Auteur/autrice : ASUD

Conférence : Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes

Les Associations Action Sida Ville (association qui fédère des acteurs de soins et des addictions en Alsace) et UFCM – I Care (Union Francophone pour l’utilisation des Cannabinoïdes en médecine – accès aux soins des usagers du système de soins) organisent un colloque sur les propriétés médicales des cannabinoïdes et leurs utilisations thérapeutiques et vous invitent à y participer le 2 octobre 2013.

Colloque réservé aux professionnels de santé et du droit. (Médecins Pharmaciens étudiants en médecine, pharmacie et droit, éducateurs, infirmier(e)s…)

Renseignements et Inscription

Coordination Administrative: 12, rue Kuhn – 67000 Strasbourg
Tel : 03-88-39-49-09  / mail : actionsidaville@gmail.com

Collector : ASUD Journal N°3 est en ligne

Le 3ème journal d’ASUD, paru en hiver 1993, avec déjà un dossier « Faut-il légaliser les drogues ? ».

ASUD 03 CouvSommaire

Directeur de Publication : Abdalla TOUFIK
Rédacteur en chef : Gilles CHARPY
Responsable ASUD : Philippe MARCHENAY
Secrétaire de Rédaction : Yvon MOISAN
Rédaction : Franck ALAIN – Patrick CARRE – Puong-Thao CHARPYJean-René DARD – Sylvain DIGOUX – Pierre JOUFFROY – Valérie LEBRUN – Rodolphe MASHervé MICHEL – Xavier MICHEL – Nathalie NOGENT – Louis PALACIO – Georges SINTES
Maquette : Emmanuel MORVAN
Dépot Légal : en cours
Commission Paritaire : en cours
Imprimerie : Recto-Verso 94400 Vitry sur Seine

Vous pouvez aussi télécharger ASUD Journal N°3 en PDF.

Baisse de la « qualité » de la cocaïne : attention aux produits de coupe !

Drogue-Info-Service

Cet article est la synthèse de 2 actualités publiées initialement sur drogues-info-service.fr : site d’informations et de dialogue sur l’alcool, les drogues et les dépendances.

Dans la dernière publication des tendances récentes sur les usages et le marché de la drogue en France [Tendances n°86, juillet 2013], l’Observatoire Français des Drogues et de la Toxicomanie (OFDT) attire l’attention sur une dégradation de la « qualité » de la cocaïne en circulation.

En 2011-2012 la cocaïne a beaucoup circulé en France. Cependant, les échantillons analysés pendant cette période contenaient moins de cocaïne que les années précédentes : entre 10 et 20% du poids contre environ 30% avant. Paradoxalement, dans le même temps, les prix du gramme de cocaïne augmentaient.

L’image de la cocaïne auprès des usagers ne semble cependant pas en souffrir et reste globalement positive. Seuls les usagers expérimentés des espaces festifs s’y déclarent sensibles et sont tentés de se détourner vers d’autres drogues.

La baisse de la concentration en cocaïne est compensée par une augmentation des produits de coupage associés. Trois d’entre eux, parmi les plus souvent retrouvés pour couper la cocaïne, ont attiré l’attention pour leur dangerosité particulière : le lévamisole, la phénacétine et la lidocaïne.

Risques du lévamisole

Le lévamisole est un vermifuge qui a aussi une action stimulante sur le système immunitaire. Apparu comme produit de coupage de la cocaïne en 2004, il intéresse les revendeurs de cocaïne non seulement pour son aspect mais aussi parce qu’il a des effets psychostimulants. La prise de lévamisole fait encourir à court terme un risque d’éruption cutanée, d’augmentation du rythme cardiaque, de nausées, de diarrhée et d’étourdissement. En cas d’usage régulier, il peut provoquer des douleurs musculaires, des maux de tête, de la fièvre, de l’insomnie et des convulsions pouvant être mortelles. Il porte aussi atteinte au système immunitaire et rend vulnérable aux infections en circulation.

+ d’infos : Cocaïne et lévamisole (OFDT, 2005) et Agranulocytose induite par la consommation de cocaïne contaminée au lévamisole (Institut National de Santé Publique du Québec, 2010)

Risques de la phénacétine

La phénacétine est un antalgique (anti-douleur) et elle a également une action contre la fièvre. Elle intéresse les revendeurs de cocaïne pour son aspect, pour son action antalgique et parce qu’elle peut avoir une action euphorisante. En cas de surdosage, la phénacétine provoque un bleuissement de la peau et une grande fatigue. Dans les cas les plus graves il peut y avoir des éruptions cutanées, une hyperthermie et des troubles respiratoires et cardiaques potentiellement mortels. L’usage régulier provoque des troubles rénaux qui se traduisent par des douleurs lombaires et une incontinence urinaire.

+ d’infos : Evaluation des risques sanitaires liés à l’utilisation de la phénacétine comme produit de coupage de la cocaïne (AFSSAPS,2008)

Risques de la lidocaïne

La lidocaïne est un anesthésique local autorisé. Par le passé des échantillons de cocaïne contenant plus de 80% de lidocaïne ont été retrouvés. En 2010 un décès a été signalé en France pour un échantillon dosé à 94% de lidocaïne. Le surdosage se manifeste par des vertiges, des tremblements, des bourdonnements d’oreille, des fourmillements, des difficultés à parler, de la confusion mentale, des problèmes respiratoires et des troubles cardiaques.

Les usagers confrontés à des effets anormaux de la cocaïne doivent donc de plus en plus envisager qu’ils ont affaire à des effets dus à l’un de ces produits de coupage. Certaines conséquences pouvant être graves, il est conseillé de ne pas hésiter à contacter un médecin voire les urgences en cas de problème et de ne pas cacher aux secours la prise de cocaïne.

+ d’infos : Mise en garde sur les dangers liés à l’usage de « cocaïne » pouvant contenir une forte concentration de lidocaïne (DGS, 2010)

Source : ADALIS, http://www.drogues-info-service.fr/?Degradation-de-la-qualite-de-la,5319

ASUD signataire du Manifeste contre la pénalisation des prostituées et de leurs clients

Parce que notre choix de nous prostituer, comme celui de nous droguer, n’est pas reconnu car contraire à certains intérêts moraux, seuls deux statuts nous sont reconnus : délinquant ou victime. Putes et drogués : même combat pour l’accès aux droits ! (lire ASUD Journal N°49).

Manifeste contre la pénalisation des prostituées et de leurs clients

Quelles que soient nos opinions sur la prostitution, nos organisations sont unanimes pour affirmer que les prostituées ne doivent pas être pénalisées. Pour cela, le délit de racolage public doit être abrogé au plus vite et sans conditions.

Nous sommes également unanimes à considérer que la pénalisation des clients ne fera pas disparaitre la prostitution, mais accentuera la précarisation des prostituées en les forçant à davantage de clandestinité, et en les éloignant des associations de soutien et de santé communautaire, et des structures de soins, de dépistage et de prévention.

Isolé-es les un-es des autres, les prostitué-es seront davantage exposé-es à des risques de violences, d’exploitation, et à des contaminations au VIH sida et IST. Cette mesure va renforcer le statut d’inadapté-e social-e des prostitué-es, statut stigmatisant qui doit être supprimé. Considérer que les prostitué-es doivent être traité-es comme des mineur-es sans capacité d’exprimer leur consentement, les place dans une catégorie de citoyen-nes à part, favorise le stigma et les pratiques de discriminations. Au contraire, nous voulons qu’elles et ils soient protégés par le droit commun.

Nous, organisations signataires de ce manifeste, demandons l’abrogation immédiate du délit de racolage public et nous opposons à toute pénalisation des clients des prostitué-es, sous quelque forme qu’elle soit.

