Drogues, Politiques et contre-cultures

Séance du 14 mars 2019

Lieu = Amphithéâtre EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Horaires = 17h-20h

Drogues, troubles dans la réalité et politique dans les séries TV

La guerre à la drogue peut être considérée comme une co-construction avec les séries censées les représenter Même dans les plus réalistes des séries policières, des coïncidences inattendues ouvrent des pistes qui témoignent d’univers surréels, parallèles de la réalité ordinaire. La temporalité des séries TV fait irruption dans la ligne du temps : « Winter is coming », (la menace qui pèse sur le moyen-âge mythique de la série « The Game of Thrones ») était écrit sur les murs d’Istanbul lors de la révolte populaire en 2013.  Alors que les séries TV entreprennent de décoder le monde dans lequel nous vivons, la prolifération des univers ouvre aussi bien à la construction sociale de la réalité qu’aux croyances alternatives, avec les conceptions complotistes de l’histoire et les fake news. 

Sandra Laugier : « Addictions et séries TV » 

 Les liens qui nous attachent aux diverses victimes de la drogue dans les séries du XXIe siècle, de The Wire à Narcos. 

Sandra Laugier est professeure de philosophie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et chroniqueuse à Libération

Richard Mèmeteau : « La temporalité des séries »

De l’ultime saison de Game of Thrones aux 720 épisodes de Naruto ou les 853 épisodes de One Piece prétention. 

Richard Mèmeteau est philosophe et auteur de Pop Culture. Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités (La Découverte)

Marco Candore : « Sans queue ni tête » : détectives déterritorialisés et envers du décor »

Du détective, entre noir et fantastique, avec une attention particulière pour the return de David Lynch.

Marco Candore est comédien, réalisateur, chroniqueur –radio du cinéma de genre.

Anne Coppel : Introduction et animation 

Anne Coppel est sociologue, entre recherche et action et militante associative 

Psychédélisme, punk et techno : expériences croisées

Des débuts du psychédélisme aux raves parties contemporaines il est possible d’établir une filiation. Difficile en effet de ne pas penser à des teufeurs transportant leur sound system aux quatre coins de l’Europe quand on lit les aventures des Merry Pranksters sillonnant les USA dans un bus bariolé pour organiser des « acid tests » à grand renfort de stroboscopes, de peinture fluo, de déguisements exubérants… Et bien sûr de LSD !

Sans y appartenir, le mouvement punk s’entrecroise avec cette filiation. Son esthétique est différente, pourtant elle se rapproche de certaines composantes de la culture techno… Des punks qui s’éclatent en teknival aux Hells Angels invités à se défoncer avec les Merry Pranksters, la consommation de drogues favorise-t-elle les rapprochements entre les contre cultures qui partagent ce point commun ?

Isaac Abrams, artiste peintre : « Retour sur une carrière d’artiste psychédélique »

Elise Grandgeorge anthropologue (Université Aix Marseille) : traduction

Vincent Benso, sociologue (ASUD / Techno+) : « Techno et drogues, 35 ans de passion… Pour le meilleur et pour le pire ! »

Alexandre Marchant, historien (ISP Cachan) : « Culture et esthétique de la défonce : drogues et mouvement punk (années 1970-1980) »

Florian Bureau, militant associatif (ASUD / Techno+),modérateur

Intervenants

Isaac Abrams, artiste peintre : « Retour sur une carrière d’artiste psychédélique »

Biographie : Isaac Abrams est l’un des pères fondateurs de l’art psychédélique. Après avoir expérimenté avec des drogues psychédéliques au début des années soixante, il se met à peindre et va étudier avec le peintre visionnaire Ernst Fuchs à Vienne. Très impliqué dans le monde psychédélique de New York, il organise la toute première exposition d’art psychédélique en 1965 et rencontre Timothy Leary et nombre de ses associés. 

Description : Cette présentation fera la part belle aux œuvres de l’artiste, qui sélectionnera plusieurs d’entre elles en les commentant. Il reviendra également sur son rôle dans le développement de cette forme d’art et dans la scène psychédélique new-yorkaise d’après-guerre.

« All Things Are One Thing »

Cette peinture a été achetée par Reed Erickson, philanthrope et transsexuel qui a créé une fondation pour étudier la transsexualité.

Alexandre Marchant, historien : « Culture et esthétique de la défonce : drogues et mouvement punk (années 1970-1980) »

Biographie :

Alexandre Marchant est professeur agrégé d’histoire et enseigne au lycée Albert Camus de Bois-Colombes. Docteur en histoire de l’ENS de Cachan, il est chercheur associé à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP Cachan). Ses recherches portent sur l’histoire de la prohibition des stupéfiants en France dans le dernier tiers du XXe siècle et les économies criminelles de la drogue. Il a récemment publié L’impossible prohibition. Drogues et toxicomanie en France, 1945-2017, Paris, Perrin, 2018.

Résumé :

Le courant musical punk s’est inséré dans le paysage musical français dans la seconde moitié des années 1970. En plus d’être un nouvel avatar du rock, il reposait sur une sous-culture de la transgression permanente, un certain nihilisme et un goût pour la « défonce », et se retrouva donc assez logiquement associé aux drogues : amphétamines, cocaïne ou encore héroïne. Le “trip speed, shooteuse, arnaque et baston” est encensé par exemple dans L’Aventure punk, sorte de manifeste du mouvement punk français écrit par Patrick Eudeline en 1978. Tandis que certains groupes ou artistes phares de la scène punk ne faisaient mystère de leur consommation de « speed ». Mais ce courant a aussi participé à sa manière à la diffusion des drogues dans la société, le nihilisme punk transparaissant dans les poly-consommations de nombreux marginaux de l’époque. Il fut aussi à la source d’un imaginaire de dope-comics, dont le personnage de Bloodi créé par Pierre Ouin est une figure centrale, que se sont approprié de nombreux usagers de drogue des années 1980.

Vincent Benso, sociologue (ASUD / Techno+) : « Techno et drogues, 35 ans de passion… Pour le meilleur et pour le pire ! »

Vincent Benso est sociologue, membre de Techno +, d’ASUD, observateur pour TREND Île de France et rédacteur à la revue Swaps. Acteur de terrain engagé dans le champ de la réduction des risques depuis près de 15 ans, il a mené des recherche-actions sur le trafic, les « nouvelles » drogues, les consommations en espace festif techno et les usages d’Internet liés aux drogues, dont des résumés sont accessibles en ligne. Il a aussi récemment écrit un chapitre de « la catastrophe invisible, histoire sociale de l’héroïne, publié aux éditions Amsterdam sous la direction d’A. Coppel et de M. Kokoreff. 

Résumé : Mis systématiquement en avant par les autorités publiques et les médias, le lien entre musique techno et drogues a largement participé à la création du stéréotype du teufeur et à la perception des fêtes techno comme des situations à hauts risques. Victime collatérale de la guerre à la drogue, la techno underground résiste pourtant depuis plus de 35 ans, donnant parfois l’impression qu’elle se nourrit de la stigmatisation dont elle est l’objet. 

Quoiqu’il en soit, des tensions existent à l’intérieur de la galaxie des musiques électroniques, entre rejet et valorisation des différentes drogues… Nous tenterons de les mettre à jour en les situant dans une filiation culturelle plus large que les seules musiques électroniques afin d’étudier les rapports mouvementés qu’entretiennent drogues et Techno. 

Florian Bureau, militant associatif / Webmaster (ASUD / Techno+)

Florian Bureau est un amateur de free party et de musique techno depuis une quinzaine d’années. Après avoir longtemps côtoyé les associations de réduction des risques et plus particulièrement de santé communautaire comme Techno+ en temps que simple teufeur, il à intégré cette association touché par les valeurs pour lesquelles elle se bât. Tel que le non jugement, l’écoute, la défense de la culture tekno, l’accès à une information sur les drogues objective et la mise en place d’une politique de réduction des risques liés à l’usage récréatif des drogues, c’est-à-dire une politique basée sur la responsabilisation des consommateurs et non sur l’interdit et la répression. Membre du conseil d’administration national de Techno+ et webmaster pour Asud, il est un militant impliqué pour un changement de la politique des drogues.

Organisateurs

Vincent Benso, membre de Techno +
Béchir Bouderlaba, juriste, Directeur Exécutif de NORML France
Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
Christian Chapiron (Kiki Picasso), artiste
Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD
Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue
Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

Les 10 ème états généraux d’usagers de substances / EGUS X

Les Etats Généraux des Usagers de Substances (EGUS) vous convient à leur Xème édition. Notre objectif est d’interroger, d’une part, ce qu’il est convenu d’appeler la « santé communautaire » sous toutes ses facettes même les plus improbables, ainsi que les nouveaux espaces de parole des patients/consommateurs à travers les dispositifs de représentations institutionnels. De l’histoire du milieu festif techno jusqu’au partage de savoirs sur internet, tous les angles qui permettent de cibler cette zone grise seront abordés tout au long de ces deux journées organisées en partenariat avec la Fédération Addiction

Si la politique de réduction des risques liés à la consommation de drogues (RDR) est historiquement associée à la lutte contre le Sida, celle-ci est organiquement attachée à la notion de santé communautaire, un concept encore mal aimé et surtout mal défini aujourd’hui comme pratique professionnelle ou comme règle de vie.

A l’origine, ce sont des associations comme AIDES, 1ère association de santé communautaire en France, qui faute d’alternative médicale, ont mis en place la politique de lutte contre le Sida. Faute de « communauté » clairement définie, la santé communautaire dans le cadre de l’usage de drogues n’a été officiellement revendiquée, en milieu festif dans la communauté techno qu’au milieu des années 90. Pourtant c’est bien par un acte communautaire que la RdR s’est inscrite en France. Lorsqu’une ministre de la santé courageuse, Michèle Barzach a levé l’interdiction d’acheter des seringues en pharmacies, ce sont d’abord et avant tout les usagers de drogues qui ont arrêté d’utiliser et de partager leurs seringues contaminées, ce que certains  spécialistes nous expliquaient être impossible au regard des plaisirs ordaliques et mortels recherchés. Pourtant ce fut le cas, dès que les seringues neuves furent disponibles, les usagers les utilisèrent et massivement.
La diffusion massive des Médicaments de Substitution aux Opiacés (MSO) a suivi le même chemin. Le laboratoire responsable de la mise sur le marché de la Buprénorphine Haut Dosage prévoyait une dizaine de milliers de traitements pour la fin du millénaire. Il a dû multiplier ses projections par dix pour répondre à la demande des usagers sur le terrain.

La santé communautaire en matière de RdR a mis en valeur le savoir individuel des usagers et leur faculté de transmettre, matérialisé ensuite par leur embauche dans quelques structures, essentiellement des CAARUDS. Or aujourd’hui, nombre de ces structures perdent leurs connaissances empiriques de la consommation. Nous sommes 30 ans après la mise en place de la politique de réduction des risques. La lutte contre le sida et les dynamiques communautaires qu’elle avait engendré, ont fait place à la gestion des addictions sur la longue durée. La chronicité s’est déplacée également sur le terrain social, aggravée par trente années de crise économique .

Quel regard porte-t-on à cette histoire commune ? Aujourd’hui la santé publique peut-elle se passer de la santé communautaire, seul canal pouvant faire remonter les pratiques et surtout des besoins des usagers actuels et futurs ?

Seconde question, la place prise par la représentation des usagers au sein des structures, à l’intérieur de ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie sanitaire a-t-elle vocation à s’inscrire dans ce mouvement de transmission des savoirs expérientiels ?
Enfin, alors que les formes et les modes d’achat, de consommation et de transmission des savoirs se diversifient, quel est la place réelle ou fantasmée du citoyen-consommateur de substances achetées parfois sur internet ou consommée sous un motif thérapeutique.
Pour répondre à ces trois questions les Xème Etats Généraux des Usagers de Substances (EGUS) se proposent d’interroger à la fois des usagers, des acteurs professionnels et des institutions.

Inscription en ligne.

Programme :

ÉTATS GENERAUX DES USAGERS DE SUBSTANCES 10e édition
Lundi 14 janvier et mardi 15 janvier 2019 à Paris
Tarifs
15 € particuliers
200€ formation continue.

Première journée: lundi 14 janvier 2019

Une histoire de la santé communautaire.

9h00-9h30 : Accueil autour d’un café

9h30-10h00 : Introduction  des deux journées EGUS

Histoire de la santé communautaire et transformation du toxicomane en patient puis en consommateur, quelle est l’influence des personnes qui utilisent des drogues sur les politiques mises en place depuis 4 décennies ?

