SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Ça me fait du bien, les drogues comme solution à des problèmes

Pour cette troisième année du séminaire transdisciplinaire et transuniversitaire sur les drogues, nous avons choisi comme thème général les usages de psychotropes afin de trouver une solution à des
problèmes. En effet, la pensée dominante, officielle et institutionnalisée ne voit dans la
consommation de drogues que des problèmes (sanitaires, sociaux, policiers). Il y a plus : la loi nous
impose l’obligation de parler exclusivement en négatif des drogues, leur présentation sous un jour
favorable étant passible de poursuites pénales et financières.

Or, personne ne nie que les drogues, toutes les drogues, qu’elles soient vendues sur le marché noir,
en pharmacie ou à l’épicerie, peuvent provoquer des problèmes de toute sorte chez les
consommateurs. En même temps nous sommes dans l’obligation de constater que dans les sociétés
traditionnelles comme modernes des millions de personnes ont recours à des psychotropes comme
solution à des problèmes.

Fumer de la marijuana pour se détendre, sniffer de la cocaïne pour se revigorer, manger des champignons psilocybes pour éprouver des sensations inconnues et plaisantes : l’offre variée de plantes naturelles et de substances synthétiques rencontre la demande des différents usages thérapeutiques des psychotropes. Et si le cannabis dit thérapeutique peut être utile dans certaines maladies physiologiques, le cannabis dit récréatif peut être une solution pour des problèmes de stress, de sociabilité ou de manque d’imagination.

Mais la question des drogues continue d’être sous le signe de la schizophrénie culturelle et
législative. Si l’Etat, le corps médical et tout un chacun considère normal qu’on puisse consommer
des opiacés, des stimulants, des antidépresseurs et des anxiolytiques vendus en pharmacie, afin de
soulager des douleurs physiques ou mentales, l’interdiction et l’opprobre continuent de peser sur
des substances qui répondent aux mêmes besoins, mais qui restent illégales. La vague actuelle
d’overdoses aux opiacés sur prescription aux USA est symptomatique de cette contradiction
flagrante dans les politiques publiques en matière de drogues.

Lieu

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Horaires

17h à 20h

Date

12 octobre 2018

Organisateurs

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

« Ça me fait du bien » : les drogues comme solution à des problèmes
Alessandro Stella, historien, DR au CNRS : « Introduction : ‘ça me fait du bien’, usages thérapeutiques des psychotropes »

François-Rodolphe Ingold, psychiatre et anthropologue : « Le cannabis et les pharmacopées
contemporaines »

Marcos Garcia de Teresa, anthropologue, doctorant IRIS : « ‘No es delito, es deleite’. Usage profane
et consommation rituelle des champignons psilocybes dans la sierra mazateca au Mexique.

Les associations débattent à l’Assemblée Nationale concernant le projet de loi de contraventionalisation des usages de drogue

Nous étions ce 14 septembre à l’Assemblée Nationale aux côtés de Techno+, du CIRC, Norml France et Cannabis Sans Frontières pour donner notre point de vue sur la contraventionalisation de la consommation de stupefiants.
Que ce soit les associations de RDR, d’auto support ou d’usagers, nous nous accordons tous à dire que ce n’est pas la solution et que les personnes les plus touchées par cette loi seront encore et toujours les plus jeunes et les plus précaires.

Bien entendu, le projet de loi étant déjà fixé, le but de cette consultation était de débattre sur le contenu de celle-ci (montant de l’amende,…).

Un questionnaire a été soumis aux associations avec des questions plutôt farfelues qui ne reflètent pas du tout notre vision des choses.

Étant donné qu’il n’était pas possible de revenir sur les fondamentaux de cette loi, la NORML a demandé que le montant de l’amende soit la plus basse possible et qu’il y ait une exception qui soit faite pour les jeunes adultes (18-25 ans) qui sont en général dans une précarité économique ainsi que pour les malades se soulageant au cannabis.

Attendont le verdict….

 

Présents :

  • M. le président de séance
  • M. Fabrice Olivet, Auto-support des usagers de drogues (ASUD)
  • Mme Anne Coppel, ASUD
  • M. Jean-Marc Estève, Techno Plus
  • M.Florian Bureau, Techno Plus
  • M. Olivier Hurel, NORML France
  • M. Farid Ghehiouèche, Cannabis sans frontières
  • M. François-Georges Lavacquerie, Collectif d’information et de recherche sur le cannabis (CIRC)
  • M. Michel Sitbon, Cannabis sans frontières
  • M. Robin Reda, co-rapporteur
  • M. Alessandro Stella, ASUD
  • M. Éric Poulliat, co-rapporteur
  • M. Béchir Bouderbala, NORML France
  • M. Emmanuel Maillard, Cannabis sans frontières

 

La séance a été filmée, pour connaître les arguments de chacun, rendez-vous sur la chaine YouTube d’ASUD :

Nouvelle brochure disponible : overdoses tome 1

L’ « OD », de l’anglais overdose (surdose) est la conséquence d’une consommation excessive de drogues (ou d’un mélange de drogues). Cet excès devient dommageable lorsque des organes importants comme le cerveau, le foie, le cœur, les poumons ou les reins sont atteints sans pouvoir éliminer le surplus de substances psychoactives. Le consommateur passe d’un état euphorique recherché à une sensation de malaise non maitrisable puis à l’inconscience voire à la mort.

Chaque année en France, plusieurs centaines de personnes décèdent des conséquences directes de surconsommation de drogues. Dans d’autres pays, ce chiffre peut être plus important. Aux USA actuellement par exemple, en moyenne chaque jour une centaine de personnes meurent d’overdoses liées à des consommations d’opiacés.
La situation est donc moins dramatique ici mais, pour nous consommateurs de drogues qui avons tous un ami parti trop tôt, chaque mort est un mort de trop. Avec les drogues, le risque zéro n’existe pas. mais en connaissant mieux les produits et leurs effets, en utilisant des outils de RDR comme la naloxone et en s’entraidant, un certain nombre d’accidents pourraient être évités. C’est le but de cette brochure.

Commande des brochures (+ frais de port) :

  • 80 cts de 1 à 100 exemplaires
  • 60 cts de 100 à 200 exemplaires
  • 50 cts à partir de 200 exemplaires

SUPPORT ! DON’T PUNISH. 2017 : JOURNÉE MONDIALE DE SOUTIEN AUX CONSOMMATEURS DE DROGUES

 

Lundi 26 Juin 2017 Paris Spot Beaumarchais, 51 Boulevard Beaumarchais 75003 : Aides, Techno+ et Asud s’unissent pour démontrer qu’une autre politique des drogues est possible.

Lundi 26 juin à 14 h00, trois associations imaginent la légalisation des drogues le temps d’un après- midi pour démontrer que la modification de conscience n’est pas nécessairement un problème mais peut parfois être une solution.

Légalisons toutes les drogues de consommation courante, le cannabis bien sûr, mais aussi l’héroïne et la cocaïne dans un système de distribution médicalisée.

Pourquoi ? Pas seulement parce que l’interdiction a démontré son inefficacité à limiter les abus et aggrave considérablement les risques sanitaires… Non. Légalisons parce que « le problème de la drogue » c’est nous, c’est vous, ce sont nos proches, nos parents, et parfois même nos grand parents, des millions de consommateurs discrets, anonymes ou cachés qui génèrent la demande exponentielle de produits stupéfiants.

Depuis 50 ans, la guerre livrée à la drogue repose sur un mythe : supprimer l’offre et vous résoudrez la question du « fléau de la drogue ». Ce mythe a cautionné la guerre livrée impitoyablement aux consommateurs les plus pauvres tout en épargnant hypocritement les plus fortunés, car la grande majorité d’entre eux- notamment de cannabis- ne rencontre pas de problèmes sanitaires ou sociaux, elle s’applique simplement à suivre à la lettre le célèbre adage « pour vivre heureux vivons cachés »

Le 26 juin est la Journée internationale de l’ONU contre les dommages causés par la guerre contre la drogue. http://supportdontpunish.org/fr/
Pour dénoncer à la fois l’hypocrisie et l’injustice qui caractérisent ce système, Aides, Techno + et ASUD vous proposent d’utiliser cette date symbolique pour visiter le Drugs Store, un espace convivial où pendant quelques heures nous vivrons le rêve d’une société avec drogues. Un espace où la modification de conscience sera abordée comme une solution et pas nécessairement un problème.

Le Drugs Store

Le Drugstore est un lieu « idéal » qui informe sur différentes modalités de consommation de drogues, une plongée dans « l’après-légalisation » afin de prouver tous les avantages qu’il y aurait à ne pénaliser ni l’usage ni la vente de stupéfiants. Le 26 juin 2017, de 14h00 à 18h00, plusieurs activités de consommation seront mises en scène pour

démontrer l’extrême banalité de ces pratiques mais aussi leur intérêt du point de vue de la santé publique et du mieux vivre ensemble.

Comme nos camarades l’ont déjà exprimé à Marseille le 11 avril 2017 nous demandons :

  • l’abrogation de la loi du 31 décembre 1970, la mise en place d’une politique ambitieuse de santé publique, d’un plan de conversion de l’économie souterraine et d’un référentiel de qualité des produits.
  • la légalisation de l’ensemble des substances aujourd’hui considérées comme illicites et leur accessibilité selon des modalités différenciées en fonction des produits.
  • Un accès facilité à l’usage du cannabis thérapeutique
  • Une réelle politique de soutien pour les associations d’usagers et de réduction des risques.

 

 

Infos & contact

Asud, Autosupport et réduction des risques parmi les usagers et ex-usagers de drogues

ASUD, Auto Support et réduction des risques parmi les Usagers de Drogues, est une association de personnes concernées par l’usage de substances illicites. Fondée en 1993 pour lutter contre l’épidémie de sida, ASUD est aujourd’hui engagée dans la réforme de la politique des drogues et dans la lutte contre toutes les conséquences négatives de la criminalisation de l’usage. Selon les régions, cette pratique se décline en simple groupe de parole, en Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) , en interventions en milieux festifs, sans oublier la réalisation et la distribution du journal d’ASUD. ASUD est agrée par l’Etat pour représenter les personnes en traitement pour des questions relatives à l’usage de substances psychoactives (arrêté du 06 juillet 2012)

Site : www.asud.org Email : communication@asud.org Aides

Site : http://www.aides.org Techno+

Association de réduction des risques liés aux pratiques festive depuis 1995 dans les fêtes techno, festival, club en France et parfois dans des grands rassemblements en Europe. Association de militants, défendant la culture Techno et la mise en place d’une politique de réduction de risques liées à l’usage récréatif des drogues. C’est-à-dire une politique basée sur la responsabilisation des consommateurs et non sur l’interdit et la répression.

Site : https://technoplus.org Email : idf@technoplus.org Associations partenaires participantes :

Fondée par des patients en 2010 sous la forme d’un collectif, Principes Actifs est devenue une association légale en 2012.Parmi les adhérents, certains n’ont jamais fait usage de drogues, alors que d’autres ont eu des parcours difficiles avec celles-ci.

Créée en 1984, AIDES est l’une des plus importantes associations européennes de lutte contre le VIH et les hépatites.

AIDES est reconnue d’utilité publique depuis 1990. L’association vient de lancer son nouveau programme, 17

mesures pour mettre fin à l’épidémie VIH et hépatite. Pour aides la situation actuelle des usagers de drogues n’est

pas tenable. Plus d’infos sur la campagne Aides #Revendiquons2017

Nous revendiquons une facilitation de l’accès à tous les traitements existants, et préconisons l’autoproduction raisonnée en fonction des pathologies, en attendant un changement du cadre légal.
Notre présence se justifie par le fait qu’il existe des similarités dans nos parcours militants : la motivation des malades pour faire évoluer les choses, faciliter l’accès aux soins, les divers conseils objectifs et pragmatiques, toujours d’usagers à usagers, dans une démarche de réduction des risques appliquée à l’usage thérapeutique. Email : contact@principesactifs.fr Site : www.principesactifs.org

Le CIRC est une association loi 1901, fondée le 21 octobre 1991 qui a pour objet la collecte et la diffusion à but préventif de toute information relative au cannabis. Le CIRC réclame l’abrogation de l’article L.34 21-4 du Code de la santé publique. Le retrait du cannabis et de ses dérivés du tableau des stupéfiants. L’amnistie pour toutes les personnes victimes de ce classement inepte. L’ouverture d’un débat sur les modalités de la sortie de la prohibition des drogues.