Signataires

France

Acceptess-Transgenres, Acthe, Action Sida Martinique, Actis, Act Up-Paris, Act Up-Sud Ouest, ADHEOS Centre LGBT Poitou-Charentes, AFR (Association Française de Réduction des risques), Afrique Avenir, Aides, les Amis du Bus des Femmes, An Nou Allé, ANT (Association Nationale Transgenre), Arap-Rubis (Nimes), Antifa-Net, Arcat-Santé, Aris-Centre LGBTI (Lyon), ARPS (Association Réunionnaise pour la Prévention des Risques liés à la Sexualité ), ADRPP (Association pour les droits la reconnaissance et la protection des prostitué(e)s), ARIA (Association Rhône-Alpes d’Insertion et d’Addictologie), Association Autodéfense et Autonomie (Lyon), Association Agile (Clermont-Ferrant), Association AKATIJ (Association Kouroucienne d’Aide au TI Jeunes), ASSPA (Association de Santé Solidaire et de Prévention des Agressions, Grenoble), Association ENVIE (Montpellier), ASUD (Auto Support des Usagers de Drogues), ANA (Avec Nos Ainées), Autres Regards (Marseille), Black Caucus France (Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s africain/e/s & ultramarin/e/s), Cabiria (Lyon), CAARUD Interl’UD 77, CGLBT (Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes), Cégom (Collectif des États généraux de l’outre-mer), CNT-F 25, Collectifdom, Collectif féministe 8 mars pour toutes, Collectif Droits et Prostitution, Collectif Existrans, Collectif des prostituées du 16ème arrondissement de Paris, Collectif des prostituées de Gerland, Collectif des travailleuSEs du sexe de Perpignan et des Pyrénées Orientales, Couleurs Gays-Centre LGBT Lorraine, les DurEs à Queer, l’Ebranleuse (asso féministe toulousaine), Elus Locaux Contre le Sida, l’En Dehors, En tous Genres, Faire Face (asso d’autodéfense féministe toulousaine), Fédération Anarchiste, Fédération Total Respect / Tjenbé Rèd, Femmes Publiques, Femmes de la Terre, les Flamands Roses, FRISSE (Femmes, réduction des risques et sexualités), GARCES (Groupe d’Action et de Réflexion Contre l’Environnement Sexiste – collectif féministe de Sciences Po), GayKitschCamp, Grisélidis (Toulouse), HF-Prévention Santé (Yvelines), I.P.P.O (Bordeaux), Itinéraires Entr’Actes (Lille), Kingsqueer de Kingsqueer, la Lesbian and Gay Pride de Lyon, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Médecins du Monde, Minorités, la Mutinerie, les Myriades Transs, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Observatoire des Transidentités, l’OII Francophonie (Organisation Internationale Intersexe), Onzième Dom (Union des Français/es d’outre-mers du XIème arrondissement de Paris), ORTrans (Objectif Respect Trans), OUTrans, Paroles Autour de la Santé (Guadeloupe), Parti Pirate France, le Pink Bloc, le Planning Familial, Rainbow Caucus France (Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s LGBT), Sans Contrefaçon, SAS (Santé active et solidaire, Toulouse), SIS Association, les Sœurs de la Perpétuelle indulgence – Couvent de Paname, Couvent de Paris, et Couvent des 69 Gaules, Solidaires étudiant-es- syndicats de luttes, Solidarité Sida, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), STS (Support Transgenre Strasbourg), Tjenbé Rèd Prévention, Traits d’Union Centre LGBT de l’Yonne, la Trousse à Outils (association féministe d’autodéfense – Nantes), les Tumultueuses, Warning

International

Aide Info Sida (Belgique), AHSUD (Association Hasnouna de Soutien aux Usagers des Drogues, Maroc), AHUSADEC-RDC Congo, Aids Acodev-Cameroun, Aids Action Foundation (USA), AIDSi Tugikeskus (Estonie), ALCIS (Congo), Alliance Féministe Solidaire (Canada), ANAPFEH (Haiti), APDES (Portugal), Aproase (Mexique), APTN (Asia Pacific Transgender), Aspasie (Suisse), Associación Civil Cambio y Accion (Pérou), Associazione radicale Certi Diritti (Argentine), Astitva Trust (Inde), ASWA (African Sex Workers Alliance), Blue Diamond Society (Nepal), Brighton Feminist Collective (Royaume Uni), Caribbean Sex Worker Coalition, Caribbean Trans in Action, Caribbean Vulnerable Communities Coalition, CATS (Comité de Apoyo a las Trabajadoras del Sexo – Espagne), CHEFF (fédération étudiante LGBTQI belge francophone), Civil Society Forum of Jamaica on HIV and AIDS, Codesci RD (Congo), Colectivo Hetaira (Espagne), Colectivo de Hombres en Acción Comunitaria A.C (Mexique), Comitato per i Diritti Civili delle Prostitue (Italie), Context (Suisse), CPES Parasol (Pologne), Danaya so (Mali), Desiree Alliance (USA), English Collective of Prostitutes, Erotic Service Providers Union (USA), Espace P (Belgique), FIRST (Canada), Feminist Fight Back (Royaume Uni), Feminist Initiative Network (Finlande), GAT Portugal, Glasgow Network for Gender and Sexuality, GSSG (Allemagne),Guyana Sex Work Coalition, HOPS-Healthy Options Project Skopje (Macédoine), HYDRA (Allemagne), ICRSE (International Committee for the Rights of Sex workers in Europe), Jamaica AIDS Support for life, Jamaica Forum for Lesbians all Sexuals and Gays, JAZAS-Association against AIDS (Serbie), JJJ Association (Hong Kong), Kassandra (Allemagne), LEFÖ/TAMPEP (Autriche), Lila- Italian League For Fighting Aids, Madonna (Allemagne), Maiz (Autriche), Move (Allemagne), NSWP (global Network of Sex Work Projects), New Zealand Prostitutes Collective, OPSI (Organisasi Perubahan Sosial Indonesia),Pilot Mathambo Centre for Men’s Health c/o Centre for Human Rights (Ditshwanelo – Botswana), PINK+ (Belgique), PONY (Prostitutes Of New York), Rede sobre Trabalho Sexual (Portugal), Red Initiatives (Trinidad et Tobago), Red Umbrella Sexual Health and Human Rights Association (Turquie), Respect Inc (Australie), Rights4Change (Hollande), SASOD (Society Against Sexual Orientation Discrimination – Guyana), Scarlet Alliance (Australie), SCMC (Shanghai CSW&MSM Center – Chine), Scot-pep (Ecosse), Sex Worker Coalition of Jamaica, Sex Worker Open University (Royaume Uni)), Sida’sos asbl (Belgique), Sloboda Prava (Serbie), St James Infirmary (USA), STAR-STAR (Macédoine), Stella (Canada), SWAG Kingston (Sex Worker Action Group- Canada), SWAN (Supporting Women’s Alternatives Network- Vancouver), SWAN Foundation (Réseau Europe de l’Est), SWANK (Sex Workers Action New York), SWOP-NYC (Sex Workers Outreach Project), Tais Plus (Kyrgyzstan), Tamaulipas Diversidad VIHDA Trans AC (Mexique), TAMPEP International Fondation, Triple-X Workers’ Solidarity Association of British Columbia (Canada), UK Network of Sex Work Projects, Warning Bruxelles, Women on Waves, Women on Web, Wonetha (Ouganda), X-Talk (Royaume Uni)

Source : http://droitsetprostitution.fr/1/index.php/a/7-manifeste-contre-la-penalisation-des-prostituees-et-de-leurs-clients

Collector : ASUD Journal N°2 est en ligne

Le 2nd journal d’ASUD, paru en octobre 1992, aborde les fondamentaux de l’association : Lutte contre le VIH, Plaidoyer pour les traitements de substitution, Fin de la guerre à la drogue au profit de la Réduction des Risques…