Intervenants : Alessandro Stella ASUD et Martine Lacoste FÉDÉRATION ADDICTION

10h-13h00 : 1ère table ronde

Une histoire de la santé communautaire

  • Animation : Jean Marc Priez ASUD
  • Catherine Patris : ex Direction Générale de la Santé Division Sida
  • Daniel Defert, AIDES
  • Jef Favatier , ASUD Nîmes
  • Thierry Charlois, TECHNO PLUS
  • Anne Coppel, LE BUS DES FEMMES

13h00-14h30 : déjeuner libre

14h30-15h00 : La santé communautaire aujourd’hui

Introduction, Ruth Gozlan, MILDECA

Quels sont les défis actuels ? Quels sont les enjeux pour les institutions ?

15h00-17h30 : 2ème Table Ronde

La santé communautaire, le champ des possibles.

  • Animation : Olivier Doubre, journaliste Politis
  • Fabrice Perez, Not for Human et réseaux sociaux : Un rendez-vous manqué.
  • Korzéame ( Toulouse) , La santé communautaire en milieu techno.
  • Jean Maxence Granier ASUD, Les groupes d’entraides comme outil de santé communautaire.
  • Benjamin Cohadon, Faiza Hadji, Le Village 2 santé ( Echirolles) Association de santé communautaire globale.
  • Thierry Schaffauser , Le Syndicat du TRavail Sexuel, de l’héritage de la santé communautaire pour lutter en faveur du droit
  • Vincent Leclercq, AIDES Ligne whatsapp et groupe Facebook : l’autosupport de Aides autour du chemsex – Paroles sur le Chemsex.

DEUXIÈME JOURNÉE mardi 15 janvier 2019 

Du patient au consommateur en passant par l’usager du système de soins, nouvelles libertés ou nouveaux stigmates ?

Entre la démocratie sanitaire, l’achat de substances sur le net, la prescription de drogues sur ordonnance ou le cannabis thérapeutique, la relation de la société avec les usagers de drogues se transforme-t-elle, se normalise-t-elle ou ne sont-ce que de nouveaux visages de l’assignation au silence ?

09h 45 Introduction : Alain Morel, Fédération Addiction et Fabrice Olivet ASUD

10h30-12h30 troisième table ronde :  Droit, pouvoir et démocratie sanitaire  

  • animation : Vincent Benso ASUD

  • Alain Morel Oppelia, la coopération usagers-professionnels dans de nouvelles pratiques est un levier politique de transformation culturelle et sociale

  • Marion GAUD, Association Aubes, l’histoire du Baclofène , une expérience de patients qui se transforme en Autorisation de Mise sur le Marché

  • Georges Lachaze ASUD, l’Observatoire du droit des Usagers (ODU)

  • Estelle Sarrazin, Les conseils de la vie sociale

12h30- 14h déjeuner libre

14H00-15h00 : La demande sociale de drogues est-elle plus légitime aujourd’hui qu’hier?

  • Nicolas Authier, CHU Clermont-Ferrand:  Du cannabis pour se soigner, une demande de patients

  • Marie Jauffret-Roustide INSERM: Les communautés dans la recherche en sciences sociales sur les politiques de drogues, France/USA 

15H00-17H00 Quatrième table ronde : Citoyens, société civile, et consommations, les nouvelles formes de socialisation de l’usage.

Animation Fabrice Olivet, ASUD

  • Sophie Niklaus (Norml) , drogues ,parentalité et sexualité nouvelle image des consommatrices de substances.

  • Vincent Benso , La plate-forme NPS d’ASUD: le citoyen consommateur

  • Sacha Benhamou,( Students for Liberty France) , drogues une marchandise comme une autre

  • Christian Andréo (ALPO)  : le consommateur de drogues dans le droit du travail Quel risques sociaux en comparaison avec la prise en charge traditionnelle de l’abus d’alcool ?

17h00 CLOTURE Anne SOURYS, Adjointe à la Mairie de Paris, chargée de la santé et des relations avec l’APHP.

SEXE, DROGUE ET ROCK’N’ROLL

Date & lieu :

Jeudi 10 janvier 2019 de 17H à 20H

EHESS, Amphithéâtre François Furet, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Présentation du séminaire :

Gratuit et sans inscription.

Quel beau titre pour cette séance que « Sex and drugs and rock’n roll » ! Il est inspiré de la chanson véritablement programmatique de Ian Dury (1977). Mais nous aurions pu tout aussi bien appeler ce séminaire « Lucy in the Sky with Diamonds », la célébrissime chansons des Beatles (1967) puisqu’il y sera largement question de la culture psychédélique des années 60-70. Olivier Julien évoquera les origines du rock dit psychédélique durant ces deux décennies tant aux Etats-Unis qu’en Angleterre. Du « Human Be-In » aux sous-sols londoniens, du « Summer of Love » au triumvirat de San Francisco, il reviendra sur les origines du rock dit « psychédélique » dans les années 1960. Axelle Blanc se penchera sur la scène psychédélique en France après 1967 dans le champ de la musique mais aussi de la performance et des arts visuels. Quant à Marc Dufaud, artiste secret et tourmenté, il nous fera la surprise de son intervention. Enfin, le modérateur, médecin de son état, veillera à ce qu’il n’y ait aucun « bad trip »… Dans tous les cas, c’est bien à des formes alternatives de réalité que cette séance nous invite.

Olivier Julien, musicologue : « Haight-Ashbury, le Middle Earth et ‘Unlimited Freak Out’ : l’émergence d’une tendance psychédélique dans les musiques populaires anglo-américaines »

Axelle Blanc, anthropologue : « Les Antipodes de la raison. L’aventure psychédélique en France : musique, arts performatifs et arts visuels, 1967-1978 »

Marc Dufaud, écrivain : « Sex and drugs and rock’n roll »

Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue, modérateur

Organisateurs :

  • Vincent Benso, membre de Techno +
  • Béchir Bouderlaba, juriste, Directeur Exécutif de NORML France
  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Christian Chapiron (Kiki Picasso), artiste
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD
  • Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

Associations partenaires :

ASUD, Techno +, NORML, avec le soutien d’Apothicom

Musiques et drogues comme moyens de résistance dans la culture noire

DATE & LIEU :

Jeudi 13 décembre 2018 Théâtre l’Echangeur, 59 Avenue du Général de Gaulle, 93170 Bagnolet

17h à 20h : Des champs de  coton aux cités de banlieue: musique et drogues comme moyens de résistance dans la culture noire.

20h-21h : Pause détente et convivialité, bar et restauration sur place

21h-Minuit : Projection du film « Les Etats-Unis et la drogue : une guerre sans fin », d’Eugène Jarecki (2009), suivie d’un débat

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE :

17h-20h DES CHAMPS DE COTON AUX CITÉS DE BANLIEUE : MUSIQUES ET DROGUES COMME MOYENS DE RESISTANCE DANS LA CULTURE NOIRE

Les prohibitions des drogues et les contre-cultures sont intrinsèquement liées. L’une a nourri l’autre. La prohibition de la marijuana aux Etats Unis, en 1937, visait les Latinos, accusés par-là de comportements paresseux. De même la répression des consommateurs d’héroïne dans les années 1940-1980, puis du crack au cours des dernières décennies, a eu dans le collimateur les Noirs américains, accusés d’être des mauvais travailleurs après avoir été des mauvais esclaves, s’adonnant à la musique, à la danse et au sexe. Ces mêmes accusations ont été à la base des lois de 1970, aux Etats Unis et en Europe, punissant de prison les simples consommateurs de drogues interdites : des lois qui visaient en particulier à punir les hippies, ces perturbateurs de l’ordre social et moral, porteurs d’une contre-culture. Paix et amour au lieu de guerre et inimitié, solidarité fraternelle au lieu d’égoïsme, communauté ouverte au lieu d’enfermement sur soi.

INTERVENANTS :

Georges Lachaze, administrateur d’ASUD : « Le Hip-Hop, la contre-culture et l’usage de produits psychoactifs »

Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue : « La musique et les drogues : du rock au rap »

Seär lui même, rappeur (Label L’Or Noir) : « Le rap dans la vraie vie »

Solo, rappeur : « Le prosélytisme stupéfiant dans le Hip-Hop »

 

Georges Lachaze  : Administrateur d’ASUD. Auteur de la série d’articles sur le sizzurp, « Hip-Hop : le sirop de la rue », dans ASUD Journal. Ancien travailleur social dans des programmes de Réduction des Risques liés aux usages de drogues et aux IST. Hip-Hop head et beatmaker.

Né en 73 dans le South Bronx, le Hip-Hop ouvre son micro aux sans voix. À l’origine mouvement contre-culturel revendiquant l’expression artistique comme alternative à la violence des gangs, au trafic et à la consommation de stupéfiants, le Hip-Hop va devenir un phénomène culturel de masse et une industrie multimilliardaire. Sur les murs, derrière des platines, sur un carré de lino ou micro en main, ce sont plusieurs générations à travers le monde qui extériorisent sans filtre la réalité de leur quotidien : les violences policières, socio-économiques, conjugales, criminelles, les injustices, les discriminations, l’abandon aussi bien que les potes, le sexe et la fête. Les dopes font rapidement parti des sujets récurrents et sont abordées différemment selon les lieux et les époques. Des projects des 5 boroughs new-yorkais, aux palmiers des ghettos californiens en passant par le Dirty South post-ségrégationniste et les quartiers de France, revue des rapports ambivalents entre Hip-Hop et produits psychoactifs.

Bertrand Lebeau Leibovici : médecin addictologue dans deux hôpitaux franciliens. Secrétaire d’Asud (Auto Support des Usagers de Drogues). Il présente quelques réflexions sur les liens entre musique et drogues à partir de celle qu’il écoutait dans les années 70 (rock) et de celle qu’écoute aujourd’hui son fils (rap).

Seär lui même : rappeur label l’or noir. Il nous parlera de la manière dont le rap développe les capacités d’adaptation à différents univers sociaux (CSP, rural/urbain, milieu professionnel). Il parlera aussi de sa mission d’enseignement des arts de rue auprès des 16-22 ans.

Solo : DJ, acteur, rappeur, producteur et vice-champion du monde de Jiu-jitsu, Solo est inclassable. Du terrain vague de la Chapelle aux micros de Radio Nova, Solo est un pionnier du mouvement Hip-Hop. De la danse avec les Paris City Breakers au rap avec Assassin, en passant par la réalisation de la BO de La Haine, il a contribué à importer et populariser cette culture en France, en lui donnant une identité propre.

Le prosélytisme stupéfiant dans le Hip-Hop. Né de la misère sociale, le Hip-Hop adopte une posture positive, solidaire, éducative et festive à la fois. A une époque où les ghettos américains et les quartiers populaires français sont décimés par les overdoses, les rappeurs affichent le visage de la sobriété et prônent l’abstinence avec des textes dissuasifs énumérant les méfaits des drogues. Générations après générations au cours de sa globalisation, le discours a évolué. Sacralisation de la figure du dealer et de son imagerie gangsta violente, popularisation actuelle des paradis artificiels, les psychotropes divisent la communauté. De la Zulu Nation à la culture populaire dominante, de l’épidémie d’héroïne des 80s à celles des opioïdes aujourd’hui, de « The Message » à « Mask Off », Solo livre la vision d’un MC qui a traversé ces époques.

ORGANISATEURS :

  • Vincent Benso, membre de Techno +
  • Béchir Bouderlaba, juriste, NORML France
  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Christian Chapiron (Kiki Picasso), artiste
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD
  • Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

ASSOCIATIONS PARTENAIRES :

ASUD, Techno +NORML, avec le soutien d’Apothicom

Drogues, politiques et contre-cultures

Date & lieu :

Jeudi 8 novembre 2018 de 17 h à 20 h

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Présentation du séminaire :

Gratuit et sans inscription.

A l’origine anglo-saxonne dans ses références comme dans ses pratiques, les mouvements contre-culturels n’ont pas moins ébranlé l’ensemble des sociétés occidentales, avec des spécificités  propres aux différents groupes sociaux qui s’en sont emparé.  Cette subversion de l’intérieur de la société capitaliste hérite en partie d’une succession de mouvements artistiques révolutionnaires, mais, en rupture  avec le concept d’avant-garde, elle tire aussi son inspiration de cultures populaires de groupes opprimés et/ou colonisés tout en exploitant les nouveaux médias qui, avec les drogues qui modifient les états de conscience, font circuler d’un continent à l’autre, les images et les rythmes portées par des ondes musicales métissées (musiques black, rock et punk, reggae etc). « Do it » est le mot d’ordre commun, car il s’agit de construire collectivement ici et maintenant les alternatives qui échappent aux hiérarchies, à l’exploitation et à l’ordre moral des sociétés capitalistes et impérialistes. 

