Auteur/autrice : ASUD

Cannabis, 40 ans de malentendus (Volume 2 : 1997-2002)

Des députés enfumés et des militants interpelés ! Des jardinier en herbe et de l’herbe en politique ! Kouchner à la manœuvre et une madame Drogue à la hauteur ! Un cannabistrot à Paris et une cannabis cup dans les Vosges !
Ce n’est qu’une part des sujets hauts en couleur abordés dans ce 2ème volume (1997/2002).

Le deuxième volume de Cannabis, 40  ans de malentendus débute en 1997, année où de joyeux drilles réunis sous la bannière du Circ envoient un pétard aux députés et se termine en 2002, année où dans le cadre de l’élection présidentielle les mêmes transforment un meeting politique en cannabistrot.

Alors que l’auto-production prend de l’essor et que les instances officielles reconnaissent « qu’un monde sans drogues n’existe pas ». Alors que les partisans de l’abrogation de la loi de 1970 se mobilisent et que la question de la place du cannabis est posée lors de la campagne présidentielle de 2002, de nombreux observateurs pensaient que la loi évoluerait dans le sens d’une dépénalisation.

Il n’en sera évidemment rien et les défenseurs de la pénalisation dopés par le retour de la droite au pouvoir balaieront tout espoir de réforme, mais ce sera l’objet du futur et dernier volume de Cannabis, 40  ans de malentendus qui vous entraînera jusqu’en 2014 où tous les espoirs d’une révolution cannabique sont permis.

Parution le 9 mai 2014

 

Pour en savoir plus sur le volume 1 :
40 ans de malentendus volume 1 couv

 

2nde Conférence européenne de réduction des risques

Appel à contribution jusqu’au 6 novembre.

Vous avez jusqu’au 6 novembre pour soumettre vos idées de thèmes ou de présentation en renvoyant le formulaire téléchargeable ici par e-mail à maria.phelan@ihra.net.

Trois ans après la 1ère conférence Européenne de RdR à Marseille organisée par l’AFR pour EuroHRN, cette 2nde conférence qui aura lieu du 7 au 9 mai 2014 à Bâle sera l’occasion de promouvoir le thème de la réduction des risques, en Suisse et dans les pays européens, ainsi que de renforcer la coopération entre les acteurs concernés.

La conférence est organisée par l’EuroHRN (Réseau européen de RdR) et le gouvernement suisse.

ASUD a été sollicité par ses partenaires suisse Infodrog et le GREA pour faire partie du comité d’organisation de cette conférence.

Droguez-vous avec Libération

ASUD, l’AFR et AIDES ont publié une tribune en réaction au dossier « Droguez-vous avec modération » paru dans Libération le 13 avril 2014.

Quelle surprise de trouver dans l’un des derniers journaux de gauche, ce slogan : «Droguez-vous avec modération». Un slogan qui sert de colonne vertébrale depuis vingt ans à la lutte contre la pénalisation des drogues, et qui nous vaut d’être voués aux gémonies par tous les chevaliers de l’ordre moral, éditorialistes de Valeurs actuelles ou députés de l’UMP qui, ô surprise ! flirtent outrageusement avec la Manif pour tous.

Le pavé dans la mare, lancé par la une de Libé, rompt avec un tabou fondamental : celui de la légitimité de l’ivresse quel que soit le moyen utilisé. Oui ! Nos contemporains consomment volontiers du cannabis, occasionnellement de la coke, du MDMA [famille des amphétamines, ndlr] et toutes sortes de stimulants de synthèse fournis par Internet. Oui ! Ils le font majoritairement pour le fun. Oui ! Ils sont contents lorsque le produit est de bonne qualité, c’est-à-dire toxique en langage policier. En effet, une dichotomie absurde veut que la «bonne dope» soit nécessairement qualifiée de poison par les autorités. C’est le cœur du sujet.

Du sida à la légalisation des opiacés

Pour autant, Libé oublie tout de même de mentionner que le mur prohibitif est sérieusement fissuré depuis la fin du siècle dernier par une mine explosive nommée «sida». La déflagration n’a pas fini de provoquer des secousses de par le monde. Le Vietnam, la Fédération de Russie, et, demain, la Chine sont touchés là où ça fait mal, aux défauts de la cuirasse, sur le terrain des drogues et sur celui de l’homosexualité. Pour mémoire, le dernier écho français de la déflagration a permis le vote du Mariage pour tous. En matière de drogue comme d’homosexualité, le sida fut et reste un casse-tête pour les soldats de l’ordre moral.

Abritée derrière le tragique virus, la France a subrepticement mis en place une politique ignorée du grand public, baptisée «réduction des risques liés à l’usage de drogue». Protégée par ce bastion, elle a légalisé les opiacés, au point que l’héroïne, ce fléau des années 80, est devenue une substance rare et chère, remplacée dans la rue par diverses préparations médicamenteuses beaucoup moins mortelles et, surtout, beaucoup plus abordables comme le Subutex ou le Skenan. Avec 160 000 consommateurs réguliers d’opiacés rebaptisés, «patients du système de soin», la France détient le record de consommateurs d’opiacés encartés à la sécurité sociale, et dont le nombre va croissant selon les chiffres de la CPAM. Cette «légalisation» est tellement discrète que la plupart de nos concitoyens n’en ont pas conscience, alors qu’ils sont abreuvés quotidiennement de polémiques au couteau sur les progrès de la consommation de cannabis, nouveau fléau du XXIe siècle. Non, les seuls qui s’intéressent à nos résultats déconcertants en matière de traitements de substitution aux opiacés – c’est le libellé politiquement correct – sont nos collègues de l’étranger, croisés dans les meetings internationaux, impressionnés à la fois par le libéralisme de notre système et par ses résultats incontestables en termes de santé publique. En France, n’importe qui peut entrer dans un cabinet médical et ressortir, dix minutes plus tard, avec une prescription d’un mois d’opiacés de synthèse. Ces patients sont vos cousins, vos collègues, ils sont salariés, ont des enfants, mais le vrai scoop, c’est qu’ils sont vivants.

Car oui ! Libé oublie de préciser, au grand dam des gérontologues, que les drogués ont cessé de mourir jeunes. Autrefois, l’impitoyable prohibition condamnait les utilisateurs de substances prohibées à mourir ou à décrocher. Aujourd’hui, un journal comme Asud, financé (mal) par le ministère de la Santé peut titrer dans son numéro 50 : «Ces 50 drogues que nous avons testées pour vous». Les équipes de volontaires de Techno + forment un pool de techniciens dont la mission est de sillonner la France pour aider aux décollages et à l’atterrissage des psychonautes amateurs de rassemblement festif. Aides et Médecins du Monde peuvent mener des programmes d’intervention et de recherche sur l’accompagnement à l’injection comme outil de réduction des risques. Ces actions sont toutes approuvées ou financées par l’État. Mais oui, le sida a permis cela et bien d’autres choses.