Facebook: https://fr-fr.facebook.com/FederationCirc/

Médecins du Monde travaille depuis 1989 auprès des usagers de drogues. Dans les années 1990, l’association intervient plus spécifiquement en milieu festif, et depuis 2004 dans les squats, pour discuter des pratiques de consommation des drogues, proposer d’analyser les produits consommés et mettre à disposition du matériel de réduction des risques (kits d’injection, d’inhalation, préservatifs, etc.)

Site : http://www.medecinsdumonde.org

L’association Charonne se positionne en acteur de terrain mais aussi comme un vecteur d’innovation, toujours à la recherche d’une nouveauté à promouvoir au service des usagers, au service d’une meilleure prise en charge et d’un meilleur accompagnement.

Cherchant à garder une taille humaine, l’association n’hésite pas à mettre en avant les actions de ses partenaires institutionnelles. Il ne s’agit pas de se faire concurrence mais bien d’imaginer un futur moins difficile pour les usagers de drogues et pour les personnes en situation de précarité ou de prostitution.

Site : https://charonne-asso.fr/association/

 

 

 

 

 

 

 

Le 26 juin est de la Journée internationale des Nations Unies contre l’abus et le trafic de drogues – une journée pendant laquelle de nombreux gouvernements célèbrent leurs contributions à la guerre mondiale contre la drogue. Dans le passé, certains gouvernements ont même célébré cette journée en organisant des exécutions publiques ou des passages à tabac de personnes accusées de délits de drogues.

Soutenez. Ne Punissez pas est une campagne mondiale de plaidoyer visant à promouvoir de meilleures politiques des drogues qui mettent la priorité sur la santé publique et les droits humains. La campagne a pour but de promouvoir une réforme des politiques des drogues et de changer les lois et politiques qui entravent l’accès aux interventions de réduction des risques.

La Journée d’action mondiale offre une occasion importante aux participants de se saisir du message.

Le 26 juin est aussi la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture – une coïncidence ironique étant donne l’étendue de la torture et des abus infligés au nom de la guerre contre la drogue.

JOURNÉE D’ACTION MONDIALE DE 2017

L’une des activités principales de la campagne « SOUTENEZ. NE PUNISSEZ PAS », est une Journée d’action mondiale qui a lieu tous les ans le 26 juin.

Le 26 juin 2017 sera la 5ème Journée d’action. En 2013, 41 villes du monde entier ont pris part à la première Journée d’action mondiale. En 2014, 100 villes du monde entier ont organisé une multitude d’initiatives différentes. En 2015, 160 villes ont uni leurs forces pour appeler à la réforme de la politique en matière de drogues, et enfin, en 2016, des activistes de 125 villes se sont réunis dans le cadre de la campagne.

Que pouvez-vous faire cette année?

L’objectif de la Journée d’action mondiale est d’organiser des actions locales percutantes et visuellement symboliques. C’est à vous de décider de ces actions, en fonction de ce qui faisable et abordable, ce qui fonctionne le mieux dans le contexte local, et ce qui aura le plus grand impact. Ces actions peuvent regrouper 10 ou 20 personnes, et même plus de 100 personnes dans certaines villes. Nous espérons que les exemples provenant d’autres villes seront également des sources d’inspiration. Une des répercussions les plus significatives que la campagne peut avoir est d’attirer l’attention positive des médias et de sensibiliser aux enjeux de la campagne. Nous recommandons que les partenaires locaux contactent les médias locaux avant du 26 juin.

RESSOURCES

Une série de ressources pour vous aider à organiser votre journée d’action le 26 juin. Celles-ci comprennent :

  • Un guide détaillé avec des instructions étape par étape pour vous aider à planifier, promouvoir, mettre en œuvre et documenter votre événement.
  • Supports et outils de campagne (y compris des logos, dépliants, bannières, etc.).
  • Communiqués de presse et soutien

HTTP://SUPPORTDONTPUNISH.ORG/FR/

ASSOCIATION AIDES : EN FINIR AVEC 40 ANS DE POLITIQUES RÉPRESSIVES

En France comme dans la plupart des pays du monde, l’usage de drogues reste pénalisé. Cette approche répressive est fondée sur des présupposés idéologiques, au mépris de toutes les évidences scientifiques. Elle met en danger la santé des usagers-eres, sans jamais faire baisser ni les trafics, ni la consommation : les Français sont aujourd’hui les premiers consommateurs de cannabis en Europe, les troisièmes pour la cocaïne.

La répression se traduit partout par une stigmatisation accrue des consommateurs-rices, et nuit à la prise en charge des usages dits problématiques. L’impact sanitaire de ces politiques répressives est considérable : les usagers-ères de drogues par injection sont aujourd’hui 10% à vivre avec le VIH et 64% avec l’hépatite C.

Le combat d’associations comme AIDES a permis de  » limiter la casse « , à travers la mise en place de stratégies efficaces de réduction des risques (échanges de seringues, salles de consommation…etc). Mais ces dispositifs ne peuvent à eux seuls enrayer les conséquences désastreuses de 40 ans de  » guerre à la drogue « .

EN 2017, FINISSONS-EN AVEC L’IDÉOLOGIE RÉPRESSIVE :

RÉFORMONS EN PROFONDEUR LA POLITIQUE DES DROGUES, ET METTONS ENFIN LA PRIORITÉ SUR LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE.

 

AIDES demande sans tarder :

  • L’abrogation de la loi de 1970 et la légalisation de l’ensemble de drogues : mise en place d’une politique ambitieuse de santé publique, d’un plan de conversion de l’économie souterraine et d’un référentiel de qualité des produits.
  • Le développement des espaces de consommation à moindre risque.
  • Un accès facilité aux produits de substitutionpour l’ensemble des drogues (dont l’héroïne médicalisée).
  • La généralisation de l’accompagnement à l’injection pour réduire les risques de transmission.
  • L’accès partout et pour tous-tes aux programmes d’échanges de seringues, en pharmacie ET en prison.
  • La démocratisation de l’usage du cannabis thérapeutique.
  • Le développement d’outils de prise en charge globale des addictions, alternatifs au sevrage médicalisé (démarches communautaires, lieux refuge, pairs).

 

Bruits de couloir des Nations Unies, 60ème Commission des Stupéfiants

En marge des Forums sur les Régulations Légales de 2017 (une série déxpo et de conférences organisées en parallèle de la 60ème Commission des Stupéfiants des Nations Unies, il est demandé aux intervenants, officiels ou citoyens, de répondre à quatre questions simples sur le présent et le futur des politiques des drogues.

Leurs réponses en vidéo ci-dessous, et sous-titrées en français par l’équipe de l’association NORML France.

Sous-titres disponibles dans les vidéos…

 

Quelle est la conséquence des politiques des drogues qui soit le plus dommageable ?

 

Que devrait-on changer en priorité en terme de politiques des drogues ?

 

Les régulations légales sont-elles la solution ?

 

 

Comment voyez-vous l’avenir des politiques des drogues d’ici à 2030?

ASUD a besoin de vous!

Cette année 2017 commence par un appel à nos lecteurs, à notre public, à nos soutiens fidèles. ASUD fait appel à vous pour réaliser son 60e numéro. La politique de subvention qui nous faisait vivre jusque là est en train de se réduire comme peau de chagrin, malgré les efforts consentis par notre dernier bailleur, le Ministère de la Santé. Le rêve de vingt cinq ans qui voit croitre et prospérer en France une association de consommateurs de substances illicites a plus que jamais besoin de votre soutien actif pour continuer à exister.

 

Au cours des années, nous savons acquis une expertise basée sur l’expérience et validée par de nos partenariat multiples avec les chercheurs, les praticiens, et les institutions. Seule association issue du champs des drogues illicites à être agréée au nom de l’article L. 1114-1 du code de santé publique pour représenter les « usagers du système de soins pris en charge pour des questions relatives à leurs usages de drogues ou leur dépendance » (Arrêté du 06 juillet 2012 -JO du 18 juillet 2012) nous sommes très régulièrement sollicités à ce titre. Nous avons démontré notre capacité à entrer en relation avec des usagers qui ne sont pas en relation avec les services socio-sanitaires et à favoriser leur responsabilisation.

Le problème ?

Notre financement annuel a été réduit en 5 ans de 50 % essentiellement du fait de réductions budgétaires liées à des opérateurs publics (INPES, MILDECA, ARS). Notre statut officiel d’association de patient n’est pas aujourd’hui une garantie de pérennité financière du fait du manque de clarté des lignes budgétaires affectées à cette mission et récemment le SIDACTION nous a signifié la rupture d’un partenariat double décennal du fait de la rareté des informations VIH présentées par ASUD. Encore une fois nous sommes victimes de notre succès.

La situation est telle que nous avons les plus grandes difficultés à continuer la publication du journal d’ASUD, une revue qui représente la part la plus identitaire de notre action. Ce journal est à la fois notre raison d’être historique et un lien reconnu par la communauté des usagers de drogues. Adossé à un site internet consulté par usagers par an. Nous sommes la première et la seule association d’auto-support a publié un journal dont la qualité est reconnue par tous. De 4 numéros annuels nous sommes passé à deux parutions en faisant appel de plus en plus à un bénévolat difficile à mobiliser dans une population fréquemment précarisée socialement. Chaque numéro du journal est une prouesse que nous ne pourront plus accomplir sans une équipe consolidée.

Toutes ces raisons nous conduisent à rechercher un financement spécifique de notre publication ASUD journal, afin de pouvoir autonomiser cette partie essentielle et unanimement appréciée de notre travail. Un financement sécurisé de la maquette, du secrétariat, de la rédaction, de l’iconographie et plus globalement de l’ensemble de la rédaction. Cette autonomie financière du journal et du site serait de surcroît la condition sine qua non pour réorganiser sereinement le mode de financement d’ASUD qui se déploie actuellement sur d’autres schémas organisationnels.

 

A plusieurs reprises au cours de notre histoire, nous avons été remis en cause : à chaque changement de gouvernement, nous avons du démontrer l’utilité de notre action. En France, la démarche de santé communautaire est peu développée et personne n’imaginait que les usagers de drogues soient en mesure de protéger leur santé, et d’une façon plus large de se responsabiliser. L’OMS toutefois en a tiré les leçons, et recommande désormais le développement des politiques de réduction des risques dont les associations d’auto-support sont un des principaux outils. Il serait paradoxal que la France qui a réussi à surmonter l’épidémie de sida et la catastrophe de l’héroïne finisse par étouffer cette action pionnière alors que la nouvelle loi de santé de publique promeut à la fois la participation des associations de patients agréées et la réduction des risques liées à l’usage de drogues.

 

Comment nous soutenir ?

Vous pouvez dans l’ordre :

  • Nous soutenir financièrement avec un don quel que soit le montant, aussi minime soit-il, affecté au financement du prochain numéro d’ASUD journal (n°60)
  • Nous soutenir en prenant un abonnement au journal d’ASUD ou en achetant les produits mis en vente sur la E-boutique d’ASUD.
  • Relayer cet appel auprès de tous vos contacts.

 

Le conseil constitutionnel censure l’article 119 de la loi EC : pas de clause résolutoire du bail pour les usagers de drogues

Le conseil constitutionnel vient de rendre sa décision sur la loi égalité et citoyenneté qui lui avait été déférée par les parlementaires selon la procédure de l’article 61 de la Constitution.

Les associations AIDES, ASUD , Droit au logement, Médecins du Monde, et le syndicat de la magistrature constatent avec satisfaction que le Conseil a censuré l’article 119 du projet de loi qui prévoyait une résiliation de plein droit des contrats de location en cas de condamnation pour trafic, détention, acquisition, cession de stupéfiants du locataire ou de l’un des occupants du logement, dès lors que les faits avaient été commis dans le logement, l’immeuble , ou l’ensemble immobilier. Nos organisations avaient en effet déposé un mémoire, dit « porte étroite », concluant à l’inconstitutionnalité de cette disposition.