 

Intervenants :

Alessandro Stella, historien : « Introduction » 

historien et anthropologue, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’EHESS, il anime depuis quatre ans ce séminaire sur la problématique des drogues. Il est en train de publier un ouvrage collectif issu du séminaire, sous le titre Vivre avec les drogues, et un ouvrage personnel sur le peyotl : L’herbe du diable ou la chair des dieux ?

Antoine Perpère, médecin et artiste : « Neuromodulateurs, addictions, créativité, contre-culture »

Artiste, ancien intervenant en addictions, commissaire de l’exposition « Sous influences, arts plastiques et produits psychotropes », La maison rouge-fondation Antoine de Galbert, Paris, 2013. Il s’intéresse au fonctionnement du cerveau, à partir des recherches de Jean-Pol Tassin, qu’il extrapole par métaphores au vécu des toxicomanes puis aux conditions de la créativité artistique et enfin à la notion de contre-culture.

Anne Coppel, sociologue : « Emergence et circulations des mouvements contre-culturels : un ébranlement trans-continental »

Sociologue, spécialiste des politiques des drogues, croisant la recherche, l’action expérimentale dans les dispositifs de soins et l’engagement militant. Dernier ouvrage paru : M Kokoreff, A. Coppel, M. Peraldi (dir), La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, Paris, éditions Amsterdam, 2018.

Chris Elcock, historien : « La contre-culture américaine en question »

Docteur en histoire. Il a réalisé sa thèse sous la direction d’Erika Dyck (auteure de Psychedelic Psychiatry) à l’Université de la Saskatchewan et termine une monographie sur l’histoire du LSD à New York. Ses travaux sur le mouvement psychédélique américain sont apparus dans des revues scientifiques et il a également travaillé sur l’histoire de la réduction des risques et écrit un article pour la Oxford Research Encyclopedia in American History sur les drogues dans les villes américaines du XIXe siècle à nos jours (tous deux à paraître cette année).

Organisateurs :

  • Vincent Benso, membre de Techno +
  • Béchir Bouderlaba, juriste, Directeur Exécutif de NORML France
  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Christian Chapiron (Kiki Picasso), artiste
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD
  • Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

Associations partenaires :

ASUD, Techno +, NORML, avec le soutien d’Apothicom

 

 

1968-2018 : c’est pour quand la libération des usagers de « drogues » ?

Le mouvement politique, social et culturel, qu’on a appelé le 68 (irréductible au seul mai français et aux luttes des étudiants) a débouché dans les années suivantes sur des conquêtes majeures pour les acteurs de ce mouvement multiforme. Les ouvriers ont obtenu des hausses de salaire, des meilleures conditions de travail, des droits syndicaux. Les pacifistes et opposants au service militaire ont obtenu la fin de la conscription obligatoire. Les féministes ont obtenu le droit au divorce, à la contraception et à l’avortement, et la liberté de vivre sans une tutelle masculine. Les homosexuels ont obtenu le droit au mariage, le droit à l’adoption et à la procréation assistée (pour les couples lesbiennes …).

Parmi tous les acteurs de ce mouvement revendiquant tout simplement des droits humains, de la reconnaissance, du respect, l’ouverture à une autre vision de la société et des individus, il reste aujourd’hui des grands oubliés, les « drogués », qui partagent cette dénégation avec les « fous » et les « taulards ». Or, par-delà l’étiquette infâmante, l’usage de substance psychotropes classées prohibées (sensiblement les mêmes que celles consommées légalement sur prescription médicale, et donc autorisées) concerne des millions de personnes en France, des centaines de millions dans le monde. Une consommation de masse qui s’est répandue comme une trainée de poudre, véhiculée par la génération de 68.

Le mouvement hippy, underground, des fils des fleurs, spontanéistes et situationnistes s’abreuvait des nouvelles substances psychotropes ramenées d’Orient (cannabis, héroïne) ou d’Occident (cocaïne, plantes psychédéliques) par des voyageurs partis à la découverte de nouveaux horizons. Ce mouvement a introduit et rapidement massifié la consommation de substances psychotropes parmi les populations occidentales, jusque-là « mono-droguées » au seul alcool.

Cinquante ans après 68, nous savons aujourd’hui que « la guerre à la drogue », judiciarisée par les lois de 1970, a été et est une guerre idéologique et morale menée contre les consommateurs de psychotropes, accusés par leurs comportements subversifs de miner l’ordre social. On disait ça de la sexualité hors mariage, de l’homosexualité, avant que les changements de comportements et de mentalité n’imposent aux pouvoirs publics les changements des lois. « Sexe, drogue, rock’n’roll » : depuis cinquante ans, ce triptyque de moyens menant au plaisir fait partie du quotidien de millions de personnes, normalement intégrées dans la société. Sans pour autant casser le mur dressé par l’Etat, avec sa police, ses juges et ses matons, qui enferme encore les « drogués » dans une clôture de lois répressives et injustes, socialement et racialement. Il serait temps que les changements sociaux intervenus dans les usages de psychotropes se traduisent par des lois. La libération des usagers de « drogues » est à l’ordre du jour en ce printemps 2018.

Table Ronde avec :

Jean-Pierre Galland, ancien président du CIRC

Michel Sitbon, éditeur et écrivain

Vincent Benso, membre de Techno +

Béchir Bouderbala, président de NORML France

Laurent Bazin, anthropologue, CR au CNRS-CLERSÉ/CESSMA, co-fondateur et co-président de l’association Le paria & Mohamed Bridji, cuisinier, co-fondateur et co-président de l’association Le paria, ex-taulard, victime ordinaire de violences policières = « Un témoignage sur l’insécurisation des classes populaires »

Discutant : Alban Belkaim, journaliste à Bondy Blog

 

Lieu et horaires :

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

17h à 20h

Organisateurs :

Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS

Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes

Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD

Bertrand Lebeau, médecin addictologue

Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS

Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)

Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

Vins et drogues illicites, quels plaisirs, quelles ivresses ?

« Enivrez –vous sans cesse ! » intimait le poète, mais Baudelaire opposait le vin qui rend « bon et sociable » au haschich, qui « annihile la volonté », parce qu’il ouvrirait « la porte du paradis ».  Le plaisir incommensurable des drogues illicites ?  L’argument a été invoqué pour justifier leur prohibition. Entre temps, l’opposition binaire ivresses licites/ivresses illicites a volé en éclat avec l’expérience des poly usages. Qu’est-ce qui se fabrique, s’invente ou se reproduit avec la modification des états de conscience ? De la mise en scène des ivresses socialisées aux « hérétiques de la sensation » qui annonçaient selon Henri Michaud « un érotisme devenu éclectique », on s’efforcera ici d’appréhender comment les états modifiés de conscience travaillent le corps social, les mondes alternatifs éphémères ou encore les lignes de fuite qui ouvrent à un autre espace-temps, à une autre relation à soi et aux autres- sans oublier les reterritorialisations au risque de se perdre.

  • Michał Herer
    L’alcool et les (autres) drogues. Une approche philosophico-politique
  • Anne Coppel
    Ivresse et lignes de fuite
  • Véronique Nahum-Grappe
    L’ivresse comme norme ou écart aux normes ? Les états psychotropes dus aux substances licites sont-ils différents pour l’ethnologue ?

Discutante : Carmen Bernand, anthropologue

 

Michał Herer
Michal Herer enseigne la philosophie contemporaine à l’Université de Varsovie. Ouvrages parus : Gilles Deleuze. Struktury – Maszyny – Kreacje [Gilles Deleuze. Structures – Machines – Créations, 2006], Filozofia aktualności. Za Nietzschem i Marksem [Philosophie de l’actualité. Apres Nietzsche et Marx, 2012] etPochwała przyjaźni [Éloge de l’amitié, 2017] ; traducteur de Foucault, Deleuze, Althusser et Theweleit.

Anne Coppel
Sociologue, spécialiste de la politique des drogues, entre recherche, expérimentation et engagement associatif ; lutte contre le sida et  réduction des risques. Ouvrages publiés : Le Dragon domestique, avec C. Bachmann, Albin Michel, 1989 ;  Peut-on civiliser les drogues ?,  La Découverte 2002 ;  avec Olivier Doublre,Sortir de l’impasse. De la guerre à la drogue à la réduction des risques, la Découverte 2012 ; avec Michel Kokoreff et Michel Péraldi (Dir.), La Catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, Ed. Amsterdam, 2018.

Véronique Nahum-Grappe
Anthropologue à l’EHESS, (Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain). L’un de ses domaines de recherches concerne les onduites d’excès et de dépendance. La dimension anthropologique plus que psychologique est retenue : normativité sociale, seuils, tolérances et interdits implicites ou explicites. Elle consacrera deux de ses ouvrages à l’ivresse, Vertige de l’ivresse. Alcool et lien social (2010), et La Culture de l’ivresse – Essai de phénoménologie historique (1991).

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Mémoire / Banlieu(e)s / Addiction: Centre culturel d’Orly jeudi 15 mars 2018

Cette journée a pour objectif de contribuer à une démarche de prévention et à favoriser le dialogue et la mobilisation entre familles, personnes ressources et acteurs sociaux de la prévention.

A partir du documentaire « Ces Jeunes Qui Tombent » de Cécile Favier et Azzedine Zoghbi, il s’agit de :

Retracer l’histoire méconnue de l’usage des drogues dans les quartiers populaires depuis la fin des années 70.

Reconnaître cette histoire comme mémoire à part entière des quartiers populaires.

Prendre  conscience de cette histoire oubliée.

Alimenter la  réflexion sur les usages actuels des toxiques

auprès de la communauté éducative (collèges, lycées), des familles, des centres sociaux.

Programme de la journée :

Journée DIALOGUES #01

ANIMÉE PAR Evelyne Bouzzine ex-directrice du Centre de ressources Politique de la Ville en Essonne (CRPVE)

9h30-10h

ACCUEIL CONVIVIAL AUTOUR D’UN CAFÉ

10h-10h15

MOT D’OUVERTURE

10h15-11h

DIALOGUES TEMPS #01

REGARDS CROISÉS SUR L’HISTOIRE ET LA MÉMOIRE DE L’USAGE DES DROGUES DANS LES QUARTIERS POPULAIRES DES ANNÉES 70 À LA FIN DES ANNÉES 90

avec Albert Herzkowicz, médecin addictologue spécialiste des politiques publiques de santé –

 Alexandre Marchant, docteur en Histoire – auteur de L’évolution des politiques publiques face à l’échec de la lutte contre la drogue : L’impossible prohibition ? (2016) – 

Fabrice Olivet, directeur de l’Association ASUD

11h-12h30

PROJECTION DU DOCUMENTAIRE CES JEUNES QUI TOMBENT de Cécile Favier et Azzedine Zoghbi

Produit par les films du hasard et france télévisions avec le soutien du CNC, de la Mildeca et de la Dicom

SUIVI D’UN TEMPS D’ÉCHANGE AVEC LA SALLE

14h-16h30

DIALOGUES TEMPS #02

QUELLES ONT ÉTÉ LES RÉPONSES DES POLITIQUES PUBLIQUES EN MATIÈRE DE PRÉVENTION ET DE SANTÉ (addiction, MST, HIV)

DEPUIS LES ANNÉES 70 JUSQU’À AUJOURD’HUI ?

avec

Anne Coppel, sociologue et militante de la politique de réduction des risques – 

Albert Herzkowicz, médecin addictologue spécialiste des politiques publiques de santé – 

Didier Touzeau, médecin addictologue

DIALOGUES TEMPS #03

COMMENT DÉVELOPPER UNE POLITIQUE DE PRÉVENTION GLOBALE DE LA SANTÉ ET DES TOXICOMANIES ?

COMMENT MOBILISER LA COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE D’UN TERRITOIRE ?

Albert Herzkowicz, médecin addictologue spécialiste des politiques publiques de santé –

 Malika Mansouri,  Psychologue clinicienne en protection de l’enfance – 

Azzedine Zoghbi, Président de l’association Passerelle-Orly Sud

 

Conférence iCAAD Paris 13 Mars 2018

‘EN AVANT… VERS UNE SYNERGIE ENTRE LA THEORIE ET LA PRATIQUE DANS LE TRAITEMENT DES CONDUITES ADDICTIVES : LA GLOBALISATION DES SOINS DE SANTE MENTALE, COMPORTEMENTALE ET EMOTIONELLE

Ce cycle de conférence est organisé dans la continuité des Thèmes des Conférences Européennes iCAAD 2016/17 :

‘UNITE: LA NOUVELLE GENERATION DE METHODES DE RESOLUTION COLLABORATIVES DES TROUBLES DE L’ADDICTION.’

