Auteur/autrice : ASUD

Héroïne et botulisme : Cas récents en Écosse et en Norvège – Rappel des précautions à prendre

Les autorités sanitaires norvégiennes ont informé le 29 décembre 2014 les autorités sanitaires des Etats membres de l’UE, d’un cas de botulisme dans la région d’Oslo, survenu chez un usager de drogues (héroïne) par voie injectable. En Écosse, depuis le début du mois de janvier 2015, six cas probables de botulisme ont été rapportés dans cette population.

L’origine très probable de ces infections est la contamination de l’héroïne ou des produits de coupe par le bacille Clostridium botulinum sous forme de spores.

Aucune caractéristique particulière, comme l’aspect ou la couleur, ne permet de déterminer si l’héroïne est contaminée par les spores de Clostridium botulinum.

Dans les cas d’injection d’héroïne contaminée par Clostridium botulinum, l’infection qui peut en découler est très grave voire mortelle en l’absence de traitement.

Plusieurs cas de contamination ont été décrits ces dernières années au Royaume Uni, en Allemagne, en Italie et aux Pays Bas, chez des usagers de drogue par voie injectable notamment en cas d’utilisation de la voie intramusculaire, plus propice à la contamination par des spores botuliques.

Considérant les circuits de distribution complexes de l’héroïne au plan international, la survenue d’autres cas en Europe ne peut pas être exclue. Aucun cas n’a été découvert en France  à ce jour.

Principaux conseils aux consommateurs d’héroïne

Réduire les risques

  1. Prendre des précautions particulières à l’égard d’héroïne provenant d’une source habituellement non connue
  2. Éviter absolument l’injection intramusculaire ou sous-cutanée : le risque est alors augmenté par rapport à la voie intraveineuse.
  3. Remplacer l’injection par l’inhalation à chaud (« chasser le dragon »)
  4. Réduire au maximum la manipulation de la poudre avec les mains.
  5. Insister sur le lavage des mains avant et après la manipulation de la poudre, ainsi qu’après l’injection pour éviter tout risque de transmission manuportée.
  6. Le lavage doit être effectué avec des solutions désinfectantes efficaces comme des lingettes à la chlorhexidine ou des solutions hydro-alcooliques.
  7. Utiliser des filtres efficaces : seuls les filtres « toupie » avec une porosité inférieure à 0,5 microns sont susceptibles de bloquer le bacille.
  8. Signaler tout signe neurologique inhabituel (voir ci-dessous) et se présenter dans un service des urgences.

En cas de symptômes évocateurs

Les usagers doivent être vigilants et ne pas hésiter à se faire examiner dans un service d’urgence, s’ils présentent, dans les heures ou jours suivants une injection d’héroïne, des symptômes tels qu’une vision trouble, double vision, ptosis (paupière qui tombe), bouche sèche, une difficulté à avaler et à parler et/ou une inflammation du site d’injection et une faiblesse musculaire commençant par les membres supérieurs.

La maladie peut évoluer vers une paralysie des bras, des jambes et finalement des muscles respiratoires.

La prise en charge en milieu hospitalier est impérative en cas de constatation des symptômes énumérés ci-dessus.

Nous rappelons que le botulisme est une maladie à déclaration obligatoire, dont le signalement doit être fait par tout moyen en urgence à l’Agence régionale de santé (ARS) de votre région, devant toute suspicion de cas, sans attendre la confirmation microbiologique.

Source : Direction générale de la Santé
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Ministère Affaires sociales Santé Droits des femmesINVSLogo ANSM

Global Drugs Survey 2015 : La parole est aux consommateurs

La Global Drug Survey est une initiative scientifique indépendante récente visant à produire des données d’envergure mondiale sur la consommation de drogues légales ou illégales à partir d’un questionnaire que les consommateurs peuvent remplir en ligne. Ce questionnaire est anonyme, confidentiel et disponible en 10 langues.

Prendre des drogues, c’est prendre des risques, explique le concepteur de la GDS, le psychiatre basé à Londres Adam Winstock : «C’est comme pour conduire une voiture. On peut appliquer certaines règles pour rester en sécurité.»

L’AFR a assuré la traduction française pour l’édition 2015.

Libération et Radio Nova sont les partenaires médias français :

«Cette étude est de plus en plus reconnue sur la scène internationale, et elle permet de toucher des usagers qu’on ne voit pas forcément dans nos actions, et de montrer des produits nouveaux», explique Marie Debrus, de l’Association Française pour la réduction des risques liés aux usages de drogues (AFR), qui est partenaire de la GDS 2015. Pour cela, il faut que le plus grand nombre y prenne part. Alors, un conseil : participez ! Vous avez jusqu’au 30 décembre. Les résultats seront divulgués en juin 2015.

