Actualités d'Asud

Keep Smiling, association d'autosupport en mileu festif, recrute un(e) coordinateur(trice). Pour plus d'information...

Vous pouvez voir des maintenant, le programme des EGUS4, qui se dérouleront le 15 octobre 2008 à la bourse du travail de Bobigny, dans le cadre des 2eme rencontres nationales de la réduction des risques.

Asud Journal 35
Vous en réviez ? Asud l'a fait !! Les légendaires Asud Journal N°1 Asud Journal N°2 de 1992 et Asud Journal N°3de 1993 sont désormais disponibes sur ce site au format pdf. On y trouve toute la ferveur et l'urgence des débuts, et une grosse partie de l'histoire de la RDR en France !! A lire d'urgence !

NEWS :Un wiki a été mis en place sur le site d'Asud pour élaborer collectivement un manuel du shoot à risque réduit. Si l'aventure vous tente, rendez-vous ici !

Asud Journal 36
Le journal d'Asud n°36 est sorti avec l'arrivée de la fameuse gélule de métha, des conseils de nutrition quand on a le VHC, un portrait de Vincent Ravalec et la publication d'un de nos blogueurs "Les folles soirées bobol"...
Rendez-vous dans la rubrique "Asud Journal" vous


Asud Journal 35
Le journal d'Asud n°35 est sorti : avec l'envers du décors des distributeurs de seringues, l'histoire de l'héroïne et un dossier sur l'iconographie des drogues
En attendant de vous abonner, vous pouvez consulter quelques extraits dans la rubrique "Asud Journal"


Le chat du 10 décembre 2007, avec Bertrand Lebeau, est en ligne

Asud Journal 34
Les actes des Egus3 sont disponibles aux formats pdf avec les compte-rendus des tables rondes sur le cannabis et la réduction des risques, les pharmaciens et les usagers, les drogues au féminin, les conseils de la vie social.

Tous les mois, Asud tiens une chronique sur Radio Paris Pluriel, dans l'émission "Survire au sida.net".

Asud Journal 34
Le journal d'Asud n°34 est dans votre boite aux lettres : avec les résultats de notre enquête sur les consultations cannabis, des articles sur l'iboga et sur le sterifilt...



Le Manuel des droits des usagers de la substitution, sur toute la réglementation se rapportant à la substitution, est sorti. Il est destiné à améliorer la triangulation médecins-
pharmaciens-patients, dont le "maillon faible" est le patient. Vous pouvez le consulter dans la rubrique "Nos publications" et le commander au 01 43 15 08 00.

Subutex
L'ancienne brochure "Subutex" prend le nom de "Subutex, Buprénorphine Arrow...La buprénorphine haut dosage". Vous pouvez la consulter dés maintenant dans la rubrique "Nos publications" et la commander au 01 43 15 08 00.

Enquête Asud/SOS Hépatites "Hépatites virales chez les usagers de drogues". Vous pouvez désormais télécharger les résultats de cette enquête destinée à étudier la perception de l’hépatite virale et de ses traitements chez les personnes infectées par le virus de l’hépatite B ou C et consommant ou ayant consommé des drogues autres que le cannabis.
Enquete version longue
Premiers commentaires sur l'enquête, par Gerald Sanchez (paru dans Asud Journal N°32)

Les dix derniers numéros d'Asud Journal sont disponibles en version pdf dans la rubrique Asud Journal

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Passer du Sub à la métha

Le 19 juin 2008

1996. Le Subutex® est mis sur le marché. Un traitement de substitution au cadre de prescription libéral qui sera l’une des raisons de son succès chez les usagers. Mais si ce choix convient globalement à la majorité il s’est, pour certains et pour diverses raisons, révélé inapproprié. Ne reste alors qu’une seule option légale : la méthadone et son cadre de prescription beaucoup plus contraignant.


