Auteur : ASUD

ASUD Journal n°57 – Drogués : Sortez à découvert ! – est sorti

Pour sa  57ème fournée, ASUD revient en cette période estivale sur les 9èmes États Généraux des Usagers de Substances en publiant 2 dossiers brûlants : l’achat (discret) de drogues sur internet et l’hypocrisie relative aux usagers-salariés du médico-social.
2 bonnes raisons de vouloir se montrer à visage découvert !

Au sommaire

(seuls certains articles sont en ligne, pour lire les autres commandez l’édition papier)

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Secrétaire de Rédaction : Isabelle CÉLÉRIER
Abonnements / Distribution : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu LONG
Couverture et illustrations : WATH
Rédaction : Marc DUFAUD Jean-Pierre GALLAND – Marie GUTOWSKI – Jhi-dou Georges LACHAZE Bertrand LEBEAU Yann MAZENS David MICHELSFabrice OLIVETFabrice PEREZ Sœur Rose de la Foie
Les interventions aux EGUS 9 de Laurent APPEL, Pierre CHAPPARD, Marie DEBRUS, Aude LALANDE, Jamel LAZIC, Léo MEIGNEN, José MENDES, Olivier PERON, Valère ROGISSART et Nicolas URBANIAK ont été retranscrites pour ce numéro par Isabelle CÉLÉRIER.
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Asud-Journal est édité par l’association Asud, agrée pour représenter les usagers dans les instances publiques (arrêté du 28 11 07)
Impression : Print Team 435 rue Étienne Lenoir ZAC Km Delta 30900 Nîmes
Ce numéro a pu paraître grâce aux soutiens de Sidaction et de la Direction générale de la santé (DGS).

Aller sur la page d’ASUD Journal N°57

 

 

Les usagers-salariés du médicosocial : échange avec la salle

Fabrice Olivet : Asud s’est par exemple retrouvé avec un coordinateur des évènements festifs qui faisait systématiquement des OD sur son lieu de travail jusqu’à se faire évacuer par hélicoptère. On a alors estimé que ça suffisait et décidé de le licencier mais il nous a poursuivi aux Prudhommes où il a gagné. C’est donc l’association qui a été pénalisée en tant qu’employeur.

Cet article fait partie du dossier Les usagers-salariés du médicosocial.

L’entretien d’embauche

Georges Lachaze : Est-ce une question qu’on peut aujourd’hui poser lors d’un entretien d’embauche ?

Valère Rogissart : Non, cela fait partie des questions qui relèvent du secret médical. Certains métiers dits « à risque » sont soumis à dépistage via la médecine du travail mais sinon, l’employeur n’est pas fondé à poser la question en entretien ni à le vérifier.

Le risque de devenir l’usager de service

Georges Lachaze : Il y a aussi un côté usager une fois, usager toujours. Et quand on est salarié d’une structure médicosociale, ce n’est pas toujours évident de revendiquer et d’assumer son usage. D’une part, auprès de ses collègues et de son équipe, et d’autre part, auprès des autres usagers. Au-delà de la crédibilité, on court le risque d’être enfermé dans le rôle de l’usager de service et ça peut bloquer.

EGUS 9 Marjorie Corridon

Marie Debrus : C’est vrai qu’aujourd’hui, dire qu’on consomme n’est pas forcément bien vu pour des personnes diplômées, sachant qu’on risque aussi de se le prendre dans les dents dès qu’on n’assure pas au boulot. Tout en disant ensuite qu’on fait de la RdR et qu’on est dans la tolérance et l’acceptation… C’est un peu l’inverse de ce que j’ai appris dans la réduction des risques et le communautaire. Le communautaire s’appuie sur la Charte d’Ottawa qui parle bien de renforcer les compétences des personnes, de les rendre autonomes et de faire avec elles, quelles qu’elles soient, sans étiquette.

L’autosupport, c’est autre chose parce qu’il y a une question d’identité à défendre et à mettre en place. Il faut de tout mais il ne faut pas tout confondre : il ne faut pas que le communautaire devienne l’usager de service qui arrange tout le monde et qui l’enferme, parce que c’est l’opposé de l’empowerment.

En son nom propre ou politiquement ?

EGUS 9 Jean-Pierre Galland, Fabrice Olivet et Fabienne LopezFabrice Olivet : C’est effectivement compliqué mais en même temps, il y a deux plans superposés : la question de l’usage/abus/dépendance d’un côté, et de l’autre, la position plus politique. C’est d’abord parce que c’est un acte de délinquance qu’il faut pouvoir le proclamer, quels que soient la fréquence et le degré de l’usage. Au début de la réduction des risques, il y a eu un militantisme très fort pour pouvoir engager ces gens-là, pour qu’ils soient visibles et que la santé communautaire devienne autre chose qu’une illusion. Il y avait un sens politique et même les « ex » ont une forme politique parce qu’en France, même « ex », c’est compliqué. Et c’est plus à ce niveau-là qu’on pourrait encore faire des efforts et des progrès pour que les gens qui travaillent dans les structures aient la possibilité d’avoir un discours plus militant.

Georges Lachaze : La question, c’est de savoir si on le porte en son nom propre ou comme une idée parce qu’on en est convaincu, un discours qui peut être porté par des non-usagers. Politique ou pas, on ne peut pas passer de l’un à l’autre, effacer l’ardoise et revenir le lendemain au boulot. Le simple usage peut entraîner des emmerdes face à la loi, le revendiquer haut et fort dans un cadre politique peut accroître la visibilité et les problèmes, d’autant plus quand tu travailles dans une structure médicosociale où les peines seront encore aggravées. Alors tu réfléchis à deux fois.

EGUS 9 Jamel LazicFabrice Olivet : C’est sur la représentation que c’est important. Les choses ne changent que quand la société commence à s’identifier. Si les gens qui travaillent dans le médicosocial et, plus globalement, dans le soin aux usagers avaient la possibilité de proclamer cette identité, cela constituerait une avancée majeure en termes de changement de représentations.

Valère Rogissart : Tout est dans le « s’ils avaient la possibilité de ». Prendre un risque politique (afficher une idée, un positionnement), c’est une chose mais là, c’est différent parce que ça peut avoir des conséquences pénales. Vas mettre en danger ton diplôme et ton niveau de qualification pour une question comme celle-là… Ce n’est pas la même chose que d’appartenir à une organisation qui porte le discours et qui peut en tant que telle prendre un certain nombre de risques.

Fabrice Olivet : Il faut qu’on arrive à trouver le moyen de monter des lobbyings politiques en renforçant la visibilité des gens qui travaillent dans le secteur pour changer les représentations.

Dans quel but ?

Aude Lalande : On ne peut porter seul des pratiques aussi stigmatisées que l’usage de drogues. Il faut restaurer du collectif autour de tout ça mais la question, c’est : pour quelle utilité ?

EGUS 9 Fabrice PEREZGeorges Lachaze : Ce qui peut être bénéfique à un moment et sur une question peut ne pas l’être du tout sur le temps de travail ou la professionnalisation. La RdR, c’est du sur-mesure, pas du prêt-à-porter, et ces questions se traitent souvent au cas par cas, au feeling. C’est difficile de généraliser.

Laurent Appel : Assumer ses consommations dans un cadre politique par rapport à des revendications réelles comme l’héroïne médicalisée ou le cannabis thérapeutique a un sens réel. Peut-être manque-t-on de collectif pour l’exprimer mais à l’heure du Story Telling, c’est aussi en multipliant les histoires qu’on peut avoir un impact. Il faut qu’on réfléchisse à ça, parce qu’on vit dans une société où l’addition des individualités crée aussi un mouvement. La multiplication des histoires individuelles finit par frapper la société.

Fabrice Olivet : Les expériences individuelles s’inscrivent dans un collectif, elles ont valeur d’exemplarité et c’est par l’identification que les choses vont changer.

Cet article fait partie du dossier Les usagers-salariés du médicosocial.