Table Ronde : Loi de santé publique sur la réduction des risques liés à la drogue

Dans le cadre du projet de loi relatif à la santé, le rapporteur M. Olivier Véran (SRC, Isère) a organisé à l’Assemblée Nationale une table ronde, ouverte à la presse, sur la réduction des risques liés à la drogue avec la participation de :

  • Mme Danièle Jourdain Menninger, présidente, de la MILDECA
  • M. François Beck, directeur de l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies (OFDT)
  • M. le Professeur Jean Costentin, membre de l’Académie de médecine
  • Dr Patrizia Carrieri, ingénieur de recherche à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
  • M. Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction
  • M. Yann Bisiou, maître de conférences. Université Paul Valéry – Montpellier III
  • Mme Marie Debrus, présidente de l’Association Française pour la Réduction des risques liés aux usages de drogues (AFR)
  • Dr Jean-François Corty, directeur des opérations France de Médecins du Monde
  • M. Laurent El Ghozi, président de l’association « élus, santé publique et Territoires », président du CAARUD SIDA-Paroles

Diffusion intégrale de la table ronde sur le site internet de l’Assemblée nationale :

videos.assemblee-nationale.fr/video.6169.commission-des-affaires-sociales–table-ronde-sur-le-theme-de-la-reduction-des-risques-lies-a-la-dr-2-decembre-2014

Journée mondiale de lutte contre le sida : Objectif Zéro !

Le 1er décembre est l’occasion de rappeler ce qu’est la Journée mondiale de lutte contre le sida : une journée de rassemblement planétaire, une journée de mémoire, une journée de prévention et d’information, une journée de mobilisation.

Les associations mobilisées autour de l’Objectif zéro

L’Objectif zéro a été fixé par l’Onusida (Programme des Nations unies) dans sa stratégie de lutte contre le VIH/sida 2011-2015.

Il s’agit de parvenir à l’horizon 2015 à l’objectif :

  • zéro nouvelle infection à VIH
  • zéro discrimination
  • zéro décès lié au sida

Cette année, à l’initiative du Crips, les acteurs-trices de 28 associations se réunissent, le 1er décembre 2014, autour de l’Objectif zéro.

Un village inter-associatif riche en rencontres, échanges et animations

Dans ce village aménagé pour l’événement, le public découvrira le travail des associations au quotidien et pourra s’informer sur tous les aspects de la lutte contre le VIH/sida.
De nombreuses animations seront proposées (expositions de photos, d’une bande dessinée et de peintures ; grand quizz organisé par le Crips ; débats entre les associatifs, professionnels du VIH et les personnes concernées par la pathologie…).

Programme des animations sur la scène du chapiteau

13h30 – 14h15 : Asud
En partenariat avec l’association Principes Actifs, Asud présente une forme de consommation dite propre pour les personnes séropositives et concernées par l’usage thérapeutique du cannabis : la vaporisation, une forme de réduction des risques au bénéfice de ce public.

14h30 – 17h00 : Crips IDF
Grand quizz auprès du public scolaire.

17h00 – 18h00 : Comité des familles
Enregistrement de l’émission vivre avec le VIH. Cette émission sera animée par leur journaliste, Sandra Jean-Pierre. Sur le plateau seront présents des associatifs et des professionnels du VIH/sida ainsi que des personnes concernées par la pathologie. Ils échangeront ensemble sur ces questions : comment vit-on aujourd’hui avec le VIH ?, les avancées sur la maladie, les actions mises en place pour sensibiliser le public.

18h00 – 18h30 : Centre LGBT
Présentation du travail inter-associatif : « Comment organiser la remobilisation ? »

Informations pratiques

Date

1er décembre 2014

Horaires

de 12h à 18h30

Lieu

Chapiteau
Village inter-associatif
Place de la République
Paris

Sidaction : chaîne humaine de solidarité à Paris

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est une occasion unique pour mobiliser le grand public sur les enjeux actuels de l’épidémie.

C’est pourquoi, pour la 7ème année consécutive, Sidaction organise une chaine humaine de solidarité sur le Pont des Arts (Paris 1er) le dimanche 30 novembre à 14h.

L’idée est simple : en arrivant sur place, nous vous remettrons un T-shirt  spécifique et vous  inviterons à rejoindre la chaine.

De nombreux média, (télé, radio et photographe) seront présents pour couvrir ce moment, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire sur notre site bénévole : http://www.sidaction.org/ewb_pages/e/espace-benevoles.php

COLLOQUE : Le pharmacien d’officine face aux addictions

Organisé par le RESPADD, ce colloque s’adresse aux équipes officinales et acteurs de l’addictologie. Il est placé sous le haut patronage du Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et verra la présence de Madame Catherine Lemorton, pharmacienne, présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui s’exprimera en ouverture de la journée.

