Drugs dream

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vendredi, juin 27 2008

un jour, une heure, mille an

il rampait devant moi, pas au sens littéral non, mais son ame était mise à nue pour satisfaire toutes mes malsaines curiosités...je crois qu'il aurait meme offert son cul, si je l'avais voulu; il parlait parlait, pensant dire ce que j'avais envie d'entendre: qu'il aimait mon appart; que j'avais du gout; que j'étais pas mal intelligente aussi; ma bibliothèque l'impressionnait, mais bon il n'alla pas jusqu'à prendre un livre...son cinéma allait durer jusqu'à ce que mon mec ait enfin fini le partage des képas, et qu'il puisse enfin s'en coller un!!

je rampais devant elle, oh pas avec mon corps non, avec mon ame, que je voulais vendre meme au diable, si cela avait pu accélérer le mouvement; car enfin elle exagérait avec sa poudre! il lui fallait s'en faire au moins 3 ou 4 , avant que de songer à me servir! ben oui! comme j'étais pas un male, que ce jour là j'avais la mauvaise position (celle de l'acheteur) , que j'avais de la tune, mais qu'il n'y avait qu'elle qui EN avait, alors elle abusait de ce pouvoir extraordinaire : celui de faire attendre en toute impunité, en toute quiétude, celui ou celle qui attendait....il fallait alors se replier sur soi, abandonner sa personnalité et entrer dans la danse obscène du charme du dealer : écouter ses délires alors que vous etes à peine capable de respirer; lui sourire alors que vos dents claquent et votre langue se fige au palais; suer ,tremper sa chemise tout en parlant de machin qui est un vrai con( enfin jusqu'à ce qu'il soit lui aussi revenu de DAM), acquiécer quand elle vous dit que vous etes pas tjs bien cool en servant les gens des fois, alors qu'elle est une des pires arnaqueuses de la ville, qui laisse ses gosses errer dans l'appart, guettant les tox en train de se shooter plus loin...on dirait qu'elle veut vous faire payer pour tout ce que vous avez et qu'elle n'a pas....

toi aussi je t'ai vu pleurer comme un gosse des sales cotons à notre "ami" le rat....le pire qu'on est jamais connu! généreux pourtant parfois, de la bonne dope bien sur, des cotons si charger qu'il valait mieux faire ceux ci qu'un vrai fixe! mais la torture des heures entières à attendre devant lui !! il piquait du zen, il tapait tant et plus , sans jamais songer que vous puissiez etre en plein manque! lui son pouvoir, il l'exercait de façon si abusive qu'il l'a durement payer!! presque toute la ville l'a balancé, mais le pire n'est pas là: il a emmené avec lui dans la prison qq un qui lui était très proche...puis dieu ou le diable s'en est mélé et il a morflé dans sa chair...le pouvoir se retourne parfois contre soi de façon terrible!

qui n'a pas un jour, meme un peu, jouer avec ce pouvoir d'etre LE PUISSANT, le NABAB, le chef, le seul, l'unique! car posséder la came, c'est posséder les autres, tous les autres! tous baisseront la tête devant lui, tous le salueront, tous le protégeront des autres sales tox, ces voleurs en puissance! mais attention! la roue tourne! personne ne reste le Dealer unique , adoré tel un dieu maudit! chacun a son tour! et là, on voit le vrai faux visage de chacun; de celui qui te demandera la lune; celui qui va te donner ses miettes, "bon prince"; celui qui se fout de ta gueule devant sa cour, et toi aussi tu ris (pas en dedans mais qui s'en préoccupe?)

et qui n'a pas eu la sale surprise de se faire balancer par son..propre dealer??? le monde à l'envers! le monde odieux des marchandages avec les keufs, qui se frottent les mains!

et vous vous demander comment on sort de la came?? Et bien non à cause de la came en elle meme, non, mais bien à cause des p....de balances qui sont légions....

une heure,un jour

je ne supportais pas cet appart..qu'il était laid, vide, sans la vie d'un enfant pour l'animer, sans le rire des amis pour y survivre, au moins..d'ailleurs je le fuyais toujours..je n'y allais que pour dormir, shooter, mais vite, me trisser de là..j'aurai voulu..j'aurai voulu avec MANO SOLO...j'aurai aimé..un shoot, encore un autre , là de suite, pour remplir ce vide spatial qui me bouffait peu à peu..de la CC au mieux.;pour grimper dans des sphères où le physique et la physique n'existent pas, ou juste un bras pleins de veines pour juguler la déveine... BEUK!! je te gerbe, pappart de mort..;tu m'as vu m'y étioler , crever de solitude dans la poussière de l'oubli..tu m'as vu pleurer d'absences, des manques effroyables, pas meme comblés par les neuroleptiques si généreusement offert par MR le psychiatre et MME SS.....les murs m'ont accepter quand je m'y jetais la tete la première, le corps malheureux suivant la trajectoire de la douleur..mais vous saletes de fenetres..vous ne m'avez offert que des vues d'aveugles..des murs gris..des toles sales..;comme en taule!! Je te hais , appart de mes souffrances, de mes agonies mortelles..mais j'ai eu beau y hurler, personne ne m'a entendu..les murs de torchis datant de siècles morts absorbaient ceux ci..j'étais morte avec les fantomes passées.. et ce lit, là dans la chambre immense, glaciale, sale....je m'y suis trop tordue dans les draps pales; j'y ai suée des océans de glaces et des torrents brulants..l'effroi me brisais l'échine..je courbais la tete devant le défilés des enfers....

Je n'y habite plus..la mort le hantait..la mort l'habitait..;comment ai je pu y survivre? je ne sais...j'y ai laissé les boites de neuro, de merdes d'état..j'y ai laissé le faux amour qui m'a abandonnée, lachement, avec ses shoots quand je faisais des crises terribles d'épilepsie..je revois la table à l'envers, le plafond qui me regardait, et moi qui ne comprenait pas les nouvelles perspectives de cet appart..en fait j'etais tombée dans un trou d'oubli,et l'autre là , en face qui se shoot, se penche à peine pour voir si je me relève ou pas...

Salut les monstres d'hier....

mardi, juin 24 2008

UNE AUTRE VOIE

la descente peut etre vraiment raide! comme une équivalence mathématique: plus on est allé haut, plus on descend bas! voici l'alchimie a l'oeuvre dans les veines: lorsque l'héro passe de l'aiguille au sang, on commence à devenir un autre; quand l'héro monte dans la veine, on devient la veine; on se replie vers l'intérieur de son corps: c'est comme si on replie son corps a partir de ce point de shoote: on se réabsorbe en soi...on s'auto engendre à l'envers en quelque sorte;on devient sang/héro de façon exclusive: MOI est là , dedans, charrié vers le coeur, le cerveau, en voguant dans tous les vaissaux à la fois..on est là partout, on explose de mille milliard de jouissance de particules d'héro mélangées à notre sang Ce voyage particulaire est unique à chaque fois: là où est le shoot, l'ETRE se fond dans un millième de micron de peau: on se glisse par ce trou, on s'avade du trou du monde pour aller s'enfouir dans le trou le plus délicieux qui soit: je suis mon aihuille, je suis ma tirette, je suis ma pompe, d'ailleurs avez vous remarquez qu'après l'envoi, y a plus personne au bout de la seringue? vous avez beau parler..je est parti dans le trou....visiter son corps intérieur, plus belle réalisation que dieu ou maman ait pu faire : sang/héro:sang/CC...comment vous dire ce voyage dedans ??imaginer dévaler un torrent de milliard de gouttes d'eau si douce sur la peau que vous etes en devenir de nourrisson...qu'un nectar de miel vous enrobe et qu'une langue d'ours vous lèche délicatemnt toutes les parties du corps, meme celles si intimes qu'on n'ose les "parler"...imaginer une cascade de lumières chaudes s'écoulant devant vos yeux hébahis..imaginez une miriade d'étoiles dans une niot noires fondre doucement sous votre palais, pour descendre votre larynx, oesophage, se melée à vos sucs intimes, alors vous devenez bébé, miel, cascade, chaleur, couleurs, étoiles millénaires, aux connaissances interdites.. les mots fuient toujours devant la réelle béatitude; les mots ont peur des jouissances à UN! les mots se sauvent devant le plaisir sans autre!!