Cette conférence se veut une plateforme où conférenciers, partenaires et professionnels échangeront sur les modèles cliniques, les ressources et les avancées sur les paradigmes touchant aux traitements des addictions, aux désordres comportementaux complexes, aux modèles préventifs, à l’intégration de la santé mentale globale, de la prévention des rechutes et des stratégies de prévention.Collaborons ensemble et partageons les meilleures pratiques, au plan national et international.

POINTS FORTS:
• Abstinence et Réduction des Risques
• Traitement résidentiel: enjeux et attentes
• Evolution de la formation: la thérapie de groupe
• Patients-experts: leur rôle croissant
• Soins, prévention et société: les 5 prochaines années – objectifs et challenges?

10h00 – 10h45 | ABSTINENCE VS. REDUCTION DES RISQUES: DECONSTRUCTION D’UN FAUX DEBAT –

JEAN-MAXENCE GRANIER ET FABRICE OLIVET
Historiquement le mouvement de réduction des risques s’est construit en opposition avec une doctrine de soins basée sur le sevrage et l’abstinence comme unique proposition. Inversement aujourd’hui certains addictologues proposent comme seule prise en charge une prescription de TSO à vie. Ces deux options ignorent la notion primordiale de responsabilité des personnes concernées. Comment dépasser ces deux extrêmes en remettant l’individu au centre des décisions qui le concernent. « Nothing about us without us » (Slogan de l’association INPUD)

Fabrice Olivet est un militant historique de la réforme des politiques de drogues. Depuis 1996, il anime l’association ASUD (Auto Support des Usagers de Drogues), agréée par l’Etat pour représenter les personnes prises en charge dans le système de soins pour des questions relatives à une addiction. Historien de formation, c’est également un polémiste engagé dans les débats relatifs à l’« identité française ». Depuis 2013, Fabrice Olivet est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

Jean-Maxence Granier est chef d’entreprise et travaille dans le domaine du marketing, de la communication et des médias. Il s’intéresse depuis 25 ans aux usages des psychotropes comme aux questions posées aux individus et à la société par l’addiction. Il a codirigé récemment un numéro de la revue Esprit consacré à la « Politique des drogues » et intervient à titre personnel sur ces questions dans l’espace public.

Programme et inscription ici

Lieu, date et horaire :

Mardi 13 Mars 2018
9h00 – 18h30
Espace CEDIAS, Musée Social,
5 rue Las Cases, 75007 Paris

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Les drogues sur prescription médicale

Dès l’origine, les conventions internationales ont introduit une distinction essentielle entre les substances ayant des propriétés thérapeutiques et celles qui n’en ont pas et ce, indépendamment de leur dangerosité. Et il a été convenu que les drogues dangereuses ayant des applications médicales, la morphine par exemple, seraient prescrites par des médecins et délivrées par des pharmaciens. Sur cette base, chaque pays a mené sa propre politique. Des exemples français (Zoé Dubus) anglais et américains (Bertrand Lebeau) illustreront ce propos. Aujourd’hui de nombreuses substances classées comme drogues sont utilisées en médecine (Daniel Annequin) ou prescrites hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) (Philippe Grunberg).

Tandis qu’en 1926, la commission Rolleston jette les bases du « british system », des milliers de médecins américains sont incarcérés pour avoir prescrit des opiacés à des héroïnomanes. Quelques décennies plus tard, les programmes suisses de prescription d’héroïne et l’épidémie américaine d’overdoses aux opiacés sur prescription médicales ces dernières années, illustrent cette forme paradoxale de légalisation des « drogues » : la prescription.

LIEU

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

DATE

jeudi 8 mars 2018

LES INTERVENANTS

Bertrand LEBEAU, médecin, s’occupe de drogues et de toxicomanies depuis plus de 25 ans. Dans les années 90, il a été un activiste de la « réduction des risques ». Aujourd’hui, il milite pour une réforme des politiques de drogues.

Philippe GRUNBERG s’est installé comme généraliste il y a 33 ans. Et les problèmes psychiatriques et addictologiques ont occupé une grande partie de son activité. Conjuguer les demandes des patients, les données de la science et son expérience de praticien, les trois piliers de la décision partagée, a souvent relevé de la quadrature du cercle. A partir de quelques vignettes cliniques, il proposera une réflexion sur les prescriptions « hors AMM ». Du Temgesic au Baclofène, en passant par le Médiator, le Palfium et le Dinintel (aujourd’hui disparus), l’oxycodone et les fentanyls (responsables de nombreux décès aux USA) il tentera d’évaluer le rapport bénéfice/risque de ces prescriptions.

Le Pr Daniel ANNEQUIN a créé et dirigé pendant 25 ans le Centre de la douleur et de la migraine de l’hôpital d’enfants Trousseau. Il possède une triple compétence de psychiatre, d’anesthésiste réanimateur et de médecin de la douleur. Il a été le responsable du second Programme national de lutte contre la douleur 2002-2005 au ministère de la Santé. A partir d’exemples portant sur les morphiniques, la kétamine, le protoxyde d’azote, la prégabaline, Daniel Annequin étudiera les potentialités addictives des médicaments de la douleur.

Zoé Dubus, doctorante en histoire à l’Université d’Aix-Marseille, auteure du mémoire de master : « La morphinée : représentations de la femme morphinomane dans le discours médical, 1870-1916 ».
Sa recherche traite des transformations des pratiques médicales ainsi que des politiques de santé en lien avec l’utilisation de psychotropes en France, du XIXe siècle à nos jours. Elle s’attache à comprendre les relations qu’entretiennent la médecine et les médecins avec les produits modifiant la conscience et la sensibilité, conçus alternativement comme des médicaments innovants ou comme des toxiques.

ORGANISATEURS

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Parler des drogues sous un jour favorable , contraintes légales et politiques

L’article L3421-4 du Code de la santé publique dispose que la présentation sous un jour favorable de l’usage illicite de stupéfiants est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.  Conçue pour décourager le prosélytisme du consommateur de drogues, cette  incrimination a un spectre d’action qui s’étend bien au-delà de ce simple cas de figure. C’est en effet l’ensemble des propos, publics et privés, de tout un chacun qui se trouve contraint par cette disposition législative. La loi pénale étant d’interprétation stricte, on peut se demander dans quelle mesure l’article L3421-4 du Code de la santé  publique s’oppose à la description objective de tous les effets, y compris hédoniques et  thérapeutiques des drogues classées illicites. En l’absence de réponse  jurisprudentielle précise, l’interdit symbolique demeure. Quels en sont aujourd’hui les effets dans l’ordre des discours scientifique, politique  et médical ?

LIEU

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

DATE

8 février 2018

LES INTERVENANTS

Renaud Colson est maître de conférences à la faculté de droit et des sciences politiques de l’université de Nantes et honorary lecturer à l’université de Cardiff. Il a été accueilli en qualité de British Academy visiting fellow à l’université de Cardiff en 2008, de Marie Curie fellow à l’Institut universitaire européen (Florence) de 2011 à 2013, et de visiting scholar à l’Institut d’étude avancée de l’université Jawaharlal Nehru (New Delhi) en 2016. Renaud Colson a travaillé sur des sujets variés (droit processuel, droit pénal européen, criminologie…). Il a récemment dirigé deux ouvrages collectifs consacrés aux politiques des drogues : Les drogues face au droit (PUF, 2015) et European Drug Policies: The Ways of Reform (Routledge, 2017).

Ivana Obradovic est sociologue, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques liées aux drogues, en particulier dans le champ pénal. Elle est directrice adjointe de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et chercheure associée au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Elle a enseigné à l’Université de Picardie Jules-Verne et à Sciences Po Paris. Ses travaux les plus récents portent sur la comparaison internationale des politiques menées à l’égard du cannabis, avec un intérêt particulier pour les initiatives de régulation menées aux Etats-Unis, en Uruguay et au Canada.

Didier Jayle. Ancien président (2002-2007) de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), Didier Jayle est professeur d’addictologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) et médecin dans le service d’immunologie de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou. Il est aussi directeur de la publication de vih.org et de la revue Swaps.

William Lowenstein est spécialiste en Médecine interne et addictologue. Auteur de nombreux livres sur les drogues et les dépendances, il a écrit plus de 60 publications médicales à impact factor. Il est président de SOS Addictions depuis janvier 2002. Président du Groupe T2R -Addictologie à la DGS / Ministère de la Santé. Co-Auteur avec le Dr L. Karila de Tous addicts. Et après ?,Paris, Flammarion, 2017.

ORGANISATEURS

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Les états modifiés de conscience

 

Depuis la nuit des temps, les humains (et peut-être bien aussi nos amies les bêtes) semblent chercher à s’évader des limites des sens, du raisonnement « normal », d’une conscience limitée.

Que ce soit par la méditation, l’hypnose, le yoga, la transe chamanique, mystique ou musicale, l’envie de dépasser la conscience ordinaire peut emprunter différentes voies. Le recours aux plantes et aux substances psychédéliques en est une, pratiquée traditionnellement par des tribus « indiennes » et depuis la génération de 68 par des « tribus d’indiens métropolitains ».

Expérimentées en psychiatrie dans les années 1940-60, remplacées par les neuroleptiques à la faveur du prohibitionnisme, les substances psychédéliques ont fait ces dernières années leur retour dans les psychothérapies. Par « micro doses » ou « justes doses », les facultés des psychédéliques à agir sur des circuits normalement inhibés du cerveau suscitent l’intérêt tant des professionnels de la santé que des usagers de psychotropes. Paradoxalement, une des utilisations expérimentales des substances psychédéliques qui est de plus en plus en vogue aujourd’hui est celle des plantes psychédéliques comme aide au sevrage des opiacés. Avec les psychédéliques, on assiste à la rencontre des savoirs médicaux traditionnels, modernes et expérientiels.

LIEU

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

DATE

11 Janvier 2018

HORAIRES

17h à 20h

LES INTERVENANTS

Christian Sueur « Le renouveau des utilisations thérapeutiques des substances psychédéliques »

Psychiatre, praticien hospitalier, spécialisé en addictologie. Il a travaillé depuis le début des années 1980 dans diverses institutions d’accueil et de soins pour toxicomanes, puis au sein de Médecins du Monde. Il a été cofondateur et responsables des « Missions Rave », où il a œuvré à mettre en place des actions de « Réductions des risques » chez les jeunes consommateurs de substances psychédéliques et entheogenes fréquentant les évènements festif techno. Il a publié de nombreux articles sur les drogues de synthèse et leur consommation à la fin du siècle dernier, en croisant différentes approches, cliniques, anthropologiques, sociologiques, pharmacologiques, et en visitant leurs diverses utilisations thérapeutiques telles qu’elles ont été pratiquées de par le monde.

David Dupuis « L’ayahuasca parle aux Français. Pèlerinages psychotropiques en Amazonie péruvienne »

Docteur en Ethnologie – Anthropologie Sociale (EHESS, Paris), chercheur post-doctorant à l’Université de Durham (Fondation Fyssen). Sa recherche doctorale, appuyée sur dix-huit mois d’enquête en haute-Amazonie péruvienne, s’est concentrée sur les innovations rituelles, les modes de transmission des savoirs religieux et la question de l’efficacité thérapeutique dans le contexte des reconfigurations contemporaines du curanderismo péruvien impliquées par l’émergence du « tourisme chamanique » et l’internationalisation de l’ayahusasca.

Vittorio Biancardi est doctorant au CRH/EHESS. Son travail de recherche, qui relève d’une méthodologie à la fois historique et anthropologique, est axé sur l’usage à faible dose des drogues dites psychédéliques dans une période comprise entre 1943 (année de la découverte de la LSD-25) et aujourd’hui.

ORGANISATEURS

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Thérapies avec drogues psychédéliques

Les plantes psychédéliques ont été utilisées un peu partout dans le monde à différentes fins. Divers peuples ont attribué à peyotl, san pedro, ayahuasca, iboga, amanite muscaria, champignons psilocybes, des vertus heuristiques et thérapeutiques, tant du corps que de l’âme.

Souvent associées à des rituels chamaniques, on a accordé à ces plantes la faculté de mise en relation avec les dieux : « les plantes des dieux ». Récemment, ces cultures traditionnelles ont fait l’objet d’une découverte « occidentale et moderne » des potentiels curatifs de ces plantes, engendrant même une ruée vers l’ayahuasca amazonienne.