C’est sur un motif propre à la procédure législative, sans avoir besoin d’examiner plus avant le texte que le Conseil l’a invalidée.

Avec cette censure, notre objectif est donc atteint : préserver l’objectif à valeur constitutionnel qu’est le droit au logement, indispensable au respect du droit à la santé.

Loi Egalité et Citoyenneté ? Une loi à deux vitesses

La loi égalité et citoyenneté était discutée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 24 novembre dernier après son passage au Sénat. Si l’on peut se féliciter d’un certain nombre d’avancées sur des questions cruciales, l’article 33bis AA nous inquiète particulièrement et questionne l’intitulé même de ce projet de loi.

L’amendement 666-2 à l’origine de cet article prévoit qu’un contrat de location immobilière puisse être «résilié de plein droit à la demande du bailleur, lorsque le locataire ou l’un des occupants du logement a fait l’objet d’une condamnation passée en force de chose jugée» pour trafic, vente, achat ou usage de drogue, en vertu des articles 222-34 à 222-39 du code pénal.

C’est pourquoi les associations d’usagers de drogues, de défense du droit au logement, des droits humains et d’accès à la santé s’inquiètent vivement de la nature discriminante de cet amendement.

Rien qu’avec le cannabis, ce sont des centaines de milliers de personnes potentiellement concernées. Dans un tel contexte, les peines prévues par la loi (1 an de prison pour usage simple) ne sont largement pas appliquées sauf pour les minorités visibles et les quartiers populaires. La politique répressive s’applique de façon inégalitaire selon les publics et favorise une justice à deux vitesses. Il en sera de même dans l’application de cet article, qui ne fera pas que perpétuer cette inégalité, mais l’accentuera en ne concernant que les locataires.

Les associations d’usagers que nous sommes dénoncent depuis des décennies les effets délétères de la prohibition dont le renforcement des réseaux criminels. Les nuisances liées aux trafics pour les habitants de certains quartiers sont indiscutables, mais ils subissent aussi les conséquences de l’arsenal répressif censé les endiguer. Si l’objet de cet article est de lutter contre les trafics, il aurait pour conséquence de transformer une condamnation individuelle, souvent pour un délit mineur et non-violent, en condamnation collective. Comment peut-on juridiquement et socialement pénaliser des personnes (familles, colocataires, etc.) pour un acte qu’ils n’ont pas commis dans un projet de loi dit d’égalité ? Au passage, la prohibition engendrant une surpopulation carcérale record, comment mettre en place les alternatives à l’incarcération et aménagements de peines sans domicile ?

D’un point de vue médico-social, comment feront les personnes en parcours de soin d’addictologie pour accéder à un logement? Quid des personnes cultivant du cannabis pour des raisons thérapeutiques alors que l’état ne fournit toujours pas de Sativex, médicament à base de THC pourtant autorisé ? On laisse des malades se chroniciser en situation de précarité ?

Au-delà de tous ces aspects, c’est la contradiction entre des sanctions judiciaires et le droit constitutionnel au logement que cela interroge. L’extrait de casier judiciaire ne faisant pas partie des documents exigibles par un bailleur, cela présuppose-t-il une possible ingérence des bailleurs privés et publics dans la vie privée ? Dans un contexte d’accès au logement déjà tendu, cela porterait gravement préjudice au droit au logement et au respect de la vie privée pour l’ensemble de la population.

Nous dénonçons la mise en place d’une nouvelle loi d’exception stigmatisant encore un peu plus un pan entier de la population, citoyens et contribuables à part entière. Ce traitement aurait des répercussions inacceptables sur l’ensemble de la population dans une époque où la France compte déjà 3,8 millions de personnes mal-logées ou sans domicile et dont 12 millions sont touchés à des degrés divers par la crise du logement.

Nous souhaitons le retrait de cet amendement contraire à l’essence même de ce projet de loi.

ASUD, CIRC et Principes Actifs
Avec le soutien de Médecins Du Monde et du D.A.L.

 

Nous serons présents à la Conférence de Presse organisée par le D.A.L. mercredi 14 décembre à 10h au Toucan Café, 10 av. de la République, 75011 PARIS.

Techno+ perquisitionné et saisi. Que penser ?

L’association Techno + a fait l’objet d’une opération policière le mercredi 30 novembre dernier. Afin d’informer tous ces partenaires et membres, l’association a fourni le communiqué de presse ci-dessous le 9 décembre :

Communiqué du 9 décembre 2016 à 13h00

Depuis le semaine dernière vous êtes nombreux à vouloir en savoir plus sur les suites de
l’opération policière à notre encontre le mercredi 30 novembre. Nous aussi nous aimerions bien
en savoir plus mais en attendant voilà ce que nous aimerions vous dire :

Au mouvement tekno

La gendarmerie a perquisitionné les locaux de Techno+ lors de la réunion hebdomadaire des
volontaires. Ils étaient une quinzaine ce soir-là à voir, incrédules, débarquer une vingtaine de
gendarmes hurlants, fusils d’assaut en joue. Après avoir menotté et fouillé les présents, les
gendarmes se sont appliqués vainement à chercher un « laboratoire » clandestin : bredouilles, ils
sont repartis avec sept grammes de cannabis et deux de nos collègues ont fini en garde à vue
puis relâchés 48h plus tard.

Nous sommes tous sous le choc de la disproportion de la violence que cette opération a
déclenchée.

Au delà du cadre classique de la loi, c’est bien à notre sens les préjugés qui entourent le milieu
tekno qui ont permis aux enquêteur de dresser un scénario fantasmé validé par un juge
d’instruction !

Rave On !

À nos partenaires

Parce que le tissu associatif de la réduction des risques et de la santé communautaire est un outil
efficace au regard de la politique des drogues et inscrit dans le code de Santé Publique, notre
action se déroule au plus proche des amateurs de substances psychoactives.
Parce que la participation des personnes à leurs propres stratégies sanitaires est un objectif
reconnu et recherché, nous sommes confrontés à la présence permanente de consommateurs.
Rassurés par l’anonymat, la confidentialité et le non-jugement, ils viennent à techno+
s’informer, participer et s’entraider.
Si un opérateur de la réduction des risques (RdR) est la cible d’une opération policière, il nous
semble que celle-ci devrait être autrement fondée que sur la méconnaissance flagrante de la
RdR, voire pire sur des préjugés envers les acteurs qui l’incarne, comme nous le laisse supposer
l’enquête qui a mené à la perquisition de nos locaux.
C’est pourquoi nous nous inquiétons de l’influence sur les décisions de la justice et de la police
qu’ont pu avoir la nature RdR de notre action et son cadre d’intervention en milieu festif Tekno.
Nous alertons nos partenaires : les associations de santé communautaire sont plus faciles à
attaquer que d’autres structures plus connues, plus labellisées, plus grandes ou mieux
organisées mais elle sont au cœur de la RdR !
Solidairement.

À nos financeurs

L’éthique de l’association a toujours permis depuis 20 ans de faire face aux questions qui se
posent pour nos volontaires entre vie personnelle et engagement associatif. Le soutien des
institutions qui nous financent depuis toutes ces années est pour nous une précieuse
reconnaissance de ce travail au plus près du terrain et des personnes concernées.
Bien qu’à ce jour les seuls éléments fournis par la justice permettent de lever tout doute quant à
la probité de l’association, des outils de travail indispensables saisis lors de la perquisition ne
nous ont toujours pas été rendus. Nous ne pouvons plus faire d’intervention de terrain faute de
véhicule et nous n’avons plus accès à certains documents de gestion courante.
Si nous comprenons bien que la temporalité de la justice n’est pas la même que celle de notre
action sanitaire, nous comprenons mal que notre mission soit mise en danger alors que le
dossier l’incriminant s’est effondré.
En espérant compter une nouvelle fois sur votre soutien dans cette épreuve.

À tout le monde

Nous vous remercions chaleureusement de tout les soutiens que nous avons reçu, en région, au
national et en Europe ! Nous demandons aussi à tous de garder calme et sérénité : notre
engagement reste intact et nous savons que nous sortirons lavé de tout soupçons grâce à
l’examen des faits. Il faut laisser la justice ‘faire son travail’ comme on dit et ne pas nourrir les
conjectures les plus enflammées.
Néanmoins, nous restons sur le qui-vive et regardons minutieusement quelles seront les suites
de cette affaire qui vient ébranler la relation privilégiée que nous avons réussi à établir au fil des
années avec les amateurs de produits psychoactifs et les acteurs du mouvement tekno. Quel
paradoxe de remettre en question ainsi la santé communautaire, qui est le fondement de la
politique de réduction des risques, 11 mois seulement après la loi de Santé qui en consacre les
principes !
A très bientôt !

 

L’équipe de Techno+

Décret recherche signature : Réduction des Risques et risque viral en prison

Un projet de décret relatif à l’application de la politique de réduction des risques et des dommages selon les modalités spécifiques au milieu carcéral a été soumis à concertation en juillet 2016. TRT-5 considère que le texte présenté répond aux enjeux majeurs de la protection de la santé en détention.

Il y a maintenant urgence à le publier. Combien de discussions, concertations, appels, réflexions pour en arriver à enfin reconnaître la nécessité de mettre des programmes d’échange de seringues en prison ?

Pour tous ceux qui sont attachés, pour des raisons éthiques et humanitaires, à la garantie d’équivalence de prise en charge des détenus avec le milieu libre (loi du 24 novembre 2009- art 46) et à l’application de la loi du 18 janvier 1994 qui a permis la mise en place des UCSA (Unité de consultation et de soins ambulatoires), CSAPA (Centre de Soin d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et SMPR (service médico-psychologique régional) , ce décret, qui découle de la loi de modernisation de notre système de santé, est une avancée décisive.

Dès les années 1990 les associations de lutte contre le sida, bientôt rejointes par celles de lutte contre les hépatites, dénonçaient la situation sanitaire catastrophique des prisons françaises. L’apport des études PREVACAR (estimation de la prévalence virale et de l’offre de soins en milieu carcéral, publiée par l’Institut national de Veille Sanitaire) et PRI2DE (accès aux mesures de prévention et réduction des risques infectieux en milieu pénitentiaire, ANRS) a été déterminant en confirmant malheureusement nos inquiétudes.

Des groupes interministériels (Santé-Justice) ont été constitués, notamment un groupe-Prévention et réduction des risques infectieux- qui a remis fin 2013 aux ministères concernés, un cahier des charges encadrant la mise en œuvre d’un programme d’échange de seringues expérimental. Nous avons été consultés et avons participé à ces réflexions.

Un plan d’actions stratégiques 2010-2014 a vu le jour, insistant sur la nécessité de mieux appréhender la réalité sanitaire du monde carcéral et notamment celle des usagers de drogues, largement surreprésentés en prison. Au risque de contaminations virales encouru par ces détenus, notamment via le partage des seringues, s’ajoutent des complications sanitaires compte tenu des conditions désastreuses dans lesquelles les produits sont utilisés. Les débats ont eu lieu, le cadre législatif existe, le projet de décret est là.

Le temps n’est plus à la concertation, mais à la concrétisation et pourtant aucun texte n’a encore été publié. Il n’existe aucune justification fondée pour continuer à priver les personnes détenues d’un égal accès aux soins et aux mesures de prévention. La mise en place de programmes d’échanges de seringues constituerait une formidable avancée.

Il est grand temps, Monsieur le Premier Ministre, d’agir rapidement et concrètement en apposant votre signature au bas du décret.

 

Télécharger le communiqué en PDF

 

 

 

 

L’Appli Techno+ version 2 est sortie

L’application smartphone de l’association Techno+ (version 2) est enfin disponible sur Android et iOS.

Cette application a pour but d’informer objectivement sur les risques et les moyens de réduire les risques liés aux pratiques festives.

Tous les flyers sur les drogues et autres pratiques festives que Techno+ édite sur papier depuis près de vingt ans dans votre poche !

En teuf, soirées, festival, c’est pratique de lire dans le noir sur un écran de téléphone.

