Médicaments de substitution

Co-consommations et mélanges

Dernière mise à jour : 15-07-2013

Suboxone® et autres opiacés

Le Suboxone® n’est pas compatible avec les autres opiacés.

Règle chimique : En tant que produit agoniste et antagoniste, la buprénorphine a pour particularité de masquer les effets des autres opiacés (morphine, codéine, héroïne. etc..) et de rendre incompatible toute co-consommation de Suboxone® avec d’autres molécules de cette famille.

L’incompatibilité Suboxone® / opiacés fonctionne dans les deux sens même si les conséquences ne sont pas du tout les mêmes selon que l’on soit sous Suboxone® et que l’on consomme d’autres opiacés ou que l’on soit dépendant aux opiacés et que l’on prenne Suboxone®. Si dans la première hypothèse cela peut s’avérer désagréable voire assez pénible. Dans la seconde on oscille entre l’extrêmement douloureux et le vraiment dramatique.

Si vous êtes sous traitement par Suboxone®, vous ne sentirez pas ou très peu les effets des autres opiacés. En revanche si vous êtes dépendant aux opiacés, Suboxone® aura pour effet d’en empêcher ou d’en annuler les effets. Conséquence : le blocage / l’annulation des effets des produits provoquera une crise de manque. Ne sentant pas les effets des produits, votre corps réagira comme s’il était brutalement sevré. La crise de manque sera d’autant plus sévère et dramatique qu’il vous faudra plusieurs jours avant de parvenir à vous rétablir.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée aux Co-consommations.

Vous devez attendre au minimum 3 jours après votre dernière consommation d’opiacé (et l’apparition des premiers signes de manque) pour prendre de Suboxone®.

Suboxone® et Méthadone

La méthadone ayant une durée de vie bien supérieure à celle de l’héroïne, les conséquence d’une co-consommation méthadone/ Suboxone® sont désastreuses.

Si vous êtes dépendant de la méthadone toute prise accidentelle ou non de Suboxone® se traduit par un épisode de manque extrêmement violent, proche des sensations éprouvées au troisième jour d’une cure de sevrage. Pour pouvoir basculer de la méthadone vers Suboxone®, il est fortement conseillé de le faire sous surveillance médicale avec un délai d’abstinence de méthadone de 72 à 96 heures !

Suboxone® et alcool et / ou benzodiazépines

Le mélange alcool/médicaments/Suboxone® est à l’origine de la plupart des problèmes graves rencontrés par les usagers : overdoses, violence, poursuites judiciaires, prison. C’est tout le traitement qui est alors en péril. De nombreux échecs lui sont imputables. Prendre Suboxone® avec des benzodiazépines et/ou de l’alcool présente un risque de surdosage (overdose), de dépression respiratoire ou de perte de contrôle.

Pour éviter d’en arriver là, il est préférable de parler à votre médecin prescripteur des circonstances qui vous conduisent à co-consommer des benzodiazépines et Suboxone®. Informez-le si vous êtes confronté à des troubles du sommeil, si vous êtes sujet à des angoisses ou à un sentiment dépressif. N’augmentez pas votre dose de Suboxone® dans l’espoir de traiter ces problèmes et ne vous automédiquez pas, mais faites le point avec votre médecin. Il peut être utile d’avoir recours à un traitement complémentaire (anxiolytique ou antidépresseur) ou un à soutien spécifique (psychothérapie). Une adaptation des doses ou un changement de médicament de substitution (méthadone…) peuvent alors être envisagés.

De même, si vous avez du mal à décrocher de l’usage de plusieurs produits, ici aussi vous pouvez ici aussi envisager de demander un soutien spécifique (auprès de votre médecin, d’un centre de soins spécialisés, d’un psychologue/psychiatre ou d’une association).

à retenir

SUBOXONE® N’EST PAS COMPATIBLE AVEC L’ALCOOL OU LES BENZODIAZÉPINES*

SUBOXONE® N’EST NI UN ANXIOLYTIQUE, NI UN ANTIDÉPRESSEUR.

Si vous prenez de la méthadone ne co-consommez jamais de Suboxone®.

* Les benzodiazépines sont des médicaments généralement utilisés pour traiter l’angoisse ou l’insomnie. Elles font partie de la famille des tranquillisants, des anxiolytiques ou des somnifères, et peuvent exceptionnellement vous être prescrites dans le cadre de votre traitement.

BHD et autres opiacés

La BHD n’est pas compatible avec les autres opiacés.

Règle chimique : En tant que produit agoniste et antagoniste, la buprénorphine a pour particularité de masquer les effets des autres opiacés (morphine, codéine, héroïne. etc..) et de rendre incompatible toute co-consommation de BHD avec d’autres molécules de cette famille.

L’incompatibilité BHD / opiacés fonctionne dans les deux sens même si les conséquences ne sont pas du tout les mêmes selon que l’on soit sous BHD et que l’on consomme d’autres opiacés ou que l’on soit dépendant aux opiacés et que l’on prenne BHD. Si dans la première hypothèse cela peut s’avérer désagréable voire assez pénible. Dans la seconde on oscille entre l’extrêmement douloureux et le vraiment dramatique.