Mais ça, c’était avant ! Toutes ces avancées reposaient sur une pandémie qui, maintenant en France, est sous contrôle. Sa petite sœur, l’hépatite C, largement diffusée par le même canal criminel de la prohibition des seringues, va probablement être contenue par une nouvelle génération de traitements efficaces à plus de 90%. Plus possible d’avancer derrière la crainte des virus qui constitue la base de notre abri réglementaire, car la loi, qui légalise la réduction des risques, votée en 2004, est explicitement motivée par la lutte contre le sida et les hépatites. Pour nous droguer avec modération, nous ne pouvons plus nous cacher derrière notre petit doigt viral.

Le retournement de tendance

Alors, ce chant de victoire, entonné par Libération, qui prétend reconnaître toutes les ivresses comme légitimes est certes revigorant, mais comme tous les hymnes, il est aussi résolument incantatoire. Pochtrons un soir, tripés le lendemain, sous anxiolytique le mois suivant. C’est un discours tendance. Mais une tendance, ça se retourne. La médecine spécialisée, rebaptisée «addictologie» après avoir perdu une bataille sous l’uniforme de la «toxicomanie», n’a pas renoncé à gagner la guerre contre la drogue. L’académie de médecine ne parle que de la schizophrénie postcannabique, la commission des stupéfiants n’a jamais autant classé de substances dans la rubrique poison et nos amis les Tontons flingueurs seraient perçus comme un quarteron de vieux fachos vautrés dans un binge drinking libidineux. Le tir de barrage engagé par Libé est contrebattu par un discours antithétique qui cible la «polytoxicomanie» de la jeunesse, fait la fête sans alcool car elle est plus folle, et a retiré sa clope à Lucky Luke et sa pipe à Jacques Tati. Foucault évoquait le spectre du biopouvoir avant de mourir du sida, la maladie politique qui a révélé les multiples liens entre le sanitaire, la discrimination, l’ordre moral et, on le dit trop rarement, le racisme. La lutte contre la drogue et les addictions cache une sale guerre menée contre certaines populations et dont les objectifs sont situés au-delà de la question de l’hypothétique degré de toxicité de certaines substances. Elle ravage nos «quartiers sensibles», gangrène notre économie, exacerbe les tensions communautaires. Bref, elle n’a cure d’aucune modération. Au contraire, elle ne se réalise que dans l’excès. Comme le dit si bien Michelle Alexander dans son best-seller, The New Jim Crow : «La guerre à la drogue n’a jamais été conçue pour soigner les personnes addictes !»

Tribune publiée sur Libération.fr et écrite par Bruno SPIRE Président d’Aides, Olivier MAGUET Vice-président de l’Association française de réduction des risques (AFR) et Fabrice OLIVET Directeur d’ASUD, membre de la commission nationale des psychotropes et des stupéfiants de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)

Drogue, la fin de la prohibition (Reportage)

Pour illustrer l’échec des politiques répressives en matière de drogues, des journalistes suisse ont pris l’exemple de la France. ASUD et Gaïa Paris y sont allés de leurs témoignages et analyses. Dans les pays voisins ce sont les initiatives progressistes qui sont données en exemple.

Le 20ème siècle a connu 3 colossales abominations : le communisme, le fascisme, et le Guerre contre la Drogue. Après plus de 40 ans, le bilan de cette guerre est effroyable. Nous savons aujourd’hui que les politiques prohibitionnistes et la répression qui les accompagne ont eu des coûts (humains, financiers, sanitaires, sécuritaires, politiques, environnementaux) incommensurablement plus élevés et dévastateurs que les drogues elles-mêmes. Si vous voulez mieux comprendre pourquoi et comment mettre progressivement fin à cette prohibition regardez ce reportage réalisé par Sabine Kennel et Philippe Mach pour l’émission suisse Temps Présent sur RTS diffusée le 24 avril 2014.

L’intervention d’ASUD et Gaïa Paris sur la France se trouve à partir de la 33ème minute.

En 1997, cette émission avait réalisé un reportage sur le même sujet intitulé : Drogue: l’échec de la répression :

E²-NPS: une enquête de l’OFDT auprès des médecins sur les nouveaux produits de synthèse (NPS)

L’Observatoire Français des drogues et toxicomanies parraine une enquête auprès des professionnels confrontés aux consommateurs de nouveaux produits de synthèses (NPS).

L’enquête exploratoire sur l’impact sanitaire lié aux NPS du point de vue des professionnels (E²-NPS) est un court questionnaire à destination des médecins au contact d’usagers de drogues (addictologues, médecins généralistes et urgentistes) qui tente d’évaluer ce phénomène.

Le terme NPS (nouveaux produits de synthèse en français) désigne les substances synthétiques qui imitent les effets de certaines drogues illicites (cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamine, ecstasy…). Ils sont vendus principalement par Internet mais aussi revendus dans les espaces festifs et privés. D’autres appellations font référence à une de leurs caractéristiques (nature synthétique, statut non illégal,…) : research chemicals (RC), designer drugs, legal highs, sels de bain etc.

Compte tenu de leur caractère nouveau, la dangerosité propre à chacune de ces substances, au-delà des  caractéristiques de leur famille chimique est extrêmement mal connue. De plus, le risque est majoré par l’absence fréquente d’indications claires sur les sites de vente, sur les doses à prendre, à la composition réelle des substances vendues sous des noms commerciaux ou aux mesures de réduction des risques.

La mesure de leur impact sanitaire reste à l’heure actuelle difficile : elles restent peu connues, nombreuses et difficiles à identifier. Les noms employés par les usagers ne sont pas non plus fiables car ils ne correspondent pas nécessairement à une molécule particulière. En tant que nouveaux produits, beaucoup de laboratoires ne sont en outre pas équipés pour les détecter.

Dans le but de faciliter les réponses, ce questionnaire ne mobilisera pas les répondants plus de 10 minutes  et est compatible avec la navigation sur un smartphones.

Pour répondre au questionnaire : http://www.ofdt.fr/e2nps

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ASUD Journal N°53 : Very Bad Trip

ASUD Journal n°53 est disponible en pdf.
Découvrez le sommaire du numéro :

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Cannabis thérapeutique : le président d’une association interpellé

Bertrand Rambaud, malade et président de l’association UFCM I Care, a été interpellé en possession d’un de ses médicaments : du cannabis.

Relâché après 48 heures de garde à vue, il est accusé de : détention, production et incitation. Jugement le 16 juin.

Soyons nombreux à le soutenir :

L’UFCM I Care (Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine) a été créé pour promouvoir les informations relatives à l’usage du chanvre et de ses dérivés actifs, les cannabinoides en médecine.