EGUS 9

Enquête sur la buprénorphine injectable

L’INSERM lance, en partenariat avec un certain nombre d’associations de RdR dont ASUD, une enquête auprès des injecteurs d’opiacés/opioïdes (skenan, buprénorphine, héroïne, oxycodone, …) qui pourraient être intéressés par un traitement par buprénorphine injectable.

Tout injecteur d’opiacé (BHD, skénan, méthadone, oxycodone, hydromorphone, fentanyl….) majeur francophone peut répondre à cette étude !

https://secure.net-survey.eu/ORSPACA/surveys/cgregoire/PreBupIV_6/ethnos.dll?id=Autre

Support. Don’t punish : Journée mondiale de soutien aux consommateurs de drogues

« Soutenez. Ne Punissez pas. » est une campagne mondiale à l’initiative du Consortium International sur la Politique des Drogues (IDPC) ayant pour but de promouvoir des politiques en matière de drogue qui respectent les droits humains et protègent la santé publique.

Après 2 éditions à succès (40 villes en 2013 et 100 en 2014), la journée d’action 2015 a encore battu des reccords de mobilisation avec plus de 150 villes participantes.

En France, des militants se sont réunis dans 8 villes, soit le double de l’an passé ! Quant à l’album mondial, il a pu s’enrichir de centaines de nouvelles photos de sympathisants. Voici un résumé de la mobilisation en France.

Manifestations le jour J

Toulouse, Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Lille, Rennes et Tours

Toulouse : 2 journées de réflexion et d’action (26 et 27 juin)

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  • vendredi 26 juin : ateliers et conférences autour des questions de drogues et d’addiction et de la façon dont les politiques publiques peuvent agir.
  • samedi 27 juin : village associatif, espace d’échanges grand public au cœur de Toulouse.

Toutes les informations détaillées sont sur le site de Chanvre et Libertés.

Contact : Twitter @SDPtoulouse / Facebook SDPtoulouse

Paris : Pique-nique pour la paix des drogues et Solidays

C’est près du Mur pour la Paix sur le Champ de Mars qu’a eu lieu le 1er Pique-nique pour la Paix des drogues.
Durant le festival Solidays, sur l’hippodrome de Longchamp, du 26 au 28 juin, les association de RdR  du village solidarité ont tenu un stand où le public pouvait venir se faire prendre en photo avec le logo de la campagne.

Contact : AFR (com@a-f-r.org)

Marseille

Rassemblement sur le Vieux-Port avec des prises de parole, une photo collective et une chorale militante !

Contact : Bus 31/32 (caarud@bus3132.org)

Montpellier

Rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance place Pierre Flotte.
Contact : Réduire les Risque (reduirelesrisques@wanadoo.fr)

Nantes

Pique-nique convivial devant le Palais de Justice avec prises de photos individuelles et collectives, des échanges autour de la criminalisation des usagers de drogues…

Contact : facebook.com/pages/Nantes-Support-dont-punish/

Lille

Rassemblement Place de la République.

Rennes

Le collectif Orange Bleue, accompagné de ses partenaires, a organisé un rassemblement Place des Lices avec prises de photos, pique-nique, discussion, stand d’informations et animations.

Tours

Les Amis du Cscf  se sont réunis à Tours place J. Jaurès devant le Palais de Justice.

Retrouver plus de photos des actions en France sur l’album Flicker :

Portfolio Mondial

Portrait de soutien

Tout au long de l’année, chacun peut contribuer au portfolio mondial. Le principe est de poser seul ou en groupe au côté du logo de l’évènement (jpg ou pdf).

Dénoncez les lieux qui s’en prennent aux drogués

Pour renouveler un peu l’exercice cette année, il est possible de poser devant les lieux de votre ville qui punissent les consommateurs de drogues : commissariats, prisons, palais de justice, etc. En plus du logo officiel, vous pouvez télécharger des pancartes contenants des message spécifiques ou même crééer vos propres messages.

Palais de Justice de MarseillePrison des Beaumettes à MarseilleImmeuble des Riverains anti-salle de consommation

Court européenne des droits de l'Homme Conseil de l'Europe Palais de Justice de Paris

 

Ensuite partagez vos photos sur les différentes pages Facebook et compte twitter sans oublier d’en envoyer une copie par courriel à campaign@idpc.net ou com@a-f-r.org.

Sur les réseaux sociaux

Press Book France

Voici les quelques médias qui ont parlé de la campagne :

  • 24 juin, le blog Un monde 100 drogues ? sur leMonde.fr mentionnait la campagne dans un article sur les euphorisant légaux.
  • 25 juin, la Charente Libre soulevait le retrait de Chistiane Taubira, Ministre de la Justice, de la campagne avec le titre Vendredi, journée de lutte contre la drogue ou de soutien aux usagers ?
  • le 26 juin malgré une actualité marquée par un pseudo-attentat en France, l’AFP a sortie une dépêche, reprise par plusieurs médias (ici et ici par exemple),  sur la position française à l’occasion de la jornée mondiale de lutte contre l’abus de drogues mentionnant les revendications de la campagne Support. Don’t punish.

Argumentaire

Pourquoi le 26 Juin?

Le 26 Juin est la Journée Internationale contre l’Abus de Drogues et le Trafic Illicite, mais aussi (paradoxalement) la Journée Internationale de Soutien aux Victimes de la Torture. Tandis que les pays les plus répressifs « fêtent » ce jour par des condamnations voire des exécutions de consommateurs ou de trafiquants de drogues, les autres perpétuent à leur manière la guerre à la drogue, cette guerre contre leurs propres citoyens. L’IDPC et ses partenaires proposent de se réapproprier cette journée en dénonçant les atteintes faites aux consommateurs de drogues et en criant au et fort notre soutien à leur égard.

Pourquoi soutenir les consommateurs de drogues ?

Les traités internationaux et les lois qui régissent la question des drogues dans le monde ont essentiellement pour objectif l’éradication, la prohibition et la criminalisation des usagers de drogues. Ce système qui coûte des milliards d’euros à la planète ne produit pas les effets annoncés : la consommation mondiale augmente, les trafics prospèrent et les risque sanitaires et sociaux se multiplient.

Pire, cet échec n’empêche pas les personnes qui utilisent des substances illicites d’être massivement traquées, punies, emprisonnées. Cette guerre aux drogués a de grave conséquences sanitaires et sociales en condamnant ces personnes à l’exclusion et la clandestinité.

Ailleurs dans le monde

La Journée mondiale d’action de « Soutenez. Ne Punissez Pas » a été un vrai succès. Il y a eu des évènements dans une centaine de villes à travers le monde avec des manifestations et cortèges, de l’art urbain et des graffitis, des kiosques d’information, des concerts, des pièces de théâtre, des discours, des conférences de presse, des matchs de football, etc.

Médias : articles et émissions TV ou radio sur la journée d’action sur le lien suivant : http://supportdontpunish.org/fr/journee-daction-mondiale-du-2015/.

Photos: les meilleures sont disponibles ici : https://www.flickr.com/photos/90322037@N05/.

Vidéos: les vidéos relatives à la campagne sont sur http://supportdontpunish.org/fr/videos-3/

Plus d’infos

Cannabis : Faites tourner le débat

Brillant reportage sur les véritables enjeux de la politique des drogues et plus particulièrement du cannabis à base de nombreuses interviews dont celle de Laurent Appel, journaliste à ASUD.

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Les Français se cachent pour fumer. 11 % des 18- 64 ans ont consommé au moins une fois du haschich en 2014. Chez les plus jeunes, cette pratique ne cesse de progresser. Au total, pas moins de 17 millions de français disent avoir fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie.

Un véritable phénomène de société, donc. Devant lequel la loi est claire et ferme : le cannabis est un produit stupéfiant. Consommation, possession ou vente de ce produit sont des délits qui relèvent du code pénal. Une loi stricte, certes, mais difficilement applicable : comment en effet pénaliser les millions de consommateurs réguliers ?