Car malheureusement pour eux, les mots je veux dire, l'héroine se dispense très bien d'eux! c'est une grande solitaire, comme nous! heureusement pour nous l'héro est une chimiste merveilleuse qui se rend invisible mais inoubliable! Elle sera toujours notre seule véritable amant(e), la seule, l'unique, l'intime! Car elle seule peut mener sur le chemin inconnu ce chemin méconnu interdit meme du bonheur absolu!

Mais il existe les mathématiques;la réalité quoi! et dans ce monde là, pas de magie! pas de douceur, pas de découverte, pas de soi.....

Alors arrive l'inéluctable revers de la Beauté : la mort, l'araignée, la dévoreuse, déguisée en MANQUE! l'extraordinaire voyage à partir de ce point de rupture entre dehors dedans se mue en traversée des enfers, avec son cortèges de douleurs, d'effrois, d'insondables terreurs,qui nous font croire que notre corps n'est qu'un outil, à abimer , à frapper plus fort, voir à torturer, afin que cessent ces horreurs ! la mort se rit alors de nous, en nous tordant l'intérieur avec ses fers d'inquisiteurs! la mort danse avec nos os brisés de douleurs elle s'octroie au passage nos meilleurs années nos meilleurs potes qu'elle libère exprès les laissant mourant pour longtemps

Ma route est fort encombrée de cadavres j'ai du marcher malgré et envers tout!

je lui ressemble un peu, à ce jour, courbée, brisée, désenchantée mais en même temps je lui ris au nez car il me reste ............un point..d'entrée..une veine... ah! je ferai la nique à la mort en me retournant en dedans de moi sang/hero sang/CC sang

dimanche, juin 15 2008

A MON AMI , VERITABLE FRERE JUMEAU

souviens toi, VINYL JUNKY..... une maison, des enfants jeunes et seuls, un couple recevant les junks de la région, un robeu "maitre des lieux", puisque détenteur de la précieuse came hollandaise, mais sale squatteur d'une famille en pleine déconfiture...et NOUS..les "visiteurs": souvent considérés comme précieux amis(es), parfois mal venus quand la came manquait, en tout cas, les "réguliers", ceux qui alimentaient les caisses par leur désir irrépressible de dope..jour et nuit.;nuit et jour... on s'occupait aussi des "momes" entre deux shoot, la maman étant trop enfermée dans sa chambre, pour rogner sur les képas préparés par le dealer/squatter.... la 1ere fois où je t'es rencontré, c'est là bas.....je n'ai pas aimé que la dope que je venais de vendre à la mère de famille te soit revendue avec si peu dans le képa que tu allais protester..et elle n'aurait pas hésité à m'en accuser, dans mon dos...alors je lui ai racheté pour que tu aies quelque chose de plus correct; tu ne ressemblais pas à un novice; ni à un mec quelconque; un passant; non ; un mec qui pense; qui est poli!! (si rare!) qui sait s'effacer ! tu m'avais surpris à l'époque par tous ces marques de respect que tu affichais de façon si naturelle!

depuis ce moment là, je n'ai jamais changé d'avis sur ton compte! un mec bien, intelligent, un vrai anar qui sait penser , parler, entrainer vers l'action.;tu l'as prouvé d'ailleurs! Asud te doit certainement beaucoup ! moi je te dois bien des discussions passionnantes, des échanges amicaux profonds, inoubliables ! je regrette simplement que tout s'est embrouillé suite à l'HP (ci dessous certain texte en parle!) ; la mort ne m'a pas prise, elle n'avait pas voulue de moi , moi qui la voulais tant ! car à l'époque, il ne pouvait pas y avoir d'après ..une vie brisée sur tous les plans : personnel , professionnel, social.;je n'existais plus, donc je ne voulais plus exister..car comment survivre après un tel effondrement de tous ses propres repères, sans meme la came pour s'accrocher à une branche qui ne soit pas trop pourrie???

aujourd'hui, je pense que je me dois à autrui; que tout ce vécu si difficile à vivre, accepter, dépasser, le soit au moins pour quelqu'un, pour d'autres qui ont besoin d'appui....

aujourd'hui je te sais , à te lire, au bout d'une route.... j'aimerais etre sur un petit bout de cette route...au nom de notre amitié

vendredi, mai 2 2008

VISITE A LA S.P.A.

Désirant faire connaitre à mon fils agé de 5 ans ce lieu d'accueil et de protection des animaux qu'est censé étre la SPA, je l'amenais donc en ce début d'après midi, où le temps était doux, le soleil jouant entre les nuages;me garant devant les grilles d'entrée de la SPA de ma ville, mon fils me semblait pas mal impressionné par les aboiements qui se répercutaient de murs en murs, ce qui en augmentait sans cesse la puissance, jusqu'à une brutale acmée, qui décroissait peu à peu, mais reprenait son cycle en échos et en accroissement dès qu'un nouveau bruit se faisait entendre, ré éveillant la vigilance de la centaine de chiens , non visibles encore, de là où l'on se tenait. on nous orienta d'abord au bureau de l'accueil;j'y expliquais ma venue, faire connaitre à mon fils ce qu'est la SPA, car nous avions eu un chat par ce biais, juste avant la naissance de mon fils...il savait que mon chat n'avait pas aimé ce passage obligé en ce lieu, là où l'on abandonne les animaux dont les gensne veulent plus...mais je lui avais dit qu'heureusement qu'il y avait cette maison appelée SPA, pour recueillir les pauvres orphelins...chats ou chiens exclusivement.quand nous sommes entrés dans la pièce nommée "la chaterie", nous fumes assailli par une sale odeur de pisse et de m... si forte qu'on eu envie de faire demi tour et partir..mon fils fut choqué de voir les caisses sales,mal entretenues...et les cages avec des barreaux..avec des chats enfermés dedans! pour lui, un chat se devait au moins de dormir sur une chaise,à défaut d'un lit....de nombreux félins vinrent miauler dans nos jambes, certains mal en point (poils sales et manquants, croutes à vifs sur le dos...) ;la plupart nous observaient de leurs yeux verts, fente brillante et maligne, qui nous suivait sans cesse....une observation minutieuse de nos attitudes les informèrent que nous étions inoffensifs..mais non adoptables...car non adoptants....cédant à notre écoeurement nasal, nous sortimes dans une cours où le sol était couvert de poils en boule, de chats endormis au soleil, de crottes dissiminées ça et là....saletés et misères morales vont tellement souvent de paires qu'elles me semblaient presque caricaturales...mon fils parlaient aux chats "tu veux venir hein?tu peux pas, mon chat y veut pas!" "hein maman, on peut pas les prendre tous?" la bonté grandiose des enfants m'a toujours fait aimée ceux ci de façon irévocable! et comme j'ai raison de vous aimer enfants, toi le mien mais aussi vous tous, partout dans ce monde! noirs, blancs, jaunes, rouges, marrons, peu importe! les chats de meme remarquez! mais pas pour les mêmes motifs.....mais il y a des points communs : leur amour vrai pour qui les aime; leur façon de vous consoler quand vous en avez besoin; leur regard mystérieux, qui nous les font soupçonner de savoirs ancestraux! .. choqué encore mon cher fils par le grillage recouvrant la cours par le dessus! "ils sont en prison les chats, mais c'est les gens qui sont méchants!" " tel fut son constat et son incompréhension de ce monde où les innocents sont enfermés derriere des barreaux, des grillages, dans des conditions d'hygienes honteuses; ce qui intèrieurement m'amena à songer aux prisons....pour humains!

nous resortimes rapidement pour enfin respirer de l'air plus..respirable, puis nous allames "visiter" l'espace réservé aux chiens. J'en suis encore , des heures plus tard, choquée...imaginez alors mon fils! mais non, il a pu digérer ces images, car nous en avons parler, afin d'évacuer le stress lié à celles ci! mais si j'avais su par avance, jamais je ne serais venue là avec mon enfant si jeune! trop jeune pour affronter la prison, l'image de la prison! car de suite c'est celle là qui s'impose à vous ,avec en plus du coté des chiens, la peur que produisent leurs cris déchirants, rageurs, mauvais, frustrés, menaçants....j'ai écourté la "visite" mais on a eu le temps de voir l'horreur: les étendues de "couloirs" de bétons , tout entourer de gros barreaux devant, de grilles solides au dessus, et au bout une petite casemate en béton ,servant d'abri au chien enfermé dans ces 3 mètres de béton!! de quoi rendrent fous les plus sauvages des chiens !! lorque j'ai croisé le regard vicieux d'un staff,sa promesse de dévoration s'il le pouvait, j'ai vu la mort cruelle qu'il désirait m'infliger, pour la traitrise que nous les humains avons fait à ces animaux: car après les avoir aimé bébés, élevés, adulés, promenés, choyés, on les a abandonné ils ne savaient meme pas pourquoi, dans un lieu où la vie ne venait meme plus! pas un brin d'herbe pour leurs pattes, pas un rayon de soleil qui ne soit brulure pour leur regard affolés, pas un bout de terre pour y enterrer un os....du béton; la solitude; les cris des autres, hurlant la mort à venir! car la mort est une sacré visiteuse! une des seules d'ailleurs! une piqure, un matin; mais au moins fini le béton la prison les souvenirs fugaces d'un enfant me promenant au bout d'une laisse non oublies! c'est fini! ils vous ont condamnés A mort! afin de vous échanger contre plus jeune!