Missions de l’UFCM I Care :

  • La promotion de l’accès aux soins
  • La diffusion de l’information scientifiquement validée des recherches sur les utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes en médecine
  • La Représentation de ses adhérents et la défense des droits et des intérêts, dans leur accès aux meilleurs soins, des personnes vivant avec une des maladies recensées par l’IACM (International association for Cannabinoïdes in medicine) et de leurs proches
  • La Lutte contre l’exclusion et la stigmatisation touchant les personnes qui pourraient bénéficier des Cannabinoïdes dans l’amélioration de leur état de santé
  • La Coopération avec d’autres Associations et organismes partageant des objectifs similaires.

L’ UFCM est aussi présente sur Facebook pour faciliter les prises de contacts et les mises à jour, à propos des dernières nouvelles concernant l’utilisation du Cannabis médicinal et de ses dérivés, les cannabinoïdes.

En s’en prenant à Bertrand Rambaud, on s’en prend à tous les malades. On attaque le Cannabis Thérapeutique !
RELAXE pour Bertrand Rambaud !

Ciné-Débat : L’Histoire de la Réduction des Risques

Dans les années 80 une guerre victorieuse a été menée dans l’indifférence générale. Cette guerre c’est celle menée par la politique de réduction des risques contre le virus du sida qui décimait une catégorie de population très stigmatisée : les injecteurs d’héroïne.

Aujourd’hui cette histoire appartient au passé au point que l’on oublie la virulence des débats qui opposaient partisans et adversaires de la méthadone et du subutex. Une histoire qui est aussi celle d’une société tétanisée par les mots de toxicomanie, d’homosexualité et d’immigration et là on est toujours dans l’actualité. Si la substitution ou la fourniture de seringue stériles appartiennent aujourd’hui à la panoplie classique de l’intervention en addictologie il n’en est pas de même des salles de consommation à moindres risques et les débats récents qui ont accompagné la loi Taubira sur le Mariage pour Tous, montrent que l’épidémie de sida a découvert des plaies toujours à vif dans la société française.

La Petite Boutique des Horreurs du Comptoir Général et l’Association Française pour la Réduction des risques liés aux usages de drogues vous propose, après la projection du documentaire « La réduction des risques en France – Partie 1 l’Histoire » de débattre avec des représentants des usagers de drogues, des médecins et des acteurs de la société civile, qui se sont battu pour imposer la politique de « Réduction des Risques » liée aux usages des drogues.

18h30 : La Réduction des Risques en France – 1ère partie l’Histoire (58’)

Film de Laurent APPEL et Philippe LACHAMBRE, sur une idée originale de Fabrice OLIVET et Laurent APPEL, poduit par ASUD.
ASUD est une association d’usagers ou d’ex-usagers de drogues, impliqués dans la Réduction des risques depuis 20 ans. Nous avons voulu raconter l’histoire de ce combat méconnu du grand public, porté par des militants, dont certains sont aujourd’hui disparus.

19h30  : Débat sur l’histoire de la Réduction des Risques

  • Daniel DEFERT, fondateur de l’association AIDES
  • Fabrice OLIVET, de l’association ASUD
  • Bertrand LEBEAU, Médecin généraliste

 

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(7€ de participation aux frais)

Médicaments de substitution : formulaire en ligne simplifié pour déclarer les effets indésirables

Le Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance ïle-de-France / Centre propose un formulaire en ligne anonyme simplifié pour déclarer les effets indésirables des médicaments de substitution opiacés qu’il s’agisse d’un usage sur prescription ou pas.

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Déclarer un effet indésirable

 Pour tout produit (médicament, drogues illicites) il est possible, et même recommandé, de signaler les effets indésirables dont vous êtes victime. Cela permet aux autorités de santé d’améliorer la diffusion de l’information au sujet de ces effets. Cela s’appelle la « vigilance » en terme de santé publique. C’est l’addictovigilance (réseau des CEIP) et la pharmacovigilance (réseau des CRPV) qui sont chargées de ce travail au niveau national. Ces structures dépendent de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) qui centralise tout au niveau national.

En substitution plus qu’ailleurs ce type d’information peut s’avérer précieux du fait de la pénurie de renseignements fournis directement par les patients sur le ressenti des TSO.

Les données sont confidentielles et anonymisées lors de leur traitement.

Pour en savoir plus sur les médicaments de substitution opiacés consultez la rubrique

Plateforme substitution

En cas de problème avec professionnel de santé (médecins, pharmaciens…) ou un établissement (CSAPA, CAARUD, Hôpital…), témoigner dans la rubrique
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THC à THS : la désillusion biarrote

« On y allait pour montrer à des professionnels de santé qui travaillent dans la réduction des risques que le cannabis est aussi un outil de réduction des risques » : en participant au colloque Toxicomanie Hépatite Sida (THS) à Biarritz, l’association Principes actifs pensait surfer sur la vague de légalisation outre-Atlantique et sur l’arrivée timide du Sativex® en France pour asseoir la place du cannabis dans les outils thérapeutiques et de réduction des risques. C’était sans compter sur la diatribe prohibitionniste servie dès l’ouverture par deux «experts » américains. Petit reportage réalisé à chaud sur les paradoxes de ce congrès historique dans le paysage de la politique de réduction des risques liée aux usages des drogues.

THS est une conférence emblématique du changement de politique des drogues en France. Les premières éditions dans les années 90 furent le lieu de controverses au couteau entre « les anciens», partisans du sevrage et de la psychanalyse et « les modernes » militants la substitution et l’échange de seringues. THS est depuis l’origine, un allié de l’auto support et des usagers, en invitant systématiquement ASUD , mais aussi le CIRC, l’association phare des partisans de la légalisation du cannabis.

Cette année nous avions proposé un focus sur le cannabis du fait de l’actualité internationale avec notre partenaire Principes Actifs.

 « Pour certains le cannabis c’est une aide »

Principes actifs est une association créée en 2012 qui rassemble des personnes atteintes de diverses pathologies et faisant usage de cannabis pour soulager leurs symptômes ou diminuer leur consommation de médicaments, Fabienne la présidente raconte :

« On s’est rendu compte que le cannabis pouvait aussi être utilisé comme une aide à la substitution ou comme outil de substitution. Or si certains professionnels sont assez briefés sur le cannabis, nombre de centres de soins « menacent » ou « punissent » leurs usagers pour usage de cannabis, alors que pour eux, c’est une aide Et quand ils l’expliquent, ils ne sont pas écoutés. »

« Pour certains, poursuit-elle, le cannabis est une aide, soit en leur évitant de consommer de l’alcool, soit en leur permettant de maintenir leur sevrage d’alcool tout en réduisant leur consommation de médicaments. Et si on les oblige à arrêter, ils se reportent souvent vers l’alcool, c’est une réalité statistique. »

Et de marteler :

« Il faut tenir compte de ce que disent les gens (je n’aime pas le terme « patients »). Nous voulions porter cette parole et des études lors d’un atelier organisé avec l’aide de Laurent Appel, présenter ce qui se fait actuellement dans certains pays comme la Colombie avec le bazuco, témoigner et débattre. »