ASUD 02 CouvSommaire

Directeur de Publication : Abdalla TOUFIK
Rédacteur en chef : Gilles CHARPY
Responsable ASUD : Philippe MARCHENAY
Secrétaire de Rédaction : Yvon MOISAN
Rédaction : Franck ALAIN – Patrick CARRE – Puong-Thao CHARPYJean-René DARD – Sylvain DIGOUX – Pierre JOUFFROY – Valérie LEBRUN – Rodolphe MAS – Hervé MICHEL – Xavier MICHEL – Nathalie NOGENT – Louis PALACIO – Georges SINTES
Illustrations : Pierre MANOEL – Dominique RONGERES
Micro-édition : Emmanuel MORVAN
Dépot Légal : en cours
Commission Paritaire : en cours
Imprimerie : Recto-Verso 94400 Vitry sur Seine

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Mobilisation pour F. Ghehiouèche

Mobilisation, appel à soutien et présence au procès de Farid Ghehiouèche
face à la police municipale de Manuel Valls

vendredi 6 septembre à 8h30 – TGI d’Evry, place des Mazières

Vendredi 6 septembre 2013 à 9h, M. Farid Ghehiouèche comparaît devant le TGI d’Evry pour répondre, sur plainte d’agents de la police municipale de M. Francis Chouat (maire d’Evry et successeur de Manuel Valls), pour le délit « d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

Ces plaintes ont été déposées pour des propos tenus le 8 juin 2012, place des Droits de l’Homme devant l’hôtel de ville d’Evry par Farid Ghehiouèche, alors candidat déclaré aux élections législatives, alors même qu’il organisait l’événement clôturant sa campagne : un rassemblement symbolique sur la Place des Droits de l’Homme à Évry. Ce rassemblement avait été déclaré en préfecture.

Alors que M. Farid Ghehiouèche, candidat indépendant, souhaitait lire dans son porte voix une déclaration à l’adresse du président nouvellement élu, du gouvernement Ayrault et aux futurs élus à l’Assemblée nationale, la Police municipale a-t-elle fait preuve de « discernement » et utiliser des moyens « appropriés » pour empêcher une manifestation publique réunissant… 4 personnes dont une personne amputée d’un bras ? C’est en effet au moment où un agent a tenté de saisir le téléphone portable filmant la manifestation et la tentative d’arracher le porte voix que les mots « police fasciste » ont été prononcés (comme sans doute des centaines de fois à Paris chaque année), entraînant le menottage du candidat, la police municipale l’emmenant au commisariat.

Y-a-t-il eu rupture d’égalité entre les candidats de la 8ème circonscription de l’Essonne ? N’est-ce pas plutôt une simple forme de discrimination à l’égard d’un candidat atypique se présentant au suffrages avec le bulletin de vote de « Cannabis Santé Libertés Justice » ? Un bulletin de vote qu’il a vainement tenté de montrer à la police municipale pour justifier de sa qualité de candidat ?

M. Farid Ghehiouèche a fait de la libéralisation contrôlée de la consommation de canabis un des combats de sa vie, allant jusqu’à se présenter aux élections sur cette cause précise. C’est un droit absolu en république. En agissant de la sorte, la police municipale d’Evry, pour un motif ridicule d’atteinte à l’ordre public, a porté atteinte aux droits politiques d’un candidat officiel aux élections législatives.

On peut ne pas partager les thèses de M. Ghehiouèche. Elles font débat dans la société. Mais pour témoigner de la rigueur du parcours de cet homme et affirmer que cette atteinte aux droits fondamentaux n’est pas acceptable, Danielle Valero, 2ème adjointe EELV chargé de l’Education à Evry et Jacques Picard, conseiller régional EELV d’Ile de France témoigneront au procès. Ils ont vainement plaidé auprès du maire d’Evry le retrait de cette plainte ridicule.

Alors même qu’un ancien ministre de l’intérieur défend, face à la réalité des consommations et des trafics, des thèses proches de celles de M. Ghehiouèche, l’empêcher de s’exprimer comme candidat est pour le moins insupportable et constitue une atteinte à la démocratie.

L’ensemble des élus et soutiens demandent la relaxe de M. Ghehiouèche et la reconnaissance d’une atteinte à l’égalité de traitement entre candidats.

Sylvain de Smet et Jacques Picard
contact : 06 80 16 64 33

conseillers régionaux d’Ile-de-France
co-présidents du comité de soutien.

Collector : ASUD Journal N°1 est en ligne

Le tout premier journal publié par ASUD en juin 1992 est en ligne. Le ton, le style et les valeurs étaient donnés. On (re)lit avec plaisir, curiosité et colère des articles écrits par et pour les usagers de drogues. À commencer par un long dossier sur « Le shoot à risque réduit ».

ASUD 01 CouvSommaire

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L’association Principes Actifs défend le cannabis thérapeutique

Fondée par des patients, l’association a pour but de créer un réseau regroupant des personnes atteintes de maladies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement à la prise de cannabis et en faisant usage.

Cette question de l’usage médical du cannabis reste fermée en France. Nous avons pourtant besoin d’être entendus mais nous devons être de bons malades, dociles, acceptant d’ingurgiter des prescriptions médicamenteuses sans poser de questions.

Création de l’association

Avant d’être une association, Principes Actifs était un collectif, né en 2009 à la suite de la première conférence française sur l’usage du cannabis thérapeutique que j’ai organisé avec l’association Asud. Pour avoir une existence juridique, nous avons décidé de devenir une association début 2012.

Pourquoi avons-nous créé cette association ? Informer, conseiller, prévenir des risques !

Objet

Principes Actifs a pour but de créer un réseau de malades faisant usage de cannabis pour le traitement des symptômes de pathologies reconnues comme susceptibles de réagir favorablement.

Beaucoup de malades font le choix du cannabis aussi pour éviter rentrer dans une spirale de surconsommation de médicaments, très souvent eux-mêmes générateurs de problèmes. Le cannabis est bien souvent une aide à mieux supporter les effets secondaires des traitements

Les pathologies des adhérents sont : cancers, myopathie, SEP mais aussi d’autres douleurs neuropathiques, VIH et/ou VHC, aide à l’abstinence (alcool, héroïne, cocaïne), problème de pression intraoculaire, céphalées.

Conditions d’adhésion

Pour entrer dans l’association, il faut être majeur, malade, avoir une attestation de son médecin qui prouve que vous en avez discuté et qu’il est donc informé de votre usage, témoigner par écrit des effets du cannabis sur votre pathologie.

Beaucoup trop de malades ne savent où et comment se procurer leur traitement sans passer par le trafic. Ils prennent des risques : interpellation, achats de produits frelatés et/ou de mauvaise qualité, violence, racket, autres drogues.

C’est pourquoi, à Principes Actifs, nous préconisons le jardinage de son propre cannabis, de manière à pouvoir contrôler la régularité de l’approvisionnement, la qualité du traitement et éviter les nuisances liées au marché noir.

Notre revendication principale : Avoir le choix du traitement

Une facilitation de l’accès aux traitements existants quels qu’ils soient (synthétiques ou naturels), et préconisons si l’état physique de la personne malade le permet, l’autoproduction raisonnée, c’est-à-dire un nombre de plantes qui correspond à nos besoins de manière à éviter toute possibilité de revente.

Nous sommes malades mais responsables et avons décidé de nous prendre en charge, nous savons ce qui nous fait du bien au travers de notre usage, mais parmi nous, certains ne savent où et comment s’en procurer sans passer par le marché noir. Et là, ils prennent des risques : interpellation, achats de produits frelatés et/ou de mauvaise qualité.
De fait ceux et celles qui le peuvent le cultivent, mais en dehors du contrôle de la qualité, les ennuis peuvent être du même ordre.
Résultat, de trop nombreux malades se retrouvent au tribunal, et, malgré un dossier médical, ils sont condamnés à des peines fermes ou avec sursis, et des amendes.