.J'ai vite fui cet enfer inattendu! cela faisait plus de 8 ans que je n'étais pas venue..tout y a tant changé! le manque d'argent s'y fait cruellement sentir! le manque de bénévoles aussi ce qui fait que la saleté gagne du terrain; que plus personne ne promène certains chiens; alors ils deviennent encore plus dingues, et il ne reste plus que...la solution..finale...celle que les hommes connaissent si bien!

mardi, avril 15 2008

un nouveau travail

si vous me lisez depuis un moment, vous devez vous souvenir que je travaillais en intérim, dans des lieues effroyables, genre usines...là où on vous traite comme des chiens, où vous faites ce que les embauchés n'ont pas envie de faire..marre de leur betise invétérée, marre de devoir obéir à des ignares, marre et re marre...j'en ai perdu la santé avec leur sales boulots de M... Alors j'ai décidé d'affronter l'adversité : puisque je suis diplomée avec mention TB de la fac de psychologie , que j'excerçais mon métier avec amour et compétence, je me dis qu'il n'y a pas de raison que je cède devant la bètise de certains psy , et par conséquent j'ai décidé d'entreprendre mon métier sous une forme nouvelle : psy à domicile ! c'est moi qui vais aller chez les gens et y conduire mes thérapies, comme en cabinet classique! sauf que là je n'aurai pas les frais inhérent à la location d'un lieu, les assurances etc..j'ai eu des contacts avec un psy qui a aussi procédé ainsi et qui m'a aidée à bien pensé mon projet voilà si vous connaissez des gens en détresse, prèt à s'investir dans un travail sur soi, avec une psy spécialisée en addiction , mais aussi apte à aider les grands malades, leur famille; les enfants aussi, et bien faites leur savoir qu'à REIMS, il y a quelqu'un pour eux.

samedi, avril 12 2008

VIVRE EN MAISON D'ARRET A 20 ANS, DANS LES ANNEES 80 ( 2eme partie)

Au bout de 2 mois d'incarcération, je pus enfin communiquer par courrier interne avec mon conjoint; je dois bien reconnaitre que ces lettres là représentaient plus qu'une bouffée d'air pur dans le cloaque où je marinais depuis tout ce temps! une lettre là bas c'est une fenètre ouverte sur la vie; c'est un long chemin herbeux au bord d'une rivière en été; c'est le regard de l'autre, l'Aimé, qui vous jure son amour éternel; une lettre, là bas, ça tord les barreaux des cellules et vous emmene avec les graines voletant dans le vent du printemps; ça vous permet de voler si loin que les matons ressemblent à des cailloux tout noirs et collants, fixés à jamais à la terre; la prison c'est bien leur prison, jamais la votre; La premiere lettre, ce miracle de lumière et de chaleur, je la possède encore: elle est ma carte du tresor; elle m'a aidé à affronter les mauvaises vibrations style "mme le juge va vous convoquer de nouveau" alors qu'elle sait bien la vache que jamais je ne balancerai mes potes! alors au lieu de m'imaginer lui découper sa couenne de vache pour en faire une descente de lit, je rêvais aux caresses de mon amant perdu dans un trou à rat! le peu de visites que j'eues furent celles de mon avocat...mon père vint une seule fois pour me dire, avec son sourire de sadique " tu vois MOI je suis libre!!" réglant ainsi des comptes avec moi, comptes qui ne sont pas clos du tout, malgré qu'il soit mort..ma mère aussi vint une fois, pour pleurer...sur elle, essentiellement;elle ne revint plus... pas de visites, pas de courriers extérieurs, pas de..pas de..; alors à force de manque de came, manque de tout, manque de relations humaines, manques de considération de la part de tous , car les tox sont mal vues (à se demander si violer ses enfants n'était pas mieux sur leur échelle des valeurs!) : voleurs, menteurs, simulateurs, tuant pere et mere pour un sou...dans leur fantasmes de merde..car eux on fait tout ça en vrai! Je craquai..... Et pendant des mois, je n'ai plus dit un mot à quiconque, plus participer à rien; plus de sorties réglementaires; refus de la porte ouverte; refus d'échanges verbaux avec les codétenues..je prenais un livre (on peut dire qu'ils m'ont sauvée mon ame ces livres!) et partais en "voyage" avec eux.... Ici je dois raconterle plus objectivement possible une "expérience" étrange qui m'est arrivée, courant du mois d'aout 82, une nuit de pleine lune.j'étais assise sur le lit en train de lire quand soudain je fis un bond qu'après coup je jugeais extra ordinaire vu sa configuration impossible! imaginez vous appuyer sur le bois de votre lit, et vous retrouver d'un bond à l'autre bout du lit, tourné dans l'autre sens! comment est ce possible? mais il n'y a pas que cela qui est fou dans cette histoire! ce qui me fis bondir fut la sensation hyper réelle que quelqu'un passait derriere moi, une femme de plus! quand je voulus le dire à ma co-détenue (guilaine) elle aussi fit exactement la meme chose : elle se retrouva assise au bout de son lit, alors qu'elle était allongée au départ... on s'est regardé, effarée car elle aussi avait ressenti la présence et savait aussi qu'il s'agissait d'une femme.. on a flippé, paniqué car enfermé dans ce lieu avec une...fantome(?) on s'est senti en danger...on a sonné l'alarme, sachant qu'on allait avoir du mal à expliquer ce qui se passait... les matons sont venus ,sans ouvrir la porte, et nous dirent "qu'est ce qui se passe ici".."il y a quelqu'un avec nous dans la cellule"..ils sont partis en nous traitant de pov tox.... et la nuit fut un enfer de peur, d'autant plus que ma co detenue s'effondra soudain, avec impossibilité de la réveiller! alors seule face à l'étrangeté, il a bien fallu assurer...d'abord ce fut un vacarme assourdissant au dessus de la cellule (or il n'y a rien au dessus, pas de grenier, juste le toit) comme si on déménageait des meubles, et j'entendais en plus les pas appuyé de celui qui tirait, trainait "les meubles"..;cela dura assez longtemps; puis les photos collées sur mon mur se mirent à bouger, glisser, changer de place, et meme de thème;et là je compris un bout d'une histoire que la "femme" voulait que j'entende : elle avait été tuée ici m^me dans cette cellule, durant la guerre 40 45 , et fut pendue après avoir été torturée. Le petit matin s'annonçait; tout s'est arreté; plus un bruit; mes photos se sont retrouvées comme avant; mais soudain une image s'est imposée avec force à mon esprit : un serpent assez long s'enroulait autour d'un coup d'homme, et devenait une corde....je m'endormis comme une masse; me réveillais d'un coup , pris un cahier, un stylo, écrivis un poeme..et me rendormis aussitot... Le lendemain matin , réveil général..et là je repensais à ce poeme écris si vite, comme guidé par une autre main : ça racontais le suicide d'un détenu; dans notre prison. J'appris dans la journée que mon meilleur ami avait tenté de se suicidé tot ce matin là, avec un drap....il était hospitalisé....mais en vie!!!! JAMAIS je n'ai pu comprendre le véritable sens de cette drole d'espérience nocturne! ma co detenue en a été bouleversée assez longtemps, car elle était très rationnelle! depuis elle l'est bcp moins! J'ai gardé cette histoire en moi jusqu'à maintenant, car je crois que j'avais peur de "réveiller" l'entité si je révélais son existence ! j'espère que non! De ce moment jusqu'à ma sortie en novembre, je suis restée très silencieuse, peu présente à ce monde carcéral, peut etre pour m'en protéger. J'ai eu l'occasion de shooter de l'héro très bonne avec un stylo qu'on se passait de cellule en cellule ( bonjour le vih vhc et autres virus) , il fallait faire gaffe à l'aiguille car il n'y en avait qu'une seule pour tous! pour le shit, c'etait simple; mon copain passait par le meme couloir que moi pour le parloir (à l'époque on se voyait encore derriere une vitre!) donc il planquait un bout sur un barreau d'une fenetre du couloir, m'indiquait ensuite lequel, et en revenant, je n'avais plus qu'à le récupérer...en faisant littéralement le singe! oui! je me pendais au grille en sautant assez haut, puis glissais en bas, pour choper le bout "discrètement"...car en me jetant comme une pauvre cinglée sur les barreaux en criant "ouh, ouh, ouh!" ,les matonnes ne pouvaient pas imaginer une seconde que mes actes étaient en fait un dérivatif de leur attention! tant pis pour l'image que je pouvais donner de moi et des tox! on n'était pu a ça près de toutes les façon! fumer en prison permettant de supprimer le TEMPS, ce temps carcéral qui vous tue l'ame, l'espoir, l'avenir...gràce au H , j'ai pu , avec mes livres aussi, sortir presque indemne de cette sale expérience qu'est la prison, qui n'a jamais servie qu'à vous avilir un peu plus!