Aussi, ces plantes psychédéliques et leurs dérivés synthétiques, tous inscrits au tableau noir de la prohibition des stupéfiants et classés comme hallucinogènes, font de plus en plus l’objet d’études neuro-psycho-pharmacologiques. De fait, selon la posologie utilisée, ces plantes et molécules ont des effets variés, allant du simple stimulant et coupe-faim, à l’émerveillement des sens jusqu’à l’ouverture des « portes de la perception ».

Pour nous en parler et en discuter, nous avons invité notre collègue ethnologue Sébastien Baud, observateur des peuples d’Amazonie, Martin Fortier, philosophe, et Samir Boumediene, anthropologue et historien.

Lieu

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Horaires

17h à 20h

 Date

14 Décembre 2017

Les intervenants

Sébastien Baud est ethnologue, chercheur associé à l’Institut d’ethnologie de Université de Neuchâtel et à l’Institut français d’études andines (CNRS, Lima, Pérou). Il a enseigné à l’université de Strasbourg et de Neuchâtel. Il travaille dans les Basses et Hautes Terres de l’Amérique Latine, notamment avec les Awajun (famille linguistique jivaro, Pérou) et les populations de langue quechua de la région de Cuzco (Pérou). Ses recherches portent sur les plantes psychotropes, les pratiques de gestion de l’aléatoire, les chamanismes, la transmission des savoirs, l’autochtonie, les dynamiques ré-appropriatives en milieux urbain et le tourisme chamanique. Il est l’auteur de Faire parler les montagnes, Initiation chamanique dans les Andes Péruviennes (Armand Colin, 2011) et a codirigé le collectif Des plantes psychotropes, Initiations, thérapies et quêtes de soi (en collaboration avec Christian Ghasarian, Imago, 2010). Un second volume, intitulé Histoires et usages des plantes psychotropes, paraîtra au printemps 2018, aux éditions Imago également.

 

Martin Fortier est doctorant en philosophie et en sciences cognitives à l’Institut Jean Nicod (EHESS/ENS) et étudiant-chercheur visitant au département d’anthropologie de l’Université Stanford. Ses recherches portent d’une part sur les interactions entre processus neurobiologiques et culturels au sein des expériences hallucinogènes, ainsi que les implications de ces expériences en philosophie de l’esprit et de la perception ; et d’autre part sur les questions de catégorisation, d’ethnobiologie, et de raisonnement dans les cultures indigènes amazoniennes (en particulier les cultures shipibo-konibo et huni-kuin d’Amazonie péruvienne). Il est par ailleurs membre du groupe de recherche ALIUS (collectif consacré à l’étude naturaliste des états modifiés de conscience). Page personnelle : https://sites.google.com/site/martineliefortier/

 

Samir Boumediene est chargé de recherches à l’Institut d’histoire des idées et des représentations dans les modernités (UMR CNRS 5317). Il a publié en 2016 un ouvrage intitulé La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde » (1492-1750). Au croisement de l’histoire, de l’anthropologie et de l’épistémologie, il mène des recherches sur la relation aux plantes et aux animaux, sur les enquêtes et les questionnaires, ainsi que sur la notion de « découverte ».

 

Organisateurs

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Les drogues en famille

Tandis que les campagnes de prévention et les médias insistent sur le rôle des parents dans la prévention primaire des usages de drogues chez les adolescents, cette séance de séminaire propose d’ouvrir le débat sur une éducation familiale à la régulation des usages et à la réduction des risques. Cet angle de vue pose alors de multiples questions.

En effet, comment socialiser son enfant lorsqu’on l’accompagne, en même temps, dans une pratique hors normes ?

L’éducation à la consommation d’alcool peut-elle nous permettre de penser l’éducation aux usages de substances illicites ?

Quelle différence faire entre « éduquer à l’usage » et « éduquer à la réduction des risques » ?

Sous la modération de notre collègue invité Jean-Sébastien Fallu, chercheur en psychoéducation à l’Université de Montréal, Zéphyr Serehen, psychologue, Yassine Cheikh-Salah, éducateur spécialisé, et Julia Monge, chercheure en Santé, population et politiques sociales, proposeront de réfléchir à la sortie d’un modèle familial prohibitionniste.

Lieu

Amphithéâtre de l’EHESS, 96 bd. Raspail, 75006 Paris

Horaires

17h à 20h

Date

09 novembre 2017

Organisateurs

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

« La consommation de substances illicites entre parents et enfants. »

Julia Monge, anthropologue, doctorante EHESS.

« L’éducation à la consommation d’alcool dans la famille »

Zephir Seheren, psychologue, CSAPA Paris.

« Les drogues au sein des familles et l’enjeu de l’éducation aux risques »

Yassine Cheikh-Salah, éducateur spécialisé, CSSPA Montpellier.

 

 

SÉMINAIRE EHESS 2017-2018 : Ça me fait du bien, les drogues comme solution à des problèmes

Pour cette troisième année du séminaire transdisciplinaire et transuniversitaire sur les drogues, nous avons choisi comme thème général les usages de psychotropes afin de trouver une solution à des
problèmes. En effet, la pensée dominante, officielle et institutionnalisée ne voit dans la
consommation de drogues que des problèmes (sanitaires, sociaux, policiers). Il y a plus : la loi nous
impose l’obligation de parler exclusivement en négatif des drogues, leur présentation sous un jour
favorable étant passible de poursuites pénales et financières.

Or, personne ne nie que les drogues, toutes les drogues, qu’elles soient vendues sur le marché noir,
en pharmacie ou à l’épicerie, peuvent provoquer des problèmes de toute sorte chez les
consommateurs. En même temps nous sommes dans l’obligation de constater que dans les sociétés
traditionnelles comme modernes des millions de personnes ont recours à des psychotropes comme
solution à des problèmes.

Fumer de la marijuana pour se détendre, sniffer de la cocaïne pour se revigorer, manger des champignons psilocybes pour éprouver des sensations inconnues et plaisantes : l’offre variée de plantes naturelles et de substances synthétiques rencontre la demande des différents usages thérapeutiques des psychotropes. Et si le cannabis dit thérapeutique peut être utile dans certaines maladies physiologiques, le cannabis dit récréatif peut être une solution pour des problèmes de stress, de sociabilité ou de manque d’imagination.

Mais la question des drogues continue d’être sous le signe de la schizophrénie culturelle et
législative. Si l’Etat, le corps médical et tout un chacun considère normal qu’on puisse consommer
des opiacés, des stimulants, des antidépresseurs et des anxiolytiques vendus en pharmacie, afin de
soulager des douleurs physiques ou mentales, l’interdiction et l’opprobre continuent de peser sur
des substances qui répondent aux mêmes besoins, mais qui restent illégales. La vague actuelle
d’overdoses aux opiacés sur prescription aux USA est symptomatique de cette contradiction
flagrante dans les politiques publiques en matière de drogues.

Lieu

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Horaires

17h à 20h

Date

12 octobre 2018

Organisateurs

  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue
  • Bertrand Lebeau, médecin, membre de SOS Addictions
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

 

« Ça me fait du bien » : les drogues comme solution à des problèmes
Alessandro Stella, historien, DR au CNRS : « Introduction : ‘ça me fait du bien’, usages thérapeutiques des psychotropes »

François-Rodolphe Ingold, psychiatre et anthropologue : « Le cannabis et les pharmacopées
contemporaines »

Marcos Garcia de Teresa, anthropologue, doctorant IRIS : « ‘No es delito, es deleite’. Usage profane
et consommation rituelle des champignons psilocybes dans la sierra mazateca au Mexique.

SUPPORT ! DON’T PUNISH. 2017 : JOURNÉE MONDIALE DE SOUTIEN AUX CONSOMMATEURS DE DROGUES

 

Lundi 26 Juin 2017 Paris Spot Beaumarchais, 51 Boulevard Beaumarchais 75003 : Aides, Techno+ et Asud s’unissent pour démontrer qu’une autre politique des drogues est possible.

Lundi 26 juin à 14 h00, trois associations imaginent la légalisation des drogues le temps d’un après- midi pour démontrer que la modification de conscience n’est pas nécessairement un problème mais peut parfois être une solution.

Légalisons toutes les drogues de consommation courante, le cannabis bien sûr, mais aussi l’héroïne et la cocaïne dans un système de distribution médicalisée.

Pourquoi ? Pas seulement parce que l’interdiction a démontré son inefficacité à limiter les abus et aggrave considérablement les risques sanitaires… Non. Légalisons parce que « le problème de la drogue » c’est nous, c’est vous, ce sont nos proches, nos parents, et parfois même nos grand parents, des millions de consommateurs discrets, anonymes ou cachés qui génèrent la demande exponentielle de produits stupéfiants.

Depuis 50 ans, la guerre livrée à la drogue repose sur un mythe : supprimer l’offre et vous résoudrez la question du « fléau de la drogue ». Ce mythe a cautionné la guerre livrée impitoyablement aux consommateurs les plus pauvres tout en épargnant hypocritement les plus fortunés, car la grande majorité d’entre eux- notamment de cannabis- ne rencontre pas de problèmes sanitaires ou sociaux, elle s’applique simplement à suivre à la lettre le célèbre adage « pour vivre heureux vivons cachés »

Le 26 juin est la Journée internationale de l’ONU contre les dommages causés par la guerre contre la drogue. http://supportdontpunish.org/fr/
Pour dénoncer à la fois l’hypocrisie et l’injustice qui caractérisent ce système, Aides, Techno + et ASUD vous proposent d’utiliser cette date symbolique pour visiter le Drugs Store, un espace convivial où pendant quelques heures nous vivrons le rêve d’une société avec drogues. Un espace où la modification de conscience sera abordée comme une solution et pas nécessairement un problème.

Le Drugs Store

Le Drugstore est un lieu « idéal » qui informe sur différentes modalités de consommation de drogues, une plongée dans « l’après-légalisation » afin de prouver tous les avantages qu’il y aurait à ne pénaliser ni l’usage ni la vente de stupéfiants. Le 26 juin 2017, de 14h00 à 18h00, plusieurs activités de consommation seront mises en scène pour

démontrer l’extrême banalité de ces pratiques mais aussi leur intérêt du point de vue de la santé publique et du mieux vivre ensemble.

Comme nos camarades l’ont déjà exprimé à Marseille le 11 avril 2017 nous demandons :

  • l’abrogation de la loi du 31 décembre 1970, la mise en place d’une politique ambitieuse de santé publique, d’un plan de conversion de l’économie souterraine et d’un référentiel de qualité des produits.
  • la légalisation de l’ensemble des substances aujourd’hui considérées comme illicites et leur accessibilité selon des modalités différenciées en fonction des produits.
  • Un accès facilité à l’usage du cannabis thérapeutique
  • Une réelle politique de soutien pour les associations d’usagers et de réduction des risques.

 

 

Infos & contact

Asud, Autosupport et réduction des risques parmi les usagers et ex-usagers de drogues

ASUD, Auto Support et réduction des risques parmi les Usagers de Drogues, est une association de personnes concernées par l’usage de substances illicites. Fondée en 1993 pour lutter contre l’épidémie de sida, ASUD est aujourd’hui engagée dans la réforme de la politique des drogues et dans la lutte contre toutes les conséquences négatives de la criminalisation de l’usage. Selon les régions, cette pratique se décline en simple groupe de parole, en Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) , en interventions en milieux festifs, sans oublier la réalisation et la distribution du journal d’ASUD. ASUD est agrée par l’Etat pour représenter les personnes en traitement pour des questions relatives à l’usage de substances psychoactives (arrêté du 06 juillet 2012)

Site : www.asud.org Email : communication@asud.org Aides

Site : http://www.aides.org Techno+

Association de réduction des risques liés aux pratiques festive depuis 1995 dans les fêtes techno, festival, club en France et parfois dans des grands rassemblements en Europe. Association de militants, défendant la culture Techno et la mise en place d’une politique de réduction de risques liées à l’usage récréatif des drogues. C’est-à-dire une politique basée sur la responsabilisation des consommateurs et non sur l’interdit et la répression.

Site : https://technoplus.org Email : idf@technoplus.org Associations partenaires participantes :

Fondée par des patients en 2010 sous la forme d’un collectif, Principes Actifs est devenue une association légale en 2012.Parmi les adhérents, certains n’ont jamais fait usage de drogues, alors que d’autres ont eu des parcours difficiles avec celles-ci.

Créée en 1984, AIDES est l’une des plus importantes associations européennes de lutte contre le VIH et les hépatites.