Si vous êtes sous traitement BHD, vous ne sentirez donc pas ou très peu les effets des autres dérivés de l’opium. En revanche, si vous êtes dépendant des opiacés (de l’héroïne par exemple), la BHD va brutalement chasser  la drogue de vos récepteurs cérébraux ce qui empêchera ou annulera tout effet opiacé. Conséquence : le blocage/annulation des opiacés n’est pas encore remplacé par la BHD et  provoque une crise de manque. Ne sentant plus les effets des produits, votre corps réagit comme s’il était brutalement sevré. La crise de manque sera d’autant plus sévère et dramatique qu’il vous faudra plusieurs jours avant de parvenir à vous rétablir.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée aux Co-consommations.

Pour parer à ce danger , vous devez attendre au minimum  24 heures jours après votre dernière consommation d’opiacé (et surtout l’apparition des premiers signes de manque) pour prendre de la BHD, puis augmenter progressivement la posologie. Petit à petit la buprénorphine va s’installer sur vos récepteurs cérébraux et vous procurer une sensation de bien-être.

BHD et Méthadone

La méthadone ayant une durée de vie bien supérieure à celle de l’héroïne, les conséquence d’une co-consommation méthadone/ BHD sont désastreuses.

Si vous êtes dépendant de la méthadone toute prise accidentelle ou non de BHD se traduit par un épisode de manque extrêmement violent, proche des sensations éprouvées au troisième jour d’une cure de sevrage. Pour pouvoir basculer de la méthadone vers BHD, il est fortement conseillé de le faire sous surveillance médicale avec un délai d’abstinence de méthadone de 72 à 96 heures !

BHD et alcool et / ou benzodiazépines

Le mélange alcool/médicaments/Suboxone® est à l’origine de la plupart des problèmes graves rencontrés par les usagers : overdoses, violence, poursuites judiciaires, prison. C’est tout le traitement qui est alors en péril. De nombreux échecs lui sont imputables. Prendre BHD avec des benzodiazépines et/ou de l’alcool présente un risque de surdosage (overdose), de dépression respiratoire ou de perte de contrôle.

Pour éviter d’en arriver là, il est préférable de parler à votre médecin prescripteur des circonstances qui vous conduisent à co-consommer des benzodiazépines et BHD. Informez-le si vous êtes confronté à des troubles du sommeil, si vous êtes sujet à des angoisses ou à un sentiment dépressif. N’augmentez pas votre dose de Suboxone® dans l’espoir de traiter ces problèmes et ne vous automédiquez pas, mais faites le point avec votre médecin. Il peut être utile d’avoir recours à un traitement complémentaire (anxiolytique ou antidépresseur) ou un à soutien spécifique (psychothérapie). Une adaptation des doses ou un changement de médicament de substitution (méthadone…) peuvent alors être envisagés.

De même, si vous avez du mal à décrocher de l’usage de plusieurs produits, ici aussi vous pouvez ici aussi envisager de demander un soutien spécifique (auprès de votre médecin, d’un centre de soins spécialisés, d’un psychologue/psychiatre ou d’une association).

à retenir

La BHD N’EST PAS COMPATIBLE AVEC L’ALCOOL OU LES BENZODIAZÉPINES*

La BHD N’EST NI UN ANXIOLYTIQUE, NI UN ANTIDÉPRESSEUR.

Si vous prenez de la méthadone ne co-consommez jamais de La BHD.

* Les benzodiazépines sont des médicaments généralement utilisés pour traiter l’angoisse ou l’insomnie. Elles font partie de la famille des tranquillisants, des anxiolytiques ou des somnifères, et peuvent exceptionnellement vous être prescrites dans le cadre de votre traitement.

Quelques substances et médicaments entrent en interaction avec la méthadone et peuvent en accélérer ou en réduire les effets.

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Vous pouvez posez des questions et échangez dans la section consacrée aux Co-consommations.

Cocaïne

La prise de cocaïne peut conduire à augmenter les doses de méthadone nécessaire à votre fonctionnement par ailleurs le retour (ou la découverte) de la cocaïne est la piège classique tendu aux nouveaux patients en traitement méthadone. C’est la voie royale pour retrouver tous les stress liés au bizness, aux rapport de forces de la rue et au manque. Ajoutons que la cocaïne est beaucoup plus addictive que la méthadone sur le plan psychologique, vous risquez donc un retour express à la case départ, voire un passage en prison comme dans un célèbre jeu de société.

BHD

Attention, la buprénorphine (Subutex® et génériques) est, juste après l’overdose, l’un des ennemis principaux de l’usager en traitement méthadone. En effet, les propriétés antagonistes de la BHD) risquent de vous plonger dans une crise de manque redoutable qui reste dans la mémoire des imprudents comme l’un de leur souvenir les plus douloureux (Lire BHD : Co-consommations et mélanges).

Opiacés

A ce sujet lire Méthadone : surdosages et overdoses.

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