Toutes les informations peuvent être consulter hors-ligne même si vous ne captez aucun réseau (pratique en pleine teuf par exemple).

L’application a pour but d’informer sur les différentes drogues licites ou illicites, ainsi que sur leurs effets et leurs risques aussi bien sanitaires que sociaux.

Elle donne des conseils pour réduire les risques liés à la consommation de substances légales et illégales comme le dosage ou les mélanges à éviter.

Elle contient des fiches divisées en différentes parties permettant d’informer sur les substances suivantes légales ou illégales.

techno_app_screen_hero_asudChaque fiches comprend une présentation de la substance, de ses effets et des risques et une liste non exhaustive de conseils permettant de réduire ces risques pour apprendre à gérer sa consommation de produits psychoactifs :

  • Alcool
  • Cannabis
  • LSD
  • Cocaïne/Crack
  • Champignons hallucinogènes
  • Ecstasy/MDMA
  • Research Chemicals (RC)
  • Kétamine
  • Héroïne
  • GHB/GBL
  • Speed
  • Méthoxétamine
  • Méphédrone
  • 2c-B / 2c-I / 2c-E
  • 25I-NBOMe / 25C-NBOMe

On y trouve des conseils sur comment réagir en cas de malaise, bad trip ou d’overdose/surdose selon ces produits.

En complément des fiches produits, des fiches pratiques :

  • Sniff
  • Drug Mix (mélange et polyconsommation)
  • Repères (maîtrises-tu ta consommation ?)
  • Deal & Conso.

L’application donne également des conseils pour réduire les risques liés à certaines pratiques entourant l’espace festif :

  • Sur la route : prévention routière
  • Le dépistage des drogues au volant
  • Son : les risques auditifs
  • Feu : le jonglage
  • La sexualité
  • Le Piercing

Grâce à certaines informations du site TripSit et des flyers de Techno+, cette application permet aussi de se rendre compte de la dangerosité de certaines interactions. Il est possible de sélectionner deux produits et d’avoir une information précise sur ce mélange.

L’information objective, sur les risques liés aux pratiques festives et les moyens de réduire ces risques, permet à chacun d’’adopter une attitude responsable dans ses choix de vie.

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L’association TECHNO+

Depuis 1995 Techno+, association française de santé communautaire composée d’amateur de fêtes techno, mène des actions de promotion de la santé dans ces évènements.

Autant d’années de teufs, de rencontres, de fous rires mai d’activisme. Réduire les risques et épanouir la culture techno fut notre premier credo. Pour cela nous avons distribué nos flyers visant à informer objectivement des risques liés a pratiques festives.

Aujourd’hui ce partage d’informations continue et évolue grâce à cette application.

Cadre légal

Nous garantissons de notre part un respect total de la vie privée des utilisateurs de cette application. La loi française sanctionne l’usage, la détention le transport, la production et la vente de la plupart des drogues.

Le contenu de cette application et ses services entre dans la cadre de la politique de Santé Publique dite de « Réduction des risques liés à l’usage de drogues » (Loi du 9 août 2004 du droit français) et respecte le référentiel national de réduction des risques pour usagers de drogues.

Nous croyons seulement qu’informer ne nuit pas à la santé.

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L’application est disponible et gratuite sur iOS et Android.

HIT Hot Topics 2016

Une des meilleures conférences sur les drogues en Angleterre.

Cette année, elle aura de nouveau lieu au Liverpool Maritime Museum. C’est un merveilleux endroit situé dans le cadre de l’Albert Dock, qui offre une vue magnifique sur le front de mer.

Voir le programme en PDF

> Aller sur le site officiel

 

Intervenants

deborahDeborah Peterson-Small a commencé son éducation politique et son activisme social tôt quand, peu de temps après avoir terminé ses études secondaires, elle a travaillé pour une organisation nationale d’éducation des électeurs de jeunes et a organisé la première campagne d’inscription électorale sur les campus de l’Université d’Etat de New York.

Elle a ensuite étudié le droit à Harvard et après plusieurs années en tant qu’avocat d’entreprise, elle est devenue directrice des Politiques publiques et de la communauté pour la Drug Policy Alliance. Après cela, Deborah a fondé Break the Chains: Communities of Color et War on Drugs, une organisation de recherche et de défense des politiques publiques engagée à traiter l’impact disproportionné des politiques punitives sur les communautés pauvres de couleur. La mission de Break the Chains est de construire le mouvement dans les communautés de couleur à l’appui de la réforme de la politique antidrogue, avec pour objectif de remplacer les politiques de drogue échouées par des alternatives fondées sur la science, la compassion, la santé publique et les droits humains.


 

carlhart2016Carl Hart, neuroscientifique, professeur et auteur est de retour à nouveau à Hot Topics. Toujours un favori de la foule à la conférence ce sera la troisième fois Carl a pris à notre étape. Lorsqu’une conférence au Royaume-Uni est suffisamment impressionnante pour attirer constamment un conférencier influent, vous savez que c’est un événement auquel vous devez assister. Carl est le président du département de psychologie de l’Université Columbia. Il est également le Dirk Ziff professeur de psychologie dans les départements de psychologie et de psychiatrie. Le professeur Hart a publié de nombreux articles scientifiques et populaires dans le domaine de la neuropsychopharmacologie et est co-auteur du livre Drugs, Society and Human Behavior (avec Charles Ksir). Son plus récent livre, «High Price: Un voyage de neuro-scientifiques de l’auto-découverte qui défie tout ce que vous savez sur la drogue et la société», a été le 2014 gagnant du PEN / E.O. Prix de littérature scientifique Wilson.


 

suzigageSuzi Gage est chercheur à l’Université de Bristol.

Elle est intéressé par les associations entre la consommation de substances et la santé mentale.

Dans son temps libre, elle écrit un blog scientifique pour le Guardian.

Elle a aussi réalisé une série de podcasts, Say Why to Drugs, sur les preuves scientifiques entourant les risques et les avantages potentiels des différents drogues récréatives.

Suzi parlera de la communication efficace sur les sciences de la drogue et du podcast sur les médicaments qu’elle présentera avec le rappeur Scroobius Pip.


 

arronAaron Goodman est le fondateur de StoryTurns (www.storyturns.org), une organisation qui dirige des ateliers numériques innovants avec des groupes communautaires à travers le monde.

Aaron a récemment collaboré avec Providence Health Care à Vancouver pour faciliter un atelier de narration numérique avec des usagers de drogues participant au premier programme de traitement assisté par l’héroïne en Amérique du Nord.

En tant que photographe documentaire, Aaron a essayé de créer des photos équilibrées et humanisantes des utilisateurs de drogues injectables.

Aaron est membre du corps professoral dans les études de journalisme et de communication à l’Université Polytechnique Kwantlen à Surrey, C.C. Et complété son doctorat en études de la communication à l’Université Concordia, à Montréal, QC.


 

kirsten2016Kirsten Horsburgh est le coordinateur national du Naloxone au Scottish Drugs Forum. Elle a une formation en soins infirmiers en santé mentale et est actuellement responsable de la coordination du programme national de naloxone du gouvernement écossais. Elle faisait également partie du groupe de développement des directives de l’OMS pour la gestion communautaire de l’overdose opioïde.

Kirsten a récemment complété une bourse de voyage du Winston Churchill Memorial Trust, intitulée «Réduire les décès évitables parmi les personnes qui utilisent des drogues» où elle a passé 6 semaines en Australie.

Une des recommandations de ses conclusions est que les installations d’injection supervisée devraient être introduites au Royaume-Uni. Elle a fait partie du groupe de travail sur la vie courte à Glasgow qui prépare l’analyse de rentabilisation des SIF et du traitement assisté par l’héroïne dans la ville.


 

mags2016Mags Maher est coordinatrice d’EuroNPUD (The European Network of People who Use Drugs) et a une formation en réduction des risques en 1992.

Elle a débuté à EuroNPUD en juillet 2015 pour développer, coordonner et faciliter les réseaux de consommateurs de drogues en Europe et A été un activiste des drogues depuis 30 ans.

Mags est membre de nombreux réseaux et organisations de consommateurs de drogue, dont Respect, INPUD, SUSSED, INWUD & NAG et s’est entraîné avec l’équipe Traffassi Gold Standard.

Elle parlera de l’organisation des usagers de drogues et du travail d’EURONPUD.


 

jimcircle2016Jim McVeigh est directeur de l’Institut de la santé publique et travaille dans le domaine de la santé et de la santé publique depuis 30 ans. Il a développé des liens étendus avec des organisations externes et des parties prenantes au niveau local, national et international et a acquis une réputation internationale au sein de sa spécialisation académique de l’utilisation de drogues de perfectionnement humain.

Jim a co-écrit environ 200 rapports de recherche, livres et chapitres de livres, plus de 50 articles examinés par des pairs et a été invité à présenter des exposés limités et des communications plénières à certaines des conférences nationales et internationales les plus influentes.

Jim va parler de la façon dont nous pouvons utiliser les stéroïdes anabolisants en utilisant la communauté comme un système d’alerte précoce pour les médicaments et les changements dans les pratiques peuvent être adoptées par des populations plus larges utilisant des drogues.


 

fabriceFabrice Olivet est un réformateur de la drogue et écrivain. Depuis 1996, il est à la tête d’ASUD (Auto-Support d’Usagers de Drogues), une ONG reconnue par le gouvernement français pour représenter les intérêts des consommateurs de drogues dans le système de santé français. En 2013, il est devenu membre de la Commission Nationale des Stupéfiants (Commission Nationale des Drogues). Il est historien et il est à l’avant-scène du débat sur l’identité française.

En 2011, il publie La Question Métisse, qui explore les paradoxes de l’identité française en termes de race et de religion.


 

fionaFiona Measham est professeure de criminologie à l’École des sciences sociales appliquées de l’Université de Durham en 2012. Fiona a mené des recherches pendant plus de deux décennies dans un vaste domaine de criminologie et de politique sociale, en explorant les tendances changeantes des drogues légales et illégales; L’économie nocturne et le contexte socioculturel à la consommation; le genre; La réglementation et le contrôle de l’intoxication; Scènes de musique électronique et cultures de clubs; Les questions de dissuasion, de déplacement et de désertion; Et des implications politiques plus larges.

Elle parlera de son travail en tant que cofondatrice et codirectrice de The Loop, une société sans but lucratif d’intérêt communautaire qui fournit un service intégré de conseils en matière de drogue, d’alcool et de santé sexuelle, de brèves interventions, de tests médico-légaux, de bien-être des festivals , La recherche et le soutien aux services d’urgence.


 

mariacircleMaria Phelan est directrice adjointe chez Harm Reduction International. Elle a commencé sa carrière dans le domaine de la santé sexuelle et génésique pour Terrence Higgins Trust avant de coordonner le Réseau pour l’enfance et la jeunesse au sein du Bureau national de l’enfance.

Elle a débuté chez HRI en tant qu’agent de réseautage et de plaidoyer pour superviser le développement du Réseau européen de réduction des méfaits, en tant que directeur adjoint, elle est chargée de superviser la mise en œuvre de notre stratégie de plaidoyer et de créer et maintenir des partenariats stratégiques. Elle est actuellement présidente de STOPAIDS, un réseau britannique basé sur le VIH et le développement international, président du Forum de la société civile de l’UE sur les drogues et vice-trésorier du Comité des ONG de Vienne.

Maria parlera des développements et des événements de la politique internationale.


 

michaelMichael Shiner est professeur agrégé au Département de politique sociale de la London School of Economics and Political Science et membre du groupe d’experts sur l’économie de la politique pharmaceutique au sein de LSE IDEAS.

Michael a un intérêt de longue date dans la politique des drogues et des drogues et a publié largement dans le domaine. Ses intérêts principaux tournent autour de la place et de la signification de l’usage de drogues dans les sociétés industrielles tardives, y compris les modèles d’utilisation et de désistence; Application de la loi sur les drogues; Et la politique de la politique antidrogue. Il est l’auteur de L’utilisation des drogues et le changement social: la déformation de l’histoire (Palgrave Macmillan, 2009) et co-auteur des numéros en noir et blanc: Disparités ethniques dans la police et le parrainage des infractions liées aux drogues en Angleterre et au Pays de Galles , Avec Niamh Eastwood et Daniel Bear).