« Je suis allé à THS pour témoigner de l’aide que le cannabis m’a apportée dans mon servage d’opiacés, explique Jérôme de con côté. En tant que patient et en tant que vice-président de Principes actifs (PA) pour parler et informer sur le cannabis thérapeutique. Je m’attendais à assister à une conférence sérieuse sur les dernières études scientifiques réalisées aux États-Unis mais je ne connaissais pas ces deux Alzheimer de Ricains qui n’ont sorti que des vieux trucs du XIXe siècle, un discours de prohibitionniste. »

Désinformation débilitante

En l’occurrence, Herbert Kleber et Robert Booth, de New York et Denver, en vraies vedettes américaines de la cérémonie d’ouverture. Et avec eux, une salve en règle contre l’usage de cannabis, y compris thérapeutique qui aurait, selon Robert Booth, « entraîné une explosion de l’usage récréatif ». Florilège du seul Kleber :

« intoxication plus rapide avec des quantités moindres »,
« déclin neuropsychologique dès 25 ans »,
« peut déclencher une schizophrénie même chez personnes qui ne sont pas à risque »,
« les anecdotes ne sont pas des études scientifiques »,

« les médecins qui en prescrivent peuvent être accusés de mauvaise pratique car ils ne connaissent pas la puissance et la quantité absorbée. J’ai essayé de les avertir de ces dangers, mais c’est une activité très lucrative dans les États où les prescriptions sont autorisées. Certains ne se cachent pas de gagner plus d’un million de dollars par an ». Seules quelques rares indications auraient ainsi valeur à ses yeux, en tant qu’antiémétique, lors de chimiothérapies ou pour lutter contre la cachexie, le Sativex® étant pour sa part réservé à la sclérose en plaques ou à la gestion de la douleur. « Pour le reste, il n’y a pas d’étude scientifique. L’usage médical a servi de prétexte à légalisation de l’usage récréatif. Cela a ouvert la boîte de Pandore et il est très difficile de la refermer. »

Jérôme commente :

« C’était vraiment de la désinformation débilitante tout le contraire de ce que nous nous efforçons de faire à PA. En tant que patient usager thérapeutique, j’ai vraiment été choqué par la manière dont le cannabis a été présenté à des professionnels en contact direct avec des patients usagers et qui venaient à THS pour avoir des informations sérieuses. Au lieu de ça, ils ont pu assister à un grand sketch prohibitionniste de la part de dinosaures anticannabis qui sont sûrement payés par les lobbies pharmaceutiques. »

« Je n’ai vraiment pas compris ce qu’ils faisaient là, renchérit Fabienne. Et eux ouvraient, alors que nous n’avions droit qu’à un atelier en toute fin de congrès. Relégués en bout de course parce que nous n’étions pas des professionnels de santé ou peut-être parce que nous étions trop novateurs pour eux. En tout cas, pas à la bonne place. »

Pallier au manque d’informations intelligentes et consistantes

Pour le vice-président de PA,

« cela rappelle qu’il y a encore beaucoup à faire pour faire circuler l’information sur les applications du cannabis et de ses dérivés. Je pensais vraiment en tirer du positif mais je n’ai vu que des dealers légaux vantant les derniers produits sortis sur le marché. Avec des addictologues qui fument et qui boivent un litre de pinard en mangeant, qui est addict à quoi ? »

« Pour moi, poursuit-il, assister à ce genre de congrès était une première et je pensais que ça serait plus sérieux. Mais dès que j’essayais de discuter avec un addictologue, quand il réalisait que j’étais usager, la discussion s’arrêtait net. On n’a rien pu dire, il n’y a eu aucun débat. »

Plus tempérée, Fabienne en retire quand même quelques points positifs :

« Finalement, il y avait des gens intéressés qui sont restés jusqu’au bout pour assister à l’atelier, mais on a forcément subi le fait d’être positionnés le dernier jour de congrès. Une quinzaine de personnes au total, des gens qui sont directement dans le soin avec les usagers, des éducateurs mais surtout des infirmières. »

Leurs demandes ? « De vraies questions sur le cannabis car il y a encore énormément de gens qui ne sont pas suffisamment informés. Une infirmière travaillant en consultation jeunes me disait par exemple qu’elle était « ennuyée car les jeunes en savent toujours plus que moi sur le cannabis ». Il y a donc tout un travail à faire à ce niveau-là, pour pallier au manque d’informations intelligentes et consistantes sur le cannabis. »

Pour la présidente de Principes actifs, il faudrait donc

« arriver à entrer dans les structures pour informer sur le cannabis, que ce soit au niveau des effets, de l’usage thérapeutique, de la substitution ou de l’aide au sevrage. Aller directement voir les centres pour en parler et toucher directement les gens, plutôt que de passer par ce genre de congrès. Mais c’est vrai que c’est compliqué. »

Cette réelle divergence de fond entre certains professionnels de santé, et le secteur plus militant de la Réduction des risques, n’est pas une nouveauté au Congrès THS. On pourrait même dire que c’est un peu une marque de fabrique. Ce que nous pouvons déplorer c’est l’absence de mise en scène de ces oppositions. Le débat est nécessaire, particulièrement dans le domaine qui nous occupe où sous des airs faussement scientifiques le poids des idéologies est déterminant. Aujourd’hui que l’addictologie a remplacé la réduction des risques comme concept de référence il serait profitable à tous de ne pas laisser croire que la science a permis de dépasser les oppositions de…classe entre pauvres et riches, blancs et noirs, femme et hommes qui consomment. Peut-être est-il nécessaire de mieux poser les enjeux qui se cachent derrière le faux consensus addictologique du slogan : sortons des idéologies et laissons parler la science ! Rien de plus faux ! Dans une autre session le DR Carl Hart, neurobiologiste africain américain anticonformiste invité pour parler de la méthamphétamine a déclaré :

« le problème ce n’est pas les drogues mais la guerre à la drogue ».

Ce propos subversif aurait du provoquer un tollé dans la communauté scientifique présente. Il est passé quasiment inaperçue. Cherchez l’erreur !

Collector : ASUD Journal N°4 est en ligne

Le groupe ASUD fête sa 1ère année d’existence. La lutte contre le SIDA (dossier T4) et la reconnaissance de la citoyenneté des usagers de drogues (dossier prison) demeurent les principaux combats. L’international est moins présent car la politique française est en plein bouillonnement.