Cette situation doit cesser ! Elle est criminogène, voire criminelle. Nous revendiquons une facilitation de l’accès aux traitements existants, et préconisons si l’état physique de la personne malade le permet, l’auto-production raisonnée en attendant un changement du cadre légal.

Principes Actifs répond à vos questions sur asud.org

Les spécialistes du cannabis que sont les membres de Principes Actifs, répondent à vos questions sur asud.org.

2 forums du site sont dédiés à ce sujet :

Nos objectifs

  • Informer et sensibiliser les pouvoirs publics et la population en général sur l’état des connaissances relatives au cannabis et aux cannabinoïdes et à leurs utilisations thérapeutiques reconnues,
  • soutenir les initiatives individuelles ou collectives visant à faire évoluer le cadre légal et les pratiques administratives régissant l’usage, la distribution, l’importation et la production de produits à base de cannabis et de cannabinoïdes à usage thérapeutique,
  • échanger des informations, sur les études menées à l’Etranger, les nouveaux médicaments, les nouvelles découvertes en matière de cannabinoïdes,
  • promouvoir et participer à la collecte de travaux épidémiologiques, sociaux et scientifiques sur les utilisations médicales du cannabis et des cannabinoïdes,
  • faciliter l’échange d’informations entre les médecins et les patients,
  • coopérer avec d’autres associations partageant des objectifs similaires aux nôtres et faciliter la coordination au niveau national et européen,
  • réduire les risques en conseillant sur les nouvelles méthodes de consommation, les produits dérivés (huile, résine, teinture) et préconiser d’autres formes d’usage que « fumer » : vaporisation, ingestion, sublingual, patch,
  • conseiller sur le choix des variétés, comparer les effets des différentes variétés, car il y a des différences d’effets en fonction des variétés, les méthodes de culture, dites propres, à adapter en fonction de nos pathologies.

Un médicament ne pouvant pas se présenter sous forme fumable, l’association préconise d’autres formes d’usage : vaporisation, ingestion, sublingual, patch.

L’association est soutenue par des professionnels de santé et des militants du monde associatif.

La situation en France

La seule possibilité est l’ATU nominative (Autorisation Temporaire d’Utilisation) délivrée par l’ANSM (Agence nationale de Sécurité du médicament).
Autre limitation et non des moindres : seul le Marinol© en gélules de 2,5mg de THC (Tétra HydroCannabinol) est délivré alors qu’existent des dosages de 5 et 10 mg, de plus la liste des pathologies permettant l’accès au Marinol est plutôt limitative.
L’immense majorité des médecins hospitaliers ignorent son existence, les autres sont découragés par la lourdeur de la procédure. Rien d’étonnant, aujourd’hui, si une centaine de patients seulement en bénéficient.
En France, ni le Sativex©, spray sublingual contenant du THC et du CBD (Cannabidiol), ni le Bedrocan©, fleurs de cannabis répondant aux normes des produits botaniques à usage médical avec trois dosages de THC/CBD, ne sont accessibles.

Dans le monde

Des cadres légaux et/ou des institutions privées permettent un accès facile à ces traitements, que ce soit sous forme naturelle ou synthétique. Aux États-Unis un 17ème État dépénalise l’usage du cannabis thérapeutique. Nos voisins allemands, anglais, belges, espagnols, hongrois, finlandais, luxembourgeois, suisses peuvent en bénéficier.

La Ministre de la Santé défend ASUD

Réponse du ministère Affaires sociales et santé à la question écrite N° 20055 du député Jean-Frédéric Poisson (UMP)

Question soumise le 5 mars 2013

M. Jean-Frédéric Poisson alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la dérive du lobby de la drogue qui s’amplifie de jour en jour. Le sommet a été atteint par l’association Asud (Autosupport des usagers de drogues) qui réclame l’ouverture des salles de shoot, la légalisation du cannabis, la dépénalisation voire la légalisation de toutes les drogues… Cette association, qui perçoit 400 000 euros des pouvoirs publics, dont une partie provient de la direction générale de la santé, dépendante du ministère de la santé, a récemment sorti un magazine intitulé «50 produits», dans lequel elle fait la promotion de 50 drogues : elle évoque par exemple la douce chaleur de l’héroïne ou « l’équilibre parfait du speedball ». Dans un courrier adressé à François Hollande le 27 novembre 2012, l’association Asud a demandé au Gouvernement que « l’on cesse la guerre aux drogues ». Le Gouvernement a répondu qu’il avait chargé la MILDT « d’examiner les conditions de mise en œuvre d’expériences-pilote en faveur des usagers de la drogue dans plusieurs villes de France. Parmi les expérimentations envisagées, l’installation de lieux de consommation ». Mais comment l’État peut-il continuer à soutenir cette association ? Le Gouvernement n’est-il pas en train de céder et de se ranger du côté des associations pro légalisation ? Il lui demande quelles démarches elle compte engager pour exiger l’arrêt des subventions à l’association Asud, dont l’action contrevient à l’article L. 3421-4 du code de la santé publique qui interdit l’incitation à l’usage de stupéfiants et sa présentation sous un jour favorable, et pour avoir un meilleur contrôle de l’utilisation des subventions allouées à des associations responsables de telles atteintes à la loi.

Réponse parue au JO le 16/07/2013

La politique de réduction des risques en direction des usagers de drogue a pour objectif de prévenir les risques immédiats liés à la consommation de drogues illicites, notamment les contaminations par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le virus de l’hépatite C. Cette politique a porté ses fruits, puisque le nombre d’infections par le VIH chez les usagers de drogues a été divisé par 4 depuis le milieu des années 1990 grâce à l’essor des traitements de substitution aux opiacés et la mise à disposition de matériel d’injection stérile. Le nombre de décès par overdose a lui aussi diminué au cours des mêmes années. En application de l’article L.3121-3 du code de la santé publique, Inséré par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, la politique de réduction des risques, définie à l’article L. 3121-4, relève de l’Etat. Le cadre d’exercice des intervenants en réduction des risques s’inscrit dans le référentiel national de réduction des risques en direction des usagers de droogues, fixé par le décret du 14 avril 2005 et codifié. L’association auto-support des usagers de drogue (ASUD) joue un rôle notable dans le dispositif de réduction des risques en direction des usagers de drogues, et, plus largement, quant à l’amélioration des conditions sanitaires et sociales de cette population, en menant une action de santé communautaire auprès d’usagers, actifs ou anciens, dans le cadre d’une démarche de prévention par les pairs. Par ailleurs, cette association participe à la démocratie sanitaire, en représentant les usagers dans différentes instances, ainsi que dans des projets de recherche. ASUD joue également un rôle de relais de premier plan dans la diffusion des alertes sanitaires auprès des usagers de drogues. Ainsi, les actions d’ASUD n’ont pas vocation à encourager à l’usage de drogues, mais à alerter sur les risques liés à la consommation des drogues pour promouvoir la réduction des risques. A cette fin, elle utilise une forme de communication adaptée à cette population à risques. En 2012, la subvention annuelle versée par le ministère chargé de la santé a été d’un montant de 130 000 ?. Elle contribue à financer, en plus de la publication « ASUD journal », la fonction de représentation et de mobilisation d’une population particulièrement exposée à des risques sanitaires majeurs. Le Gouvernement n’entend pas remettre en cause cette subvention dans la mesure où elle concourt à la politique de réduction des risques infectieux pour une population particulièrement vulnérable.

Colloque : TSO et la RdR liés à l’usage de drogues opiacées

A l’occasion de son 50ème numéro, la revue Le Flyer organise un Colloque sur les TSO et la réduction des risques liés à l’usage de drogues opiacées.

Ce colloque aura lieu 2 fois :

L’inscription est gratuite et le déjeuner sur place est prévu.

Pour vous inscrire, envoyez un mail à revue.leflyer@gmail.com, en précisant vos noms, prénoms, ville et qualités professionnelles.