Michael se joindra à Deborah lors d’une session consacrée à la manière dont la race, l’usage de drogues et les services policiers se rencontrent et comment cela affecte les gens de BME au Royaume-Uni.


 

keithsabinKeith Sabin est conseiller principal en épidémiologie auprès de la Division de l’information stratégique et de l’évaluation de l’ONUSIDA.

Il est un chef de file mondialement reconnu dans la surveillance de KeithHIV, en particulier la surveillance du comportement, avec plus de 40 publications évaluées par des pairs et de nombreux ateliers de formation à travers le monde. Ses travaux récents portent sur l’amélioration de la modélisation des épidémies et le suivi et l’évaluation des programmes de prévention du VIH offrant des services aux populations vulnérables socialement vulnérables, telles que les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les transgenres et les personnes qui injectent des drogues illicites. Il est titulaire d’un doctorat de l’École d’hygiène et de santé publique Johns Hopkins et d’un MPH de la Columbia University School of Public Health.

Keith parlera de l’importance d’impliquer activement les gens dans la recherche que vous faites sur des aspects de leur vie.

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Dealers, démons des temps modernes

L’équipe de coordination du séminaire Consommations et prohibitions de drogues : approche transversale [Alessandro Stella (historien, directeur de recherche au CNRS), Fabrice Olivet (directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues), Mariana Broglia de Moura (anthropologue, doctorante à l’EHESS), Anne Coppel (sociologue), Michel Kokoreff (sociologue, professeur des Universités à Paris 8), Bertrand Lebeau (médecin, membre de SOS Addictions), Julia Monge (anthropologue, doctorante à l’EHESS)] a l’honneur d’accueillir notre collègue Loïc Pignolo, anthropologue, assistant de recherche de l’Université de Genève, spécialiste des dealers de rue dans la capitale suisse. Il animera et discutera les interventions de Vincent Benso, sociologue, volontaire à Techno+, d’Aude Lalande, ethnologue, et Sandra Laugier, philosophe, dans cette séance du séminaire consacrée aux dealers.

Depuis le lancement, voilà quarante ans, de la guerre à la drogue, les dealers ont été présentés et traités comme les pires des criminels, des monstres peuplant de coins obscures de nos villes, des mafieux mettant en coupe réglée des cités périurbaines, des démons des temps modernes.

Mais derrière ces images stéréotypées et souvent largement caricaturées et infondées, construites par la machine de guerre des Etats prohibitionnistes, qui y-a-t-il ?

Les enquêtes sociologiques de terrain nous donnent à voir que, loin d’être une figure unique et homogène, la typologie du dealer est fort complexe et diversifiée, comme le montrent d’ailleurs des séries américaines récentes.

 

Programme

  • Vincent Benso, sociologue, Technoplus
    « Dealers des banlieues et des beaux-quartiers en France »
  • Aude Lalande, ethnologue
    « Le deal d’appartement et les scènes de rue de l’héroïne à Paris dans les années 1970-2000 »
  • Sandra Laugier, philosophe, Professeure des Universités, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    « Les dealers dans les séries américaines »

Discutant : Loïc Pignolo, sociologue, Université de Genève

 

Date et horaires

Jeudi 10 novembre de 17h-20h – Demi journée d’étude

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Séminaire de la Correlation Hepatitis C Initiative

En collaboration avec l’Auto-Support des Usagers de Drogues (ASUD), l’Association Gaia et l’European Network of People Who Use Drugs (EURONPUD), la Correlation Hepatitis C Initiative organise un séminaire pour les membres de la communauté des travailleurs en réduction des risques, des chercheurs HCV et des militants investis dans la défense, la prévention et le traitement de l’HCV.

L’objectif de ce séminaire est de partager les dernières avancées en terme de dépistage et d’opportunités de traitement, de présenter des bonnes pratiques, de discuter et d’échanger sur des perspectives futures.

La seconde journée se tiendra dans la première salle de consommation à moindre risque (SCMR) qui a ouvert récemment. Cette journée sera l’occasion de présenter le concept et l’approche de la SCMR.

L’évènement sera en anglais mais traduit en français de manière simultanée.

 

Lieux et dates

3 Novembre 2016
Médecins du Monde, 62 rue Marcadet, 75018 Paris

4 Novembre 2016
GAIA DCR, 2 bis rue Ambroise PARE, 75010 Paris

 

Programme et inscriptions

Alerte : circulation de cocaïne fortement dosée à Paris

Le CEIP-A de Paris et l’ARS d’Ile-de-France ont été informés de la circulation d’une cocaïne fortement dosée à Paris.

Dans le cadre d’une saisie réalisée le lundi 24 octobre par la police, l’analyse des produits a révélé que les poudres contenaient de la cocaïne titrée à 96,1% en moyenne.

La moyenne habituellement retrouvée par l’application STUPS© est de 55% en 2015.

STUPS = Système de Traitement Uniformisé de Produits Stupéfiants, c’est une base de données nationale alimentée par les 5 laboratoires de police scientifique de l’INPS et par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale.

Les poudres étaient contenues dans des bonbonnes qui semblent destinées à la vente directe vers les usagers.

Ce degré de pureté très élevé demande la plus grande vigilance.

De plus, soyez méfiants : dans la plupart des pays d’Europe le nombre d’hospitalisations aux urgences pour des accidents liés à la consommation de cocaïne ne cesse d’augmenter. Dans certaines villes d’Espagne, de Suisse, d’Italie… le nombre d’overdoses liées à la cocaïne dépasse souvent les overdoses liées à l’héroïne.

 

Petit rappel de la manière de réduire les risques en consommant de la cocaïne

Extrait du document sur la cocaïne validé par différentes structures et associations telles que Techno+, Gaïa, Aurore, Nova Dona, Hôpitaux de Paris, CEIP-A, l’OFDT et l’ARS.

  • La composition des produits obtenus à travers le marché parallèle est très variable d’un échantillon à l’autre. Seule une analyse toxicologique permet de connaître leur composition exacte. Lors de l’achat d’un nouveau produit, si son analyse n’est pas possible, toujours commencer par tester une petite quantité et attendre le temps nécessaire afin d’évaluer les effets qu’il induit.
  • Eviter de consommer seul. Identifier un interlocuteur privilégié à prévenir en cas de besoin.
  • Espacer les sessions de consommation.
  • Les effets de la cocaïne dépendent du contexte de consommation et de la susceptibilité individuelle. Les doses usuelles chez un usager ne peuvent pas servir de modèle pour un autre.
  • La cocaïne présente une forte toxicité cardiaque. C’est pourquoi il ne faut surtout pas en consommer en cas d’antécédents cardiovasculaires.
  • La consommation de cocaïne est particulièrement risquée chez les personnes présentant des troubles psychiatriques ou des antécédents de troubles psychiatriques.

Polyconsommation:

  • Éviter les associations à d’autres substances. En plus de l’association à d’autres psychostimulants, certaines associations sont particulièrement à risque :
    • L’association à l’alcool induit la formation d’un dérivé, le cocaéthylène, possédant une toxicité organique propre (toxicité neurologique, cardiaque et hépatique). Cette association est plus toxique que la consommation de cocaïne seule ou d’alcool seul.
    • L’association aux produits diminuant les effets indésirables de la redescente peut entraîner d’autres complications (exemple : risque de dépendance si association avec des benzodiazépines ou des opiacés). C’est pourquoi, il est préférable de limiter la consommation et d’espacer les prises.

Savoir reconnaître les signes d’une intoxication cocaïnique:

L’overdose à la cocaïne peut survenir dès la première prise et quelle que soit la dose et le mode d’administration.

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Connaître la conduite à tenir en cas d’intoxication cocaïnique aiguë :

En cas d’intoxication sévère ou sérieuse, il faut agir vite. Au moindre doute, ne pas laisser la personne sans surveillance:

  • Si la personne est consciente:
    • Favoriser un retour au calme (position couchée, jambe relevées, paroles et gestes rassurants…)
    • Faire respirer profondément et calmement
    • Appeler les secours (le 15, le 18 ou le 112 ; numéros gratuits)
    • Rester avec la personne jusqu’à l’arrivée des secours
  • Si la personne convulse:
    • Appeler les secours immédiatement
    • Éloigner les objets dangereux (tranchants, pointus…) autour d’elle.
    • Ne pas empêcher les mouvements
    • Ne pas introduire d’objet dans la bouche (ni les doigts : risque de morsure et cela n’empêche pas la personne de se mordre la langue)
    • La placer en position latérale de sécurité (PLS) une fois la crise passée.
    • Rester avec la personne jusqu’à l’arrivée des secours
  • Si la personne est inconsciente : la respiration est-elle normale ?
    • Oui. Mettre la personne en position latérale de sécurité, la stimuler et la surveiller. Appeler les secours (15, 18, 112).
    • Non. Absence de respiration ou respiration très lente (fréquence respiratoire < 8/min), bruyante (ronflements) :
      1. Appelez ou faites appeler les secours (15, 18, 112)
      2. Commencez immédiatement le massage cardiaque : personne sur le sol à plat dos, vos mains sur sa poitrine entre les seins, appuyez fort, relâchez, appuyez fort, relâchez, … Vous pouvez le faire sans aucune formation. Relayez-vous si possible, n’arrêtez pas jusqu’à l’arrivée des secours.

Documentaire France 3 : CES JEUNES QUI TOMBENT

Dans le cadre d’Octobre des cités le mois des grands ensembles, « Ces jeunes qui tombent », le deuxième documentaire inédit de la série, retrace un mal qui court toujours dans les banlieues : les drogues…

Au tournant des années 80, un poison s’introduit dans les cités de banlieue. Le fléau décime des fratries entières. Derrière les portes des appartements HLM, le drame se noue, overdose après overdose, d’autant plus insoutenable qu’il est tu. Par les familles. Par les autorités. Par sidération. Par tabou.

Ces jeunes qui tombent revient sur ces années charnières à travers les souvenirs d’un acteur de terrain : Azzedine. Il a vécu cette période en tant que médiateur social dans la ville d’Orly (Val de Marne). 30 ans après il se souvient.

A la fois quête personnelle et enquête de terrain, le film amène Azzedine à confronter ses propres souvenirs à ceux des acteurs et témoins impliqués : toxicomanes, familles, représentants sociaux, judiciaires, médicaux. Il prolonge la réflexion auprès d’un sociologue et d’un historien pour éclaircir les raisons qui ont amené au drame et dont les racines courent toujours sous fond de crise identitaire et de crise économique.

 

 

Voir l’émission en REPLAY

ASUD Journal n°59 – Analyses de drogues – est sorti

Le dossier spécial de ce  59ème numéro  porte sur l’analyse de drogues en France comme en Europe. Vous pourrez y retrouver d’autres articles qui traitent de la Réduction des Risques liée à l’alcool, le slam/chemsex, ou même la drogue dans la communauté LGBT. Pauline, éducatrice au Bus 31/32, vous racontera une journée de combat ordinaire pour qu’un usager placé en garde à vue puisse recevoir son TSO. Jean-Pierre Galland, notre cannalyste de choc, décryptera la politique du cannabis au Canada. Vous pourrez trouver d’autres articles comme celui de Bertrand Lebeau sur les OD des stars ou celui de Georges Lachaze sur l’Ungass 2016, Sinon, nos rubriques habituelles sont aussi au rendez-vous. Bonne lecture !