vendredi, mars 28 2008

DECCROCHER SANS LA SUBSTITUTION : LES ANNEES 90

je me suis retrouvée dans une situation inextricable : pendant 20 ans je shootais de l'héro , elle était ma vie, mon centre , ma béquille, mon amour, ma haine, ma compagne, mon amie, ma traitresse....elle occupais mon temps: de jour comme de nuit, elle m'appelais et j'accourais ;elle m'a faite et défaite; elle m'a flouée et renflouée; elle a été pendant si longtemps le centre unique de mes interets, de mes pensées, de mes actes; la cause de tous mes bonheurs et désespoirs;avec elle, je connais la béatitude et la douleur; la grandeur et la décadence; les songes éthérées et les réalités triviales; la bonté dans le partage et la cruauté dans le mensonge.....le Haut et le Bas...le high et le down....le ciel et l'enfer..... Et survint ce que j'appelle la "déflagration": tout le positif, tous les enchantements, tous les bonheurs, tout disparait pour ne laisser place qu'au négatif: les manques, les heures vides ;les temps morts d'attente de la came à venir ; les temps de douleurs où couchée en position foetale tu pleures sur ce corps ravagée, sur la pointe que tu n'as pas sentie, sur le keps pourri qui a figé en te laissant aussi figée , frigorifiée,sur le pote qui t'a posé un ultime lapin, sur la mort que tu sens rodée autour de ton cadavre, ce corps qui s'est enroulé autour de ton etre et qui pue, qui sue, qui a mal, qui est crampe gigentesque, qui est flots alternés de sueurs glaçées et brulantes.....c'est cette "déflagration" qui va m'amenée peu à peu à chercher une issue à ce calvaire ; et un autre commence!

Car dans le début des années 90, la "R.D.R", "LA SUBSTITUTION" , érigée en politique, en loi, en réalités concrètes avec les produits tels le subutex , la méthadone, pour ne citer que les deux les plus prescrit, n'existait pas! Alors pour décro, il fallait s'armer..d'un sacré courage pour aborder le sevrage à la "sauvage" : on prenait ce qu'on trouvait sur le moment, quitte à tout mélanger tellement on souffrait: il n'était pas rare de boire 1 l de sky juste pour se réchauffer et 2 h après se sentir glaçer de nouveau!; on prenait du néo codion par 50 cachets d'un coup, puis recommencer ce gobage 10 h après; anxiolytiques, artanes, valium, tranxènes, étaient "le pain quotidien " pour remplacer le pain de came....le TEMGESIC devint à l'époque le 1er vrai produit de substitution , mais sa délivrance était trop aléatoire, soumise au bon vouloir du corps médical, qui à l'époque ne voulait pas en entendre parler! le peu de médecins qui acceptaient étaient alors submerger de demandes! et comme le nombre de cachets délivrés n'était jamais assez élevé, je magouillais allègrement les ordo afin de carburer au tem......les bras ravagés d'abcès, de marques rouges, bleues, vertes,les mains gonflées au point de ne pouvoir serrer la main à quelqu'un sans en souffrir, je décidai de rompre avec tout ceci et allais donc vaillamment à l'hopital psychiatrique, pour 3 semaines, sous X, afin de conserver mon anonymat et donc mon boulot............

C'est cette décision là que je regretterai toute ma vie: car "on" m'y a trahie, en faisant parvenir au bout de 2 mois un papier à mon employeur qui sut alors que j'étais à l'H.P...j'en perdis mon travail,et donc une de mes raisons de vivre les plus importantes....ce fut ensuite la déchéance totale pour moi: je mentis au psy pour obtenir plus de cachets: il me fit avaler les pires traitements pour le cerveau : un mélange peu savant d'anxiolytiques, d'anti dépresseur et ...d'anti psychotiques... là ce fut la vraie catastrophe : je perdis 5 années de ma vie à d'abord réaliser dans quel état j'étais, puis de réagir en jetant tout à la poubelle, puis à revenir à la vie! Durant les 2 premières années, je ne sortis pas de chez moi: je ne me lavais que rarement, ne m'habillais plus, ne me coiffais pas, ne lisais pas, ne pensais pas, ne vivais pas, ne parlais plus, ne voyant plus rien de ce qui m'entourais.....je consommais de la coke régulièrement ,ce qui me conduisit à faire de graves crises d'épilepsie, et surtout fort nombreuses......les gens de mon milieu? ils passaient pour la CC; c'est tout; quand au reste, ils devaient etre aveugles, je ne sais pas...je ne leur en veux pas d'ailleurs, car je n'attendais rien de personne,ni de moi meme..d'ailleurs où étais je partie, MOI ??

Lorsque j'ai pu "revenir à MOI", en jetant ce traitement psychiatrique à la poubelle, j'ai mis du temps pour émerger d'un brouillard de cauchemar; mais j'y suis parvenue, "chance" que n'ont pas eu tous les tox qui ont partagés ce genre de traitement!

Et le temps ayant passé, j'ai pu obtenir de la méthadone, et depuis je n'ai jamais eu besoin d'aide par les cachets psychiatriques, ceux ci étant réservés normalement à d'autres pathologies...mais à l'époque, il était habituel de "psychiatriser" tous les tox qui voulaient se sevrer! J'espère que de nos jours, ce vieux "réflexe" de nous "psychiatriser" ne marche plus!! mais je doute......

vendredi, mars 21 2008

VIVRE EN MAISON D'ARRET A 20 ANS, DANS LES ANNEES 80 ( 1ere partie)