Les injecteurs de Subutex®…
Le passage du Sub à la métha renvoie immédiatement à l'injection de subutex. La majorité des témoignages du forum d'Asud sur ce sujet vont d'ailleurs dans ce sens. Comme Thefrog, 30 ans, 4 ans d'héro suivis de 7 ans de Sub en IV, qui vient de se faire amputer de la moitié de son pouce et de son index pour avoir shooté le Sub sans précaution. Lors de son hospitalisation, le toxicologue lui a proposé de passer à la métha, ce qu'elle a accepté. Ou comme Khalie, qui a « remplacé la came par des taquets de Sub » pendant 4 ans avant de demander à son médecin de CSST de passer à la métha, « saoulée de se niquer les veines ».
Mais si la méthadone peut effectivement aider à passer le cap de l'injection, ce n'est pas la panacée. Dans certains cas, la situation peut même empirer à long terme. C'est le cas de S. qui, après 6 ans d'injection de Subutex® et un passage à la métha, s'est mis à s'injecter du Skenan® acheté à Barbès en plus de son traitement métha. Après la lune de miel avec la méthadone, certains usagers se tournent ainsi vers d'autres substances comme la morphine (Skenan®) ou la coke en injection, obtenus au marché noir. Un violent retour en arrière, non seulement parce que la substitution ne joue plus le rôle de couper du marché noir, mais aussi parce qu'il devient extrêmement difficile d'en parler à son médecin qui, à part augmenter les doses de métha, n'a de toute façon plus de solution légale pour aider son patient...

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Pierre Chappard
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Aides Grand-Ouest : un week-end en famille

Le 21 mai 2008

Imaginez un Caarud organisant un week-end à la campagne pour qu'usagers et intervenants partagent des moments conviviaux en discutant usage de drogues. Impossible ? C'est pourtant ce qu’a fait la délégation Aides Grand-Ouest en novembre dernier. Intrigué par cette initiative bien loin de l'image habituelle des structures de réduction des risques ou du soin, où la sacro-sainte distance entre usagers et intervenants est souvent posée comme un dogme, Asud a accepté l’invitation.
Après une bonne demi-heure de voiture, nous arrivons par un froid « breton » dans un gîte en rase campagne. Une quinzaine de personnes nous accueillent chaleureusement, avant d’embrayer sur une rapide présentation du week-end où chacun exprime ses attentes : envie de se poser, de rire, de ne plus être seul, reviennent le plus souvent. À la fin, un animateur nous présente tout le matériel de réduction des risques mis à disposition durant le week-end : préso, « Roule ta paille », kit d'injection, récupérateur... Une excellente surprise que la théorie soit ainsi mise en pratique ! Moment d'échanges autour d'un verre, puis l'assemblée se disperse en petits groupes qui continuent la soirée dans les chambres. ...
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Pierre Chappard
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Paroles d'UD : surdose de coke

Le 24 avril 2008

Souvent, quand on parle d'OD, on parle implicitement d'OD d'héroïne. Mais on oublie un peu vite que la coke provoque aussi des overdoses et des surdoses, beaucoup plus violentes (arrêt cardiaque) et souvent irrémédiables. Il ne s'agit pas de décrire les moyens de réduire les risques par rapport aux OD, un article étant déjà en ligne à ce sujet sur le site d'Asud. Les usagers nous racontent ici leur surdose vu de l'intérieur.... Et c'est parfois terrorisant.... Témoignages.


Encore là ce soir pour vous parler.
Mais hier j'étais pas loin de crever.
Shoot de coke apres avoir tapé 2 g de forte rotter x came au long de la journée + 1 rivotril pour les nerfs.
La cc, végé de bonne qualitas, j'avais un prit meuge offert par un pote hollandais.
1/3 dans la cuillere de ma steri, je melange melange .... j'obtiens un bon liquide transparent tendance jaunatre... j'envoie au début tout a l'air cool...
4 secondes bonne montée bien dure
6 secondes montée comme plusieurs pipes de crack, ca siffle comme jamais, apres merde quelque chose ne va pas panique à bord, la montée n'est pas normale, un vrai coup de gourdin, j'ai déconné que pasa ? trop de coke ? le melange ? la fatigue ? j'aurais ptet du me préparer en tapant quelques traits pendant la soirée... je peux pas tenir car poussée cardiaque au delà du réel... je commence à sentir un malaise physique bizarre et super fort, je ne sais pas quoi faire... je me sens partir dans le sol et comme si les murs me tombaient dessus... c'est comme un tremblement de terre, tout vibre !
Il est 02:00 du matin. J'étais reparti chercher des affaires dans un appart et j'avais fait le trajet tout seul, on m'attendais apres ailleurs. Je voulais faire ca tranquille. je me shoote très rarement je sais faire mais normalement c'est quelqu'un qui me fait ça... donc première en solo et première avec personne à mes côtés en cas de merde....
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Pierre Chappard
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Y a t-il un intervenant pour sauver la réduction des risques ?