Au sommaire

(seuls certains articles sont en ligne, pour lire les autres commandez l’édition papier)

 

Ils ont participé à ce numéro…

DIRECTEUR DE PUBLICATION : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
RÉDACTEUR EN CHEF : Fabrice OLIVET
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Isabelle CÉLÉRIER
ABONNEMENTS / DISTRIBUTION : Fabienne LOPEZ
MAQUETTE : Mathieu LONG
COUVERTURE ET ILLUSTRATIONS : Anne Van der Linden (p.2), Blanquet (p.20), Captain Cavern (p.3/p.4/p.5/p.9/p.13/p.14/p.17/p.18-19/p.25/p.27/p.29/p.37), Jegor (p.4/p.5), Kiki Picasso (couverture/p.6/p.8/p.10/p.12-13/p.14/p.16/p.18/p.24/p.26/p.32), Lulu Larsen (p.30), Muzo (p.21/p.22-23), Tchiki Oto (p.28-29)
RÉDACTION : Vincent BENSO – Émilie COUTRET – Matthieu FIEULAINE – Jean-Pierre GALLAND – Muriel GRÉGOIRE – Speedy GONZALEZ – Georges LACHAZE – Jamel Lazic – Bertrand LEBEAUFabrice OLIVET – Grégory PFAU – Thierry SCHAFFAUSER, Pauline THIERY
DÉPOT LÉGAL : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Asud-Journal est édité par l’association Asud, agrée pour représenter les usagers dans les instances publiques (arrêté du 28 11 07)
IMPRESSION : Print Team 435 rue Étienne Lenoir ZAC Km Delta 30900 Nîmes
Ce numéro a pu paraître grâce aux soutiens de Sidaction et de la Direction générale de la santé (DGS).

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Alain Chateau, fondateur d’ASUD Reims

Alain Chateau, fondateur d’ASUD Reims, combattant, militant, est parti depuis plus d’un an, sans bruit.

Ton empreinte dans la réduction des risques reste présente depuis la fin des années 1980, où tout était à faire dans la lutte contre le VIH auprès des UDVI face aux pouvoirs publics et à la majorité silencieuse. Peu, si peu de personnes pour lutter contre cette discrimination dans la lutte contre le VIH où la parole des usagers de drogues n’avait pas de place.

Alain faisait partie de ces personnes n’hésitant pas à donner de son temps, de son énergie, de sa vie dans, à prendre la parole, à avoir des « coups de gueule », avec ses mots pour mettre en place la réduction des risques. Chapeau l’ami d’avoir été là dans les instants, moments difficiles à l’instar de la plupart de « la famille »‘ de la réduction des risques. Tu manques…

Ce texte a été publié par Estelle Dolé sur son mur Facebook le 29 mai 2016 (voir ci-dessous).

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Drogues et Hépatite C : la nouvelle rubrique d’ASUD.org

ASUD vous informe de l’ouverture de sa nouvelle rubrique Drogues et Hépatite C.

On y trouve des fiches pratiques pour mieux connaître cette maladie qui touche particulièrement les consommateurs de drogues.

Grâce aux dernières avancées médicales il est aujourd’hui possible de guérir d’une Hépatite C. Alors n’attendez plus et découvrez tout ce qu’il faut savoir pour se protéger, se faire dépister et soigner.

Plateforme-VHCechangez-forum VHC

asud.org/hepatite-c

Plateforme-VHC picto

Réglementation européenne sur les plantes à fumer : un pas vers la réduction des risques pour les consommateurs de cannabis avec du tabac

Communiqué des associations
logo_asud2012logo-principes-actifsrespadd[1]

La directive sur les produits du tabac et produits connexes, dite directive 2014/40/UE doit être implémentée dans le droit français le 20 mai 2016. L’article 21 donne les principes de cette réglementation que chaque pays doit traduire en droit national.

  1. Chaque unité de conditionnement de produits à fumer à base de plantes ainsi que tout emballage extérieur porte l’avertissement sanitaire suivant: «Fumer ce produit nuit à votre santé.»
  2. L’avertissement sanitaire est imprimé sur la surface extérieure avant et arrière de l’unité de conditionnement ainsi que sur tout emballage extérieur.
  3. L’avertissement sanitaire répond aux exigences énoncées à l’article 9, paragraphe 4. Il couvre 30 % de la surface correspondante de l’unité de conditionnement et de tout emballage extérieur. Ce pourcentage est porté à 32 % pour les États membres ayant deux langues officielles et à 35 % pour les États membres ayant plus de deux langues officielles.
  4. Les unités de conditionnement et tout emballage extérieur de produits à fumer à base de plantes ne peuvent comporter aucun des éléments ou dispositifs énoncés à l’article 13, paragraphe 1, points a), b) et d), et ne peuvent indiquer que le produit est exempt d’additifs ou d’arômes.

Libérer le cannabis du risque « Tabac »

Le mélange cannabis (résine/herbe) + tabac est le mode de consommation du cannabis le plus répandu en France. De nombreux fumeurs de tabac qui veulent arrêter tout en conservant une consommation de cannabis ont beaucoup de difficultés : l’addiction au tabac et à sa nicotine est beaucoup plus forte que celle au cannabis et à son THC.

L’absence de toute consommation de cannabis est bien entendu préférable, mais chez les ex-fumeurs de tabac ne souhaitant pas arrêter le cannabis, la consommation de ce produit sans tabac constitue une démarche de réduction des risques par l’abandon du tabac. Il convient de rappeler que cette pratique permet de s’affranchir de l’addiction à la nicotine et aux méfaits des milliers d’additifs présents dans le tabac industriel, mais n’affranchit pas des risques liés à la combustion (goudron et monoxyde de carbone).

Les mélanges de plantes à fumer sont déjà à disposition dans les coffee-shops néerlandais.

Fumer ce produit nuit à votre santé

A l’heure actuelle, ces mélanges sont peu connus des consommateurs et des professionnels de santé. Ils sont aussi difficilement accessibles dans le commerce, même spécialisé, hormis via internet. Une organisation du marché des mélanges de plantes à fumer est nécessaire et permettrait aux consommateurs de trouver les plantes ou mélanges de plantes souhaités tout en s’affranchissant de la consommation de tabac.

Le Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions (RESPADD) qui vise à favoriser les bonnes pratiques de prévention et de prise en charge de l’ensemble des pratiques addictives soutient les démarches de réduction des risques. Ouvrir l’opportunité pour les consommateurs de remplacer la consommation de tabac + cannabis par une consommation exclusive de cannabis s’inscrit dans cette démarche.

Télécharger le communiqué en PDF

Contacts

Respadd : Bertrand DAUTZENBERG, vice-président. bdautz@gmail.com / 01 40 44 50 26
Le Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions (RESPADD) qui vise à favoriser les bonnes pratiques de prévention et de prise en charge de l’ensemble des pratiques addictives soutient les démarches de réduction des risques. Ouvrir l’opportunité pour les consommateurs de remplacer la consommation de tabac + cannabis par une consommation exclusive de cannabis s’inscrit dans cette démarche.

Principes Actifs : Fabienne LOPEZ, vice-présidente : contact@principesactifs.fr
Principes actifs est une association de patients engagés pour un usage thérapeutique du cannabis.

ASUD : Georges LACHAZE contact@asud.org / 01 43 15 04 00
ASUD est un groupe d’auto-support d’usagers et ex-usagers de drogues. L’association milite pour la promotion de la réduction des risques parmi les usagers et ex-usagers de drogues ; soutien et représente, en tant qu’association agrée de patients, toute personne prise en charge par le système sanitaire et social pour des questions relatives à son usage de drogues et sa conduite addictive ; contribue à la recherche et la formation en matière de VIH/Sida, d’hépatites, de conduites addictives et de toxicomanie.

Communiqué : Mauvaise passe pour l’UNGASS ?

La session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur les drogues (UNGASS) s’apprête à se clôturer à New York, après trois jours de débats. À cette occasion, la plateforme internationale des ONG françaises publie un communiqué de presse.

Le document final adopté mardi présente des avancées et les discours politiques expriment les évolutions notables de positions qui ne sont pas contenues dans ce document : changement de paradigme, régulation, dépénalisation, réduction des risques, écoute, dialogue, approche centrée sur l’humain…. Les choses évoluent, même si des pays continuent à maintenir des positions figées sur le thème éculé de la « guerre à la drogue », et que, selon les mots du groupe d’experts de l’ONU sur les Droits de l’Homme, la déclaration de l’UNGASS « continue à faire sien le concept dommageable d’un monde sans drogues ».

La place de la société civile, mise en avant dans une majorité de discours nationaux, contraste avec leur accueil depuis trois jours sous forme d’une grande chasse au pass, organisée à coup de mails et de changements d’adresse pour aller récupérer des pass valables une seule journée et pour une seule salle, sur des horaires strictes, l’ONU décidant à la place des participants à quels événements ils pouvaient participer. Ces pass sont finalement distribués sur les trottoirs des rues avoisinantes (cf. les photos tweetées par les ONG).

Une telle désorganisation venant du siège des Nations Unies à New York, pourtant habitué à l’organisation de telles sessions nous laisse dubatif. Symptôme d’une difficulté de l’ONU à s’ouvrir?

Dès le commencement des négociations en vue de l’UNGASS — CND 2015 et 2016 — la société civile n’a pu que constater le manque de transparence des débats et l’opacité du processus.

Pour nos ONG qui ont investi depuis parfois des années les travaux pré-UNGASS, force est de reconnaître l’écart désastreux — et non sans conséquences — entre le discours et les actes.

Espérons que pour 2019, le prochain grand rendez-vous international sur la question des drogues, les instances onusiennes et ses états membres fassent preuve de plus de cohérence : la société civile peut apporter plus qu’un seule faire valoir au processus diplomatique.

Télécharger le communiqué en PDF

Contacts Presse :

  • Marie Nougier, IDPC : +44 78 07 07 76 17
  • Kenzi Riboulet, FAAAT : +33 6 24 50 84 79
  • Georges Lachaze, ASUD : +33 6 63 08 99 84
  • Nathalie Latour, Fédération Addiction : +33 6 12 21 07 25
  • Antoine Henry, AIDES : +33 6 10 41 23 86

Le débrief de l’envoyé d’ASUD à l’UNGASS

https://youtu.be/Rmrbzb_NbFM

Séminaire : Usages et usagers de drogues à Paris et en Seine-Saint-Denis : comprendre les défis actuels / construire ensemble de nouvelles pistes d’intervention

La MMPCR vous invite à une journée d’échanges et de réflexions entre acteurs de la réduction des risques et professionnels en contact avec des personnes usagères de drogues afin de partager des connaissances et de tisser de nouvelles alliances. Les consommations de produits psychoactifs évoluent ; de nouveaux produits de synthèse se développent ; les profils des consommateurs se diversifient…

Vendredi 15 avril 2016 / 9h – 16h30
Auberge de jeunesse Paris Pajol / 20 Esplanade Nathalie Sarraute, 75018

Afin de mieux appréhender le contexte actuel, la MMPCR vous propose avec ses partenaires (ARS île-de-France, CERMES3, l’association SAFE, le Forum Psychoactif) une journée organisée en deux temps :

Une matinée de restitution d’étude et d’enquêtes pour faire le point sur la situation aujourd’hui à Paris et en Seine-Saint-Denis :

  • Quelles sont les substances consommées par les usagers du dispositif d’automates distributeurs de seringues et que sait-on de leurs profils ?
  • Quelles sont les caractéristiques des usagers en situation de vulnérabilité sociale ?
  • Qui sont les internautes qui fréquentent les forums de discussion de consommateurs de substances psychoactives ?

Un après-midi de 3 ateliers pour réfléchir ensemble à des pistes d’intervention adaptées aux enjeux actuels :

  • Comment s’adapter aux nouveaux usages et aux nouveaux espaces de consommation de drogues ?
  • Face à la diversité croissante des pratiques et des profils d’usagers, comment adapter l’« aller vers » en 2016 ?
  • Les nouvelles technologies, un moyen pour faire de la réduction des risques auprès d’un large public ?

Vous trouverez le programme détaillé en pdf

L’inscription en matinée est ouverte à tous, l’après midi est un temps de travail et d’élaboration prioritairement réservé aux acteurs souhaitant réfléchir à leurs pratiques.