Qu’il s’agisse de la prise en charge des patients tabaco-dépendants ou de la prévention des consommations à risque d’alcool, l’accompagnement des patients sous traitement de substitution aux opiacés ou l’échange du matériel d’injection en officines, chacun de ces thèmes sera abordé sur un mode collaboratif avec une mise en perspective des pratiques.

ASUD Journal n°55 – La drogue racontée aux enfants – est sorti

Dans son 55ème numéro, ASUD Journal vous propose une nouvelle maquette. N’hésitez pas donner votre avis.
La rédaction aborde le sujet tabou des drogues et des enfants en décryptant le discours officiel qui leur est servi tout en témoignant de la réalité et en promouvant des alternatives souhaitables. On peut rêver.

Au sommaire

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Secrétaire de Rédaction : Isabelle CÉLÉRIER
Abonnement et diffusion : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu Long
Couverture et illustrations : Juanita CALAMIDAD & Emiliano VILLA
Rédaction : Laurent APPELVincent BENSOMichel BONJOURMarc DUFAUD Jean-Pierre GALLANDSpeedy GONZALEZJejorKritikFabrice OLIVETFabrice PEREZEmiliano Villa
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Impression : Print[team] zac km delta – 30900 Nîmes

Aller sur la page d’ASUD Journal N°55

 

 

 

Colloque Hépatite C et nouveaux traitements : l’impact du prix des médicaments sur l’accès aux soins en France

L’arrivée sur le marché français d’une des nouvelles molécules contre l’hépatite C, le sofosbuvir, suscite l’indignation de l’opinion publique du fait du prix exigé par le laboratoire qui la produit. De nombreux médias se sont fait l’écho des arguments échangés par les différents groupes d’acteurs (associations de personnes concernées, ONG, professionnels de santé, industriels du médicament, autorités de santé…), alimentant ainsi une réflexion sur les enjeux et la politique de fixation des prix, les dangers de restrictions d’accès aux soins, le tri des malades, la politique de rationnement dus aux coûts et les difficultés du système de santé à y répondre. Dans le contexte d’élaboration de la prochaine loi de santé, notre collectif inter-associatif souhaite rassembler les différents acteurs pour débattre et faire des propositions permettant d’améliorer l’accès aux nouveaux traitements pour tous.

Inscription gratuite : ici

Salle Pierre Laroque, Ministère de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 ParisCISS TRT5 CHV SOS Hépatites Médecins du Monde Comede

Programme

  • 9h30 Accueil
  • 10h-10h15 Mot d’ouverture : Les raisons d’un colloque
    • Représentants des associations.
  • 10h15-12h30 : Table ronde 1
    Contraintes financières, Recommandations, Avis, Restrictions : quelle prise en charge dans les mois et les années à venir ?
    Animation et modération : Marianne L’Hénaff (ARCAT, TRT-5, CHV), Michel Bonjour, ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogues)

    • Recommandations de prise en charge
      • Pr. Daniel Dhumeaux, Président du groupe d’experts sur les hépatites B et C
    • Etudes coût-efficacité
      • Sylvie Deuffic-Burban, épidémiologiste, Inserm IAME UMR1137 & U995
    • Recommandations du collège de la Haute Autorité de Santé
      • Catherine Rumeau-Pichon, adjointe au Directeur de l’Evaluation Médicale, Economique et de Santé Publique,
    • La position de l’AFEF (Association Française pour l’Etude du Foie)
      • Pr. Victor deLedinghen, Secrétaire de l’AFEF
    • Table ronde : Pascal Melin (SOS Hépatites), Victor de Ledinghen, Daniel Dhumeaux, Catherine Rumeau-Pichon, Sylvie Deuffic
  • 12h30-13h15 Conférence de presse

Déjeuner libre

  • 14h-15h45 : Table ronde 2
    Lutte contre les inégalités de santé, démocratie sanitaire, les perspectives pour garantir un accès pour tous aux innovations en santé.
    Animation et modération : Pascal Revault et José Polo Devoto (Comede)

    • Dr. Jean-François Corty, Directeur des opérations France de Médecins du monde
    • Didier Sicard, Président d’honneur du Comité Consultatif National d’Ethique
    • Pr. Jean-Paul Vernant, hématologue
    • Pr. Pierre Lombrail, Président de la Société Française de Santé Publique
    • Christian Saout, Ciss, Collectif inter associatif sur la santé

Pause-café

  • 16h00-18h00 : Table ronde 3
    Modalités de fixation du prix des médicaments, accès au marché, évaluation, transparence : de nouveaux modèles à inventer ?
    Animation et modération : Olivier Maguet, Membre du conseil d’administration de Médecins du Monde

    • Pr. Jean-Yves Fagon, Vice-Président du CEPS
    • Gaëlle Krikorian, Docteure en sociologie, conseillère politique des Verts au parlement européen
    • Dr Eric Baseilhac, Directeur des affaires économiques et internationales au LEEM
    • Thomas Sannié, Président de l’Association française des hémophiles (en attente)
    • Pierre Chirac (revue Prescrire)
  • 18h : Conclusion par les organisateurs

Journée internationale des consommateurs de drogues

Le 1er novembre est la journée internationale des consommateurs de drogues. Pour l’édition 2014 l’INPUD (le réseau international des utilisateurs de drogues) a publié la déclaration suivante :

Communauté. Solidarité. Empowerment.