1981

on se savait sous surveillance depuis des mois; on s'en amusait parfois, lorsque les "cow boys" nous suivaient en voiture avec si peu de discrétion alors nous on les semait avec rapidité..on ne les revoyait que plus tard, garé devant chez nous..nous attendant..discrètement.. mais bon ils ont eu des tuyaux, des photos, ils ont capté des conversations..bref, des éléments à charge pour nous faire plonger... je me souviens de la garde à vue comme d'un moment très dure à gérer: car au bout de quelques heures, le manque monte, le moral descend, pendant que les keufs "passent" devant la cellules, vous regardent, afin dévaluer votre état de mal etre....ils ont le temps..4 jours et nuits...c'est long quand on est enfermé, qu'on pue la sueur, qu'on pue les gaz qui commencent à vous tordre les tripes; qu'on souffre des yeux, la lumière cruelle des néons vous arrachant les globes oculaires; qu"on se sent décomposé et du corps physique et de l'esprit...tout se brouille dans la tête: "pourquoi je suis là? qui a parlé? qui balancera demain, quoi? " et surtout le "je sais que je vais aller en prison" intime conviction née de votre expérience du sautage entrepris par les flics, leur air triomphant, leur certitude affichée de nous voir craquer.... c'était la 1ere fois que je vivais une garde à vue, et que j'allais connaitre son prolongement logique, du moins à cette époque là : 2 ans de prison ! ce n'est qu'au bout de 24 heures que le médecin est venu: je lui ai involontairement gerbé dessus, ce qu'il n'a pas apprécié...il a prescrit des shoot de tranxène ,toutes les 4 heures....c'est très douloureux les intra musculaires! ce fut la seule "substitution proposée" car à cette époque préhistorique, la R.D.R , la substitution, toutes ces notions n'étaient pas même imaginée par le pouvoir médicale ni les politiques par voie de conséquence... j'ai vomi sur le photographe de l'identité judiciaire, dans le bureau du commissaire..ils ont ramassé mon vomi, ce qui a été mon seul plaisir dans cette histoire navrante; je souffrais et de manque sévère (tapant 2 à 3 gr par jour de vrai thai!) et d'une hépatite B... je devais étre transférée à LA SANTE, seule prison hopital , mais elle était déjà à l'époque en sureffectif;j'ai donc naturellement été incarcérée en maison d'arrêt ,celle ci possédant une section femme;. je me souviens parfaitement de ma première impression en arrivant là dedans : celle d'etre enterrée vivante dans une cave humide, suintant la misère des corps mal soignés et des ames en détresse, le désespoir noircissant l'espace,écrasant la lumière fade qui se glissait du soupirail ( il s'agissait de petite fenetres en réalité, mais moi je les ai d'abord vu comme je vous le décrit); Aprs une douche vraiment bien venue, je me suis retrouvée dans une cellule, la porte restant ouverte jusqu'à 17h...(ce régime de porte ouverte quelques dans l'après midi pris fin quelques mois plus tard, suite à un changement de direction); et là je vis ce que je qualifie encore aujourd'hui, si longtemps après, de cauchemar éveillée: une procession de toutes les femmes enfermées dans ce quartier de la prison : elles avaient toutes plus de 40 ans , l'une avait meme 70 ans, une sdf qui avait tué un pote pour un litron de vin qu'il avait caché... les autres m'ont toutes les une après les autres présentées leur motif d'incarcération : toutes étaient des meurtrières!!!!! : 1 meutre d'enfant, deux assassinats de conjoints (l'une avec un marteau ) l'autre un couteau; une violeuse d'enfants (les siens) complice et partie prenante des exactions commises par son mari....elle racontait avec délectation "la soupe" quils infligeaient aux organes sexuels de leurs enfants (avec des carottes, et autres légumes...)cette femme servait de balance auprès des matones; elle faisait le ménage partout dans la prison, c'est elle qui souffrait le moins de la détention, puisqu'elle était tjs dans les couloirs... J'ai cru que j'allais hurlé!! je me demandais vraiment quel rapport pouvait il y avoir entre moi, mon "délit" de came et les horreurs qu'on me présentaient, comme un C.V héroique!! le pire c'est que mon délit leur paraissait monstrueux, méritant bien la prison!!! Le cauchemar de leur présence pris fin lorsqu'enfin les portes furent fermées; je m'assis sur le lit, et restais sans bouger ,sans penser, sans plus rien d'humain ou de connu das mon environnement: j'étais en état de choc, en plus d'etre en manque très violemment..mais dans ce cas précis, je crois que c'est mon mental qui a le plus morflé: l'image que j'avais de moi, déjà pas fameuse auparavant, devint carrément similaire à un miroir brisé: en me plongeant dans le monde des reclus, des assassins sans foi ni loi, sans remord ni pitié pour leur victime, on m'avait comme "classée" parmi la lie de l'humanité! ainsi à 20 ans je me retrouvais avec mes compagne , les vrais gens avec qui je devais etre, puisque j'étais aussi mauvaise et criminelle qu'elles........ Je crois avoir passé une des nuits les plus flippante de mon existence: bien sur, malgré la fameuse fiole mauve du soir, que j'allais avalé pendant des mois des mois et des mois, sans jamais savoir ce qui la composais, je me pus dormir....je restai allongée, souffrant du froid intense (celui de "l'intérieur de mon corps) ,des crampes et des vomissements de bile.....je restai un mois sans sortir de cet état physique, sans dormir du tout....je ne voulais pas sortir de ma cellule, ni voir les autres, ni aller en "promenade"...et demandais qu'on n'ouvre pas ma cellule, ce qui me fus accordée, gràce à la psychiatre de la prison ,qui compris ma détresse;

vendredi, février 8 2008

COMMENTAIRES INDESIRABLES

suite à la masse de com. soit de pub, soit de cul, j'efface tous les com, après avoir lu ceux qui proviennent des gens que j'aime, vous amis asudiens; ne soyez donc pas "choqués" si vous ne voyez plus ce que vs m'avez écrit, mais que cela ne vs empêche pas de continuer à me visiter; merci en tout cas pour vos soutiens si sincères; cela réchauffe le coeur; bises à vous

HOSPITALISATION ET SUBSTITUTION: un nouvel espace thérapeutique

les temps ont bien changé, et heureusement! grace à la substitution, l'entrée à l'hopital ne représente plus automatiquement "les affres du manque ", les angoisses liées à celui ci, immanquablement lié à tout acte médical un peu prolongé dans le temps; il est une époque encore pas si lointaine où il nous fallait inventer des stratégies afin de faire entrer des produits stupéfiants ou des pis aller comme le "néo codion" par ex,pour n'en citer qu'un...on nous laissait littéralement "crever" de douleurs, sous prétexte que ce n'était pas dans l'air du temps que de prendre en charge la toxicomanie en ces lieues..de plus on nous soupçonnait de façon quasi automatique de vouloir malorer nos douleurs afin d'obtenir..des stupéfiants bien sur, tout anti douleur representant aux yeux du monde médical un possible moyen de se "droguer", à moindre frais....ne se voulant pas complice de notre fameuse duplicité de "pervers pathologique" , on ne nous soulageait qu'à minima, tout juste en relation avec la souffrance supposée de ce pourquoi on était hospitalisé. De ce fait, les relations avec le monde médicale ne pouvaient qu'étre conflictuelles pour les deux partis : celui des soignants, assuré de son bon droit, méjugeant avec conscience leurs clients si "difficiles et revendicateurs" , ne les acceptant que par stricte obligation , et ne les gardant qu'un temps minimum, quitte à profiter du moindre incident pour "hater la sortie avec décharge signée à l'appui"; et le parti des tox, qui eux se mouraient d'angoisse avant pendant et souvent même après l'hospitalisation, vécue sur le mode de la rétention, avec pour corollaire des relations détestables de part et d'autre; Tout cela pour un malentendu fondateur de cet état de chose: la non prise en compte de la toxicomanie dans les soins proposés lors d'une hospitalisation , puisque celle ci était illégale, donc susceptible d'etre signalée à la police; ainsi au tout début des années 80, je me suis vue etre opérée sans avoir parler de mon état d'héroinomane, causant ainsi un réveil prématuré..en salle d'opération! je me souviens aussi des terribles épreuves qui m'attendaient ensuite après la 2eme journée: douleurs abdominales, suées ,chaud et froid, diarrhées presqu'irrépressibles, bref, un état physique qui ne pouvait que retarder la guérison de mon opération....si celle ci avait concerné des organes plus fragiles, je me demande si je pourrais vous raconter ces faits aujourd'hui... il se trouve que dernièrement j'ai etre opéré pour 2 problèmes, traités en même temps; le seul point un peu délicat que j'ai pu noter lors de l'entretien avec l'anesthésiste - qui est un de nos interlocuteur le plus important du fait de la complexité que lui pose nos problématiques, car il doit gérer avec compétence les interactions possible entre les produits- concerne la peur qu'on les institutions médicales des virus VIH et VHC; l'anesthésiste a d'ailleurs avoué qu'on craignait bien plus le VHC que l'autre , car celui ci est bien plus facilement transmissible; de ce fait on nous opère généralement en dernier " sinon il faudrait faire une désinfection trop poussée de la salle d'opération, on n'a pas le temps" je vous laisse méditer sur les implications possible d'une telle phrase sur la personne concernée.. sur le dossier , il écrivit en gros souligné plusieurs fois , la présence de ce virus "afin que tous en soit averti et agissent en conséquence" ce que je conçois, mais ce qui m'a quelque peu choqué est la façon quasi obssessionnelle de l'écrire à toute les pages..;même si par ailleurs ce professionnel était fort humain et pour une fois attentif à mon bien être;il me laissa l'entière responsabilité de la gestion de mon traitement méthadone, sans que le personnel soignant puisse y mettre leur "nez". J'obtins ainsi le privilège d'avoir une chambre seule, ce qui n'est pas négligeable ....le problème que je rencontrais fut celui du traitement de la douleur: car de morphine (anti douleur administré dans le cas qui m'amenait ici) point...il restait d'autres classes d'anti douleur malheureusement moins efficaces, moins durables dans le temps; je n'avais de toute façon pas le choix....je me demande si méthadone et morphinique sont si antagonistes ou antinomiques que cela dans le traitement de la douleur? un autre problème de taille se pose aussi : la constipation rebelle et itérative liée à l'usage prolongée de méthadone; or tout intervention abdominale necessite un bon fonctionnement du transit, sous peine de ...crever de faim temps que celui ci ne se remet pas à fonctionner à minima....voir même de risquer plus en cas de prolongation exagérée de cette constipation.De plus celle ci vient aggraver les douleurs internes ressenties ; ce fait est vraiment à prendre en compte , à tel point que je dus pratiquement ne pas prendre de métha quelques jours afin d'aider à la résolution de ce problème..annexe! voilà qui est pour le moins assez ironique, non? en tout cas c'est un point suffisamment important pour que celuici soit pris en compte avant l'hospitalisation..à mon avis. L'attitude du personnel fut on ne peut plus correct , même si ce dernier dût se munir de gants pour tout acte médical sur ma personne; ni morale, ni question déplaçées, ni jugement à l'emporte pièce ne m'ont été fait, contrairement à des temps plus anciens....