Des voix s’élèvent régulièrement pour réclamer une dépénalisation, qui régulariserait la situation. D’autres prônent au contraire un maintien de la prohibition, notamment en raison des risques sanitaires chez les plus jeunes, le cannabis pouvant entraîner des dommages psychologiques.

Les deux camps avancent leurs arguments. Une chose est en tout cas certaine : le débat a bien du mal à prendre en France. Aucun grand parti n’est parvenu à imposer un débat de société.

Notre mot d’ordre : entrer dans le vif du sujet avec des professionnels : médecins, policiers, psychiatres, politiques. Faire tourner le débat, ouvrir les portes et interroger les représentations, sans prendre parti mais en tâchant de comprendre pourquoi cet “or vert” (comme le prétendent certains) dérange, nourrit les fantasmes et inquiète à ce point.

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La France, dans un futur plus ou moins proche. Le parti au pouvoir a pris la décision de légaliser la vente et la consommation du cannabis. A quoi peut ressembler ce pays ? Sans doute beaucoup à celui qu’on connaît déjà.

Mais concrètement, comment les Français iraient acheter, puis consommer, du cannabis ? Sous quelles conditions ? Auraient-ils besoin d’un permis ? Et où trouver de quoi fumer : dans un bureau de tabac, à la pharmacie ? Quelle place réserver à la prévention des risques liés à la dépendance ?

Avant de continuer, petit interlude pédagogique, histoire de préciser les choses :

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Face à cette hypothèse la question la plus souvent posée est celle des risques sanitaires. Quelles seraient les conséquences d’une dépénalisation sur la santé des Françaises et des Français ?

Au-delà des clivages, partisans et opposants de la libéralisation s’accordent au moins sur un point : la consommation de cannabis n’est pas un fait anodin pour le corps et l’esprit. Elle peut entraîner une désociabilisation et des dommages psychiques.

Néanmoins, ces conséquences néfastes sont mises en perspective par les spécialistes de l’addictologie, qui les comparent avec celles des drogues légales, l’alcool et surtout le tabac.

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A l’image du tabac, justement, l’ouverture de la vente de cannabis pourrait représenter, pour l’Etat, des rentrées d’argent supplémentaires. Ainsi, pour briser le flou qui existe autour de ce débat, certains préconisent d’attaquer là où ça fait mal : le porte-monnaie.

La légalisation du cannabis est en effet une promesse qui peut faire rêver: 1,6 milliards d’euros de bénéfices, 13 000 emplois… Mais à quoi cette manne financière servirait ? Quant à la nouvelle filière qui remplacerait les trafics illégaux, quel serait son visage ?

La construction d’une filière légale en France aurait en tout cas des conséquences économiques sur le plan international. Car la majorité du cannabis consommé en France n’est pas produit localement. Il vient notamment du Maroc.

Que deviendrait cette importation illégale dans un scénario de légalisation ? Et plus largement, est-ce qu’un pays peut légaliser seul dans son coin, sans prendre en compte le système commercial et mondialisé pré-existant ?

Vous vous souvenez ? Nous sommes toujours dans la France qui a choisi de dépénaliser le cannabis. Les fumeurs ne sont plus verbalisés. Une nouvelle filière économique est née, à visage découvert. Les moyens financiers et humains dépensés pour enquêter et arrêter les dealers peuvent être déployés ailleurs.

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Quant aux trafiquants, aujourd’hui hors-la-loi, quel peut être leur devenir alors que des produits légaux leur feront concurrence ? Eux qui sont le plus souvent déscolarisés, à quelle reconversion peuvent-ils prétendre ?

Quant aux trafiquants, aujourd’hui hors-la-loi, quel peut être leur devenir alors que des produits légaux leur feront concurrence ? Eux qui sont le plus souvent déscolarisés, à quelle reconversion peuvent-ils prétendre ?

L’ensemble des éléments cités par nos spécialistes ne reposent évidemment que sur des hypothèses. Mais ils s’inspirent tout de même d’une réalité : le cannabis est en effet toléré, dépénalisé – voire légalisé – dans quelques pays du monde.

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Quels sont les modèles de dépénalisation au Pays-Bas, ou dans le Colorado ? Comment la Suède a mis en place un système de prévention très en amont ? Quel bilan peut-on tirer de ces différentes expériences ?

Un paradis, le Colorado ? Le cannabis y est accessible pour un usage récréatif depuis 2012. Quelles en sont les conséquences ?
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Alors ? Des éléments concrets, on en a. Des études sérieuses, tout autant. Les professionnels des secteurs liés à la toxicomanie ou au trafic de drogues sont de plus en plus nombreux à dire que la prohibition ne fonctionne pas et qu’il est temps de changer notre fusil d’épaule.

Pourtant, le débat n’émerge pas. Aucun “grand” parti n’a pris ces revendications en compte lors des dernières élections. Alors, keskiblok ?

Ils ont fait tourner le débat

Passez votre souris sur chaque photo pour connaître le détail de leur biographie.

La seringue à moindre risque par William Zule

Des membres d’ASUD commentent les résultats de recherches montrant l’importance du type de seringue pour les risques infectieux.

Des données récentes, résultats de recherches menées par des virologues et des épidémiologistes, montrent que le type de seringue utilisé dans l’usage de drogues injectables a une influence importante sur le niveau de risque de transmission virale (VIH, VHB, VHC).

Après avoir édité une brochure sur ce sujet, en mai dernier Apothicom a reçu dans ses locaux William Zule, de RTI International, pour animer une table ronde sur la seringue à moindre risque.

ASUD y était invité vous pouvez télécharger le compte-rendu écrit en cliquant sur ce lien.

Apothicom logo

Guerre au Drogues Guerre raciale : Appel à témoignage !

Depuis plusieurs décennies, en France, l’histoire de la répression des drogues et celle des personnes issues de l’immigration se déroulent en parallèle ; elles peuvent concerner les mêmes personnes mais n’ont jamais été croisées.

Du département de la Seine-Saint-Denis aux quartiers Nord de Marseille, la violence liée aux trafics de drogues illicites frappe en premier lieu les gens qui vivent et grandissent dans ces territoires et sont, pour beaucoup, Noirs, Arabes, issus de milieux défavorisés.

Dès lors, on peut se demander si la guerre aux drogues n’est-elle pas une guerre contre les minorités ethniques, une guerre raciale ? Voyons dans cette vidéo comment se déroule un contrôle de police :

Si vous avez été victime de discrimination sous prétexte de la lutte contre les drogues, témoignez sur GDGR.fr.

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Contacts

Olivier MAGUET, plaidoyer AFR politique des drogues, administrateur de Médecins du monde

06 63 92 76 00 / plaidoyer@a-f-r.org

Louis-Georges TIN, président de République & Diversité

06 19 45 45 52 / tin@republiqueetdiversite.fr

Fabrice OLIVET, vice-président de l’’AFR, directeur d’’ASUD

06 04 51 33 82 / contact@asud.org

Jessica MALAMBA, chargée de communication République & diversité

06 26 80 01 95 / malamba@republiqueetdiversite.fr

Jean-Marc PRIEZ, coordinateur de l’’AFR

06 03 32 52 07 / coordination@a-f-r.org

Ressources

EGUS 9 – Culture de l’interdit et revendication citoyenne : les chemins de l’usage de substances

9èmes États Généraux des Usagers de Substances licites et illicites


Thème général : Exposer les difficultés à conjuguer la culture de transgression inhérente au statut des drogues avec le mouvement intégratif de la démocratie sanitaire.

Depuis la mise en place progressive de la politique de réduction des risques, et plus encore grâce aux dispositions relatives au droit des malades, les usagers de drogues ont investi progressivement des espaces de citoyenneté garantis par la démocratie sanitaire et sa réglementation. Parallèlement la culture de transgression liée à la consommation de substance épouse naturellement les nouvelles technologies et imprègne la circulation des traitements de substitution. ASUD vous propose de réfléchir sur ces nouveaux défis lancés à la citoyenneté des usagers de drogues. Le croisement de l’intangibilité des dispositions pénales avec l’évolution continue des doctrines soin, crée un gap riche de perspectives que nous proposons à vos commentaires.

