Médicaments de substitution

Généralités

Dernière mise à jour : 02-07-2013

Suboxone® contient deux principes actifs : la buprénorphine et la naloxone. La buprénorphine est un opiacé de synthèse. Cette molécule est reconnue au niveau international comme un outil essentiel pour le traitement des dépendances aux opiacés. Ces médicaments permettent de ne pas souffrir du manque, de réduire le besoin de consommer d’autres opiacés, et de vous stabiliser en échappant à la quête quotidienne de produit. La naloxone est destinée à empêcher le mauvais usage du produit par injection intraveineuse.

La buprénorphine appartient à la famille des opiacés qui compte également la morphine, l’héroïne, la codéine… On l’utilise depuis plusieurs décennies comme analgésique. Son action clinique sur le cerveau, les récepteurs et les synapses est complexe. On peut sans trop la caricaturer la résumer ainsi : la buprénorphine se lie très facilement aux récepteurs aux opiacés mais les active peu, empêchant le syndrome de sevrage sans guère entrainer d’euphorie (effet « agoniste partiel »). La buprénorphine se fixe si facilement aux récepteurs aux opiacés qu’elle est capable d’en déloger les autres opiacés comme l’héroïne et la méthadone par exemple (effet « antagoniste »), ce qui entraine alors un état de manque. La buprénorphine se dissocie très lentement des récepteurs.

La naloxone est un antagoniste des récepteurs aux opiacés. Cela signifie que cette molécule peut bloquer l’effet des opiacés lorsqu’elle est injectée, entraînant un syndrome de sevrage. En revanche, lorsqu’on l’administre Suboxone® sous la langue de la façon prévue, la naloxone passe très peu dans le sang et ne bloque pas l’effet de la buprénorphine. Son intérêt est donc de décourager l’injection du médicament.

Les traitements de substitution aux opiacés (TSO) s’inscrivent dans le cadre de la politique de réduction des risques liés à l’usage de drogues, une approche permettant notamment de diversifier l’offre de soins destinée aux usagers dépendants des opiacés.

C’est aussi un pari sur la capacité des usagers à devenir acteurs autonomes du traitement de leur dépendance, ce qui implique également une forte responsabilisation et le respect des règles de prescription, de délivrance, et de prise.

RAPPEL

LA VENTE DE SUBOXONE AU MARCHÉ NOIR MET EN DANGER L’ENSEMBLE DU DISPOSITIF

Principe actif du Subutex® et de ses génériques, la buprénorphine est un opiacé de synthèse. Cette molécule est reconnue au niveau international comme un outil essentiel pour le traitement des dépendances aux opiacés. En France, il s’agit (quantitativement) du médicament le plus prescrit comme substitution dans la dépendance aux opiacés. Ces médicaments permettent de ne pas souffrir du manque, de réduire le besoin de consommer d’autres opiacés, et de vous stabiliser en échappant à la quête quotidienne de produit.

Le terme « BHD » est l’abréviation de « buprénorphine haut dosage ». Comme son nom l’indique, il s’agit de buprénorphine fortement dosée.

Les formes actuellement disponibles sont le Subutex® (mis sur le marché du médicament le 14 février 1996), puis les génériques : la Buprénorphine Arrow® (1er avril 2006), suivie par la Buprénorphine Mylan® (avril 2007), puis par la Buprénorphine Sandoz®, la Buprénorphine Biogaran® et la Buprénorphine Teva®.

Les traitements de substitution aux opiacés (TSO) s’inscrivent dans le cadre de la politique de réduction des risques liés à l’usage de drogues, une approche permettant notamment de diversifier l’offre de soins destinée aux usagers dépendants des opiacés.

C’est aussi un pari sur la capacité des usagers à devenir acteurs autonomes du traitement de leur dépendance, ce qui implique également une forte responsabilisation et le respect des règles de prescription, de délivrance, et de prise.

RAPPEL

LA VENTE DE BHD AU MARCHÉ NOIR MET EN DANGER L’ENSEMBLE DU DISPOSITIF

Inscrite au tableau des stupéfiants la méthadone (« métha ») bénéficie d’une AMM pour le « traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés» depuis le 30 mars 1995. La méthadone est un agoniste pur, c’est à dire qu’il reproduit intégralement les effets des opiacés, malgré son origine purement synthétique. A ce titre la méthadone est une substance dont il faut mesurer soigneusement la posologie car une surdose est toujours possible et comme pour tout les opiacés elle peut s’avérer mortelle. C’est sans doute cette propriété qui a incité le législateur à orienter les système de soins vers la BHD. La méthadone est une drogue dure qui ne devient un traitement que par son inscription dans un protocole.

En France, la méthadone est produite par le laboratoire Bouchara-Recordati, mais c’est l’Assistance Publique / Hôpitaux de Paris ( APHP) qui dispose du monopole de l’autorité réglementaire relative à la distribution, à la forme galénique, ainsi que sur les quantités produites.

RAPPEL

LA VENTE DE MÉTHADONE AU MARCHÉ NOIR MET EN DANGER L’ENSEMBLE DU DISPOSITIF

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