AIDES est reconnue d’utilité publique depuis 1990. L’association vient de lancer son nouveau programme, 17

mesures pour mettre fin à l’épidémie VIH et hépatite. Pour aides la situation actuelle des usagers de drogues n’est

pas tenable. Plus d’infos sur la campagne Aides #Revendiquons2017

Nous revendiquons une facilitation de l’accès à tous les traitements existants, et préconisons l’autoproduction raisonnée en fonction des pathologies, en attendant un changement du cadre légal.
Notre présence se justifie par le fait qu’il existe des similarités dans nos parcours militants : la motivation des malades pour faire évoluer les choses, faciliter l’accès aux soins, les divers conseils objectifs et pragmatiques, toujours d’usagers à usagers, dans une démarche de réduction des risques appliquée à l’usage thérapeutique. Email : contact@principesactifs.fr Site : www.principesactifs.org

Le CIRC est une association loi 1901, fondée le 21 octobre 1991 qui a pour objet la collecte et la diffusion à but préventif de toute information relative au cannabis. Le CIRC réclame l’abrogation de l’article L.34 21-4 du Code de la santé publique. Le retrait du cannabis et de ses dérivés du tableau des stupéfiants. L’amnistie pour toutes les personnes victimes de ce classement inepte. L’ouverture d’un débat sur les modalités de la sortie de la prohibition des drogues.

Facebook: https://fr-fr.facebook.com/FederationCirc/

Médecins du Monde travaille depuis 1989 auprès des usagers de drogues. Dans les années 1990, l’association intervient plus spécifiquement en milieu festif, et depuis 2004 dans les squats, pour discuter des pratiques de consommation des drogues, proposer d’analyser les produits consommés et mettre à disposition du matériel de réduction des risques (kits d’injection, d’inhalation, préservatifs, etc.)

Site : http://www.medecinsdumonde.org

L’association Charonne se positionne en acteur de terrain mais aussi comme un vecteur d’innovation, toujours à la recherche d’une nouveauté à promouvoir au service des usagers, au service d’une meilleure prise en charge et d’un meilleur accompagnement.

Cherchant à garder une taille humaine, l’association n’hésite pas à mettre en avant les actions de ses partenaires institutionnelles. Il ne s’agit pas de se faire concurrence mais bien d’imaginer un futur moins difficile pour les usagers de drogues et pour les personnes en situation de précarité ou de prostitution.

Site : https://charonne-asso.fr/association/

 

 

 

 

 

 

 

Le 26 juin est de la Journée internationale des Nations Unies contre l’abus et le trafic de drogues – une journée pendant laquelle de nombreux gouvernements célèbrent leurs contributions à la guerre mondiale contre la drogue. Dans le passé, certains gouvernements ont même célébré cette journée en organisant des exécutions publiques ou des passages à tabac de personnes accusées de délits de drogues.

Soutenez. Ne Punissez pas est une campagne mondiale de plaidoyer visant à promouvoir de meilleures politiques des drogues qui mettent la priorité sur la santé publique et les droits humains. La campagne a pour but de promouvoir une réforme des politiques des drogues et de changer les lois et politiques qui entravent l’accès aux interventions de réduction des risques.

La Journée d’action mondiale offre une occasion importante aux participants de se saisir du message.

Le 26 juin est aussi la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture – une coïncidence ironique étant donne l’étendue de la torture et des abus infligés au nom de la guerre contre la drogue.

JOURNÉE D’ACTION MONDIALE DE 2017

L’une des activités principales de la campagne « SOUTENEZ. NE PUNISSEZ PAS », est une Journée d’action mondiale qui a lieu tous les ans le 26 juin.

Le 26 juin 2017 sera la 5ème Journée d’action. En 2013, 41 villes du monde entier ont pris part à la première Journée d’action mondiale. En 2014, 100 villes du monde entier ont organisé une multitude d’initiatives différentes. En 2015, 160 villes ont uni leurs forces pour appeler à la réforme de la politique en matière de drogues, et enfin, en 2016, des activistes de 125 villes se sont réunis dans le cadre de la campagne.

Que pouvez-vous faire cette année?

L’objectif de la Journée d’action mondiale est d’organiser des actions locales percutantes et visuellement symboliques. C’est à vous de décider de ces actions, en fonction de ce qui faisable et abordable, ce qui fonctionne le mieux dans le contexte local, et ce qui aura le plus grand impact. Ces actions peuvent regrouper 10 ou 20 personnes, et même plus de 100 personnes dans certaines villes. Nous espérons que les exemples provenant d’autres villes seront également des sources d’inspiration. Une des répercussions les plus significatives que la campagne peut avoir est d’attirer l’attention positive des médias et de sensibiliser aux enjeux de la campagne. Nous recommandons que les partenaires locaux contactent les médias locaux avant du 26 juin.

RESSOURCES

Une série de ressources pour vous aider à organiser votre journée d’action le 26 juin. Celles-ci comprennent :

  • Un guide détaillé avec des instructions étape par étape pour vous aider à planifier, promouvoir, mettre en œuvre et documenter votre événement.
  • Supports et outils de campagne (y compris des logos, dépliants, bannières, etc.).
  • Communiqués de presse et soutien

HTTP://SUPPORTDONTPUNISH.ORG/FR/

Casse Toi Bien / L’Art de se droguer

25 ans ! La « quarterlife crisis » caractérisée par le blues de la fin des utopies adolescentes. C’est pourtant bien ce stade que le CIRC et ASUD ont atteint.

25 ans de luttes anti prohibitionnistes, de défense des droits des usagers et des libertés individuelles à consommer des substances.

25 ans de ténacité, d’obstacles et de coups durs pour quelques belles victoires mais une loi de 70 toujours gravé dans le granit législatif.

Pourtant, point de renoncement, nos rêves ne sont  pas partis en fumé. Et cet anniversaire nous souhaitons le partager avec un ensemble d’associations d’usagers et de camarades de luttes, dans l’allégresse, autour d’une journée artistique et festive sur le thème de notre sujet favoris : les drogues. Au programme, expositions de peintures et de photos, projections de films, animations, stands divers et DJs. Parce que les drogues c’est aussi une « Culture » riche et que ça devrait être avant tout de la joie, de la bonne humeur, de la convivialité, bref du PLAISIR.

De quoi faire sourire un clown et rendre les drogués zeureux !

Et voilà le programme de cette journée bien remplie ou vous pourrez vous balader entre expos, projections, débats, librairie et les stands de chaque association participante Asud, le CIRC, Techno+, Principes Actifs, Chanvre et Liberté et  Psycoactif.
Pour clôturer cette journée, nous planerons sur le son stupéfiant du DJ Set !
NOUVEAU TIGRE / LA TERRASSE

14h – 20h : Drug Culture

  • La librairie So Long Lady se déplace au Cirque avec l’Esprit Frappeur et les Editions du Lézard.
  • Expositions de Kiki Picasso, Jacob Kris, Michel Derlique et Techno+
  • Village associatif

20h – 22h : Buvette et Restauration Débat

Intervalles de convivialité & Discussions :

  • Drogues et Droit Humain.

  Intervenants : Fabrice Olivet président Asud, Alexandro Stella directeur de recherche à EHESS

  • Cannabis Thérapeutique, enjeux et

  Intervenants : Fabienne Lopez membre de l’’association Principes Actifs

  • Nouvelles Politiques des Drogues. Contraventionnalisation, dépénalisation, légalisation
    Intervenants : Geoges Lachaze,  membre de l’association Asud, Florian Bureau vice-président de
    l’association Techno+
  • L’Art et la Drogue/la Drogue et l’Art

  Intervenants : KiKi Picasso, Maxime Laglasse président deTechno+

 

22h – 01h30 : DJ Sets

  • 22h00-23h30 : Antoine Calvino (Microclimat)
  • 23h30 – 1h30 : Deux des activistes du TSF Sound System : Abstracker (TSF/Digital Whomp) et Animal Beatz (TSF/Lunar distance)

Squatteurs de dancefloor depuis le berceau, une paire de junkies accro aux infrabasses en Dj-set

Au menu du jour une intraveineuse de techno acid et de groove psychédélique, un sniff de Beats funky ou encore une taf de dub digital et de balkan beatz.
Poly-consommation conseillé.

 

L’ANTI-CLUB 

14h30 – 20h30 : Projections & Echanges Asud, Xanaé

  • 14h30 – 16h : ASUD RdR & Débat

Les réalisateurs Philippe Lachambre et Laurent Appel, s’attachent à présenter un état des lieux des dispositifs actuels de RdR depuis l’inclusion en 2002 des établissements « expérimentaux » de prise en charge dédiés dans le système médico-social (CAARUD, CSAPA, etc.) et l’inscription de la politique de RdR dans le code de santé publique en 2004-05. Ce bilan est dépeint grâce aux témoignages de professionnels, d’usagers de ces structures et des membres d’ASUD. A travers ces regards croisés, c’est aussi un constat des réussites, des limites et des améliorations nécessaires de ces dispositifs qui est proposé, avec comme fil conducteur le point de vu des premières personnes concernées, les usagers et ex-usagers de drogues.

 

  • 16h – 17h30 : Sisters-In-Drugs and Heiressess, Petites Sœurs en Drogue et Héritières
    Anne Coppel et Carlo Bengio

Pour fêter les 50 ans de la publication du Festin Nu de William Burroughs- côté femmes !
Avec toutes celles qui dans leur œuvre, dans leur vie font écho à William Burroughs
A toutes celles qui se sont servi des drogues à la recherche d’elles-mêmes
Le diaporama sera accompagné d’une performance avec des extraits de William Burroughs, lus par Carlo Bengio, comédien.

 

  • 18h – 20h30h : Ex-Taz

Rencontre avec la réalisatrice, Xanaé Bove

Paris, début 90, espace des possibles. Les galaxies underground découvrent un nouveau son, créent un nouvel espace de liberté éphémère (des TAZ **) lors des premières raves. Pour la première fois, un compte-rendu sur le cross-over de l’époque. Les 90s vues de l’intérieur par ses acteurs et activistes. Plus de 30 témoins des galaxies musicales, culturelles, underground. Du plus secret au plus médiatisé…

 

** TAZ d’après le livre éponyme d’Hakim BEY : espace de liberté éphémère, appelé à se dissoudre pour ressurgir ailleurs, une fois nommé, médiatisé.

 

 

 

 

 

 

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Vers un monde avec drogues ?

Après une première année consacrée aux prohibitions des drogues, nous ouvrons plus large le spectre de l’analyse, nous interrogeant sur les consommations, les ressorts de la prise de drogues, ses usages au cours des siècles et des espaces.

Ce séminaire se veut avant tout un lieu de réflexion et de recherche collective, visant la synergie des sciences humaines et sociales avec le savoir accumulé par les usagers de drogues et les professionnels de la santé. Une approche transversale innovante, dans sa méthodologie et ses contenus, mixant à la fois les disciplines, les compétences théoriques et les savoirs pratiques. Nous souhaitons que cette mise en commun de connaissances et d’analyses d’expériences puisse servir à une meilleure appréciation tant de la phénoménologie des usages des drogues que des politiques publiques qui les encadrent.

Nous abordons la question des drogues sous plusieurs aspects : sanitaires, juridiques, économiques, géopolitiques, bien sûr, mais aussi culturels, historiques, anthropologiques, sociologiques, psychanalytiques. Pour nous donner les moyens d’une compréhension plus approfondie de la « question drogue », trop souvent traitée à l’arrivée et non en amont, s’attaquant aux conséquences induites par la législation prohibitionniste, par la répression des trafiquants et des consommateurs et la prise en charge sanitaire des addictions. Or, les problèmes sanitaires liés aux conduites addictives, qu’il s’agisse d’alcool, de tabac, de médicaments  (benzodiazépines), ou de drogues illicites, ne représentent qu’une partie de la question. Dans la consommation de drogues, les motivations anthropologiques, sociologiques, culturelles et psychiques sont primordiales. À travers l’histoire et les espaces géographiques, l’usage des drogues se décline en fonctions thérapeutiques, mystiques et/ou religieuses, mais aussi hédonistes. Bien entendu, les drogues peuvent avoir des conséquences délétères pour les individus et les collectivités, et c’est comme cela que les gouvernements nationaux et l’ONU depuis cent ans ont traité la question. Mais les drogues ont été, au cours du temps et des civilisations, employées aussi comme solution à des problèmes de nature médicale, psychique, sociale. C’est là le défi théorique, social et politique posé par la question des drogues.