Comité d’organisation : Fabrice Olivet, Fabrice Perez, Nicolas Authier et George Lachaze.

13 avril 2015 / 9h00 – 18h30

5€ pour les particuliers / 50€ formation continue




Lieu : CICP 21ter rue Voltaire 75011 Paris

Évènement Facebook

Mini-sondage pour les EGUS 9

Ce sondage complètement anonyme a été proposé aux participants des 9èmes EGUS. Les résultats ont été utilisés dans la session de clôture : les usagers-salariés du médico-social.

Quel(s) type(s) de participant aux EGUS 9 êtes-vous ?

  • Professionnel de la RdR diplômé et usagers de substances illicites (28%, 10 Votes)
  • Professionnel de la RdR diplômé et non-usager de substances illicites (28%, 10 Votes)
  • Usager de substances illicites (14%, 5 Votes)
  • Professionnel de la RdR non-diplômé de la RdR et non-usager de substances illicites (11%, 4 Votes)
  • Bénévole et usager de substances illicites (11%, 4 Votes)
  • Professionnel de la RdR non-diplômé et usager de substances illicites (3%, 1 Votes)
  • Bénévole et non-usager de substances illicites (3%, 1 Votes)
  • Non-usager de substances illicites (3%, 1 Votes)

Nombre de votes : 36

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Jimmy Kempfer (1955-2014)

Jimmy s’en est allé, il nous a quittés pour rejoindre Georges, Véronique, Esther, Momo, Mansour, Jean-Pierre, Gérald, Gilles, Olivier, presque tous emportés par le sida ou l’hépatite C.

Avec la mort de Jimmy, la famille Asud paye encore un nouveau tribut à la politique criminelle qui a privé toute une génération de l’usage de seringues stériles pour consommer des drogues.

Salut camarade, te voilà parti comme bien d’autres militants qui ont fait les beaux jours d’Asud, et c’est bien triste. Le souvenir de notre dernière rencontre me rappelle les bons moments que nous avons partagés quand nous étions (plus) jeunes et beaux.

La lutte continue, tchao mon pote.

Jeff, directeur d’Asud-Nîmes

La lutte perd un militant de longue date. Les militants d’Aides, dont beaucoup gardent de lui un souvenir vivace, se joignent à moi pour témoigner de son engagement.

Nos condoléances à sa famille, ses amis, à Asud.

Vincent, directeur général d’Aides

Jimmy_Kempfer_2006_Damien_RoudeauGraphiste pour Asud-Journal de 2006 à 2013, j’ai travaillé pendant ces sept années psychédéliques en étroite collaboration avec Jimmy, aka Iconomaster, le grand iconographe de toutes les substances psychoactives (même celles que vous ne connaissez pas encore). J’ai passé des journées entières à shooter (pardon, numériser) les trésors de flyers, gravures et zines ultrarares consacrés à la foncedé, qu’il avait chinés toute sa vie dans des lieux improbables. Je me souviendrai toujours de l’interview de Vincent Ravalec qu’on avait faite chez lui. Jimmy lui posait des questions pendant que je le dessinais. On lui avait promis que l’entretien durerait une heure maximum et trois heures plus tard, Jimmy rebondissait encore sur ses propres questions, exhumait des images, sans que Ravalec n’ait pu en placer une !

Sur sa carte de mariage, on pouvait admirer une jolie dame taper de grosses traces de diamants. Et sur sa carte de décès, sûr qu’il aurait demandé à Ouin de lui dessiner un Bloodi avec le majeur bien haut. Parce que Jimmy ne demandait ni pitié ni « respect » pour les tox. Il réclamait juste des droits. Repose en révolte, camarade, et sniffe-nous tous ces nuages là-haut.

Damien

Si j’étais croyant, je souhaiterais à Jimmy de découvrir toutes les substances de l’au-delà et surtout, de nous en tracer l’histoire ou l’usage comme il savait si bien le faire.

William, SOS-addiction

Jimmy_Kempfer_2005_Barbes1_Damien_RoudeauC’est tellement dur d’accepter que tu sois parti ! Tu étais tellement vivant, tellement occupé, tellement curieux, intelligent, passionné, insolent… Tu étais tellement doué pour tant de choses, tu ne suivais jamais la foule, tu avais le courage de te dresser pour nos valeurs… Tu as toujours veillé sur moi qui suis un peu « tête brûlée », comme un genre de frère aîné un peu spécial. Tu étais l’activiste-type, le journaliste-type, tu étais en train de devenir le collectionneur-type.

Comment te dire adieu ? Ce n’est pas possible, je ne peux pas. Je vais garder mes souvenirs de toi et ton nom dans le UK Museum of Drugs, où nous allons regrouper ton iconographie consacrée aux drogues dans une collection unique.

Au revoir Dearest Friend

Erin, London, Black Poppy

Jimmy était un ancien membre de Techno +, un soutien et un partenaire de longue date qui a marqué des générations de volontaires. Il incarnait la Drug Culture comme personne. Son côté iconoclaste et provocateur le rendait inoubliable. Que la Drug Culture vive, c’était ton souhait.

Techno +

FB_planche2_JimmyJimmy était passionné, curieux, souvent très drôle… Des traits de caractère qui le faisaient apprécier.

Passionné par le terrain, il y avait réalisé de nombreux travaux au plus près des usagers. Jimmy était une référence, comme en témoignent ses nombreuses collaborations avec Audvih, Asud, la clinique Liberté, le Crips, l’Ofdt, l’ORS-IdF, Techno+, Swaps, et j’en oublie.

Asud-Nîmes s’associe à la douleur de ses proches, avec une pensée particulière pour sa femme qui le soutenait.

Étienne

Jimmy Kempfer

ASUD Journal n°56 – Drogues : Téléchargez la mise à jour – est sorti

Dans ce 56ème numéro, Bloodi prend un nouveau coup de vieux : Dab, Taz 3D, NPS, RC, Darknet, Sizzurp… autant de nouveaux produits et pratiques qui définissent le présent et probablement le futur de l’usage de drogues.
Si vous êtes largué, ASUD journal vous propose une mise à jour.

Au sommaire

(seuls certains articles sont en ligne, pour lire les autres commandez l’édition papier)

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Secrétaire de Rédaction : Isabelle CÉLÉRIER
Abonnements / Distribution : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu LONG
Couverture et illustrations du dossier : Damien ROUDEAU et WATH
Rédaction : Laurent APPELVincent BENSOEric BIRAMBOMarc DUFAUD Jean-Pierre GALLANDSpeedy GONZALEZKritikBertrand LEBEAUGeorges LACHAZEFabrice OLIVETFabrice PEREZStéphane ROBINETEmiliano VILLA
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Impression : 435 rue Étienne Lenoir ZAC Km Delta 30900 Nîmes

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Héroïne et botulisme : Cas récents en Écosse et en Norvège – Rappel des précautions à prendre

Les autorités sanitaires norvégiennes ont informé le 29 décembre 2014 les autorités sanitaires des Etats membres de l’UE, d’un cas de botulisme dans la région d’Oslo, survenu chez un usager de drogues (héroïne) par voie injectable. En Écosse, depuis le début du mois de janvier 2015, six cas probables de botulisme ont été rapportés dans cette population.

L’origine très probable de ces infections est la contamination de l’héroïne ou des produits de coupe par le bacille Clostridium botulinum sous forme de spores.

Aucune caractéristique particulière, comme l’aspect ou la couleur, ne permet de déterminer si l’héroïne est contaminée par les spores de Clostridium botulinum.

Dans les cas d’injection d’héroïne contaminée par Clostridium botulinum, l’infection qui peut en découler est très grave voire mortelle en l’absence de traitement.