Journée Politique : Acteurs de RdR, Militants ou Prestataires ?

Les vidéos (interventions et débats) sont en lignes sur www.A-F-R.org

L’Association Française pour la Réduction des risques organise un séminaire national le jeudi 27 juin 2013 à Paris destiné à nourrir le débat en France sur la nécessaire réforme de la politique des drogues. Voici le programme :

  • 9h30 > Accueil
  • 10h00 > Le combat social : la république à l’épreuve de la guerre aux drogues

    >Louis-Georges Tin
    , président du CRAN
    >Malik Lounès, ancien responsable de la Maisons des Potes
    >Fabrice Olivet, directeur d’ASUD et auteur de La Question métisse.

    Il est donc temps de croiser les combats de la RdR avec la question ethnique et avec la question sociale.
  • 12h15 > Déjeuner libre
  • 13h45 > Le combat législatif : 2016, vers une réforme mondial
    >Ruth Dreifuss, membre de la Global Commission on drug policy
    >Olivier Maguet, administrateur de Médecins du Monde et AFR.
    Il convient d’expliquer les enjeux de la session spéciale de l’Assemblée Générale des Nations unies de 2016 et de poser la question de son articulation avec la France et les combats français.
  • 15h00 > Le combat politique : l’opinion et la politique des drogues en France
    >Marie Jauffret-Roustide, sociologue, InVS / CERMES 3
    >Laurent Michel, spécialiste de la question RdR et Prison
    >Mathieu Pastini, directeur d’ASUD Mars Say Yeah !
    Il faut considérer la RdR comme un outil au service d’une réforme de la politique des drogues en faisant évoluer la palettes des services RdR existants.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une évolution de l’AFR, dont les enjeux constitueront un des contenus essentiels du projets associatif à venir.

Manifestation : Soutenez. Ne punissez pas

Rendez-vous le 26 juin à 18h30
Place du Trocadéro à Paris sur le
Parvis
des Libertés et Droits de l’Homme
pour une photo symbolique

L’AFR, qui organise l’évènement, fournira les T-shirts et les masques de Richard Nixon nécessaires à cette mobilisation internationale.

«Soutenez. Ne punissez pas » est une campagne appelant à une réforme des politiques gouvernementales en matière de drogues. La campagne a été développée par le Consortium International sur les Politiques des Drogues, le Réseau International des Usagers de Drogues (INPUD), Réduction des Risques International (HRI) et l’Alliance Internationale sur le VIH/sida.

Pourquoi le 26 Juin?

Le 26 Juin est la Journée Internationale contre l’Abus de Drogues et le Trafic Illicite, mais aussi (paradoxalement) la Journée Internationale de Soutien aux Victimes de Torture. Tandis que les pays les plus répressifs « fêtent » ce jour par des condamnations voire des exécutions de consommateurs ou de trafiquants de drogues, les autres perpétuent à leur manière la guerre à la drogue, cette guerre contre leurs propres citoyens. L’IDPC et ses partenaires proposent de se rapproprier cette journée en dénonçant les atteintes faites aux consommateurs de drogues.

Pourquoi en France aussi ?

Bien que la France aie une politique de santé globalement favorable au usagers de drogues de nombreuses ombres demeurent au tableau. Des milliers de personnes sont incarcérées pour le simple usage de stupéfiant, la tolérance zéro exacerbe la violence liées au trafic de drogues, en prison les droits à la santé des usagers de drogues ne sont pas respectés, l’opinion publique et les médias continue de stigmatiser les consommateurs de drogues, le soutien aux programmes de réduction des risques diminue, etc. Les témoignages recueillis dernièrement par l’AFR sont éloquents.

Pourquoi Richard Nixon ?

Il y a environ 40 ans, le président américain Richard Nixon a lancé une « guerre contre la drogue » et a été le premier homme politique à mettre en avant ce concept. Cette « guerre » a résulté en un système répressif mondial, de hauts taux d’incarcération, une approche punitive vis-à-vis des usagers de drogues, et a été utilisée pour justifier des exécutions extrajudiciaires, l’usage de la torture et de traitement forcé, etc.

Ce que nous défendons

Les gouvernements y compris en France doivent réformer les lois sur la drogue et les politiques qui imposent des sanctions sévères à l’encontre des usagers de drogues.

Cette approche punitive n’a pas réussi à réduire les niveaux de consommation de drogues, mais a au contraire augmenté les problèmes de stigmatisation et de discrimination, entravant ainsi l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins qui sont essentiels pour sauver des vies et réduire la propagation du VIH. Pénaliser et incarcérer les usagers de drogues détruit des vies et anéantit les efforts de prévention du VIH, du VHC, des overdoses, etc.

La gazette du chanvre : RBH23 #10 est sortie

Le 10ème numéro de la Gazette du Chanvre est sorti.

Extrait de l’édito :

Depuis deux ans, dix numéros de cette publication ont permis à une bonne partie de la France Cannabis de se retrouver, de se reconnaître, de se révéler au grand jour.

Alors sommes nous prêts comme comme nous l’ambitionnons dans d’autres secteurs à jouer un rôle pionnier et libérateur pour le développement de l’économie lié aux usages du cannabis ? On peut faire le pari qu’en cinq ans, nous rattraperons le retard de 15 ans pris sur les Etats Unis, pour faire des fleurs de chanvre d’aussi bonne réputation que le champagne. Chiche !

Sommaire

  • Les acteurs de la légalisation
  • L’An 1 des Cannabis Social Clubs Français
  • Les engrais.
  • Expogrow, entretien avec Thomas (Plantasur)

>>A lire en pdf : http://cannabissansfrontieres.org/IMG/pdf/rbh23_10_062013_WEB.pdf

Appel du 18 joint 2013 – 3ème Journée Internationale du Cannabis

« Appel du 18 joint » 1993-2013

20 ans après : il est où le changement ?

« Il est temps de réouvrir le débat sur l’herbe…
parce qu’on est en pétard ! »

Pour sortir de la crise, sortons de la prohibition du cannabis, légalisons.

Depuis un an, on attend toujours « le changement » pourtant urgent en matière de politique des drogues, ainsi qu’on le vérifie tous les jours de Marseille à Sevran.

La légalisation du cannabis en particulier est à l’ordre du jour dans un un grand nombre de pays, et largement attendue par le public, et le gouvernement Hollande-Ayraut-Valls n’aura proposé aucune évolution à ce jour.

Tous ensemble, partout en France, à l’occasion de l’Appel du 18 joint 2013 exigeons qu’un débat public s’ouvre, pour un « Grenelle du cannabis ».

Cela fait 42 ans maintenant que notre cadre légal engendre une politique aux effets délétères, en cascade, avec une escalade des violences liées au trafic florissant. Il est temps de revoir de fond en comble une politique aussi manifestement désastreuse.

Halte à l’enfumage !

Vive les Cannabis Social Clubs, l’autoproduction pour la réduction active des dommages de la prohibition.

Vive la légalisation du cannabis — pour une croissance écologique !

Il y a vingt ans, le 18 juin 1993, les Editions du Lézard et le CIRC relançaient « l’Appel du 18 joint » publié par le quotidien Libération en 1976. S’est tenue alors, à Paris, au Trianon, la 1ère journée internationale du Cannabis qui réunissait des militants et des spécialistes du monde entier, parmi lesquels Jack Herer, Thomas Szasz, John Marks, sans parler des nombreuses délégations espagnole, allemande, belge, suisse, anglaise ou venues de l’est ou de l’ouest des Etats-Unis. Ce jour-là s’ouvrait un débat qui ne s’est pas refermé depuis – en France, comme en Europe ou dans le reste du monde.

Cette année, soyons au rendez-vous de la 3ème Journée Internationale du Cannabis !

