L'hépatite C, une maladie méconnue

Symptômes

Dernière mise à jour : 09-05-2016

On appelle « hépatite aigüe » la période de six mois suivant l’infection par le VHC. Une phase asymptomatique (sans symptômes) dans 60 à 70 % des cas. Pour les autres, il s’agira généralement de symptômes non spécifiques comme une perte d’appétit, de la fatigue, des douleurs abdominales ou un état pseudo-grippal, qui durent moins de trois mois.

20 % à 30 % des personnes infectées élimineront spontanément le virus (ce qui n’empêche pas une nouvelle contamination), les autres évoluant vers une hépatite C chronique, autrement dit, persistant plus de six mois. Forme rarissime, l’hépatite « fulminante » concerne essentiellement des personnes déjà infectées par le virus de l’hépatite B (VHB) ou surinfectées par une hépatite D (VHD).

Dans la plupart des cas, la maladie reste « silencieuse » pendant plusieurs années : le virus est latent et ne provoque pas ou peu de dégâts. La personne atteinte ne présente pas de symptôme mais peut transmettre le virus. Nombre de gens minimisent ainsi la maladie, voire tombent dans le déni, entravant du même coup une prise en charge rapide et efficace. Lorsqu’ils se manifestent, les signes de l’infection par le VHC sont souvent bénins aux premiers stades de la maladie :

  • fatigue ;
  • fièvre ;
  • nausées ;
  • vomissements ;
  • perte d’appétit ;
  • douleurs musculaires et articulaires ;
  • sensibilité au niveau du foie ;
  • ictère (jaunissement de la peau et du blanc des yeux) ;
  • selles grisâtres et urines foncées.

S’il n’est pas rare qu’aucun de ces symptômes ne se fasse ressentir, leur multiplication et leur intensité constituent par contre un indicateur de l’urgence de consulter un médecin.