Plusieurs cas de contamination ont été décrits ces dernières années au Royaume Uni, en Allemagne, en Italie et aux Pays Bas, chez des usagers de drogue par voie injectable notamment en cas d’utilisation de la voie intramusculaire, plus propice à la contamination par des spores botuliques.

Considérant les circuits de distribution complexes de l’héroïne au plan international, la survenue d’autres cas en Europe ne peut pas être exclue. Aucun cas n’a été découvert en France  à ce jour.

Principaux conseils aux consommateurs d’héroïne

Réduire les risques

  1. Prendre des précautions particulières à l’égard d’héroïne provenant d’une source habituellement non connue
  2. Éviter absolument l’injection intramusculaire ou sous-cutanée : le risque est alors augmenté par rapport à la voie intraveineuse.
  3. Remplacer l’injection par l’inhalation à chaud (« chasser le dragon »)
  4. Réduire au maximum la manipulation de la poudre avec les mains.
  5. Insister sur le lavage des mains avant et après la manipulation de la poudre, ainsi qu’après l’injection pour éviter tout risque de transmission manuportée.
  6. Le lavage doit être effectué avec des solutions désinfectantes efficaces comme des lingettes à la chlorhexidine ou des solutions hydro-alcooliques.
  7. Utiliser des filtres efficaces : seuls les filtres « toupie » avec une porosité inférieure à 0,5 microns sont susceptibles de bloquer le bacille.
  8. Signaler tout signe neurologique inhabituel (voir ci-dessous) et se présenter dans un service des urgences.

En cas de symptômes évocateurs

Les usagers doivent être vigilants et ne pas hésiter à se faire examiner dans un service d’urgence, s’ils présentent, dans les heures ou jours suivants une injection d’héroïne, des symptômes tels qu’une vision trouble, double vision, ptosis (paupière qui tombe), bouche sèche, une difficulté à avaler et à parler et/ou une inflammation du site d’injection et une faiblesse musculaire commençant par les membres supérieurs.

La maladie peut évoluer vers une paralysie des bras, des jambes et finalement des muscles respiratoires.

La prise en charge en milieu hospitalier est impérative en cas de constatation des symptômes énumérés ci-dessus.

Nous rappelons que le botulisme est une maladie à déclaration obligatoire, dont le signalement doit être fait par tout moyen en urgence à l’Agence régionale de santé (ARS) de votre région, devant toute suspicion de cas, sans attendre la confirmation microbiologique.

Source : Direction générale de la Santé
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Ministère Affaires sociales Santé Droits des femmesINVSLogo ANSM

TDO4 : Colloque international francophone sur le traitement de la dépendance aux opioïdes

Le Colloque international francophone sur le traitement de la dépendance aux opioïdes (TDO) offre une plateforme d’échanges de savoirs et de savoir-faire dans l’abord de la dépendance aux opioïdes prise au sens large. Sur une base interdisciplinaire, les échanges allient publications scientifiques et descriptions de pratiques, en privilégiant un format d’échanges en petits groupes, sous forme de symposiums et d’ateliers thématiques transnationaux.

Le prochain Colloque TDO se tiendra à Bruxelles (Belgique) les 18 et 19 décembre 2014.

Au programme, le Colloque TDO  (re)met à l’ordre du jour les garanties d’accès des usagers et des ex-usagers d’opiacés à l’aide, aux soins et à la santé en général et dans tous ses déterminants, en ce compris ceux ayant trait à l’insertion sociale et à la citoyenneté. Ces garanties d’accès, si elles doivent être permises par des politiques sociosanitaires novatrices, intersectorielles et décloisonnantes, sont aussi de la responsabilité des professionnels eux-mêmes, qui ouvrent toujours plus leurs dispositifs et qui se mettent en mouvements, au propre comme au figuré.

Plus généralement, les inter-actions doivent rester l’enjeu premier des acteurs compétents, du social et de la santé, du généraliste et du spécialisé, de l’ambulatoire et de l’hospitalier, mais aussi d’autres secteurs, d’autres disciplines et d’autres horizons.

Le Colloque international francophone TDO est l’événement adéquat pour des échanges : manifestation lancée en 2008 à Montréal, il a vu son succès confirmé à tel point qu’il a été décidé de l’organiser tous les 2 ans, en 2010 à Paris, en 2012 à Genève, et cette année à Bruxelles.

Vous trouverez toutes les informations utiles sur ce site dont le programme et le formulaire d’inscription.

http://www.tdo4.be

Global Drugs Survey 2015 : La parole est aux consommateurs

La Global Drug Survey est une initiative scientifique indépendante récente visant à produire des données d’envergure mondiale sur la consommation de drogues légales ou illégales à partir d’un questionnaire que les consommateurs peuvent remplir en ligne. Ce questionnaire est anonyme, confidentiel et disponible en 10 langues.

Prendre des drogues, c’est prendre des risques, explique le concepteur de la GDS, le psychiatre basé à Londres Adam Winstock : «C’est comme pour conduire une voiture. On peut appliquer certaines règles pour rester en sécurité.»

L’AFR a assuré la traduction française pour l’édition 2015.

Libération et Radio Nova sont les partenaires médias français :

«Cette étude est de plus en plus reconnue sur la scène internationale, et elle permet de toucher des usagers qu’on ne voit pas forcément dans nos actions, et de montrer des produits nouveaux», explique Marie Debrus, de l’Association Française pour la réduction des risques liés aux usages de drogues (AFR), qui est partenaire de la GDS 2015. Pour cela, il faut que le plus grand nombre y prenne part. Alors, un conseil : participez ! Vous avez jusqu’au 30 décembre. Les résultats seront divulgués en juin 2015.

Table Ronde : Loi de santé publique sur la réduction des risques liés à la drogue

Dans le cadre du projet de loi relatif à la santé, le rapporteur M. Olivier Véran (SRC, Isère) a organisé à l’Assemblée Nationale une table ronde, ouverte à la presse, sur la réduction des risques liés à la drogue avec la participation de :

  • Mme Danièle Jourdain Menninger, présidente, de la MILDECA
  • M. François Beck, directeur de l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies (OFDT)
  • M. le Professeur Jean Costentin, membre de l’Académie de médecine
  • Dr Patrizia Carrieri, ingénieur de recherche à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
  • M. Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction
  • M. Yann Bisiou, maître de conférences. Université Paul Valéry – Montpellier III
  • Mme Marie Debrus, présidente de l’Association Française pour la Réduction des risques liés aux usages de drogues (AFR)
  • Dr Jean-François Corty, directeur des opérations France de Médecins du Monde
  • M. Laurent El Ghozi, président de l’association « élus, santé publique et Territoires », président du CAARUD SIDA-Paroles

Diffusion intégrale de la table ronde sur le site internet de l’Assemblée nationale :

videos.assemblee-nationale.fr/video.6169.commission-des-affaires-sociales–table-ronde-sur-le-theme-de-la-reduction-des-risques-lies-a-la-dr-2-decembre-2014

Journée mondiale de lutte contre le sida : Objectif Zéro !

Le 1er décembre est l’occasion de rappeler ce qu’est la Journée mondiale de lutte contre le sida : une journée de rassemblement planétaire, une journée de mémoire, une journée de prévention et d’information, une journée de mobilisation.

Les associations mobilisées autour de l’Objectif zéro

L’Objectif zéro a été fixé par l’Onusida (Programme des Nations unies) dans sa stratégie de lutte contre le VIH/sida 2011-2015.

Il s’agit de parvenir à l’horizon 2015 à l’objectif :

  • zéro nouvelle infection à VIH
  • zéro discrimination
  • zéro décès lié au sida

Cette année, à l’initiative du Crips, les acteurs-trices de 28 associations se réunissent, le 1er décembre 2014, autour de l’Objectif zéro.

Un village inter-associatif riche en rencontres, échanges et animations

Dans ce village aménagé pour l’événement, le public découvrira le travail des associations au quotidien et pourra s’informer sur tous les aspects de la lutte contre le VIH/sida.
De nombreuses animations seront proposées (expositions de photos, d’une bande dessinée et de peintures ; grand quizz organisé par le Crips ; débats entre les associatifs, professionnels du VIH et les personnes concernées par la pathologie…).