Pour conclure, je dirais que je ressens une évolution positive des prises en charge des toxicomanes ou ex tox sous substitution, grace à l'introduction des produits de substituton dans notre quotidien; à partir du moment où la gestion de ceux ci restent sous notre controle ou bien dans des cas plus litigieux (personne mal stabilisée, ou fantasque dans sa maitrise des produits,) qu'une négociation intelligente se met en place, l'espace thérapeutique partagé ne peut qu'étre salutaire et au malade venu pour une pathologie d'ordre physique et à l'équipe soignante dont le role est de traitée ce problème et nul autre; le respect de ce nouvel espace psychique thérapeutique ne peut qu'être bénéfique pour les deux patis en jeux; là est peut etre la nouveauté "inventée par la substitution", et à mettre au travail dans tous les hopitaux et cliniques de notre pays.

lundi, janvier 21 2008

MAL ETRE

je dois etre hospitalisée le 28 janv 2008, et je me sens mal face à cette opération, qui en fait en regroupe deux...une au niveau de la vessie, l'autre se nommant "prolapsus"...je suis redevable de mauvais soins lors de mon unique accouchement il y a 4 ans et demi , où le gynéco m'a littéralement "abimée" à l'intérieur, m'explosant tous les muscles maintenant et le système urinaire et les intestins , ce qui me conduit sur la table d'opération.... Ce que je crains? ne pas me réveiller bien sur, comme bcp d'opérés; souffrir ce qui est assuré puisque le DR me l'a annonçé d'avance..or là pour moi il y a problème..s'il s'agissait de quelqu'un de "classique" on lui donnerait des anti douleurs efficaces..;mais comme je suis ex tox et substituée, je SAIS qu'ils n'oseront pas s'aventurer sur un terrain "inconnu ou miné" à leurs yeux..et vont me laisser.. crever de douleurs................................ça c'est joué d'avance!! que puis je faire pour pallier à ceci avez vous des idées? des expériences à me faire partager? toute aide me sera bénéfique merci d'avance

vendredi, janvier 18 2008

LE DESESPOIR N'EST PAS TOUJOURS NOIR

mercredi matin ,me levant trop tot à 3 heures , me rendant à 5 h à l'usine de mort de volailles pour commencer à usiner à 6 h, pour leur laver des caisses sales, puantes, graisseuses, voires dangereuses à cause de microbes redoutés par le monde entier, mes "chefs" ont osé m'ordonner de laver avecun pauvre tampon jex vert, un petit seau d'eau chaude (merci!!) , un bureau atrocement dégoutant, les murs suintant le sang, les vieilles plumes, afin de contenter le nouveau directeur.... oui j'ai honte de vous avouer ici que j' CEDE , que j'ai OBEI, que j'ai frotté leurs murs pourris de saletés, afin de toucher mes indemnités d'intérimaire.... je" savais que la semaine suivante j'allais passe sur le billard..voulant offrir le mieux à défaut du meilleur à ma famille, j'ai laissé faire ce qui m'apparais comme un crime contre la "conscience"..mais eux, les actionnaires, en ont ils une, de conscience???

depuis septembre j'ai subi la loi des nouveaux patrons adeptes des méthodes chinoises (travailler plus pour encore moins...) et j'en ai perdu ma patience, ma tolérance à l'égard des autres, mon propre amour propre...sans me révolter (moi la rebelle d'une ville entière! osant traverser tant de frontières, avec les prods les plus punis en cas de prises!!! moi la femmme LIBRE )

on nous a brisé..la came est devenue si banale qu'en se faisant prendre à l'aéroport, on ne pouvait plus que pleurer...

après un peu de tole- plus ou moiuns vrai- on a pu partir

adieu

bon courage à vous tous et toute

jeudi, décembre 27 2007

UNE DOULEUR INTRAITABLE

a qui puis je écrire ce qui est dans mon esprit là maintenant??j'ai dû traverser le désert pendant 20 ans, celui de la came; j'ai vaincu celle ci..mais ce soir, ou ce matin, cette nuit en tous les cas, je me sens encore plus seule et démunie qu'avant..c'est plus grave car j'ai un petit enfant à assumer, à amener tous les jours vers un bonheur qui est celui de vivre...mais son père s'enfonce peu à peu dans l'alcool fort,ce qui lui fait perdre et ses propres forces et son envie de vivre...il ressemble à un zombie; se répétant 100 fois; se riant de rien et s'énervant pour rien non plus; mon fils le regarde avec douleur: celle de celui qui voit un adulte qu'il aime en pleine dérive..douleur de perdre confiance dans une tour essentielle dans sa jeune vie...la perte symbolique du père, faisant perdre tout repère et confiance dans l'Autre....mon garçon est donc mis en danger -moral- ce qui me fait craindre un avenir sombre pour lui ..or je ne l'ai pas mis sur terre pour cela; j'ai vraiment cru en mon conjoint quand notre fils s'est annonçé...je me suis lourdement trompée..mais je ne veux pas que mon fils en paie les conséquences.

Pendant ces deux jours de noel, mon conjoint fut une ombre, tout juste debout pour les moments essentiels...or toutes les heures le sont en réalité! les enfants ne découpent le temps en tranche; il est UN pour eux...donc tout absence durable est ressentie comme éternelle! et les ravages psychologiques en sont graves!je vois bien les ombres passées sur son jeune visage! je vois ses efforts pour tenter de "voir" son père comme quelqu'un de "normal"....seulement je connais la teneur de ses cauchemars...je vois aussi ses crises de pleurs soudaines et comme immotivées!! je vois sa souffrance et me meurs peu à peu de tout ceci!!

j'ai de sérieux problèmes de santé et depuis peu le coeur aussi s'y met....ce n'est pas pour rien! il parait (enfin c'est même certain) que le corps lui réagit à tout évènement grave qui nous touche sévèrement, au fond de nous , ce qui est le cas..mes problèmes de coeur évoluent en problèmes de santé du coeur.....

j'aurais envie de vous appeler à l'aide, bien sur!! mais je vous sais chacun embourbé aussi dans des chemins difficiles et collants à vos pieds! je sais pertinamment qu'on est seul face à ces cataclysmes qui nous inondent et brisent nos peu de certitudes acquises;je sais bien devoir "sauver" mon fils et ma vie avant que tout ne se dégrade grave!

Mais je suis fort lasse...épuisée de travail ingrat dans un lieu qui me semble maudit, où la mort est donnée sans aucun état d'ame, sans respect pour les vies proposées, même s'il ne s'agit que de volailles...le sang qui gicle sur les bottes, les gants, le tablier que tu portes...les tripes qui roulent dans les canalisations, les foies, les coeurs, les cous, les têtes, qui se mélangent dans un assemblage ubuesque, tout cela me pèse et me tue peu à peu.... épuisée de voir en rentrant de ce boulot si difficile, mon fils faché de devoir rester si longtemps avec son papa si éteint, rouge sanguin, et inerte face à son verre....