Le 22 avril 2008

Une question absurde à première vue, face à la multiplication et à la pérennisation des Caarud découlant de l'institutionnalisation de la réduction des risques. Plus personne – ou presque – ne regrette, en effet, le temps où la survie des programmes d'échange de seringues et des « boutiques » dépendait de financements multiples et précaires.
Au-delà de cette seule santé financière, c’est pourtant la philosophie même du dispositif qui pose aujourd’hui problème. Car quand la parole et l'accompagnement sur les produits et les usages disparaissent au profit des actes sociaux (CMU, RMI...), et quand la distribution de seringues est le seul lien qui subsiste entre intervenants et usagers, c'est tout le dispositif qui se vide de son sens. Et c'est d'autant plus dramatique, qu'à l'heure où la lutte contre le VHC s'enlise et où le message sur la seringue unique ne suffit plus, il faudrait accompagner les usagers au plus près dans leurs pratiques d'injection. Demandez donc à un intervenant ce qu'il y a dans un Kit+ et comment l'utiliser précisément....

Il ne s'agit pas de jeter l'anathème sur les Caarud, et encore moins sur leurs intervenants. Le problème est avant tout systémique et précède, pour partie, l'institutionnalisation de la RdR en 2004. Dès la fin des années 90, les conditions d'entrée « bas seuil » des boutiques ont, en effet, favorisé l'afflux d'une population d'usagers de drogues très précarisés. Demandeurs de services sociaux et d'aide à la survie, ces derniers avaient tout à perdre à parler de leurs consommations. Et les intervenants, trop occupés à palier les insuffisances du système de droit commun, ont été débordés par les demandes et l’engrenage de l’urgence et de la précarité. La parole et l'accompagnement sur les consommations se sont alors insidieusement délités tandis que, se bornant à évaluer le nombre de seringues distribuées et les files actives, les autorités incitaient à faire du chiffre....
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Pierre Chappard
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La codéine en vente libre, une particularité française

Le 20 mars 2008

Dans les années 80, les usagers de drogues utilisaient massivement la codéine pour pallier le manque entre 2 prises d'héro, principalement sous la forme des célèbres petits cachetons verts de Néo-Codion®. En 2008, plus de dix ans après l'avènement de la substitution officielle, certains continuent à en consommer de manière non négligeable. Néo-codion®, Codoliprane®, Tussipax®..., petite enquête chez les UD sur ce qu?'apporte aujourd'hui cette particularité française qu'est la vente libre de codéine.


Lila a 40 ans. Dans les années 80, elle utilisait les Néo entre 2 plans came, en les faisant «si besoin, monter avec une Pelforth brune». Quand elle a «voulu arrêter la came en 1991», elle s'est naturellement tournée vers les Néo-Codion®, «d'abord à 20 par jour, puis en diminuant progressivement jusqu'à 5 par jour en 2 prises depuis plus de dix ans». Lila fait partie de ces nombreux consommateurs de Néo-Codion® actuels. Plutôt la quarantaine, plutôt insérés, ils ont arrêté la came avec les Néo avant la mise en place des traitements de substitution. Et ne voient ni l'intérêt « d'en chier pour arrêter complètement », ni celui de passer aux traitements de substitution officiels, une «régression dans l'addiction», car ils ajoutent une dépendance au médecin prescripteur à celle du produit. Pouvoir acheter de la codéine en vente libre, c'est s'affranchir de cette dépendance institutionnelle. De plus, souvent loin de la consommation de produits illicites, ces consommateurs ne se reconnaissent pas dans l'image de «drogué» véhiculée par les TSO. La codéine leur permet de « banaliser » leur dépendance, de la rendre plus lisse, et de mettre de la distance par rapport à cette image.

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Pierre Chappard
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