Programme des animations sur la scène du chapiteau

13h30 – 14h15 : Asud
En partenariat avec l’association Principes Actifs, Asud présente une forme de consommation dite propre pour les personnes séropositives et concernées par l’usage thérapeutique du cannabis : la vaporisation, une forme de réduction des risques au bénéfice de ce public.

14h30 – 17h00 : Crips IDF
Grand quizz auprès du public scolaire.

17h00 – 18h00 : Comité des familles
Enregistrement de l’émission vivre avec le VIH. Cette émission sera animée par leur journaliste, Sandra Jean-Pierre. Sur le plateau seront présents des associatifs et des professionnels du VIH/sida ainsi que des personnes concernées par la pathologie. Ils échangeront ensemble sur ces questions : comment vit-on aujourd’hui avec le VIH ?, les avancées sur la maladie, les actions mises en place pour sensibiliser le public.

18h00 – 18h30 : Centre LGBT
Présentation du travail inter-associatif : « Comment organiser la remobilisation ? »

Informations pratiques

Date

1er décembre 2014

Horaires

de 12h à 18h30

Lieu

Chapiteau
Village inter-associatif
Place de la République
Paris

Sidaction : chaîne humaine de solidarité à Paris

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est une occasion unique pour mobiliser le grand public sur les enjeux actuels de l’épidémie.

C’est pourquoi, pour la 7ème année consécutive, Sidaction organise une chaine humaine de solidarité sur le Pont des Arts (Paris 1er) le dimanche 30 novembre à 14h.

L’idée est simple : en arrivant sur place, nous vous remettrons un T-shirt  spécifique et vous  inviterons à rejoindre la chaine.

De nombreux média, (télé, radio et photographe) seront présents pour couvrir ce moment, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire sur notre site bénévole : http://www.sidaction.org/ewb_pages/e/espace-benevoles.php

COLLOQUE : Le pharmacien d’officine face aux addictions

Organisé par le RESPADD, ce colloque s’adresse aux équipes officinales et acteurs de l’addictologie. Il est placé sous le haut patronage du Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et verra la présence de Madame Catherine Lemorton, pharmacienne, présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui s’exprimera en ouverture de la journée.

Qu’il s’agisse de la prise en charge des patients tabaco-dépendants ou de la prévention des consommations à risque d’alcool, l’accompagnement des patients sous traitement de substitution aux opiacés ou l’échange du matériel d’injection en officines, chacun de ces thèmes sera abordé sur un mode collaboratif avec une mise en perspective des pratiques.

ASUD Journal n°55 – La drogue racontée aux enfants – est sorti

Dans son 55ème numéro, ASUD Journal vous propose une nouvelle maquette. N’hésitez pas donner votre avis.
La rédaction aborde le sujet tabou des drogues et des enfants en décryptant le discours officiel qui leur est servi tout en témoignant de la réalité et en promouvant des alternatives souhaitables. On peut rêver.

Au sommaire

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Secrétaire de Rédaction : Isabelle CÉLÉRIER
Abonnement et diffusion : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu Long
Couverture et illustrations : Juanita CALAMIDAD & Emiliano VILLA
Rédaction : Laurent APPELVincent BENSOMichel BONJOURMarc DUFAUD Jean-Pierre GALLANDSpeedy GONZALEZJejorKritikFabrice OLIVETFabrice PEREZEmiliano Villa
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Impression : Print[team] zac km delta – 30900 Nîmes

Aller sur la page d’ASUD Journal N°55

 

 

 

Colloque Hépatite C et nouveaux traitements : l’impact du prix des médicaments sur l’accès aux soins en France

L’arrivée sur le marché français d’une des nouvelles molécules contre l’hépatite C, le sofosbuvir, suscite l’indignation de l’opinion publique du fait du prix exigé par le laboratoire qui la produit. De nombreux médias se sont fait l’écho des arguments échangés par les différents groupes d’acteurs (associations de personnes concernées, ONG, professionnels de santé, industriels du médicament, autorités de santé…), alimentant ainsi une réflexion sur les enjeux et la politique de fixation des prix, les dangers de restrictions d’accès aux soins, le tri des malades, la politique de rationnement dus aux coûts et les difficultés du système de santé à y répondre. Dans le contexte d’élaboration de la prochaine loi de santé, notre collectif inter-associatif souhaite rassembler les différents acteurs pour débattre et faire des propositions permettant d’améliorer l’accès aux nouveaux traitements pour tous.

Inscription gratuite : ici

Salle Pierre Laroque, Ministère de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 ParisCISS TRT5 CHV SOS Hépatites Médecins du Monde Comede

Programme

  • 9h30 Accueil
  • 10h-10h15 Mot d’ouverture : Les raisons d’un colloque
    • Représentants des associations.
  • 10h15-12h30 : Table ronde 1
    Contraintes financières, Recommandations, Avis, Restrictions : quelle prise en charge dans les mois et les années à venir ?
    Animation et modération : Marianne L’Hénaff (ARCAT, TRT-5, CHV), Michel Bonjour, ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogues)

    • Recommandations de prise en charge
      • Pr. Daniel Dhumeaux, Président du groupe d’experts sur les hépatites B et C
    • Etudes coût-efficacité
      • Sylvie Deuffic-Burban, épidémiologiste, Inserm IAME UMR1137 & U995
    • Recommandations du collège de la Haute Autorité de Santé
      • Catherine Rumeau-Pichon, adjointe au Directeur de l’Evaluation Médicale, Economique et de Santé Publique,
    • La position de l’AFEF (Association Française pour l’Etude du Foie)
      • Pr. Victor deLedinghen, Secrétaire de l’AFEF
    • Table ronde : Pascal Melin (SOS Hépatites), Victor de Ledinghen, Daniel Dhumeaux, Catherine Rumeau-Pichon, Sylvie Deuffic
  • 12h30-13h15 Conférence de presse

Déjeuner libre

  • 14h-15h45 : Table ronde 2
    Lutte contre les inégalités de santé, démocratie sanitaire, les perspectives pour garantir un accès pour tous aux innovations en santé.
    Animation et modération : Pascal Revault et José Polo Devoto (Comede)

    • Dr. Jean-François Corty, Directeur des opérations France de Médecins du monde
    • Didier Sicard, Président d’honneur du Comité Consultatif National d’Ethique
    • Pr. Jean-Paul Vernant, hématologue
    • Pr. Pierre Lombrail, Président de la Société Française de Santé Publique
    • Christian Saout, Ciss, Collectif inter associatif sur la santé

Pause-café

  • 16h00-18h00 : Table ronde 3
    Modalités de fixation du prix des médicaments, accès au marché, évaluation, transparence : de nouveaux modèles à inventer ?
    Animation et modération : Olivier Maguet, Membre du conseil d’administration de Médecins du Monde

    • Pr. Jean-Yves Fagon, Vice-Président du CEPS
    • Gaëlle Krikorian, Docteure en sociologie, conseillère politique des Verts au parlement européen
    • Dr Eric Baseilhac, Directeur des affaires économiques et internationales au LEEM
    • Thomas Sannié, Président de l’Association française des hémophiles (en attente)
    • Pierre Chirac (revue Prescrire)
  • 18h : Conclusion par les organisateurs

Journée internationale des consommateurs de drogues

Le 1er novembre est la journée internationale des consommateurs de drogues. Pour l’édition 2014 l’INPUD (le réseau international des utilisateurs de drogues) a publié la déclaration suivante :

Communauté. Solidarité. Empowerment.