Je suis trop lasse

La came m'a usée, lessivée, otée toute vélléité de combat trop rude

alors là maintenant je vous crie ma pauvre détresse, dans un vide sidéral

Merci pour ces minutes d'attention

mardi, décembre 4 2007

TEXTE OFFICIEL CONCERNANT L'AMM METHADONE POUR DEBUT 2008

JE VOUS AI MIS ICI LE TEXTE OFFICIEL CONCERNANT LA MISE SUR LE MARCHE DE LA METHADONE EN GELULE , PREVUE POUR DEBUT 2008

18 septembre 2007

Autorisation de mise sur le marché de la méthadone en gélule De l’identification d’un besoin exprimé par les patients et les professionnels de santé à la mise sur le marché de la méthadone en gélules, un processus d’évaluation long et approfondi a été mené. Au regard de l’apport de cette nouvelle forme de la méthadone, plusieurs dispositions ont été prises pour suivre et minimiser les risques associés à sa mise à disposition. De l’expression du besoin à la mise à disposition L’Afssaps vient d’autoriser la mise sur le marché d’une nouvelle forme pharmaceutique de méthadone en gélule, aux dosages de 1 mg, 5 mg, 10 mg, 20 mg et 40 mg, dans le cadre du traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés. Ces autorisations ont été accordées à l’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris, l’exploitant pour ces produits étant la société Bouchara-Recordati. Ces autorisations font suite à un processus d’évaluation approfondi qui s’est échelonné entre la fin 2005 et le printemps 2007. Ce processus a impliqué la commission d’AMM et ses groupes de travail pharmaceutique et clinique, la commission nationale des stupéfiants et psychotropes ainsi que les services de l’Afssaps en charge de l’évaluation des demandes d’AMM, de l’élaboration des plans de gestion des risques et de la surveillance post AMM. Le développement d’une forme orale solide de méthadone répond à la demande des professionnels de santé concernés et aux recommandations de la conférence de consensus sur les traitements de substitution (Lyon - 23 et 24 juin 2004). Pour les patients en traitement de substitution, elle permet de rendre la méthadone plus facile d’utilisation que la forme sirop pour un tel traitement au long cours. Cette forme pose notamment des problèmes de maniabilité en cas de transport, et de confidentialité. Par ailleurs, la présentation actuelle contient 2 à 3 grammes de saccharose par flacon, ce qui peut déséquilibrer la glycémie chez les patients présentant des troubles métaboliques, notamment les diabétiques. Elle contient aussi de l’alcool, ce qui peut poser des problèmes pour le sevrage alcoolique des personnes en état de polydépendance. En outre, le chlorhydrate de méthadone est amer à l’état pur, et le sirop ne masque pas toujours cette amertume. Les patients en traitement par la méthadone sont actuellement près de 20000, et le recours à la méthadone fait souvent suite pour eux à un échec du traitement par la buprénorphine. L’identification des risques Depuis la mise sur le marché de la forme sirop de méthadone en 1995, le risque d’intoxication aiguë liée à une absorption accidentelle ou un surdosage a été relativement maîtrisé. La mise sur le marché de la forme gélule de méthadone nécessitait de prendre en compte des risques déjà identifiés avec la forme sirop, notamment en raison de sa marge de sécurité étroite. Mais des risques particuliers sont associés à la présentation sous forme gélule. Du fait de sa plus grande maniabilité, la forme gélule de méthadone majore le risque de diffusion via des circuits parallèles, pouvant conduire à son utilisation par des sujets naïfs aux opiacés ou peu dépendants, pour lesquels le risque de décès peut être observé à une dose de l’ordre de 1 mg par kg. La méthadone sous forme gélule présente également un risque plus élevé d’utilisation détournée par voie intraveineuse. Un dispositif pour maîtriser la sécurité La nécessité d’apporter un maximum de garanties en termes de maîtrise du risque au moment de la mise sur le marché de la méthadone gélule a conduit à renforcer la conception du produit lui-même et à retenir un dispositif spécifique de prescription et de suivi. Ce dispositif sera réévalué au bout d’un an, et dans l’intervalle, à tout moment si l’examen des données le rend nécessaire. En premier lieu, le laboratoire exploitant a proposé la mise en place d’un blister sécurisé (dit « childproof ») de nature à minimiser le risque d’ingestion accidentelle par un enfant. A la demande de l’Afssaps, le titulaire de l’AMM (AP-HP) a par ailleurs développé une formulation galénique qui assure une gélification rapide du contenu de la gélule au contact de l’eau, limitant ainsi le risque d’injection intraveineuse de la méthadone contenue dans la gélule. En deuxième lieu, et conformément aux avis concordants de la commission d’AMM et de la commission nationale des stupéfiants et psychotropes, les AMM accordées limitent l’indication de la forme gélule de méthadone aux traitements de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés, dans le cadre d’une prise en charge médicale, sociale et psychologique, en relais de la forme sirop chez des patients traités avec la forme sirop depuis au moins un an, et stabilisés notamment au plan médical et des conduites addictives. La prescription initiale de la forme gélule, en relais de la forme sirop, et son renouvellement tous les 6 mois nécessiteront l’intervention de médecins exerçant dans les centres spécialisés aux soins aux toxicomanes (CSST) ou bien de médecins exerçant dans les services hospitaliers spécialisés dans les soins aux toxicomanes. Le médecin traitant effectuant le suivi régulier du patient pourra renouveler la prescription dans l’intervalle tous les 14 jours. Ce dispositif particulier a été conçu pour assurer, au moins dans une première phase de mise à disposition de la nouvelle forme de méthadone, une prescription aussi maîtrisée que possible, établie en liaison entre les médecins de structures spécialisées et les médecins traitants. En troisième lieu, l’exploitant a élaboré, à la demande de l’Afssaps, un plan de gestion des risques comportant deux volets : - des mesures de minimisation du risque validées par l’Afssaps : mesures précédemment mentionnées touchant la conception du produit, le plan de communication à destination des professionnels de santé et des patients concernés ; - un plan de surveillance s’appuyant du côté de l’exploitant sur un dispositif renforcé de pharmacovigilance qui associera des intervenants de structures spécialisées concernées et qui conduira à la production de bilans mensuels, quantitatifs et qualitatifs. L’Afssaps exercera de son côté une surveillance intensive, en particulier au cours de la première année de commercialisation, en s’appuyant sur les centres de pharmacovigilance, de pharmacodépendance et de toxicovigilance. Une enquête nationale officielle de pharmacovigilance et de pharmacodépendance sera coordonnée par les centres de Marseille.

jeudi, novembre 29 2007

LA VOLEUSE DE LIVRES de Markus ZUZAK

la MORT, celle qui fait son unique travail, qui est d'amener les ames mortes loin de la terre humaine, vient nous raconter une histoire, une qu'elle meme a du mal à "digerer" : celle de survivants de l'horreur nazi....ces survivants qui ont ainsi échapper à la fois à un terrible destin, mais aussi à la mort elle meme...de quoi rendre madame la mort mal à l'aise face à ces quelques personnes ,dont une petite fille LIESEL , qui sait ce qu'etre abandonner veut dire.

Ce livre est terrible, de par le thème, celui de la haine nazi qui trouva à s'exercer sur des millions de gens; et de par les conséquences individuelles et collectives de cette haine.

ce soir , j'ai écouté NICOLAS SARKOZY intervenir en direct à la tv et radio....il m'a fait peur: _ parlant des émeutes de ces derniers jours, il a dit ouvertement que les "voyous" responsables des tirs ne sont que des dealers, qui cherchent ainsi à protéger leur bisseness...ainsi sont incriminés les DROGUES , responsables uniques des troubles dans les banlieues. -il n'y a donc pas de malaise social: la racaille en taule; les bons jeunes des cités eux seront aider pour se former, étudier, "changer le destin".... -l 'état a été trop laxiste avec les drogués qui hantent les banlieues; l'état va y remedier par le TOUT REPRESSIF -La FRANCE n'a pas d'argent : travailler plus et vous aurez plus d'argent; il n'y a pas d'autre voie......