ASUD 04 CouvSommaire

Directeur de Publication : Abdalla TOUFIK
Rédacteur en chef : Gilles CHARPY
Rédaction : Franck ALAINPuong-Thao CHARPYJean-René DARD – Sylvain DIGOUX – Alain du CHÂTEAU – Valérie LEBRUN – Fabrice OLIVETPhilippe MARCHENAYHervé MICHEL – Xavier MICHEL – Yvon MOISANDidier PERCHERON – Nathalie NOGENT – Louis PALACIO
Maquette : Emmanuel MORVAN – Laurence
Dépot Légal : ISSN 1241-431X
Imprimerie : AUTOGRAPHE 75020 PARIS

Vous pouvez aussi télécharger ASUD Journal N°4 en PDF.

Asud défend l’Agence du Cannabis sur TV5 Monde

Le 04/01/14, le grand angle du 64′ de TV5 Monde s’interroge sur la légalisation du cannabis.

A partir de l’exemple du Colorado qui s’engage dans cette voie, débat avec Laurent Appel, journaliste d’ASUD et co-auteur  du livre « Faut-il dépénaliser le cannabis ? » et le Dr Bertrand Lebeau, médecin addictologue.

Laurent appel à défendu l’abrogation de la loi 70 pour le cannabis et la régulation d’un marché de ce produit par une agence dédiée. Ceci aurait des conséquences vertueuses pour la société diminution du marché noir, de la violence, de la corruption, garantie de la qualité des produits et meilleur contrôle de la distribution.

L’émission en vidéo

Serial Dealers

A l’occasion de la diffusion du final de la série Breaking bad en France le 4 janvier dernier (sur OCS), ASUD vous propose avec ce dossier Serial Dealers de revenir sur nos séries préférées en matière de trafic de stupéfiant : Weeds et Breaking bad.

Serial dealers : Weeds (saisons 1 à 6) vs Breaking bad (saisons 1 à 3)

Weeds vs breaking bad
On a beau militer pour la légalisation des drogues, il faut bien reconnaître que sans leur prohibition, de nombreuses créations culturelles ou divertissements – tous domaines confondus – avec lesquels nous nous délectons n’auraient jamais vu le jour.

Weeds saison 7 vs Breaking Bad saison 4

Weeds 7 vs Breaking bad 4
Hasard du calendrier ? Concurrence entre chaînes ? Stratégie de consolidation réciproque de l’audience ? Cette année, les deux séries américaines suivies de près par Asud-Journal depuis le numéro 44 ont été […]

Weeds saison 8 finale

Weeds cible
La chaîne de télé américaine Showtime a allumé son splif en 2005. Carton immédiat. Weeds, avec sa mère de famille dealeuse de beuh, est devenue le fer de lance de la chaîne. […]

Breaking Bad Saison 5, 1ère partie

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Walter a gagné. Il s’est débarrassé de son patron, Gus Fring, l’ennemi juré de la saison 4. Que va-t-il faire maintenant qu’il est libre ? Arrêter la production de méthamphétamines et reprendre […]

Breaking Bad, le final

Breaking-bad
Qu’il doit être difficile de choisir l’issue finale d’une série dont le personnage principal est un antihéros immoral. Quelle valeur faire triompher ? Le bien ou le mal ? Punition ou rédemption […]

Réunion publique – La guerre à la drogue : une guerre raciale ?

Réunion publique : entrée libre

La guerre à la drogue : une guerre raciale ?

16 décembre 2013 –  16h00-21h00 – Comptoir Général (Paris)
République & Diversité, l’AFR et le CRAN, vous invitent à la suite de leur réflexion consacrée au « modèle républicain à l’épreuve des drogues ». Ce travail vise à croiser les analyses et les revendications d’organisations de la société civile investies sur la place et la prise en compte de la diversité en France d’une part, la politique des drogues en France d’autre part.
Table Ronde 16h-18h
  • Carl Hart, neuro-scientifique, auteur de High Price
  • Louis-Georges Tin, président du CRAN
  • Fabrice Olivet, (ASUD/AFR), auteur de La question Métisse

L’événement sera suivi de la projection à 19h en avant-première du nouveau film, primé au dernier Sundance Festival, produit par Forest Whitaker :

Fruitvale Station

Infos pratiques

Programme complet, horaires et adresse ici.

Contacts

  • AFR Fabrice OLIVET – 06 04 51 33 82 – contact@asud.org
  • R & D Adrien ROGISSART – 06 95 29 52 69 – rogissart@republiqueetdiversite.fr
  • CRAN Louis-Georges TIN – 06 19 45 45 52 – tin@le-cran.fr

Données 2011 relatives aux traitements de substitution aux opiacés

Environ 145 000 personnes ont reçu en France un remboursement de médicaments de substitution aux opiacés (MSO) au premier semestre 2011 avec spécificité française, une nette prédominance de la Buprénorphine haut dosage (BHD) sur la méthadone. Le nombre de patients bénéficiant d’un MSO ne cesse d’augmenter depuis leur mise sur le marché en 1995. Si l’impact socio-sanitaire de ces traitements est clairement positif, des mésusages ont aussi pu voir le jour, rendant nécessaire un suivi périodique de la prescription de ces produits.

C’est dans ce contexte que l’OFDT réalise régulièrement (2002, 2004, 2008) des études portant sur les données de remboursement des traitements de substitution.

Ce nouvel exercice s’attache à analyser d’un point de vue quantitatif les caractéristiques des populations bénéficiaires d’un remboursement de MSO en 2011. Les objectifs de l’étude sont de décrire les modalités de consommation de BHD et de méthadone. Les niveaux de consommation, les associations médicamenteuses ont été étudiées. Il s’agit aussi d’approcher l’intentionnalité des usages (thérapeutique ou non) et de préciser le cas échéant, les abus ou détournements rencontrés, notamment pour les sujets bénéficiant de BHD.

Innover en RdR : le plafond de verre de la loi (Journée Thématique AFR)

Tout le monde est d’accord sur le diagnostic. Si la Réduction des risques veut évoluer, elle doit  INNOVER. Mais qu’est-ce qu’innover en RdR ?

Simplement pertinent ou carrément innovant, tout nouveau projet, s’il veut dépasser le stade de la micro expérience et s’inscrire parmi la palette d’outils de la RdR, devra se poser la question de son rapport au cadre législatif. A quel moment doit-on se poser la question ?

  • Dès le début ? Au risque d’avorter de suite toute idée d’innovation ? (cf salle de consommation)
  • A la fin du temps d’expérimentation ? Au risque de se mettre en danger vis-à-vis de la loi ?

Programme (extrait)

La substitution injectable / Dr Christian Heidbreder, Directeur Recherche & Dévelopement de Reckitt Benckiser Pharmaceuticals

Comment faire évoluer les outils ? / Elliot IMBERT, Président Apothicom

Où et comment innove-t-on en France ?

  • A partir de leurs expériences, des acteurs témoignent des difficultés techniques, juridiques, institutionnelles à innover.
    Appel à témoignage : l’AFR recherche des récits de projets innovants aboutis, en cours d’élaboration ou abandonnés afin d’illustrer les difficultés auxquelles doivent faire face les intervenants et les associations. Pour participer utilisez le formulaire de contact ou écrivez à coordination@a-f-r.org.