L’inscription est obligatoire et se fait en cliquant ICI

ONU 2016 : Lettre ouverte à Ban Ki-Moon pour en finir avec la guerre aux drogues

Communiqué de Presse
ONU 2016 : des milliers d’appels à l’échelle mondiale pour en finir avec la guerre aux drogues

Des milliers de personnalités, leaders, individus et associations à travers le monde lancent, à la veille de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les drogues (UNGASS) du 19 au 21 avril 2016 à New York, un vibrant appel pour en finir avec la guerre aux drogues. En Suisse, la Fédération des professionnels des addictions a relayé le mouvement : près de 2400 personnes, dont des dizaines de personnalités, ont signé une pétition à l’intention du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon afin qu’il exhorte les gouvernements à l’abandon irrévocable d’une approche désastreuse héritée des années 70.

A quelques jours du sommet mondial sur les drogues, la société civile lance une pétition mondiale invitant le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à mettre un terme à 50 ans de politiques drogues basées sur la répression, lui qui exhortait en 2015 les gouvernements à le faire en considérant toutes les options possibles. Partie des États-Unis sous l’impulsion de la Drug Policy Alliance, elle est soutenue par d’anciens présidents (Suisse : Ruth Dreifuss, Brésil : Fernando Henrique Cardoso, etc.) mais aussi des artistes (Sting, Peter Gabriel, Michael Douglas, etc.), des intellectuels, des politiques et des top managers (dont Bernard Kouchner, Sir Richard Branson, Warren Buffett). En Suisse, près de 400 personnes dont une soixantaine de personnalités parmi lesquelles Barbara Gysi, Dick Marty, Rolin Wavre, Luc Recordon ont rejoint le mouvement. Il est inadmissible que les médicaments contre la douleur ou les soins palliatifs soient encore refusés dans certains pays parce qu’ils contiennent des drogues. Il est tout aussi inconcevable que des milliers de personnes continuent de mourir par overdose ou sont infectées par le VIH ou d’autres maladies transmissibles. L’abandon de la peine de mort pour consommation ou détention de drogue fait également partie des priorités de la session. Plus de 60% des exécutions capitales à travers le monde sont encore liées à la drogue.

L’UNGASS 2016 s’intitule « Vers la réalisation des objectifs de 2019 ; un meilleur avenir pour les générations futures ». Ce sommet est le premier sur les drogues depuis 20 ans. Sa date a été avancée de trois ans à la demande de plusieurs pays d’Amérique du Sud devenus, à l’instar d’autres États, très critiques sur les politiques de répression inspirées des conventions onusiennes. Dans l’urgence, l’UNGASS 2016 a été convoquée afin de débattre des enseignements passés et parvenir à une meilleure adéquation entre santé publique, sanction et régulation des marchés pour la prochaine session de 2019.

Il y a près de 20 ans, l’UNGASS 1998 avait pour slogan « Un monde sans drogues, nous pouvons le faire ». En 2009, les États membres adoptaient un plan d’action visant à réduire les marchés des drogues. En 2011, le retentissant rapport de la Commission mondiale pour la politique des drogues, qui réunit notamment Ruth Dreifuss et Kofi Annan, constatait l’échec total des pratiques fondées sur la répression. Entretemps, plusieurs Etats ont assoupli en solo leur législation. On est encore loin d’une politique globale et concertée. Il incombe à l’UNGASS 2016 d’enclencher un mouvement irréversible vers des politiques drogues plus humaines et plus efficaces.

Contacts Presse :

  • Christian Andréo, AIDES
  • Georges Lachaze, ASUD, 06 63 08 99 84.
  • Nathalie Latour / Laurène Collard, Fédération Addiction, 06.12.21.07.25 / 06.15.26.35.95

Les associations françaises s’engagent en faveur de la santé et des droits humains à la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les drogues (UNGASS) du 19 au 21 avril 2016 à New York. Elle se sont constituées en plateforme commune il y a trois ans pour dialoguer avec la diplomatie française et les médias.

Lettre ouverte à Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU.

Son Excellence
Monsieur Ban Ki-moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies
First Avenue at 46th Street
New York, NY 10017
USA

Monsieur le Secrétaire général,

À l’occasion de la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies (SEAGNU/UNGASS) sur le problème des drogues dans le monde qui aura lieu à New-York du 19 au 21 avril 2016, nous en appelons à votre autorité afin de soutenir une réforme globale de la politique de contrôle du marché des drogues.

Le régime du contrôle des drogues qui a émergé durant le siècle dernier a eu des conséquences désastreuses sur la santé, la sécurité et les droits humains. Cette politique, axée essentiellement sur la criminalisation et la répression, a créé un vaste marché illicite qui a directement contribué à enrichir le crime organisé, à corrompre des gouvernements, à alimenter une explosion de la violence, à perturber les marchés économiques et à pervertir les valeurs morales de base.

Les gouvernements des États membres ont alloué des ressources disproportionnées à cette politique répressive, au lieu de les consacrer à l’amélioration de la condition humaine. Des dizaines de millions de personnes, pour la plupart vivant dans la pauvreté et issues de minorités raciales et ethniques, ont été incarcérées à cause des lois répressives sur les stupéfiants, en grande partie pour des infractions mineures et sans acte de violence lié. Ces incarcérations n’apportant que très peu de bénéfice en termes de sécurité publique. Avec ces lois prohibitionnistes, les problèmes d’infection au VIH/SIDA, d’hépatites et d’autres problèmes de santé liés à la consommation de drogues se sont rapidement développés entravant les efforts des politiques de santé publique, en particulier dans le champ de la réduction des risques.

Au 21e siècle, l’humanité mérite mieux qu’une politique drogues aussi inefficace et contreproductive que celle du siècle précédent. Une nouvelle réponse globale à la question des drogues est nécessaire. Elle doit se fonder sur la science, la compassion, la santé et les droits humains. La répression et la justice pénale devraient se limiter à leur rôle respectif, à savoir garantir la santé et la sécurité. Ceux qui reconnaissent que l’usage des drogues est d’abord et avant tout une question de santé, doivent assumer leur rôle et promouvoir une nouvelle approche. Les efforts pour contrôler les drogues ne doivent pas faire plus de mal que de bien, ni causer plus de dommages que l’usage de drogues lui-même.

Nous sommes encouragés par des développements positifs partout dans le monde depuis la dernière session spéciale des Nations Unies en 1998. Des programmes de réduction des risques (fondés scientifiquement) pour contenir la propagation du VIH/SIDA ou d’autres infections, le traitement des addictions ou encore la réduction de la criminalité liée à la drogue sont maintenant en cours dans presque une centaine de pays.

Un nombre toujours plus important de villes, d’États et de gouvernements nationaux ne considèrent plus l’usage et la possession de drogues comme des crimes. Certains sont en train de régulariser légalement la consommation de cannabis à des fins médicales et même non médicales. Beaucoup reconnaissent la nécessité de rendre les médicaments essentiels disponibles, en particulier pour la douleur et les soins palliatifs dans les pays à faible revenu. Cependant, des réformes bien plus importantes et plus systémiques sont essentielles.

Monsieur le Secrétaire général, nous avons été stimulés par vos déclarations de l’année passée, où vous avez exhorté les gouvernements à saisir l’opportunité de la SEAGNU (UNGASS) « pour participer à un grand débat ouvert qui permette de considérer toutes les options possibles ». Malheureusement, ceci ne s’est pas encore produit dans les cercles restreints du système des Nations Unies. Votre leadership est maintenant nécessaire pour nourrir les graines de cette réforme, et éviter qu’elle soit rejetée, et pour permettre à cette étape de conduire véritablement à une réforme profonde et globale des politiques drogues.

1172 personnes ont co-signé cette lettre de par le monde.

Signataires en France :

  • Patrick Aeberhard – Former President, Doctors of the World (Médecins du monde) – France, Europe
  • Jean-Pierre Couteron – Chairman, Federation Addiction – France, Europe
  • Jean Pierre Daulouede – Director, Bizia – France, Europe
  • Bernard Kouchner – Former Minister of Foreign Affairs, France – France, Europe
  • KShoo – Spokesperson and co-founder, Federation of CIRCs (Collective for Information and Research into Cannabis) – France, Europe
  • Georges Lachaze – Project Manager, ASUD (Self Support of Drug Users) – France, Europe
  • Fabienne Lopez – President, Principes Actifs – France, Europe
  • Fabrice Olivet – Director, ASUD (Self Support of Drug Users) – France, Europe

La liste complète des signataires est disponible sur www.drugpolicy.org/ungass2016/full

ASUD Journal n°58 – Bloodi et Nous : hommage à Pierre Ouin – est sorti

Ce  58ème numéro est dédié à un sacré numéro : Bloodi et à son créateur le dessinateur Pierre Ouin décédé le 10 novembre 2015. Pour l’occasion ASUD a réuni une nouvelle équipe d’illustrateurs (Kiki Picasso, Captain Cavern, Olivia Clavel, Placid, Muzo, Phix, Pyon et Pascal) dont les créations barrées égayent ce triste évènement et ce journal. Nos rubriques habituelles sont aussi au rendez-vous. Bonne lecture !

Au sommaire

(seuls certains articles sont en ligne, pour lire les autres commandez l’édition papier)

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Secrétaire de Rédaction : Isabelle CÉLÉRIER
Abonnements / Distribution : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu LONG
Couverture et illustrations : Captain Cavern (p.6), Olivia Clavel (p.18), Muzo (p.26-27/p.35), Pascal (p.5/p.6-7/p.21/p.22-23/p.24-25/p.26-27/p.28-29/p.30/p.32-33/p.34-35/p.39), Phix (p.5), Kiki Picasso (couverture/p.4/p.22), Placid (p.29/p.30-31), Pyon (p.32).
Rédaction : Laurent APPELVincent BENSOAnne COPPELMarc DUFAUD Jean-Pierre GALLANDSpeedy GONZALEZJean-Maxence GRANIER Ji Air Jhi-dou Bertrand LEBEAUFabrice OLIVETGérard SANTI Michel SITBON
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Asud-Journal est édité par l’association Asud, agrée pour représenter les usagers dans les instances publiques (arrêté du 28 11 07)
Impression : Print Team 435 rue Étienne Lenoir ZAC Km Delta 30900 Nîmes
Ce numéro a pu paraître grâce aux soutiens de Sidaction et de la Direction générale de la santé (DGS).

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Vers la fin d’un tabou

Quand Monique Pelletier proposait de dépénaliser l’usage du cannabis et de fixer un seuil le délimitant en 1978, elle faisait preuve de plus d’audace que l’actuelle Garde des Sceaux qui, dans un décret publié par le Journal officiel le 15 octobre 2015, propose de punir l’usage d’une simple amende. Un décret qui aurait déclenché une salve de propos outragés (comme ceux de l’indéboulonnable Philippe Goujon, qui a profité de la séance des Questions au gouvernement pour s’insurger contre la politique laxiste de la Garde des Sceaux.) de la part de politiciens de droite et de l’Académie nationale de médecine, il y a quelques années.

La « composition pénale »

Aujourd’hui, à part les réacs qui voient dans la dépénalisation de l’usage une ruse pour aller plus avant et ceux qui estiment que c’est une étape obligatoire sur la route de la légalisation, cette dernière (qui a pour vertu de désengorger les tribunaux et éventuellement de renflouer les caisses vides de l’État) est pratiquement acquise. Signée par le Premier ministre, le ministre des Finances, le ministre de l’Intérieur et la ministre des Outre-mer, mais pas par la ministre de la Santé, la « composition pénale » permet à un officier de police judiciaire de dresser (avec l’aval du procureur de la République) un procès-verbal d’une somme inférieure à 180 € à toute personne prise avec… une quantité de cannabis correspondant à son usage personnel, une notion laissée dans le flou.

Aujourd’hui, qui se fait prendre avec quelques grammes de cannabis s’en tire avec un rappel à la loi, et s’il est par malchance condamné à une amende, il y a de fortes chances pour qu’il ne la paie jamais. Demain, « composition pénale » oblige, le même contrevenant devra s’acquitter sur le champ d’une amende délivrée par un agent de police. Et ce que les médias interpréteront comme une dépénalisation ne fera que « renforcer le caractère systématique de la sanction », comme le souligne Ivana Obradovic, directrice-adjointe de l’OFDT. Et ce sont bien évidemment les jeunes (ainsi que leurs parents) qui feront les frais de cette mesure s’apparentant à un racket.