En 1930 la situation économique allemande était catastrophique; HITLER exacerba les haines raciales afin de récuperer de l'argent auprès des juifs; il entraina son peuple vers le désastre parce qu'il a aussi désigner des boucs émissaires

notre pays , mais aussi l'europe, est en train de reprendre les vieux réflexes racistes pour détourner l'attention des peuples de ce que nous prépare l'hyper capitalisme : la ruine des démocraties.

mardi, novembre 20 2007

ENFIN LE RETOUR AU BLOG!!!!

alors là je suis bien contente, car l'accès au blog refonctionne!! je commençais à désespérer ! tout est bien qui finit bien!

mercredi, novembre 7 2007

MAMADOU

Ils étaient partis à 15 sur un bateau de fortune, affrèté par le cousin victor qui travaillait depuis une éternité au port; tous les 15 avaient 17 ans, à peu près des hommes donc depuis longtemps...mais sans travail, sans argent, impossible de se marier, d'avoir des enfants, ces joyaux de la vie;alors après maintes suppliques, ils convainquirent victor de les aider à partir , là bas, là ou il fait froid, où l'argent coulait à flot, où la nourriture était même jetée dans de grandes poubelles, et ensuite brulée, ce qui était franchement incompréhensible! mais bon, ils savaient qu'ils devraient rester un peu boucoup de temps là bas, ce là bas appelé EUROPE, et surtout FRANCE!!; MAMADOU avait encore dans l'esprit cette fameuse phrase tant écrite, récitée , dans les livres d'histoire "nos ancètres les gaulois" et révait, sous le soleil éclatant et la chaleur des corps serrés les uns contre les autres, de l'accueil souriant des femmes gauloises , des jeunes gaulois, qui comme lui, aimait le foot, les filles, et danser.il se voyait en France, avec à son bras une belle jeune fille, si blonde qu'il se demanderait si elle n'était pas un pur esprit, comme ceux que lui chantait sa mère mamadi, le soir quand il était petit;il riait d'avance en imaginant la tete que fera ses frères , là, présent autour de lui , quand il leur présenterait Sarah ( oui, c'est un bien jolie nom, un peu musulman pour plaire aux anciens), blanche comme le mil, douce comme le sable doré de sa plage préférée....et surtout quand il leur dira "voici ma femme, Sarah mahadi ben sallah, fille de gaulois, nos ancètres communs"; Mamadou rit en lui m^me car bien sur jamais personne n'y a cru à cette histoire d'ancétre, mais en tout cas elle permet aujourd'hui de venir en france en ami attendu, reçu les bras ouverts, car il sait que c'est le pays des droits de l'Homme, où l'on est égaux et tous frères!!!il y fera des études de plomberie, car il aime amener l'eau par des tuyaux, lui qui a vécu en bordure du désert, et qui sait que l'eau est sacrée et fort rare!sauf en france!

quand on révasse ainsi le temps passe vite..mais en mer, il change aussi très vite! de gros nuages s'amoncèlent audessus de la petite embarcation, le vent se met à souffler et à faire monter les vagues; il fait froid quand on est mouillé sans cesse ...les éclairs fusent du ciel noirs....mamadou se voit enfant dans les bras si forts de mama; il court vers son père, faché de ses betises avec les vaches maigres; il sent son visage mouillé et se rappelle les larmes de sa mère qui l'exortait à ne pas monter sur ce bateau!! mais comment ne pas partir quand le sable vous mange vos troupeaux, vos terres, que l'eau manque, que le travail n'existe pas pour eux, nomades d'afrique!

il ne sait plus ..cela fait des jours qu'il navigue seul, avec les corps froids de ses frères, des six qui restent, les autres ayant disparu avec les flots en furie....oh, il en a vue des vedettes passées à grandes vitesse , pas si loin de lui, mais personne ne semble le voir "je dois etre mort moi aussi, sinon on me verrait!"

mamadou a eu la chance de débarquer en italie, là ou les lois anti africain ne sont pas encore aussi dure qu'en france; il a pu passer la frontiere et vis maintenant avec 10 autres "frères" dans un foyer sonacotra; il travaille en intérim dans le batiment; mais non il ne pose pas de tuyaux; lui il porte des seaux, balaie, va chercher des outils, bref, il sert les "blancs"...il envoie quasiment tout son argent là bas , au pays, pour que sa famille ne meurt pas de faim, comme tant d'autres!

Mais ce que Mamadou ne sait pas encore c'est que la France vient de changer de président, et que depuis c'est le pays des non droit pour les étrangers; ainsi mamadou, survivant unique d'un drame en mer, drame quotidien de l'exode obligée , par necessité de survie, ne pourra pas sauver sa famille: quand il ira à l'ANPE, un fonctionnaire devra lui prendre ses papiers , les photocopier discrétement, les lui rendre bien sur, et envoyer les dits papiers...à la préfecture................qui ainsi pourra envoyer un escadron anti émigrer dans son foyer, un matin à 6 heure, et lui enfonçer sa porte, l'enfourner dans le fourgon avec pleins d'autres noirs comme lui, les mettre en cellules puis..dans un avion......retour à l'envoyeur...........

alors peu etre bien que mon ami Mamadou, ce matin là , fera comme une autre personne il y a peu : il ouvrira la fenetre de son 15 eme étage, et........s'envolera!! VIVE LA MORT!! VIVE LA LIBERTE!!

UN SACRE NETTOYAGE

il m'a fallu virer 380 commentaires exclusivement titrés "sex; hard sex; etc..." je n'ai pas ouvert les com. afin de me protéger des virus qui étaient certainement insérés dedans, à tous les coups....celui qui m'a fait un truc pareil ne mérite m^me pas mes insultes, ni ma colère...rien , nada, je veux l'ignorer; et pour montrer que je survivrai malgré tout, ce blog restera actif, je continuerai à y mettre le meilleur de moi meme, pour mes amis (es) connus et inconnus.

samedi, octobre 27 2007

HOMMAGE AUX TOXS ATYPIQUES

A VOUS TOUS

j'allais ,ma shooteuse dans le bras mon képa dans la poche pour le prochain voyage ma cuillère bien tassée pour en mettre toujours plus j'allais, de part le monde.

je vis des gens tirer la langue à leur parent vivant à 20 dans une maison bleue avec les chèvres, les enfants et les joints pour bonne compagnie.

j'ai aimé ma pompe, ma blanche de THAI j'ai aimé des mecs à longs cheveux, qui tiraient sur le shilum en parlant des Indes et qui tendaient l'autre joue quand on les baffouait.

j'ai crié de peur quand on m'a enfermé en hp, en prison puis à l'usine j'ai hurlé de désespoir quand mme Métha devint la compagne obligée des anciens survivants

parce qu'ILS ont fermé les maisons bleues ILS ont coupé les cheveux en quatre tué les espoirs à coups de mauvaises cames infectées de tas de virus au nom barbare

alors depuis je vais, ame en peine les poches vides et les veines en deuil je vais là et nul part , sans aucun but possible car je suis mort avec eux, mes amis disparus.

il semble à beaucoup d'entre nous que la condition d'ex tox soit trop lourde à porter; comme si jamais nous n'avions pu nous projeter dans un quelconque avenir, persuadés que nous fumes, de mourir jeune, libre et défonçé !!! or le destin s'est bien ri de nous, en nous "conservant" ici bas, en vie, bien mal mais tant pis!comment alors s'inscrire dans ce nouveau "role" qui nous est imposé, celui d'ex tox??? qui d'ailleurs attend quelque chose de nous ? car qui aurait parié sur un devenir pour nous ? en dehors de la tombe au plus vite, personne ne voyait venir ce phénomène nouveau : celui de quarantenaires pleins de savoirs étrangers au commun des mortels, mais inaptes à se fondre dans une masse qu'ils ont de tout temps rejeté comme non valeur ? je ne sais si quelqu'un a une réponse à ce problème; mais je pense fermement que c'est à nous et à nous seuls, ex toxs constitués en groupement, , de nous inventer un A venir qui sorte du marasme et du désespoir dans lesquels nous sommes plongés individuellement; car il n'est pas pensable que nos savoirs, nos expériences soient perdus alors que des milliers de jeunes sont en souffrance et que personne ne semble disposer à leur tendre la main;ce role est fait pour nous, mais n'attendons pas d'argent de l'état pour agir! ceci est un CRI , lancez le avec moi, et agissons! car c'est en aidant autrui qu'on s'aide soi même!

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