Politiques publiques en matière de drogues : le plafond de verre de la loi / Didier Jayle, Président de la MILDT de 2002 à 2007

Programme complet  et Inscription sur A-F-R.org

Cette journée fait partie des Rencontres RdR 2013 4-5-6 décembre :

La journée de l’injection (Journée Thématique AFR)

Depuis plusieurs années quelques associations ont initié des programmes d’Education ou d’Accompagnement aux Risques Liés à l’Injection et ont acquis un ensemble de savoirs. L’AFR, de son côté a mis en place des formations sur ce thème depuis maintenant 5 ans qui rencontre énormément de succès afin de diffuser ces savoirs et initier des projets de proximité.

Parallèlement à l’ouverture, un jour, de salles de consommation, il paraissait important de mutualiser l’ensemble de ces savoirs et les mettre à disposition des acteurs de RdR dans un ouvrage numérique intitulé « Les cahiers de l’injection ». Nous souhaitons débattre autour des programmes d’accompagnement et d’éducation à l’injection afin d’enrichir cet outil.

  • Matinée : Expériences acquises, Expériences partagées, De l’action à la recherche et de la recherche à l’action
  • Après-midi : Mettre en place une action d’accompagnement à l’injection dans sa structure

Programme complet  et Inscription sur A-F-R.org

Cette journée fait partie des Rencontres RdR 2013 4-5-6 décembre :

 

 

 

Programme et Inscription

 

EGUS 8 – Nouvelles pratiques / Nouveaux dispositifs

Depuis le début des années 2000, le paysage de l’usage de drogues s’est profondément modifié. Pourtant nos représentations, nos pratiques, et même les relations entretenues par les usagers avec la société restent étalonnées par le modèle classique de l’injection d’héroïne et la prévention des  risques infectieux.  Ce stéréotype a servi de référence pour l’introduction des premières mesures de réduction des risques au début des années 1990 mais il est aujourd’hui obsolète.

Sur le terrain citoyen, le concept d’addiction crée une zone nouvelle de sécurité qui offre aux usagers les garanties du statut de patients. Parallèlement le territoire de l’injection s’est considérablement modifié en intégrant un nombre croissant  de nouvelles substances et de médicaments détournés. Ces transformations majeures sont encore sous-évaluées  ou méconnues. Elles ne connaissent pas de traduction institutionnelle significative. ASUD a donc choisi d’organiser ses 8ème États Généraux des Usagers de Substances autour de ce double paramètre, de nouvelles perspectives en matière de droits et des nouvelles pratiques en matière d’injection.

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Programme
4 décembre 2013 / 9h30 – 18h

Paris
5€ pour les particuliers / 50€ formation continue

Programme

Matinée : Observatoire du Droit des Usagers (ODU) – Bilan du projet 2013

L’observatoire du droit des usagers est un outil expérimental de recueil de l’opinion des usagers sur la qualité du  système de soin qui les accueille.  Le site internet est opérationnel depuis le début de l’année 2013. Bilan du succès, des blocages et des interrogations sur le futur.

10h00 Présentation du projet et du site internet – Fabrice Olivet, ASUD

10h30 Bilan du projet ODU – Laurent Appel, ASUD

11h00 – 13h00 Table ronde avec Aides, FA et ASUD suivie d’une débat
L’observatoire du droit des usagers, quelles attentes croisées entre patients et professionnels

13h00 – 14h00 : Déjeuner libre

Après-Midi : L’injection de substances psychoactives : les nouveaux territoires

Aujourd’hui l’injection revient dans l’actualité après avoir été largement stigmatisée à la suite l’épidémie de sida parmi les usagers de drogues. Salles de consommation, injection de médicaments de substitution, pratiques du slam…Les nouveaux dispositifs comme les nouvelles pratiques méritent d’être analysées afin de mieux  comprendre ce phénomène du point de vue de l’usager.

14h00 – 15 h00 Table ronde avec Gaïa-Paris et Médecins du Monde
Injecter des médicaments dans une salle de consommation : une première mondiale

15h00 – 16h00 Présentation avec Marie Debrus
Les Cahiers de l’Injection (AFR)

  • Entre le paradigme des années sida et la réalité d’aujourd’hui
  • Quels ressentis pour quels produits (opiacés, psychostimulants, kétamine)
  • Tableau des sensations

16h00 – 16h30 : pause

16h30 – 17h00 Table ronde avec Fred Bladou et Stephen Karon
Le Slam : névrose bobo ou naissance d’un nouvel objet psychonaute

17h00 – 18h00 Atelier avec Neil Hunt et Laurent Appel
« Fumer n’est pas jouer » : Techniques et démonstration des procédés alternatifs à l’injection

Clôture à 18h00

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Les inscriptions sont closes.

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Lieu : 21ter rue Voltaire 75011 Paris

Cette journée fait partie des Rencontres RdR 2013 4-5-6 décembre :

Traitements de Substitution : Déclarer en ligne les effets indésirables

L’ANSM simplifie la déclaration des effets indésirables grâce à son nouveau formulaire interactif au format PDF. Et ASUD vous aide à le remplir grâce à son guide d’utilisation.

Déclarer soi-même un effet indésirable est une démarche citoyenne : cela contribue à l’amélioration du système de vigilance qui  encadre la mise à disposition des médicaments. Ce dispositif a besoin de vos informations pour être renseigné du point de vue des patients, pour éventuellement modifier les conditions d’utilisation des médicaments. C’est pourquoi, n’hésitez pas à signaler tout effet indésirable.

Vous pouvez renseigner le formulaire de signalement même si l’effet indésirable est survenu en dehors des conditions d’utilisation prévues dans la notice. Vous pouvez également remplir ce signalement à la place de l’un de vos proches.

Pour toute information au sujet des médicaments de substitution aux opiacés, notre rubrique Substitution contient des fiches pratiques et un forum d’échange entre usagers.

substitution-headechangez-forum2

Subutex : pas d’obligation de passer au générique

La Buprénorphine n’est pas soumise aux objectifs de délivrance nationale des médicaments génériques. C’est ce que précise l’arrêté du 7 novembre 2013 relatif à la fixation d’objectifs de délivrance de spécialités génériques.

picto-oduà savoir

Pour tous problème avec un professionnel de santé (médecins, pharmaciens, CSAPA, CAARUD, etc.) vous pouvez contacter l’Observatoire du Droit des Usagers d’ASUD.

Ainsi à partir du moment où il est écrit Subutex sur votre ordonnance, le pharmacien n’a aucun intérêt, ni droit non plus, de vous imposer un générique d’une autre marque. Pour plus de sécurité vous pouvez demander au médecin d’apposer la mention  » non substituable «  sur l’ordonnance.

Pour plus d’information sur les prescriptions et délivrances de médicaments de substitution opiacés, consultez la rubrique Substitution.