Vingt ans après, alors qu’on aura autant vu d’évolutions partout sur terre que de stagnation en France, c’est l’heure de faire le point et de relancer le débat une fois pour toutes ! 20 ans ça suffit ! Programme :

Programme Journée Internationale du Cannabis - Paris 2013

Cette année, soyons au rendez-vous ! Vingt ans après, alors qu’on aura autant vu d’évolutions partout sur terre que de stagnation en France, c’est l’heure de faire le point et de relancer le débat une fois pour toutes ! 20 ans ça suffit !

Tous et toutes à l’Appel du 18 joint, à Paris, Lyon, Toulouse, Lille, St Leu (La réunion), La Roche-sur-Yon, Papeete (Tahiti), Limoges, St Brieuc et ailleurs

 

  • www.18joint.org

 

Colloque : les perspectives de la politique européenne de régulation des drogues

Présentation

Le régime de contrôle des drogues mis en place par la communauté internationale n’a pas réussi à atténuer la demande ni l’offre de stupéfiants. L’efficacité des quelques politiques anti-prohibitionnistes est souvent éclipsée par les discours politiques enflammés, et la pénalisation de l’usage de drogues a discrédité toute tentative d’exprimer la préoccupation des usagers de drogues. Néanmoins, une convergence progressive des politiques en Europe révèle l’émergence d’un modèle de stratégies de santé publique favorisant une approche pas uniquement pénale.

En outre, il existe un engouement croissant et transnational pour la légalisation des drogues. Les acteurs de ces mouvements développent diverses stratégies pour défier l’interdiction mondiale allant des campagnes de sensibilisation au plaidoyer en passant par la proposition de modèles pour la régulation des drogues.

Le colloque examinera ces discours alternatifs à la lumière de la politique internationale des drogues. Pour ce faire, nous dresserons un état des lieux mondial du système de contrôle des drogues dans une perspective européenne, une cartographie des acteurs transnationaux favorisant les changements de politique en Europe, et évaluerons la crédibilité et leur impact sur les institutions européennes et internationale.

Alerte: Décès dû à de l’héroïne fortement dosée dans le 95

Alerte du 14 juin de l’ARS Île-de-France

Un homme a été retrouvé mort, par la police, avec une seringue dans le bras dans une commune du Val d’Oise (95) le 7 juin; une information judiciaire est en cours.

La poudre retrouvée sur la personne décédée avait une teneur en opiacé de 81% (dont 45% d’héroïne). La moyenne régional habituelle est de 17% environ. L’échantillon contenait d’autres opiacés (6MAM , Morphine, acétylcodéine), ce qui est souvent le cas dans les échantillons présentés comme de l’héroïne.

Il n’y a aucune information sur le contexte de consommation ni sur la provenance de l’échantillon.

Réduction des risques et recommandations

Les taux d’héroïne sont très variables d’un échantillon à l’autre dans le temps et l’espace (d’un jour sur l’autre au même endroit de revente, d’un lieu de revente à l’autre), particulièrement en Île-de-France, où il a varié entre 6% et 34% entre novembre 2010 et décembre 2011.

Une information en continu et un rappel des conseils de base de réduction des risques liés à l’usage d’opiacés auprès des usagers s’impose donc de manière permanente :

  • Ne pas consommer seul
  • Commencer par une faible dose, surtout lors d’un nouvel achat
  • Favoriser le « sniff » à l’injection ou à la voie fumée, surtout lors d’un nouvel achat
  • Éviter les mélanges favorisant la survenue de détresses respiratoires (Alcool, benzodiazépines, tout
    opiacés, y compris les traitements de substitution (TSO) ou autres médicaments opiacés tels que
    ceux utilisés dans le traitement de la douleur).
  • Recours au service des urgences en cas de suspicion d’overdose, afin de bénéficier d’un traitement
    par la Naloxone.

Harm Reduction International Conference 2013 : Les Valeurs de la RdR

Conférence | du 9 au 12 juin 2013 à Vilnius (Lituanie)

Harm Reduction International a le plaisir de vous inviter à l’International Harm Reduction Conference 2013. Cette conférence internationale est un événement incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à la réduction des risques à travers le monde. La conférence 2013 proposera des interventions de haut niveau, des séances plénières, des ateliers, un festival de films, une exposition d’affiches, un espace de dialogue, des événements en langue russe… La langue principale de la conférence sera l’anglais, mais une traduction simultanée sera assurée en russe dans toutes les salles plénières.

Thème de la conférence

Le thème de la conférence 2013 est «Les valeurs de réduction des risques». Le thème appelle à la nécessité urgente de fournir suffisamment de soutien politique et financier à la lutte contre l’épidémie du VIH liée à la consommation de drogues dans de nombreuses régions du monde, ainsi que le fondement éthique de la philosophie de la réduction des risques.

l’Eurasie en avant

La région eurasienne, comprenant l’Europe centrale et orientale et l’Asie centrale, est le foyer de plus de 3,7 millions de personnes qui s’injectent des drogues, ce qui représente près d’un quart des personnes qui s’injectent dans le monde entier. La consommation de drogues injectables est le moteur de l’épidémie de VIH dans la plupart des pays en Eurasie, où environ un million de personnes qui s’injectent vivent avec le VIH. Outre le VIH, les personnes qui s’injectent des drogues dans cette région ont une prévalence extrêmement élevée de l’hépatite C et un taux élevé de surdose qui est la principale cause de décès chez les usagers d’opiacés dans de nombreux pays d’Europe de l’Est et en Asie centrale.

Harm Reduction 2013 mettra l’accent sur ​​les questions clés qui touchent la région eurasienne, y compris le retrait des bailleurs de fonds, le manque de financement des gouvernements nationaux pour la réduction des méfaits, l’influence de l’application des lois répressives et des violations des droits de l’homme qui ont lieu actuellement dans les pays de l’Eurasie.

Plus d’information

Programmes, appels à contribution, informations pratiques, etc. sur http://www.ihra.net/conference

L’arrêté de 2011 interdisant les poppers annulé par le Conseil d’Etat

Source : AFP

L’arrêté de 2011 qui interdisait tous les poppers à la commercialisation en France a été annulé lundi par le Conseil d’Etat, selon une décision de la plus haute juridiction administrative rendue publique mardi.

Dans sa décision, le Conseil rappelle que, par un arrêté du 29 juin 2011, le ministère de la Santé a interdit l’offre et la cession au public des produits, à l’exception des médicaments, contenant des nitrites d’alkyle, « en raison d’un risque de pharmacodépendance ou d’abus ».

L’usage des poppers entraîne une dilatation des vaisseaux sanguins, provoquant un effet euphorisant. Ils sont principalement utilisés dans le but d’optimiser les performances sexuelles.

Or, selon le Conseil, « aucune étude scientifique ou enquête n’est produite qui permettrait d’établir » que les nitrites d’alkyle présentent un risque de pharmacodépendance ou d’abus, et que ces produits ont « une toxicité faible aux doses inhalées habituelles ».

« Il n’y a désormais plus aucun texte qui règlemente les poppers en France, quels que soient leurs composants actifs. Nous sommes très satisfaits de cette décision qui est une victoire du droit », a déclaré à l’AFP Remi Calmon, président du Syndicat des entreprises gaies (SNEG), qui avait saisi la juridiction.

« Cette interdiction totale, unique dans le monde, avait conduit des consommateurs à se reporter sur des substances bien plus dangereuses », estime M. Calmon.

« On doit, bien sûr, être dans le respect de la santé publique. Mais les constats d’accidents dus aux poppers sont extrêmement rares, moins d’une dizaine en douze ans. Ce sont toujours évidemment des cas de trop, mais une interdiction de tous les poppers était excessive », a-t-il ajouté.