Nous parlons de drogues, employant le terme courant et populaire désignant les psychotropes, à savoir des substances psychoactives qui ont un impact sur les perceptions, les sens, les neurotransmetteurs. Si certaines drogues, illicites comme l’héroïne ou licites comme l’alcool et les benzodiazépines, ont un fort potentiel d’addiction, assimiler tous les usages de drogues illégales au concept d’addiction apparaît fort réductif et parfois impropre. L’addictologie, née de la confluence de l’intervention médicale en toxicomanie et en alcoolisme, a élargi ensuite son spectre d’action au tabac, au sexe, à l’adrénaline, aux jeux vidéo, de hasard et d’argent. En toute logique, le pas suivant est d’y inclure l’addiction au sucre, un « fléau » sanitaire majeur à niveau planétaire. Or, s’il est certain que l’addiction au sucre sous toutes ses formes peut constituer une pathologie grave pour le consommateur, et avoir des conséquences préjudiciables pour lui et pour la santé publique (et les caisses de sécurité sociale …), cela ne fait pas du sucre un psychotrope. Pour une meilleure analyse et appréciation de phénomènes divers, il convient ne pas faire de confusion entre drogues psychotropes, substances addictives et conduites addictives. Les clefs des « portes de la perception » ne sont pas les mêmes que celles des portes de la relaxation, et le recours à une substance ou une autre pour lutter contre la dépression, la souffrance, la peur, semble s’inscrire dans le destin de l’humanité.

L’apport des sciences humaines et sociales, et nous considérons que les « sciences du corps » en font partie intégrante, apparaît dès lors indispensable pour comprendre les processus à l’œuvre dans les conduites d’usage de drogues, et par conséquent envisager les meilleures politiques de régulation de la production, du commerce et de la consommation des drogues.

Intervenants

  • Raquel Peyraube (médecin, conseillère du gouvernement d’Uruguay), « Légalisation et régulation du cannabis en Uruguay »
  • Anne Philibert (sociologue, doctorante Université de Genève), « Les politiques de régulation des drogues en Colorado, Uruguay, Hollande »
  • Esther Benbassa (sénatrice EELV, rapporteur du projet de loi de légalisation du cannabis en France), « Sortir de la prohibition, réguler le commerce et la consommation du cannabis »
  • Discutante : Julia Monge (sociologue)

Date et horaires

Date : 8 juin 2017

Horaires : de 17h à 20h

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Tarifs

Séminaire gratuit et sans inscription.

Exposition Principes Actifs / Principes créatifs

Les plantes médicinales produisent des substances qui leur confèrent des effets thérapeutiques et/ou psychoactifs.

Ces molécules végétales, sur lesquelles repose la pharmacopée traditionnelle, se nomment principes actifs.

Certains principes actifs entrent en synergie les uns avec les autres, créant ainsi de nouvelles possibilités thérapeutiques et psychoactives.

L’association Principes Actifs, dédiée à l’usage médical du cannabis, se propose d’élargir ses réflexions, actions et pratiques habituelles en organisant une exposition et en invitant des artistes, amis de la cause, à entrer en synergie avec elle.

Au programme : collages, dessins, photos, peintures, vidéos, performances et battage cannabique.

Une exposition où viendrait se confondre le savoir des plantes et le savoir des images ? Quelque chose comme ça.

Avec le concours de l’association Asud (Auto Support depuis 25 ans des Usagers de Drogues licites et illicites) et le soutien actif de Kiki Picasso et Pascal.

Quand ?

Vernissage le 24 mai de 18h à 22h

Exposition du 24 mai au 4 juin

 

Où ?

Cargo 21

21 rue cavé 75018

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – L’évolution des consommations d’opiacés en Iran et en Grèce

Après une première année consacrée aux prohibitions des drogues, nous ouvrons plus large le spectre de l’analyse, nous interrogeant sur les consommations, les ressorts de la prise de drogues, ses usages au cours des siècles et des espaces.

Ce séminaire se veut avant tout un lieu de réflexion et de recherche collective, visant la synergie des sciences humaines et sociales avec le savoir accumulé par les usagers de drogues et les professionnels de la santé. Une approche transversale innovante, dans sa méthodologie et ses contenus, mixant à la fois les disciplines, les compétences théoriques et les savoirs pratiques. Nous souhaitons que cette mise en commun de connaissances et d’analyses d’expériences puisse servir à une meilleure appréciation tant de la phénoménologie des usages des drogues que des politiques publiques qui les encadrent.

Nous abordons la question des drogues sous plusieurs aspects : sanitaires, juridiques, économiques, géopolitiques, bien sûr, mais aussi culturels, historiques, anthropologiques, sociologiques, psychanalytiques. Pour nous donner les moyens d’une compréhension plus approfondie de la « question drogue », trop souvent traitée à l’arrivée et non en amont, s’attaquant aux conséquences induites par la législation prohibitionniste, par la répression des trafiquants et des consommateurs et la prise en charge sanitaire des addictions. Or, les problèmes sanitaires liés aux conduites addictives, qu’il s’agisse d’alcool, de tabac, de médicaments  (benzodiazépines), ou de drogues illicites, ne représentent qu’une partie de la question. Dans la consommation de drogues, les motivations anthropologiques, sociologiques, culturelles et psychiques sont primordiales. À travers l’histoire et les espaces géographiques, l’usage des drogues se décline en fonctions thérapeutiques, mystiques et/ou religieuses, mais aussi hédonistes. Bien entendu, les drogues peuvent avoir des conséquences délétères pour les individus et les collectivités, et c’est comme cela que les gouvernements nationaux et l’ONU depuis cent ans ont traité la question. Mais les drogues ont été, au cours du temps et des civilisations, employées aussi comme solution à des problèmes de nature médicale, psychique, sociale. C’est là le défi théorique, social et politique posé par la question des drogues.

Nous parlons de drogues, employant le terme courant et populaire désignant les psychotropes, à savoir des substances psychoactives qui ont un impact sur les perceptions, les sens, les neurotransmetteurs. Si certaines drogues, illicites comme l’héroïne ou licites comme l’alcool et les benzodiazépines, ont un fort potentiel d’addiction, assimiler tous les usages de drogues illégales au concept d’addiction apparaît fort réductif et parfois impropre. L’addictologie, née de la confluence de l’intervention médicale en toxicomanie et en alcoolisme, a élargi ensuite son spectre d’action au tabac, au sexe, à l’adrénaline, aux jeux vidéo, de hasard et d’argent. En toute logique, le pas suivant est d’y inclure l’addiction au sucre, un « fléau » sanitaire majeur à niveau planétaire. Or, s’il est certain que l’addiction au sucre sous toutes ses formes peut constituer une pathologie grave pour le consommateur, et avoir des conséquences préjudiciables pour lui et pour la santé publique (et les caisses de sécurité sociale …), cela ne fait pas du sucre un psychotrope. Pour une meilleure analyse et appréciation de phénomènes divers, il convient ne pas faire de confusion entre drogues psychotropes, substances addictives et conduites addictives. Les clefs des « portes de la perception » ne sont pas les mêmes que celles des portes de la relaxation, et le recours à une substance ou une autre pour lutter contre la dépression, la souffrance, la peur, semble s’inscrire dans le destin de l’humanité.

L’apport des sciences humaines et sociales, et nous considérons que les « sciences du corps » en font partie intégrante, apparaît dès lors indispensable pour comprendre les processus à l’œuvre dans les conduites d’usage de drogues, et par conséquent envisager les meilleures politiques de régulation de la production, du commerce et de la consommation des drogues.

Intervenants

  • Maziyar Ghiabi (politiste, doctorant Oxford University), « Une histoire du présent des drogues : opium, héroïne et méthamphétamines en Iran »
  • Konstantinos Gkotsinas (historien, docteur EHESS), « Flux et reflux de l’héroïne dans la société grecque au XXe siècle »
  • Discutant : Michel Kokoreff (sociologue, professeur à l’Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis)

Date et horaires

Date : 11 mai 2017

Horaires : de 17h à 20h

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Tarifs

Séminaire gratuit et sans inscription.

Journée-rencontre « Drogues & Prison »

Journée de rencontres sur le thème « Drogues et Prison » à l’EHESS le 3 mai 2017.

PROGRAMME

9.00 : Introduction : Marie Jauffret-Roustide, sociologue, chargée de recherche Inserm-Cermes3, Caroline Protais, sociologue, chargée d’études à l’OFDT.

9.15-11.15 : Présentation de travaux de recherche ou d’études en cours

  • Victor Fontaine, doctorant, CEVIPOF, Science Po, Drogues et prisons, un amalgame efficace.
  • Nina Tissot, doctorante à l’université LYON 2, affiliée au Centre max Weber UMR 5283, Prise et déprise, faire usage de drogues en prison. 
  • Marie Jauffret-Roustide, Chercheur Cermes3, Carole Chauvin, Cermes3, Olivier Maguet, MDM, Laurent Michel, Centre Pierre Nicole et CESP. Perception de la réduction des risques en prison par les personnels pénitentiaires, les soignants et les personnes détenues. Résultats de la recherche sociologique ANRS-Pride.
  • Adrien Maret, doctorant, CESDIP, Université de Versailles-Saint-Quentin –en-Yvelines, L’intervention des associations en prison à propos des drogues. Panorama des engagements associatifs et questionnements autour de leurs positionnements face aux politiques publiques.
  • Myriam Joël, Post-doctorante, INED, Dedans-dehors : quelle coordination entre les professionnels intervenant dans le champ des addictions ?.
  • Thomas Nefau, pharmacien, chargé d’études à l’OFDT, L’analyse des drogues dans les eaux usées : outil d’estimation des consommations, application en milieu carcéral.
  • Fabrice Olivet, Directeur d’ASUD, Tous les trafiquants sont-ils noirs ou arabes. Un double point aveugle dans les prisons françaises.

11.15-11.30. Pause

11.30-13.00 : Table-ronde intervention, recherche et société civile.

Animation : Laurent Michel, médecin psychiatre-addictologue, Directeur du centre Pierre Nicole, La Croix Rouge.

Participants : Caroline Izambert (AIDES), Marine Gaubert (Fédération Addiction), Fadi Meroueh (APSEP), Ridha Nouiouat (Sidaction), Catherine Bernard et Fanny Huboux (Mildeca).

Conclusion de la journée par François Bes et Marie Crétenot, Observatoire International des Prisons.

13.00. Buffet à l’EHESS, en salle 11.

 

 

Où ?

EHESS Salle 13

105 boulevard Respail 75006 Paris

Marche Mondiale du Cannabis

« Ailleurs la régulation du cannabis est en marche. En France, marchons pour la légalisation du cannabis! »

Depuis 1970, la politique d’interdiction du cannabis a eu le temps de
prouver sa nocivité et son inefficacité : Elle favorise l’exposition des usagers aux trafics et aux dépendances, elle permet la vente non contrôlée de produits frelatés, elle enrichit les groupes
criminels tout en privant de nombreux malades d’un soin précieux.
Le vrai laxisme, c’est de poursuivre dans cette voie!

  • L’ouverture d’un grand débat national sur les modalités de réforme
    de la loi de 1970 au nom de la santé et de la sécurité publique.
  • La dépénalisation de la consommation, de la possession et de l’auto-production pour usage personnel.
  • La possibilité de prescription médicale du cannabis sous sa forme naturelle pour les patients qui pourraient en tirer un bénéfice.
  • Une information et une prévention cohérente, étayée scientifiquement permettant de réduire les risques liés à la consommation.
  • L’expérimentation de Cannabis Social Clubs permettant aux usagers de se regrouper en filières courtes de production et de distribution.
  • La régulation globale de toute la filière cannabicole qui apportera emplois, revenus fiscaux et justice sociale.

PARIS – BASTILLE – 29 AVRIL 2017 à 14h

Communiqué de Presse 2017

Communiqué de Presse Complémentaire 2017 

Event Facebook Paris

PROGRAMME DE LA MARCHE PARISIENNE :

14H
Rassemblement sur la Place Bastille, plusieurs chars seront présents pour animer la manifestation dans plusieurs ambiances afin de transformer cette marche en une véritable parade festive, citoyenne et pacifique. Un bus impérial Newsweed sera aussi présent pour animer la manifestation avec de nombreuses surprises de prévues!

15H
Départ de la Marche en direction de la place de la République par le Bvd Beaumarchais / Bvd du Temple depuis la Place de la Bastille.

15H45
Arrivée Place de la République pour retrouver des graffiti-artists en live session ainsi que quelques food-trucks pour se restaurer.

VENEZ NOMBREUX !

Engagez-vous maintenant pour
la légalisation du cannabis !

Suivez et animez le hashtag #Parijuana ou #MMC2017
sur FACEBOOK et TWITTER 

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Ailleurs en province le 13 mai 2017

Pour le moment les villes ayant confirmé des évènements sont :
Votre ville n’est pas dans la liste? Organisez votre manifestation locale!

