Stimulants : 4MMC, 2FA, éthylphénidate ...

Les cathinones

Dernière mise à jour : 30-10-2018

Les Cathinones

Par cathinone on désigne à la fois une molécule (la cathinone) et une famille de molécules (les cathinones). La cathinone est le principe actif du khat (catha edulis), une plante d’Afrique de l’est traditionnellement mâchée pour ses effets stimulants et légèrement empathogènes (qui facilite la capacité à se mettre à la place des autres). En modifiant légèrement la cathinone, des chimistes ont produit une quinzaine de substances aux effets relativement proches qui ont été mises sur le marché par des shops en ligne à partir de 2007 et ont connu un certain succès en France au cours de l’année 2009 (où elles ont remplacé la MDMA qui connaissait une pénurie mondiale). Elles ont ensuite été interdites en France (aujourd’hui toutes les cathinones sont classées stupéfiant en France) et se sont raréfiées. Elles demeurent toutefois parmi les plus consommés des NPS, notamment en raison de leur forte utilisation dans le milieu du chemsex. Dans le cerveau les cathinones jouent surtout sur la dopamine mais elles sont toutes aussi plus ou moins sérotoninergique (attention au syndrome sérotoninergique ! cf overdoses tome 2 stimulants). Ce sont des stimulants aux effets empathogènes marqués (un peu comme la MDMA) qui induisent des consommations compulsives et des descentes particulièrement difficiles ! Attention aussi au pyrolidines (cf ci-dessous), des espèces de super-cathinones qui sont souvent confondues avec ces dernières…

Si tu as décidé de consommer entoure-toi de personnes de confiance dans un contexte rassurant. Évite de consommer seul.

Parmi les cathinones on distingue essentiellement deux familles :

  • Les cathinones « classiques », dont les plus connues sont la méphédrone (4 MMC), la 3 MMC (parfois appelée métaphédrone) et la 4 MEC et les moins courantes sont l’ethcathinone, la pentedrone, l’ethylone, la butylone, la mexedrone, l’heptedrone, la methylone (bk MDMA) etc…
  • Les pyrovalérones ou pyrolidines, dont les plus connues sont la MDPV, l’alpha PVP, l’alpha PHP et la MDPHP. Bien qu’elles soient chimiquement classées parmi les cathinones, ces molécules en sont largement différentes. Au niveau des dosages d’abord, elles sont 10 à 100 fois plus puissantes, au niveau des effets ensuite elles sont réputées plus puissantes, plus compulsivogènes (cf dépendances) et induire des descentes plus difficiles voir même des pétages de plombs particulièrement intenses (aux Etats unis, elles sont l’objet d’une intense panique morale construite depuis une dizaine d’années autour des super pouvoirs et des envie cannibales qu’elles seraient supposées produire). Au-delà des mythes qui les entourent, ces molécules sont réellement plus difficiles à consommer que les cathinones « classiques » avec lesquelles elles sont pourtant souvent confondues, notamment dans les milieux chemsex. Avec ces produits, les bases d’une consommation à moindre risques doivent être suivis plus encore qu’avec d’autres produits. Il faudra ainsi faire extrêmement attention aux dosages, limiter l’accès à une trop grande quantité (en achetant de petites quantités ou bien en s’en ré-envoyant une partie par la poste) afin d’éviter de consommer compulsivement, espaces les sessions de consommation etc.
NPS, RC, Legal highs