Les méfaits de la stigmatisation, de la discrimination et la «guerre contre la drogue»

Dans le monde entier, les gens qui utilisent des drogues sont diabolisés et stéréotypés. Les personnes qui utilisent des drogues sont stigmatisées comme étant malade, dangereux et sont vilipendés, infantilisés et traités avec condescendance, comme étant incapable de prendre soin d’eux-mêmes ou de leurs proches. Stigmatiser les personnes qui consomment des drogues mène à la discrimination, à l’exclusion sociale et cela a des impacts directs sur la santé et le bien-être de ces personnes. La stigmatisation et les stéréotypes sont justifiés par la soi-disant «guerre contre la drogue», qui à son tour entraîne des violations flagrantes des droits humains envers les personnes qui utilisent des drogues, violations qui sont, trop fréquemment, non contestés.

Les violations des droits humains des personnes qui utilisent des drogues ne sont que trop fréquentes. Les personnes qui utilisent des drogues sont arrêtées et emprisonnées. Elles sont incarcérées sans procédure légale dans des camps de travail. Les personnes qui utilisent des drogues sont soumises à la torture et à l’exécution. Les personnes qui utilisent des drogues se voient refuser l’accès aux soins de santé, aux services et à la réduction des méfaits. Les personnes qui utilisent des drogues sont harcelées et agressées par la police. La «guerre contre la drogue», une guerre qui anime ces violations des droits humains des personnes qui utilisent des drogues est un échec lamentable (même selon ses objectifs, erronés): Il n’y a aucune réduction de la consommation de drogue et aucune réduction des préjudices colossaux à la vie des personnes qui consomment des drogues et des communautés dans lesquelles ils vivent.

new20inpud20logo20brown1[2]La fin de la guerre contre la drogue, selon nos conditions

La guerre contre la drogue doit cesser. Mais cette guerre doit se terminer selon les termes des personnes qui utilisent des drogues. Lors de la dernière  « journée internationale des personnes qui utilisent des drogues » nous avons affirmé que les adultes consentants ont le droit d’utiliser les drogues de leur choix, que ce soit pour le plaisir, l’automédication,  l’amélioration des performances, l’altération de la conscience ou afin de rendre plus tolérable une vie difficile. Nous avons défendu le droit des adultes à utiliser les drogues de leur choix, dans leurs maisons sans causer de nuisances, sans crainte de harcèlement de la police, de violence et d’intimidation.

En cette journée internationale des personnes qui utilisent des drogues, nous affirmons que pour mettre fin à la guerre à la drogue et contre les personnes qui utilisent des drogues-nous devons nous éloigner de la prohibition et de la criminalisation : nous devons contester la stigmatisation ainsi que les phobies anti-utilisateurs de drogues sous toutes ces formes. Nous rejetons l’infantilisation, la condescendance et les idées préconçues. Nous rejetons les allégations et les hypothèses selon lesquelles l’utilisation de drogues est dangereuse, immorale et synonyme de maladie. Il est temps de se débarrasser d’un langage cruel, péjoratif et discriminatoire. Il est une fois pour toutes, temps de se débarrasser des stéréotypes et de reconnaitre la diversité de notre communauté.

Donc, en cette journée internationale des personnes qui utilisent des drogues, nous célébrons notre communauté et insistons sur sa force et sa diversité. À travers le monde, de nombreuses personnes, provenant de diverses branches de la société utilisent des drogues illicites. Dans différents contextes, pour des raisons différentes et de façon différente, ces personnes utilisent des drogues. Bien que nous soyons trop souvent réduits au silence dans le débat et l’élaboration des politiques qui nous concernent, nous affirmons notre droit à l’autodétermination. Nous exigeons le droit d’être respectés en tant qu’experts en ce qui concerne nos vies, nos motivations et nos expériences. Nous ne resterons pas silencieux tandis que des décisions sont prises à notre sujet et sans nous. En réaffirmant «Rien à notre sujet sans nous», nous soutenons l’inclusion de notre communauté diversifié dans son ensemble. Nous, le Réseau international des personnes qui utilisent des drogues, nous battrons afin de défendre nos droits, de promouvoir notre santé et combattrons afin de mettre fin à la guerre contre la drogue et à la prohibition. Ensemble et solidaires, nous reconnaissons les luttes de nos pairs comme les nôtres, face à la stigmatisation, l’exclusion sociale, la discrimination, le silence et la criminalisation. En 2014, nous célébrons la force de notre communauté, de notre solidarité et de notre émancipation.

Source : http://www.inpud.net/en/events/international-drug-users-day-2014

Jimmy Kempfer s’en est allé

Jimmy Kempfer nous a quitté, victime d’un cancer, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Nous perdons un compagnon, un militant et surtout un ami.

Passionné par l’univers de la consommation de substances illicites et par la réduction des risques, engagé dans différentes actions de terrain qu’il a impulsé de la clinique Liberté au milieu festif, militant de Limiter la casse, président d’ASUD, salarié de Aides et enfin journaliste pour Asud journal et Swaps, il fait partie de notre famille.

Un dernier hommage lui a été rendu vendredi 31 octobre au funérarium du Père Lachaise à 15h30.

Enfants contre les drogues, tout contre !

Un nouvel Asud Journal, c’est comme tester un nouveau produit. La promesse du plaisir se mêle à la crainte d’être déçu. Alors pour augmenter la dose, un petit extra cette fois : une nouvelle maquette. Là aussi, l’excitation se joint à l’appréhension du jugement. N’hésitez pas à réagir. Sur le fond, point de changement. Vous retrouverez les rubriques et chroniques habituelles.

En effet, le navire Asud maintient son cap éditorial grâce à un puissant vent réformiste sud-américain et ce, malgré le roulis des financements et les récifs de nos détracteurs.

Dans ces pages, nous accostons une Terra Incognita que les cartographies convenues représentent peuplée de dealers aux sorties d’écoles, de dépendances instantanées, de déchéances sociales programmées… C’est ainsi que l’on raconte La Drogue aux enfants. La plupart de ceux qui n’en prendront jamais croiront toute leur vie à cet enfer.

En opposition, s’est développée une autre croyance, celle des paradis artificiels, inoffensifs et bénéfiques à tous. Un prosélytisme souvent porté par ceux qui en ont pris et qui n’ont pas rencontré les monstres dont ont leur a parlé enfant. Leur aurait-on menti sur toutes les lignes ?

Détourner en couverture l’imagerie Disney et sa morale manichéenne est un poncif qui marche. L’artiste José Rodolfo Loaiza Ontiveros l’utilise comme baromètre de l’ouverture d’esprit de notre société, de sa capacité à regarder la réalité en face.

Oui, nos enfants vivent entourés de produits psychoactifs légaux ou illégaux. Dressons-leur une carte précise de ce continent afin qu’eux et leurs parents puissent choisir (ou pas) un rivage duquel ils pourront repartir à tout moment avec facilité. Mais pour cela, il faudra d’abord tuer le seul vrai monstre qu’ils y croiseront à coup sûr : la Prohibition.

1ère conférence européenne sur l’Hépatite C et l’usage de drogues

Besoin d’agir : briser le tabou sur l’hépatite C

Aujourd’hui, le virus de l’hépatite C (VHC) touche environ 9 millions de citoyens européens. Les personnes qui s’injectent ou s’injectaient des drogues sont le groupe avec les taux de le plus important prévalence dans certains pays européens, jusqu’à 90%. Dans d’autres populations telles que les «hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) », les taux d’infection sont également en augmentation rapide. Sans traitement approprié le VHC peut être une maladie grave voire mortelle. Ce problème est rarement abordé alors que des nouveaux traitements très efficaces existent.

La 1ère conférence européenne a réuni les principaux acteurs sur le VHC, y compris des représentants des usagers de drogues, des experts en réduction des risques, des professionnels de santé, des laboratoires pharmaceutiques, des chercheurs et des décideurs.

Un des faits saillants de la conférence est la présentation de la «Déclaration de Berlin» : un appel aux décideurs politiques nationaux et européens, à assurer un meilleur accès aux soins et la qualité du traitement de l’hépatite pour les groupes les plus marginalisés et vulnérables.

