables de la méthadone étant là, comme sur d’autres sujets, le non-dit ou pire le tabou.

Autres effets indésirables

Si l’on parcourt la Notice Patient contenue dans la boite on découvre les principaux « désagréments » imputables à la méthadone  : constipation, hausse de la sudation, bouche sèche, somnolence ou léthargies. La question spécifique des menstruations anormales, est traitée sur la page consacré à la Grossesse.

Dans la majorité des cas, la question de la posologie est déterminante. Un usager correctement dosé ne devrait pas connaître de somnolence comateuse (« piquage de nez ») qui en général annonce d’autres effets indésirables. D’une manière globale, les effets secondaires doivent s’estomper avec le temps. Dans le cas contraire, il convient de peser soigneusement l’ensemble des avantages acquis grâce au traitement avec les nuisances impossibles à résorber. Une fois cette évaluation faite on peut envisager des solution techniques dans certains cas ou un changement de traitement si la situation est proprement invivable.

Il faut bien entendu signaler ce genre d’effets à votre médecin (ou pharmacien) mais également grâce au formulaire en ligne de l’ANSM.

Faux effets indésirables et légendes urbaines

Certains autres effets indésirables attribués à la méthadone relèvent parfois de la « légende urbaine ».

Certains usagers se plaignent de douleurs dans les jambes et les bras comme si la méthadone pénétrait leurs os.

Il est à ce jour clairement établi que la méthadone ne s’insinue pas dans le système osseux, pas plus qu’elle n’endommagerait la structure squelettique, ni ne suscite une quelconque porosité osseuse. Selon certains spécialistes et les laboratoires, de telles douleurs correspondraient là encore à un léger symptôme de manque qui peut être aisément ajusté avec une dose appropriée de méthadone.

Statistiquement, on ne constate aucune évidence de dommage physique chez les patients sous méthadone depuis plus de 30 ans. Ces derniers ne développent pas plus de pathologie que le reste de la population.

La méthadone a également été pointé du doigt, désignée comme responsables de divers problèmes et dysfonctionnements rénaux. Elle provoquerait une détérioration des fonctions rénales chez ses usagers. Si le produit se métabolise effectivement dans les reins, en revanche, il n’endommage pas le système. Les travaux ont montré d’ailleurs que la méthadone se métabolise plus facilement dans les reins qu’un bon nombre de médicaments usuels.

Conclusion

Pour synthétiser, la méthadone n’est pas en soi plus nocive pour votre corps que l’héroïne. Elle est même plus saine dans la mesure où la dope de rue est toujours coupée et parfois avec des produits toxiques. Ce qu’il faut redire ici de façon claire et au-delà de tout jugement moral, c’est que ni la méthadone, ni même l’héroïne ne sont en elles-mêmes des substances toxiques. Elles n’en demeurent pas moins aliénantes par leur caractère addictif lequel a incité le législateur à en proscrire, réduire ou encadrer l’usage. Ceci étant, outre ce phénomène d’accoutumance, elles ne deviennent dangereuses pour la santé que prises en excès, mais c’est le cas pour tout médicament et par extension ceci vaut absolument pour tout type de produit qu’il soit médical ou simplement alimentaire.

La dangerosité de ce que l’on nomme « La drogue », est un problème à la fois moral et culturel qui dépasse largement le cadre de la réflexion sur les traitement de substitution mais qui impacte souvent la vision que les usagers se font de leur traitement.

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