Logo Substitution

ASUD attaqué dans son propre livre !

Jean Costentin dépasse les bornes du débat

Faut-il dépénaliser le cannabis livre couvDans la conclusion de sa contribution à l’ouvrage collectif « Faut-il dépénaliser le cannabis ? », ce professeur/prédicateur, qui shoote les souris au cannabis de synthèse pour les noyer, multiplie les provocations pour protéger la vacuité de sa présentation derrière une polémique stérile plutôt que d’argumenter constructivement avec ses contradicteurs.

Il en est bien incapable tant son texte est pauvre en références reconnues par d’autres que lui et sa clique de l’Académie de médecine. À titre personnel, Alain Rigaud et Laurent Appel ont décidé de laisser les lecteurs et le public seuls juges de la valeur des contributions de ce livre, ils répondront directement à Jean Costentin si les médias leur en donnent l’occasion.

Par contre, son attaque contre Asud n’est pas tolérable. Jean Costentin nous recolle une bonne louche d’apologie de la drogue aux frais des contribuables dans le désormais fameux numéro 50 de notre journal. Cela relève de la calomnie orchestrée par des officines de la droite dure et par le croisé de la prohibition M. Lebigot, un grand « ami » de notre association. Lancée par Valeurs Actuelles, la polémique a été relayée par des députés et des conseillers de Paris de l’UMP avant d’envahir les sites identitaires et le deep web facho. Nous sommes désormais une cible clairement identifiée de leur haine.

Suite à une question écrite particulièrement perfide du député Poisson, le 16 juillet 2013, notre ministre de tutelle Marisol Touraine a apporté un soutien sans équivoque à notre association :

« Les actions d’ASUD n’ont pas vocation à encourager à l’usage de drogues, mais à alerter sur les risques liés à la consommation des drogues pour promouvoir la réduction des risques. À cette fin, elle utilise une forme de communication adaptée à cette population à risques. En 2012, la subvention annuelle versée par le ministère chargé de la Santé a été d’un montant de 130 000 euros. Elle contribue à financer, en plus de la publication « ASUD journal », la fonction de représentation et de mobilisation d’une population particulièrement exposée à des risques sanitaires majeurs. Le Gouvernement n’entend pas remettre en cause cette subvention dans la mesure où elle concourt à la politique de réduction des risques infectieux pour une population particulièrement vulnérable. »

Fin de la polémique.

La stigmatisation systématique des représentants des usagers de drogues n’est pas compatible avec le débat démocratique. Il n’est donc pas surprenant que Jean Costentin reprenne aussi la dialectique frontiste : « Ce n’est pas parce qu’une politique a échoué que l’on doit y renoncer. Interdire la pédophilie, les viols et les crimes ne les a pas éradiqués, ce n’est pas une raison pour les autoriser. » À rapprocher de l’abjecte sortie de Stéphane Ravier, candidat FN à Marseille, interrogé par Thierry Ardisson dans l’émission « Salut les Terriens » sur une éventuelle légalisation du cannabis pour lutter contre les trafics : « On pourrait légaliser le viol aussi ! Parce que le viol, finalement, c’est un rapport amoureux, qu’une partie des deux souhaite. La deuxième pourrait faire un effort. Si je suis votre raisonnement, c’est la même chose. »

Cette association entre le viol et la consommation de cannabis ou le plaidoyer pour sa légalisation, cette diffamation systématique sont intolérables. Nous exigeons donc un communiqué d’excuses de Jean Costentin et sa publication avec celui-ci sur le site de l’éditeur et sur le nôtre.

Le Président d’Asud,
Miguel Velazquez Gonzalez

Participez au débat : Faut-il dépénaliser le cannabis ?

La collection «Le choc des idées» éditée par Le Muscadier propose un panorama inédit sur la question du cannabis en confrontant les grandes positions antagonistes autour de dépénalisation du cannabis. Sous l’égide d’une spécialiste en évaluation des politiques publiques, Ivana Obradovic, chercheure à l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) et au CURAPP, 2 camps s’affrontent.

D’un côté, le serial prohibitionniste, Jean Costentin (CNPERT) défend l’interdiction et la sanction et de l’autre Alain Rigaud (ANPAA) et Laurent Appel (ASUD) qui plaident respectivement pour dépénalisation et la légalisation.

Outre la lecture de cet ouvrage collectif (lire la critique dans ASUD Journal N°55) pour entendre les arguments des auteurs, chacun peut participer au débat grâce au site hyperdebat.net qui propose un excellent outil interactif pour organiser les idées : arguments, contre-argument, commentaires, sources, référence, etc. L’interface demande un petit temps d’adaptation pour comprendre son fonctionnement. Les deux débats proposés sont :

Faut-il dépénaliser le cannabis ?

  • Non car :
    • La loi actuelle a un caractère dissuasif
    • Il faut protéger l’individu
    • La société doit se protéger
    • Ce n’est pas parce qu’une politique a échoué que l’on doit y renoncer.
    • La dépénalisation ou la légalisation ne sont pas possibles ni souhaitables
    • La dépénalisation ou la légalisation seraient préjudiciables
  • Oui car :
    • La prohibition est inefficace
    • La prohibition est préjudiciable aux usagers
    • La prohibition entraîne le développement d’une économie parallèle avec ses conséquences
    • La prohibition manque de légitimité
    • La loi de 1970 est inadaptée
    • La dépénalisation ou la légalisation seraient bénéfiques

Un modèle pragmatique de légalisation du cannabis

  • Marché régulé mais compétitif
  • Réglementation plus drastique que celle de l’alcool et du tabac
  • Création d’une Agence du cannabis, financée par une redevance de 1% sur le chiffre d’affaires des cannabistrots.
  • Fonctionnement des cannabistrots sous le statut de Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC)

Manifestation contre la pénalisation des clients du travail sexuel et pour les droits des travailleur-se-s du sexe

La pénalisation des clients des prostituées rendrait celles-ci plus vulnérables aux violences, à l’exploitation et à la contamination au VIH et à d’autres IST.

En tant que signataire du Manifeste contre la pénalisation des prostituées et de leurs clients, ASUD appelle à la manifestation du

SAMEDI 26 OCTOBRE

Départ 13h Place Clichy à Paris

Le groupe parlementaire du Parti Socialiste va prochainement déposer une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la prostitution, notamment via la pénalisation des clients ; cette proposition se révèle par ailleurs particulièrement discriminant pour les femmes étrangère.

Le Strass (Syndicat du Travail Sexuel) a pris l’initiative d’appeler à une manifestation le samedi 26 octobre à Paris afin de protester contre cette proposition de loi, véritable menace sur la sécurité et la santé des prostituées.

Réunion publique : Il est temps d’en finir avec la guerre à la drogue !