Caen (14)


Double objectif pour Caen :
Défendre la légalisation et sensibiliser au niveau local.
Co-organisé par le collectif Rast’Art

Rendez-vous le samedi 13 Mai 2017 à 15h, place de l’Hôtel de Ville
15h30 :
Départ de la Marche pour rejoindre la Centrifugeuz
Dès 16h30 :
Buvette/Restauration/Merchandising Rast’art
Diverses animations (détails à venir)
18h30 – 21h :
Concerts

Chartres (28)


Rendez-vous vous est donné le samedi 13 Mai à 14h Place Pasteur
(Face au cinéma « Les enfants du paradis »).
14h30 départ de la Marche – Arrivée prévue vers 15h au parc André Gagnon où le cortège rejoindra un sound system déjà installé dans le parc.

Cette année,
Ghana Sound System ainsi que L’NEZE & tout son crew viendront soutenir la marche en musique pour le plaisir de nos oreilles.

On compte sur vous pour faire de cette marche une fête!

La page Facebook de la Marche Mondiale Cannabis Chartes

Lyon (69)


Info de dernière minute :
le CIRC Lyon organisera un événement symbolique le samedi 29 avril à partir de 15h, Place Carnot, pour une marche jusqu’à la Place des Terreaux.

Ce rassemblement pacifique revendiquera la fin de la prohibition du cannabis, la libération des prisonniers, la mise en place d’une réglementation de l’usage récréatif et de l’usage thérapeutique.

L’événement sur Facebook : Marche Mondiale du Cannabis à Lyon

Nantes (44)


Rendez vous le samedi 13 Mai de 14h à 18h au Miroir d’Eau, cours John Kennedy, pour un rassemblement pacifique et un stand d’informations ainsi qu’un concert Reggae offert par le groupe « Get Ready ».

Venez nombreux manifester votre soutien à la régulation du chanvre/cannabis, sous ses multiples aspects !

La page Facebook de la Marche Mondiale du cannabis à Nantes

Poitiers (86)


Rendez-vous le samedi 13 Mai 2017 à 14h Place d’Armes.

Rencontrons nous et échangeons autour d’un stand d’informations afin de demander la légalisation du Cannabis, le droit à l’auto-production, la liberté de se soigner et le droit de consommer légalement du chanvre quel que soit son titrage en cannabinoïdes.

La page Facebook de la Marche Mondiale Cannabis Poitiers

Rennes (35)


Non pas une, mais deux dates sur Rennes :

  • Le jeudi 20 avril pour un rassemblement Place de la Mairie à 16h20.
    Au programme : Débat : Pourquoi « la guerre à la drogue » est-elle un échec?
    Rencontres et réunion d’informations sur le chanvre et ses usages.

Et comme dans toutes les autres villes de France :

  • Le samedi 13 mai à 14h, Place de la Mairie pour un rassemblement qui se veut festif et fédérateur à l’image de la manifestation Parisienne.

St-Flour (15)


Rendez-vous le samedi 13 mai au kiosque à musique sur les Allées Georges Pompidou à 14h avec un stand d’information présentant les avantages apportés par une nécessaire régulation complète de la filière cannabicole.

En début de soirée aura aussi lieu une projection avec conférence et débat.
Plus de précisions à venir rapidement.

Toulouse (31)


Rendez-vous le samedi 13 Mai à 14h Place du Capitole.

Pour un rassemblement en faveur d’une réforme sur la politique du cannabis en France, avec un stand d’information présentant les revendications suivantes :

  • Dépénalisation de l’usage privé
  • Expérimentation des Cannabis Social Clubs
  • Délivrance en pharmacie sur prescription médicale

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Usages traditionnels et modernes des psychotropes

Après une première année consacrée aux prohibitions des drogues, nous ouvrons plus large le spectre de l’analyse, nous interrogeant sur les consommations, les ressorts de la prise de drogues, ses usages au cours des siècles et des espaces.

Ce séminaire se veut avant tout un lieu de réflexion et de recherche collective, visant la synergie des sciences humaines et sociales avec le savoir accumulé par les usagers de drogues et les professionnels de la santé. Une approche transversale innovante, dans sa méthodologie et ses contenus, mixant à la fois les disciplines, les compétences théoriques et les savoirs pratiques. Nous souhaitons que cette mise en commun de connaissances et d’analyses d’expériences puisse servir à une meilleure appréciation tant de la phénoménologie des usages des drogues que des politiques publiques qui les encadrent.

Nous abordons la question des drogues sous plusieurs aspects : sanitaires, juridiques, économiques, géopolitiques, bien sûr, mais aussi culturels, historiques, anthropologiques, sociologiques, psychanalytiques. Pour nous donner les moyens d’une compréhension plus approfondie de la « question drogue », trop souvent traitée à l’arrivée et non en amont, s’attaquant aux conséquences induites par la législation prohibitionniste, par la répression des trafiquants et des consommateurs et la prise en charge sanitaire des addictions. Or, les problèmes sanitaires liés aux conduites addictives, qu’il s’agisse d’alcool, de tabac, de médicaments  (benzodiazépines), ou de drogues illicites, ne représentent qu’une partie de la question. Dans la consommation de drogues, les motivations anthropologiques, sociologiques, culturelles et psychiques sont primordiales. À travers l’histoire et les espaces géographiques, l’usage des drogues se décline en fonctions thérapeutiques, mystiques et/ou religieuses, mais aussi hédonistes. Bien entendu, les drogues peuvent avoir des conséquences délétères pour les individus et les collectivités, et c’est comme cela que les gouvernements nationaux et l’ONU depuis cent ans ont traité la question. Mais les drogues ont été, au cours du temps et des civilisations, employées aussi comme solution à des problèmes de nature médicale, psychique, sociale. C’est là le défi théorique, social et politique posé par la question des drogues.

Nous parlons de drogues, employant le terme courant et populaire désignant les psychotropes, à savoir des substances psychoactives qui ont un impact sur les perceptions, les sens, les neurotransmetteurs. Si certaines drogues, illicites comme l’héroïne ou licites comme l’alcool et les benzodiazépines, ont un fort potentiel d’addiction, assimiler tous les usages de drogues illégales au concept d’addiction apparaît fort réductif et parfois impropre. L’addictologie, née de la confluence de l’intervention médicale en toxicomanie et en alcoolisme, a élargi ensuite son spectre d’action au tabac, au sexe, à l’adrénaline, aux jeux vidéo, de hasard et d’argent. En toute logique, le pas suivant est d’y inclure l’addiction au sucre, un « fléau » sanitaire majeur à niveau planétaire. Or, s’il est certain que l’addiction au sucre sous toutes ses formes peut constituer une pathologie grave pour le consommateur, et avoir des conséquences préjudiciables pour lui et pour la santé publique (et les caisses de sécurité sociale …), cela ne fait pas du sucre un psychotrope. Pour une meilleure analyse et appréciation de phénomènes divers, il convient ne pas faire de confusion entre drogues psychotropes, substances addictives et conduites addictives. Les clefs des « portes de la perception » ne sont pas les mêmes que celles des portes de la relaxation, et le recours à une substance ou une autre pour lutter contre la dépression, la souffrance, la peur, semble s’inscrire dans le destin de l’humanité.

L’apport des sciences humaines et sociales, et nous considérons que les « sciences du corps » en font partie intégrante, apparaît dès lors indispensable pour comprendre les processus à l’œuvre dans les conduites d’usage de drogues, et par conséquent envisager les meilleures politiques de régulation de la production, du commerce et de la consommation des drogues.

Intervenants

  •  Silvia Vignato (anthropologue, professeure à l’Université de Milano-Bicocca), «Métamphétamines et ganja : la drogue dans l’environnement rural villageois en Aceh (nord-ouest de Sumatra)»
  •  Éric Wittersheim (anthropologue, maître de conférences à l’EHESS), « Consommation et prohibition du Kava dans les îles du Pacifique »
  •  Discutant : Bertrand Lebeau (médecin, membre de SOS Addictions)

 

Date et horaires

Date : 27 avril 2017

Horaires : de 17h à 20h

Lieu

EHESS (Salle Lombard)
96, boulevard Raspail
75006 Paris

Tarifs

Séminaire gratuit et sans inscription.

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Vivre et travailler avec les drogues

Intervenants

– Marie Ngo Nguene (sociologue, doctorante à l’Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense), « Drogues et travail chez les ouvriers du bâtiment et de la restauration à Paris »

– Astrid Fontaine (sociologue), « Drogues et travail. Des travailleurs qui se droguent ou des usagers qui travaillent ? »

Discutant : Jean-Pierre Couteron (psychologue clinicien, président de la Fédération Addiction)

 

Date et horaires

Date : 9 mars 2017

Horaires : de 17h à 20h

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Se droguer pour le plaisir

Se droguer pour le plaisir, avec ASUD et l’EHESS.

Intervenants

– Laurent Gaissad Laurent Gaissad, sociologue, qui a accepté d’intervenir en remplacement d’Aude Wyart (excusée), nous parlera du Chemsex, circuit festif et avatars du plaisir et de la santé gay.

– Patrick Pharo (philosophe, directeur de recherche au CNRS), « Drogues, plaisir et addictions collectives »

– Sandro Cattacin (sociologue, professeur à l’Université de Genève)

– Fabrice Olivet (directeur d’ASUD)

Discutant : Alessandro Stella

Pour cette occasion, nous aurons aussi le plaisir et l’honneur d’être accompagnés par Kiki Picasso et ses illustrations.

 

Date et horaires

Date : 9 février 2017

Horaires : de 17h à 20h

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

________________

Venez nombreux :)

 

Photos de l’événement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – De l’amende à la peine de mort : les peines et les condamnés pour trafic de drogues

Intervenants

– Sonny Perseil (juriste, ingénieur d’études au CNAM), « De la prison à la peine de mort : la violation des droits humains dans la guerre à la drogue»

– Renaud Colson (juriste, maître de conférences à l’Université de Nantes), « Les rationalités punitives des lois prohibitionnistes »

– Mariana Broglia de Moura (anthropologue, doctorante à l’EHESS), « La peine de mort extra-judiciaire au Brésil »

Discutant : Raphaël Chenuil (directeur général d’ECPM, Ensemble contre la peine de mort)

 

Date et horaires

Date : 12 janvier 2017

Horaires : de 17h à 20h

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

SÉMINAIRE EHESS 2016-2017 – Punir et soigner

Intervenants

– Sandrine Musso (anthropologue, maître de conférences à Aix-Marseille Université), « D’une peine … l’autre : retour sur l’histoire des liens entre double peine et sida en France »

– Dario Malventi (anthropologue), « La prison thérapeutique »

– François Bes (OIP, Observatoire international des prisons), « Drogues et prison »

Discutant : Fabrice Olivet (directeur d’ASUD)

 

Date et horaires

Date : Jeudi 8 décembre 2016

Horaires : de 17h à 20h

 

Lieu

EHESS (Amphithéâtre François Furet)
105, boulevard Raspail
75006 Paris

Cinquième Colloque international francophone sur le traitement de la dépendance aux opioïdes

Du 30 novembre au 2 décembre 2016, aura lieu, à Rabat, au Maroc, le Cinquième Colloque international francophone sur le traitement de la dépendance aux opioïdes (TDO5).

Intitulée « Les TDO au rendez-vous de la science et des droits humains », cette prochaine édition se penchera sur les données probantes, les droits des usagers et les enjeux soulevés par les populations migratoires.

Après Montréal en 2008, Paris en 2010, Genève en 2012 et Bruxelles en 2014, Rabat s’apprête à accueillir le cinquième colloque francophone TDO en 2016. Un signal fort qui vient récompenser le Maroc pour son engagement en faveur des droits des usagers de drogues et de l’introduction des traitements agonistes aux opioïdes depuis 2009. C’est également l’occasion d’élargir le débat à la région d’Afrique du Nord, Moyen-Orient et Afrique sub-saharienne. Le colloque TDO5 offrira une plateforme interdisciplinaire d’échanges scientifiques grâce à des séances plénières, des ateliers thématiques, des tables rondes restreintes, et des symposia.

Les thèmes

  • Droits humains et droits des usagers d’opiacés
  • Politique de réduction des conséquences de l’usage des opiacés et notion de droits
  • Législations et droits des usagers
  • Accès aux TAO, notamment en milieux spécifiques : milieu pénitentiaire, populations difficiles d’accès…
  • Problématique de l’accès aux soins pour les migrants
  • Problématique de l’accès aux soins, palliatifs et antidouleur, basés sur les opiacés
  • Accès à la continuité des soins
  • Accès au traitement de l’hépatite C
  • Accès aux soins pour les personnes dépendantes aux opioïdes et présentant d’autres troubles mentaux
  • Accès à la psychothérapie, la psychoéducation et l’auto-support
  • Accès à l’information pour les usagers et les proches

Site officiel

Télécharger le programme

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