Programme

  • Séances de discussion sur les politiques et les meilleures exemples concrets de toute l’Europe
  • Séances d’échange de compétences sur les dépistages et les pairs en milieu professionnel
  • Séances de formation sur les approches novatrices

Les thèmes prioritaires sont

  • Traitement clinique et impact des nouveaux médicaments
  • Prix, nouveaux médicaments et plaidoyer
  • Recherche sur le (coût) efficacité du traitement des usagers de drogues
  • Prévention du VHC: Le rôle de la réduction des risques et le traitement du VHC
  • Atteindre différents groupes cibles de la prévention et du traitement du VHC (migrants, prisonniers, HSH)
  • Point de vue des usagers de drogues par les pairs en milieu professionnel

Inscriptions et Contributions sur conference.hepatitis-c-initiative.eu

La méthadone gélule prescrite pour 28 jours

Suite à l’avis favorable du 20 mars 2014 donnée par la Commission des Stupéfiants et Psychotropes de l’ANSM pour l’allongement de la durée de prescription du Chlorhydrate de Méthadone sous la forme gélule, un arrêté du 13 octobre 2014, publié le 17 octobre 2014 au JO, modifiant l’arrêté du 20 septembre 1999 modifié fixant la liste des médicaments classés comme stupéfiants dont la durée maximale de prescription est réduite à quatorze jours ou à sept jours exclu la méthadone sous forme gélule.

En pratique, à compter du samedi 18 octobre 2014, les patients stabilisés bénéficiant d’un traitement par Chlorhydrate de Méthadone GÉLULE, peuvent bénéficier, si leur médecin l’estime possible, d’une prescription tous les 28 jours. Pas de changement pour la délivrance à la pharmacie de la méthadone, tous les 7 jours sauf mention expresse par le prescripteur qui peu moduler cette fréquence. Par exemple : « … tous les quatorze jours », « … en une fois pour vingt-huit jours » …

Voir le décret :

Accès Journal officiel

Pour toute information au sujet des médicaments de substitution aux opiacés, notre rubrique Substitution contient des fiches pratiques et un forum d’échange entre usagers.

substitution-headechangez-forum2

5èmes Rencontres Nationales de la Réduction des risques

Les 13, 14 et 15 octobre ont eu lieu les 5èmes Rencontres Nationales de la Réduction des Risques.

« Drogues : la sale guerre »

Le plaisir et la convivialité de cet événement ne doivent ni minimiser le sérieux de son propos sur les besoins de réforme de la politique des drogues ni cacher la gravité d’une « Guerre à la Drogue » à la française de plus en plus en décalage, en retard, par rapport au contexte international.

La politique de RdR française, longtemps expérimentée puis institutionnalisée, se heurte aujourd’hui violemment à la diminution des finances publiques et à la fin de la tolérance compassionnelle envers les usagers de drogues. La crise économique conjuguée avec la perspective de traitements efficaces des grandes épidémies virales du sida et de l’hépatite C nourrissent un retour à l’ordre des choses, un retour à l’ordre moral.

Ailleurs, une part de plus en plus grande de la société civile, partout dans le monde, et même certains États comme l’Uruguay osent pousser la logique de la Réduction des Risques jusqu’au bout au nom des Droits de l’Homme.

Ici en France, n’enfermons pas la politique de RdR dans une parenthèse de 30 ans pour revenir à l’ancien logiciel. Ne réduisons la politique de RdR ni à un palliatif à l’abstinence, ni à une alternative à l’incarcération. Ces visions, médicales et policières, de l’usage de drogues s’accommodent trop bien de la « Guerre à la Drogue » à laquelle l’Histoire se doit de mettre un terme.

Revivez les rencontres sur  rdr2014.a-f-r.org

Tendances N°94 de l’OFDT est consacré au TSO

Près de vingt ans après leur introduction en France, en 1995, les traitements de substitution aux opiacés (TSO) constituent un des fondements de la politique de réduction des risques. Le dernier plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017 prévoit d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et de développer l’accessibilité à ces traitements.

Le numéro 94 de Tendances présente une synthèse des dernières données disponibles sur les TSO. Elle fait suite à une série de travaux initiés en 2002 portant sur les données de remboursements des médicaments de substitution aux opiacés (MSO). D’autres sources sont également mobilisées dans ce numéro de Tendances qui présente dans un premier temps une estimation du nombre de personnes traitées par TSO en France ainsi qu’une comparaison européenne. Il s’attache ensuite à décrire les personnes concernées en les différenciant selon les modalités de suivi et de délivrance du traitement et aborde également la question du mésusage et du détournement ainsi que les mesures de contrôle mises en place, puis les risques de morbi-mortalité liés aux MSO. Il s’achève par une brève discussion sur « le modèle français » de substitution.

6èmes Assises nationales de la FFA « Addictions, risques et dommages : vers un consensus »

Cette conférence aura lieu à la Maison Internationale de la Cité Universitaire de Paris du du 8 au 9/10/2014.

De profonds bouleversements s’opèrent ces dernières années dans le champ des addictions, tant dans les pratiques des usagers que dans celles des professionnels. La réduction des risques et des dommages (RDR&D) en est à la fois le symbole et le concept le plus significatif. Mais quel peut être l’avenir de tels bouleversements si l’opinion et la société tout entière n’en connait ni l’impact ni les ressorts ?

Le sous-titre des 6èmes Assises de la Fédération Française d’Addictologie « vers un consensus » indique clairement l’objectif auquel veut contribuer la FFA : construire et promouvoir un consensus interprofessionnel pour donner sens à une politique axée sur la réduction des risques et des dommages.

Ces Assises constitueront une première étape visant à identifier et recenser les pratiques concernées ainsi qu’à soulever les questions qu’elles suscitent. À l’image de ce qui est à la base de la RDR&D, chacun des thèmes sera abordé sous le double angle de l’expérience des personnes et de l’expertise scientifique.

La seconde étape, prévue en 2015, sera la préparation et la réalisation d’une conférence de consensus proprement dite. Tout au long des débats de ces Assises, les membres du futur comité d’organisation de la conférence de consensus réuniront et synthétiseront les questions qui serviront de canevas au travail des experts de la conférence. Ils en feront une première présentation à l’issue des Assises.

Programme

  • Les fondamentaux et les bases de la réduction des risques et des dommages
  • Les usagers : expérience et expertise en matière de réduction des risques
  • Impacts de la réduction des risques et des dommages
  • Freins et obstacles / leviers et facilitateurs de la réduction des risques et des dommages
    • Représentations et société
    • Politique et morale
    • Economie
  • La réduction des risques et des dommages à l’épreuve des pratiques
  • Comment construire un consensus ?

Programme complet

Inscription en ligne

EuroHarm Reduction Network Meeting

Du 1er au 3 octobre 2014, la réunion portera sur les résultats des 2 dernières années des activités du projet EuroHRN. Les différentes sessions permettront de discuter du fonctionnement d’euroHRN et de ses futures priorités.

L’évènement permettra également d’offrir l’opportunité aux représentants des usagers de drogues pour discuter du Réseau Européen des personnes qui utilisent des drogues (EuroNPUD) et aux représentants des salles de consommation de drogues d’intensifier leur collaboration.

Cet évènement est gratuit pour les membres de EuroHRN, les représentants des usagers de drogues et des représentants des salles de consommation de drogues. Les autres participants doivent payer les frais d’inscription de 100€.

Programme

  • la prévention des overdoses (APDES, EHRN):
    • la campagne de sensibilisation «J’en suis la preuve»
    • éducation par les pairs dans la distribution de naloxone
    • débat sur ​​les futures stratégies de prévention des surdoses
  • salles de consommation de drogues (FRG, Akzept):
    • résultats d’une étude pilote à Amsterdam et Francfort
    • analyse des concepts et les meilleures pratiques
    • réseau international des salles de consommation de drogues
  • Promouvoir la réduction des risques à travers des politiques locales (AFR):
    • travailler avec les médias
    • participation des consommateurs de drogues dans les politiques locales
    • la réduction des risques et l’application de la loi au niveau local

Programme détaillé et inscription sur eurohrn.eu

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