A l’occasion de la publication en français du troisième rapport de la Commission globale de politique en matière de drogues, l’AFR, MdM, ASUD, FA et le GREA vous invitent à une réunion publique avec 2 de ses membres fancophones : Ruth Dreifuss et Michel Kazatchkine.

  • Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération suisse et Conseillère fédérale responsable du Département fédéral de l’Intérieur.
  • Michel Kazatchkine, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la lutte contre le sida en Europe de l’Est et en Asie centrale, ancien directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria.

la Commission mondiale des politiques en matière de drogues

Composée d’anciens responsables politiques de haut niveau, de scientifiques et de personnalités, la Commission globale de politique en matière de drogues vise à ouvrir un débat éclairé et scientifique, au niveau international, sur des moyens humains et efficaces de réduire les préjudices causés par les drogues aux personnes et aux sociétés. Elle a pour objectif de :

  • Examiner les fondements idéologiques, l’efficacité et les conséquences de l’approche de la «guerre contre la drogue»
  • Évaluer les risques et les avantages des différentes approches face aux drogues mises en œuvre au niveau national
  • Formuler des recommandations factuelles pour réformer d’une façon constructive les lois et les pratiques sur les drogues

La Commission a produit 3 rapports :

La guerre aux drogues. Rapport de la Commission mondiale pour la politique des drogues (juin 2011) La guerre aux drogues face au VIH/sida. Comment la criminalisation de l’usage de drogues aggrave la pandémie mondiale (juin 2012) L’impact négatif de « la guerre contre la drogue » sur la santé publique. L’épidémie cachée d’hépatite C (juin 2013)

Infos pratiques

Mardi 22 octobre 2013 – 20h30
Lieu : MdM – 62, rue Marcadet – 75018 PARIS

l’évènement sur facebook

Evènement gratuit, entrée libre

« IL EST TEMPS D’EN FINIR AVEC LA GUERRE AUX DROGUES ! »

1er Forum professionnel de la FFA : Conduites addictives, Comment faire avancer le débat ?

Ce qui change, les questions importantes, les débats dans le champ de l’addictologie.

  • 1ère journée réservée aux administrateurs des associations adhérentes à la FFA.
  • 2nde journée ouverte à tous les professionnels de l’addictologie – Inscription : 100 euros.

ASUD interviendra lors de la 1ère journée pour présenter le point de vue des usagers.

Merci au Conseil d’Etat pour son travail de clarification : pour réduire les risques liés à l’usage de drogue, il faut donc changer la loi !

Communiqué de presse ASUD

Mercredi 9 octobre 2013, le Conseil d’Etat a rendu un avis négatif  sur l’ouverture d’une salle de consommation à moindres risques, prévue à Paris dans quelques semaines. Cette décision rompt avec plus de 25 années d’ambigüités, voire d’hypocrisie, à propos de la contradiction initiale entre le cadre législatif français et la politique de réduction des risques liés à l’usage des drogues.

Depuis 1987, date du « décret  Barzach » qui mit fin à l’interdiction de vendre des seringues aux toxicomanes en pleine épidémie de sida, nos dirigeants ont opté pour une stratégie simple : pas de vagues ! Éviter tout débat qui révèle à l’opinion publique l’écart  fondamental entre la loi du 31 décembre 1970 et toutes les avancées obtenues depuis 25 ans en matière de prise en charge des addictions. La fourniture de matériel d’injection stérile en pharmacie, les mises sur le marché successives de la méthadone puis de la buprénorphine (Subutex®) en 1996, le financement d’association d’usagers comme ASUD, la production de flyers, magasines, documents web sur les techniques d’usage de drogues à  moindres risques, sont autant d’initiatives qui contredisent l’esprit voire la lettre de notre cadre légal.

En indiquant qu’il faut « inscrire dans la loi le principe de ce dispositif pour plus de garantie juridique», le Conseil d’État vient de siffler la fin d’un jeu de masques qui nuit à la cohérence de nos actions en matière de stupéfiantsASUD, l’association des drogués, est agréée officiellement comme association de patients par le ministère de la Santé, mais le nombre d’usagers arrêtés pour infraction à la législation sur les stupéfiants n’a jamais été aussi élevé. Nous comprenons le désarroi de l’opinion qui s’interroge sur les finalités de notre politique des drogues, s’agit-il de punir ou de soigner ?

ASUD dénonce ces incohérences et constate les limites d’une stratégie qui va inévitablement apparaître à l’étranger comme un signe d’amateurisme. Après la tourmente du Mariage pour Tous et la polémique sur les Romms, ASUD sollicite l’attention du  gouvernement sur ce sujet sensible. Une opportunité s’ouvre pour offrir enfin à nos concitoyens un véritable débat sur les finalités d’une politique de drogues digne de ce nom, inscrite dans le sillage des recommandations de la Commission Mondiale sur les politiques de drogues animée –entre autres- par  Koffi Annam, et regardée par tous les experts comme la voix de l’avenir.

Contact Presse

 

THS 11 : Toxicomanies Hépatites Sida

Le THS 11 a eu lieu au Centre de Congrès Le Bellevue du 8 au 11 octobre 2013.

Conférence de Presse

Miguel Velazquez Gorsse, président d’ASUD, a réagit à l’avis défavorable rendu par le Conseil d’Etat au sujet de la mise en place des salles de consommation lors de la conférence de presse de cette conférence en vidéo ci-dessous.

CANNABIS : OUTIL THÉRAPEUTIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES USAGERS DE DROGUES

ASUD et Principes Actifs ont animé un atelier sur le cannabis thérapeutique le 11 octobre à 14h30.

Modérateur: Laurent APPEL (ASUD, Paris)

  • Application thérapeutique du cannabis dans les pathologies liées à l’usage de drogues
    Fabienne LOPEZ (Principes Actifs, Paris)
  • Témoignage autour de l’utilisation du cannabis dans l’aide au maintien de l’abstinence aux opiacés
    Jérôme TETAZ (Principes Actifs, Chambéry)
  • CocaÏne, Crack, Cristal-Meth et Cannabis
    Laurent APPEL (ASUD, Paris)

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Programme et infos sur www.ths-biarritz.com.

Conférence : Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes

Les Associations Action Sida Ville (association qui fédère des acteurs de soins et des addictions en Alsace) et UFCM – I Care (Union Francophone pour l’utilisation des Cannabinoïdes en médecine – accès aux soins des usagers du système de soins) organisent un colloque sur les propriétés médicales des cannabinoïdes et leurs utilisations thérapeutiques et vous invitent à y participer le 2 octobre 2013.

Colloque réservé aux professionnels de santé et du droit. (Médecins Pharmaciens étudiants en médecine, pharmacie et droit, éducateurs, infirmier(e)s…)

Renseignements et Inscription

Coordination Administrative: 12, rue Kuhn – 67000 Strasbourg
Tel : 03-88-39-49-09  / mail : actionsidaville@gmail.com

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