Enfin la droite la ferme…

Si les Ciotti et autres Estrosi, farouches partisans de la tolérance zéro, n’ont pas sauté sur l’occasion pour taper sur les doigts de Christiane Taubira, c’est parce qu’ils ont jugé que le jeu n’en valait plus la chandelle. « L’existence d’une loi dure, très dure, parfaitement vidée de son sens par une application molle, très molle. La loi est dure, mais chacun sait qu’elle n’est pas appliquée », constatait Nicolas Sarkozy qui, lors de son audition par le Sénat en 2003 dans le cadre du rapport Drogue l’autre cancer, proposait de remplacer la peine de prison pour simple usage par une contravention de 1 500 € assortie de peines complémentaires, dont la fameuse saisie du portable ou du scooter. Une proposition que le Circ dénonça en son temps et que Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, rejeta, craignant que cette réforme soit un mauvais signal pour la jeunesse.

La droite, qui se la jouait coincée jusqu’à aujourd’hui, entrouvre la porte. Un élu des Républicains, pour l’heure anonyme, proposerait volontiers de nationaliser le cannabis afin de lutter contre le terrorisme, une idée qui pourrait s’avérer payante à plus ou moins long terme. Imaginez que le candidat de droite à la présidentielle inclue dans son programme – au nom de la lutte contre le terrorisme, mais aussi pour mettre du beurre dans les épinards de l’État – de nationaliser le cannabis, il ringardiserait grave la gauche et récupérerait les voix d’une partie de la jeunesse qui n’a aucune culture politique (64% des 18-30 ans se sont abstenus aux dernières élections régionales de décembre 2015 et 34% des 18-24 ans ont voté FN).

… mais la gauche l’ouvre !

Vers la fin d'un tabou Pascal 1Est-ce l’absence de réactions hystériques suite à la décision de la Garde des Sceaux qui a poussé quelques députés socialistes à sortir du bois et à passer outre les propos du Premier ministre, lequel déclarait sur les ondes de France Inter : « On peut toujours débattre de ces questions mais le gouvernement ne prendra aucune initiative qui légalise, autorise, dépénalise l’usage du cannabis… » ?

Le décès de trois gamins au pied d’un immeuble dans une cité marseillaise a libéré la parole. D’abord Patrick Menucci qui, après avoir rendu hommage au travail « exceptionnel » des policiers, dénonce la guerre à jamais perdue contre la drogue et propose de créer une filière « de la production jusqu’à la distribution » sous monopole d’État… Dans un un débat organisé par la Provence, le député socialiste, qui a été correctement briefé sur le sujet, affronte Valérie Boyer du parti Les Républicains, l’occasion de vérifier que tous les arguments de la député en faveur de la pénalisation sont périmés. Ensuite, parce que plusieurs élus d’Europe Écologie Les Verts et du Front de gauche ont partagé la proposition de Patrick Menucci.

Puis ce fut au tour de Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée et député de Seine-Saint-Denis, de militer pour l’ouverture d’un débat (rien de bien original) et de dénoncer les démagogues du parti Les Républicains, qui « crie au laxisme avant même d’avoir réfléchi ».

Depuis plusieurs années déjà, des responsables politiques maires et/ou députés, quotidiennement confrontés à la violence liée aux trafics, tirent la sonnette d’alarme et interpellent leurs collègues sur l’urgence d’inventer une alternative à la prohibition afin d’éviter que les mafias prennent le pouvoir. Ces positions novatrices ont notamment été incarnées par Stéphane Gatignon, maire de la ville de Sevran (93), qui a coécrit un livre avec Serge Supersac (commandant de police à la retraite) en 2011 : Pour en finir avec les dealers, éditions Grasset

Quand le débat devient incontournable

On ne compte plus les occasions de parler du cannabis, une drogue populaire dans toutes les classes sociales. Éditos et chroniques démontrant la dangereuse inutilité de son interdiction prolifèrent à la télé comme à la radio.

La dernière occasion (avant la prochaine) de communiquer sur les méfaits de la prohibition nous est donnée par le rapport que publie l’OFDT sur la répression. Petit rappel : de 1970 (année où a été votée la loi) à 2014, les infractions à la législation sur les stupéfiants ont été multipliées par 50, atteignant le chiffre stupéfiant de 200 000 en 2013, dont 90 % concernent le cannabis. À noter également que les interpellations pour usage ont augmenté trois fois plus vite que celles pour revente ou trafic. En 2013, 33 645 personnes (record battu) ont été condamnées pour usage simple. Et si les trois-quarts des décisions prononcées sont des alternatives aux poursuites, le « rappel à la loi » arrivant largement en tête (83 %), devant les injonctions thérapeutiques (13 %), il y a encore en France 1 400 personnes condamnées à de la prison ferme pour simple usage. Un chiffre qui laisse sans voix et qui plaide en faveur d’une refonte urgente de la loi de 1970.

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Mémento de prise en charge des urgences en contexte addictologique

Bon nombre d’intervenants de santé non spécialisés sur les drogues (secouristes, urgentistes, infirmerie scolaire ou universitaire…), se trouvent désemparés, dès qu’ils doivent prendre en charge une personne sous l’effet de substances psychoactives. Voici un guide clair et concis pour face à bon nombre de situations.

Qu’entend-on quand nous parlons d’urgences ? Quelles sont les situations qui requièrent une réponse immédiate ? Comment agir et réagir ? Quelles sont les ressources existantes ? Qu’il s’agisse d’urgences physiques, psychologiques, comportementales ou sociales associées à la consommation de substances psychoactives ou d’un arrêt brutal de ces consommations, ce guide collaboratif publié par le RESPADD, élaboré par un groupe de travail interdisciplinaire auquel ASUD a participé, rappelle les bonnes pratiques et conduites à tenir à travers des conseils simples et des pratiques validées.

Un guide pratique en format “poche” qui s’adresse à tous les professionnels et intervenants en contact avec des usagers de produits psychoactifs.

Télécharger le PDF
« Prise en charge des urgences en contexte addictologique »

Pierre Ouin est mort. Comme Bloodi, ASUD est triste.

Triste nouvelle, un compagnon de route de plus s’en est allé. Avec Bloodi, Pierre OUIN a personnifié ASUD et a réussi l’exploit de faire rire toute une génération, sur des sujets pas toujours drôles.

Une cérémonie a eu lieu le mardi 17 novembre à 13H30 salle de la grande coupole au crématorium du Père Lachaise pour lui dire « à plus » :

Adieu Pierrot

Au clair de la lune, « Bloodi s’est payé un demi-gramme d’héroïne et s’est troué les veines avec une seringue »…

Au clair de la lune, prête moi ta plume. Bloodi transformé en Popeye par le DR Salface nous dit « shootez pas le Subutex les mecs, on a l’air con ».

Au clair de la lune, Bloodi nous promène dans le jeu de loi de 70…

J’avais écrit un texte en 2009 pour les dix ans d’ASUD :
« Avec sa crête, son perfecto et ses drôles de pompes rouges et blanches, Bloodi c’est un peu comme Tintin, sa houppette et ses pantalon de golf. » Avec une ratte faisant fonction de Milou.

Bloodi est devenu le Tintin d d’ASUD. On l’a mis à toutes les sauces. On l’a obligé à shooter propre, il a pris de la méthadone, il a fait une biopsie à l’hôpital pour soigner son hépatite, il a même planté du cannabis … thérapeutique. Le manuel du shoot à risques réduits ? Une véritable épreuve.

Ca ne l’empêchait évidemment pas de shooter de la coke, de fumer du crack, de niquer des keufs et de dégueuler sur les docteurs. Car même à ASUD, ce que Bloodi aimait le plus, c’était faire chier le monde des conventions. Des « oh non ! quand même on peut pas imprimer ça !!!! »

Combien de fois je me suis retrouvé devant mon écran d’ordinateur, après la lecture d’une nouvelle aventure de Bloody, à me dire « non non ! On ne peut pas imprimer ça »

Il adorait ça Pierre, me voir décrocher la mâchoire devant son + de sang,, + de dope + de caca pipi. Pierre, le Monsieur plus du gore toxico.

Et puis le journal paraissait et nous savions que pour les lecteurs, Bloodi était le moment préféré

« La bd, c’est le premier truc que je lis dans ASUD ….. »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase ?

Bloodi, le sale punk dont personne ne veut plus car il s’est grillé partout. Les gens qui lisent ASUD adorent Bloodi. Bien sûr, c’est un peu le tox de caricature mais c’est aussi celui à qui on pardonne tout car il y a un petit Bloodi qui sommeille en chacun de nous.

S’il te plaît continue à faire chier le monde Bloodi, il le mérite.

Pour ASUD, Fabrice Olivet

 

Son profil facebook est devenu une page commémorative.

Voir également une bibliographie sur Phylactérium.

Lire la page hommage très complète elle aussi sur BDZ Mag.

[RIP Pierre OUIN]Triste nouvelle, un compagnon de route de plus s’en est allé. Avec Bloodi, Pierre OUIN a personnifié…

Posté par ASUD – Autosupport des usagers de drogues sur mardi 10 novembre 2015

ASUD à Exprogrow 2015

Samedi 12 septembre 2015, Expogrow, Irun.

Workshop : création d’une campagne de RDR liés à l’usage du cannabis

Entre 11h30 et 13h15
Tribune: Laurent Appel (Présentation et modération)

Participants : Ouvert au public mais priorité de prise de parole aux associations et groupes représentatifs d’usagers de cannabis et aux associations de RDR liés à l’usage de drogues, interventions du public en fonction des contraintes horaires.

Objectifs :

  • de déterminer les 5 à 10 principaux messages de RDR spécifiques au cannabis, les messages doivent être assez courts, les notions complexes doivent pouvoir se décliner en série.
  • de proposer des slogans et des visuels pour communiquer autour de ces messages.
  • de lancer une première campagne commune à l’aide d’une série de flyers (collectors) transformables en coupelles pour faire le mix.

exemple de thématiques :

Afin d’assurer la plus large diffusion possible, essayons d’éviter les messages qui pourraient être considérés comme incitatif ou apologiste. Exemple : Fumer pur ! Ou bien : ne le fumez pas, mangez le ! Punchy et efficace mais difficile à caser à la Mildeca et dans certains Csapa/Caarud, festivals, bars, clubs, événements mainstream, etc…

  1. Le tabac mélangé à du cannabis augmente considérablement les risques de maladies respiratoires et de cancers.
  2. Le joint (avec du tabac, papier et filtre carton) est le moyen de consommer du cannabis le plus risqué pour la santé.
  3. La vaporisation minimise considérablement l’absorption de substances nocives.
  4. Inutile de garder longtemps la fumée/vapeur dans les poumons, les principes actifs sont absorbés en une paire de secondes.
  5. L’ingestion de cannabis, par doses parcimonieuses, progressives et espacées, annule les risques pulmonaires et minimise considérablement les risques physiologiques.

Liste à discuter et compléter, vous pouvez commencer en commentaire ou me joindre directement.

Atelier : faire évoluer les pratiques de production/consommation

Entre 13h30 et 14h30

  1. Risques médicaux et sociaux de la consommation de joint.
  2. Produire du cannabis pour le consommer pur : RDR de l’autoproduction, outils de consommation traditionnels type pipe à eau, sebsee, etc…
  3. Produits permettant de réduire les risques : vaporiseur, sublimator, vape-pen, oil rig, etc…
  4. Production, consommation et RDR des concentrés de cannabis : dry sieft, pollinator, iceolator, BHO et dérivés, huiles végétales, beurre, glycérine, etc… avec quelques recettes de cuisine au cannabis.

Voilà le programme, j’espère que nous serons capables de dépasser nos divergences et nos inimitiés pour avancer constructivement sur ce sujet primordial, il en va de notre crédibilité face au grand public, aux autorités et au secteur du soin mais c’est aussi notre responsabilité envers nos communautés. Venez nombreux et inspirés !

ASUD – Autosupport des usagers de drogues était présent à Expogrow Foire du Chanvre avec les camarades de Principes Actifs et du CIRC.

Posté par ASUD – Autosupport des usagers de drogues sur lundi 14 septembre 2015

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