M. Calmon a rappelé qu’« un arrêté de 1990, également annulé depuis, interdisait les poppers considérés comme les plus dangereux, dont les nitrites de butyle et de penthyl ». « Nous ne sommes pas opposés à l’interdiction des poppers les plus dangereux. Il existe d’autres poppers sans danger avec des effets suffisants », a-t-il dit, soulignant que le SNEG est « favorable à des consignes de vente et d’utilisation, comme l’interdiction aux mineurs ».

Cannabis et inégalité raciale aux Etats-Unis

Aux États-Unis les Noirs sont arrêtés par la police en raison du cannabis 3,7 fois plus que les Blancs. Cela est vrai dans tous les États, à la campagne comme en ville. Ce n’est pas juste. Nous ne sommes pas plus en sécurité. Cela gaspille des ressources publiques. Et cela détruit de nombreuses vie chaque années. Pourtant Blancs et Noirs consomment tout autant du cannabis.Cette vidéo illustre le rapport intitulé « La guerre en Noir et Blanc du Cannabis » de l’ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles).

L’impact négatif de la “guerre contre la drogue” sur l’épidémie d’hépatite C

Ce matin à Genève, la Commission globale de politique en matière de drogues vient de lancer son rapport sur « L’impact négatif de la guerre contre les drogues sur la santé publique : l’épidémie cachée d’hépatite C ».

Kofi Annan, Javier Solana, sept anciens présidents, Richard Branson (fondateur du Groupe Virgin), Georges Schultz (ancien secrétaire d’état américain).. Voici quelques-uns des commissaires qui lancent un message fort dans ce rapport : la criminalisation de l’usage de drogues alimente l’épidémie d’hépatite C, véritable bombe virale à retardement.

Les chiffres fournis dans ce rapport sont frappants : parmi les 16 millions de personnes qui utilisent des drogues injectables dans le monde, on estime que 10 millions d’entre eux vivent avec l’hépatite C. Le taux d’infection est plus élevé dans les pays avec des lois les plus répressives et une politique restrictive sur les mesures de réduction des risques. Ainsi en Russie ou en Thaïlande, 90% des personnes s’injectant des drogues auraient été contamines par l’hépatite C.

Ces chiffres pourraient d’ailleurs sous-estimer l’ampleur de l’épidémie réelle étant donné le manque de données et le fait que l’hépatite ne se déclare pas tout de suite après la contamination mais peut rester en sommeil plusieurs années.

Malgré cette réalité frappante et le fait que l’OMS a déclaré l’hépatite C comme une bombe virale à retardement, «L’hépatite C est une des maladies les plus négligées par les gouvernements à l’échelle internationale», selon le Pr. Michel Kazatchkine (vidéo ci-contre), membre de la Commission et Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur le VIH/SIDA en Europe orientale et en Asie centrale.

Méconnaissance complète de la maladie et de ses dégâts si elle n’est pas détectée et traitée -même chez des consommateurs de drogue dans certains pays comme la Thaïlande, inexistence ou manque important de mesures de santé publique pour enrayer l’épidémie, de programmes de dépistage pour les publics à risque .. Le constat est accablant

Le rapport souligne la gravité et l’urgence de la situation

Le virus de l’hépatite C est trois fois plus répandu chez les usagers de drogue que le VIH. Ceci est certainement dû à sa prévalence mais aussi au fait que l’hépatite C est une maladie hautement infectieuse et facilement transmissible via un contact sanguin. Aux USA, entre 1999 and 2007, plus de personnes sont mortes à cause de l’hépatite C que du HIV alors qu’elle est «totalement évitable et curable », comme le dit Mme Ruth Dreifuss (vidéo ci-contre), membre de la Commission et ancienne Présidente de la Confédération suisse.

Les mesures de réduction des risques déjà bien connues comme les programmes d’échange de seringues et les traitements de substitution par opioïdes sont suffisantes pour enrayer cette épidémie (mais également celle du SIDA) si elles sont mises en œuvre sur une échelle suffisante. L’expérience écossaise que cite le rapport a fourni des preuves tangibles: grâce à leur politique de long terme, les écossais vont réussir à enrayer de manière significative les contaminations à moyen terme.

Les commissaires exigent également la fin de la guerre contre les drogues

Le rapport dénonce ainsi l’échec flagrant des politiques répressives qui n’ont pas permis la réduction de l’offre de drogues dans le monde : l’approvisionnement mondial des opiacés a augmenté de 380% ces 10 dernières années. Le rapport insiste également sur le fait que cette guerre a mené à l’incarcération à grande échelle des consommateurs de drogue, à leur stigmatisation. Elle a généré plus de violence et de violations des droits de l’homme mais a également été un désastre du point de vue social et de la santé publique. « La guerre contre la drogue est une guerre contre le bon sens et [cette épidémie] est une preuve additionnelle que le statu quo en matière de politique drogues a lamentablement échoué » comme le dit Mme Ruth Dreifuss.

Les Etats Unis ont ainsi par exemple dépensé (gâché ?!) 1 trillion de dollars US dans cette guerre contre la drogue et pourtant, ils sont aujourd’hui dans le trio de tête des pays qui ont le plus grand nombre de consommateurs de drogues injectables atteintes par l’hépatite C avec 1.5 millions de malades, après la Chine (1.6 millions) et avant la Russie (1.3 millions).

Ce rapport est le troisième que la Commission Globale sur la politique en matière de drogues publie. Son premier rapport de 2011 a catalysé un véritable débat mondial sur la nécessité de changer de politiques de drogue et de sortir du régime répressif. Espérons que celui-ci permettra une avancée vers une politique des drogues dans le monde plus humaine et basée sur les enjeux de santé publique et non sur la répression.

Comme le conclut le rapport :

“Le silence qui pesait sur les dégâts causés par la “guerre contre les drogues” a été brisé. Il y a maintenant un véritable élan vers l’adoption de réformes et le public commence à critiquer avec objectivité les politiques et pratiques existantes …. Action is needed now (nous devons agir maintenant)”

source : talkingdrugs.org

ASUD Journal N°52 : génétique, races… Le dossier qui « gènes »

ASUD Journal n°52 est sorti.
Découvrez le sommaire du numéro :

Pour commander un exemplaire ou s’abonner cliquez ici.

 

Manuel du shoot à moindres risques

Brochure couleur. A6. 32 pages.

Prix unitaire 0,30€

Résumé
Ce manuel du shoot est un manuel de réduction des risques liés à l’injection. Il est destiné à un public d’usagers de drogues injecteurs. Son but n’est pas d’encourager ou de décourager la consommation de drogues, mais de donner une information correcte aux consommateurs injecteurs pour un usage à moindre risques.

Voir en ligne

Pour commander cliquez ici.

Télécharger le manuel du shoot à moindres risques en pdf

les NON SUBSTITUABLES, des usagers experts à Toulouse

Les NON SUBSTITUABLES, c’est le groupe des usagers experts des questions de toxicomanies au centre de santé La Case de Santé dans le quartier Arnaud Bernard à Toulouse.

Cette vidéo présente les NON SUBSTITUABLES en 12 minutes, ce qui vaut mieux que de longs discours !

Les NON SUBSTITUABLES, le groupe qui fait la réduction des risques à La Case de Santé sur Vimeo.

Si ça vous a plus, dites leur sur leur site www.moutonnoir.org/nonsubstituables.

Marche mondiale du Cannabis 2013

Cannabis : Revendications citoyennes pour des alternatives à la prohibition

samedi 4 mai 2013, 14h. Partout en France

  • La réforme de la politique française en matière de cannabis et l’ouverture d’un débat public sur la loi du 31 décembre 1970
  • Une régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis protégeant aussi bien le consommateur que l’ensemble de la société
  • La dépénalisation de la consommation, de la possession et de l’autoproduction pour usage personnel
  • La prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique
  • Une prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté
  • Une information cohérente et objective sur les effets et les pratiques de consommation réduisant les risques
  • La possibilité pour les usagers de se regrouper et d’organiser des filières courtes de production, de distribution, ainsi que l’usage social dans des lieux adéquats

Affiche MMC 2013

 

Depuis 2001 en France, la « Marche Mondiale du Cannabis » s’organise chaque année. A Paris comme à Los Angeles, Tokyo, Moscou ou Tel Aviv, ceux et celles demandant des alternatives à la prohibition, partisans d’une réforme de la politique en matière de stupéfiants, pour une réglementation plus juste et humaine (en particulier pour le cannabis) manifesteront pacifiquement Samedi 4 mai.

Cet évènement a lieu depuis 1999 dans plus de 800 villes du monde entier, simultanément chaque premier samedi du mois de mai. Pour cette douzième édition d’un bout à l’autre de la « Planète France-Cannabis », on manifestera au pays du chanvre (Aube), du Pakalolo (Polynésie) et du Zamal (La Réunion).

Rendez-vous à : Fort-de-France – Malecon (Martinique), Lyon (Place Carnot 15h), Papeete (Parc Bougainville 9h à 12h), Paris (Bastille 14h), Rennes (Place de la Mairie 14h), Saint Gilles – Ti Boucan (La Réunion), Toulouse (Prairie aux Filtres 14h), Troyes (Place Jean Jaurès 14h).

Paris : https://www.facebook.com/events/104512503040821/

Toulouse : https://www.facebook.com/events/325502234214650/

Troyes : https://www.facebook.com/events/220737744725078/

FDF Malecon : https://www.facebook.com/events/490384301015835/

Ti boucan ( ST Gilles) : https://www.facebook.com/events/520480581327371/

Rennes : https://www.facebook.com/events/471396876269801/

Tahiti : https://www.facebook.com/events/195574540589638/

Lyon : https://www.facebook.com/events/600786943265655/

 

Avec le soutien de : ENCOD, Lady Long Solo, Editions Dagorno, Ed. du Lézard, Ed. l’Esprit Frappeur, Ed. AVISO, Radio Libertaire 89,4.Mhz « Ya d’la Fumée dans l’poste », le CIRC, Paroles Autour de la Santé, [RBH]²³ – La Gazette du Chanvre, Médialternative, Parisseveille.info, Droguesblog, Les Amis du CSCF, Chanvre et Violettes, Cannabis Sans Frontières, AFR, ASUD, Principes Actifs, Jeunes Ecologistes, Jeune Radicaux de Gauche, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement des Libéraux de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, Secours Vert, Techno +, MMP

Seringues à Sevran : souvenir d’une guerre perdue contre le sida

La tension est vive à Sevran (Seine-Saint-Denis) après la découverte de seringues dans une école et la multiplication d’incidents liés au deal de coke, de crack et d’héroïne sur la commune et les territoires voisins. La pratique de l’injection de cocaïne réapparaît massivement.

A la stupéfaction des partisans de la politique de réduction des risques, le maire, Stéphane Gatignon, a demandé un moratoire sur la distribution de seringues le temps d’établir un diagnostic et de trouver une solution humaine et efficace tant pour les usagers que pour la population et les services municipaux.

Cette situation explosive se développe sur les multiples lacunes de la politique de la ville, particulièrement dans les dites « zone périphérique urbaine », c’est-à-dire les cités de banlieue.

De l’épidémie de sida à la chasse aux toxs

Quand on parle de drogues en banlieue, on passe trop rapidement sur l’historique de ces grands ensembles dont la population est toujours marquée par le traumatisme d’une épidémie de sida qui a tué ici un oncle, là un frère aîné, ailleurs un père, une mère, un cousin, tout cela dans un silence quasi total.

Ce silence est celui de la honte, de la peur du double stigmate toxico/arabe et celui de la mort aussi. Les rescapés sont frappés du mutisme propre aux mutilés de guerre. Ce déni convient parfaitement à la société française dans son ensemble. Il évite de s’interroger sur les raisons qui ont fait de ces ghettos de travailleurs de véritables mouroirs pour héroïnomanes dans les années 80-90.

Dans cette cocotte-minute, l’héroïne, la shooteuse et la silhouette efflanquée d’un junkie rappellent aux habitants ce qui fut peut-être la pire époque de la courte histoire des cités.

Conséquence, une vingtaine d’années plus tard : les nouvelles générations ont tendance « à faire le ménage » avec des méthodes musclées lorsqu’elles se trouvent confrontées au problème.

Toujours plus de seringues

« On peut s’attendre à une réaction très violente des “ historiques du business ”, les gros dealers de shit, qui voudront assainir le marché… et aussi protéger leurs enfants. Ils ne veulent pas le retour du traumatisme de l’injection, Sevran a été une ville très touchée par l’épidémie », rappelle Stéphane Gatignon.

« Depuis 2011, nous avons formé nos employés à la récupération de 350 à 500 seringues par mois. Il y a environ 4 000 seringues distribuées qui ne sont pas récupérées par le dispositif d’échange. L’absence de police la nuit a fait exploser la consommation sur place, on est débordé sur les trois derniers mois. »

Comme souvent, le drame nait d’un retour du refoulé. Le fléau qui a frappé des injecteurs d’héroïne issus de l’immigration était une conséquence directe de l’interdiction de vendre des seringues. Depuis, on a mis en place des distributeurs de kits d’injections, on a massivement diffusé des produits de substitution, mais jamais on ne s’est abaissé à expliquer aux populations résidentes le sens de cette politique de réduction des risques dont nous vantons à juste titre les résultats.

L’histoire n’est pas toujours bonne fille, la seringue hypodermique, cet instrument qui aurait sauvé des milliers de vie s’il avait été distribué à l’époque de l’épidémie, symbolise aujourd’hui le triple fléau de la misère sociale, du désespoir et de la toute-puissance des mafias. Les enseignants et surtout les parents d’élèves sont traumatisés par les incidents. Ils avaient déjà subi le retour des fusillades avec un mort en janvier.

Certains avaient participé à la récente occupation des halls pour chasser les dealers, leurs véhicules avaient été vandalisés. L’opinion locale est à vif, toujours ce sentiment d’abandon. Aucune autorité de l’Etat n’a fait le déplacement. Le ministre de l’Education nationale n’a pas communiqué avec les familles et les enseignants. Le préfet propose une réunion de concertation le 3 mai, plus de quinze jours après le début de la crise et l’emballement médiatique.

La faiblesse de la réponse de l’Etat

Stéphane Gatignon déplore cette trop faible réaction des autorités :

« Si on n’y prend pas garde, l’étape d’après c’est une mafia qui gèrera la sécurité du territoire. L’Etat n’est plus là, je suis le dernier représentant de l’État et je ne suis pas soutenu…. »

Sevran est en train de vivre au quotidien les conséquences de trente années d’incohérence et de lâcheté en matière de politique des drogues.

Le traumatisme du sida a chassé l’héro des cités, mais il a amplifié les dérives consécutives de la guerre à la drogue.

Les cités servent aujourd’hui de réservoir à chichon et à coke pour les bobos urbains et les gangs ont pris le relais des dealers d’héro. Cette situation, dénoncée par Gatignon lui-même dans un ouvrage récent (« Pour en finir avec les dealers », Grasset, 2011), doit nous interpeller sur les limites de la politique de réduction des risques dans le contexte spécifique des villes de banlieue.

L’absence de communication grand public autour des succès sanitaires remportés est un désastre. Le silence qui continue de régner autour du prix payé par ces populations au dogme imbécile de la tolérance zéro est une faute politique.

Ces milliers de seringues, distribuées par wagon, continuent de sauver des milliers de vie, à rebours de tout ce qui est dit habituellement quant on parle de drogues. C’est l’habituelle schizophrénie de la réduction des risques qui dans cet environnement vire au drame car elle creuse une plaie jamais cicatrisée.

Communiqué publié initialement sur le Blog Rue89 d’ASUD, Drogues et Addictions.

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