Les méfaits de la stigmatisation, de la discrimination et la «guerre contre la drogue»

Dans le monde entier, les gens qui utilisent des drogues sont diabolisés et stéréotypés. Les personnes qui utilisent des drogues sont stigmatisées comme étant malade, dangereux et sont vilipendés, infantilisés et traités avec condescendance, comme étant incapable de prendre soin d’eux-mêmes ou de leurs proches. Stigmatiser les personnes qui consomment des drogues mène à la discrimination, à l’exclusion sociale et cela a des impacts directs sur la santé et le bien-être de ces personnes. La stigmatisation et les stéréotypes sont justifiés par la soi-disant «guerre contre la drogue», qui à son tour entraîne des violations flagrantes des droits humains envers les personnes qui utilisent des drogues, violations qui sont, trop fréquemment, non contestés.

Les violations des droits humains des personnes qui utilisent des drogues ne sont que trop fréquentes. Les personnes qui utilisent des drogues sont arrêtées et emprisonnées. Elles sont incarcérées sans procédure légale dans des camps de travail. Les personnes qui utilisent des drogues sont soumises à la torture et à l’exécution. Les personnes qui utilisent des drogues se voient refuser l’accès aux soins de santé, aux services et à la réduction des méfaits. Les personnes qui utilisent des drogues sont harcelées et agressées par la police. La «guerre contre la drogue», une guerre qui anime ces violations des droits humains des personnes qui utilisent des drogues est un échec lamentable (même selon ses objectifs, erronés): Il n’y a aucune réduction de la consommation de drogue et aucune réduction des préjudices colossaux à la vie des personnes qui consomment des drogues et des communautés dans lesquelles ils vivent.

new20inpud20logo20brown1[2]La fin de la guerre contre la drogue, selon nos conditions

La guerre contre la drogue doit cesser. Mais cette guerre doit se terminer selon les termes des personnes qui utilisent des drogues. Lors de la dernière  « journée internationale des personnes qui utilisent des drogues » nous avons affirmé que les adultes consentants ont le droit d’utiliser les drogues de leur choix, que ce soit pour le plaisir, l’automédication,  l’amélioration des performances, l’altération de la conscience ou afin de rendre plus tolérable une vie difficile. Nous avons défendu le droit des adultes à utiliser les drogues de leur choix, dans leurs maisons sans causer de nuisances, sans crainte de harcèlement de la police, de violence et d’intimidation.

En cette journée internationale des personnes qui utilisent des drogues, nous affirmons que pour mettre fin à la guerre à la drogue et contre les personnes qui utilisent des drogues-nous devons nous éloigner de la prohibition et de la criminalisation : nous devons contester la stigmatisation ainsi que les phobies anti-utilisateurs de drogues sous toutes ces formes. Nous rejetons l’infantilisation, la condescendance et les idées préconçues. Nous rejetons les allégations et les hypothèses selon lesquelles l’utilisation de drogues est dangereuse, immorale et synonyme de maladie. Il est temps de se débarrasser d’un langage cruel, péjoratif et discriminatoire. Il est une fois pour toutes, temps de se débarrasser des stéréotypes et de reconnaitre la diversité de notre communauté.

Donc, en cette journée internationale des personnes qui utilisent des drogues, nous célébrons notre communauté et insistons sur sa force et sa diversité. À travers le monde, de nombreuses personnes, provenant de diverses branches de la société utilisent des drogues illicites. Dans différents contextes, pour des raisons différentes et de façon différente, ces personnes utilisent des drogues. Bien que nous soyons trop souvent réduits au silence dans le débat et l’élaboration des politiques qui nous concernent, nous affirmons notre droit à l’autodétermination. Nous exigeons le droit d’être respectés en tant qu’experts en ce qui concerne nos vies, nos motivations et nos expériences. Nous ne resterons pas silencieux tandis que des décisions sont prises à notre sujet et sans nous. En réaffirmant «Rien à notre sujet sans nous», nous soutenons l’inclusion de notre communauté diversifié dans son ensemble. Nous, le Réseau international des personnes qui utilisent des drogues, nous battrons afin de défendre nos droits, de promouvoir notre santé et combattrons afin de mettre fin à la guerre contre la drogue et à la prohibition. Ensemble et solidaires, nous reconnaissons les luttes de nos pairs comme les nôtres, face à la stigmatisation, l’exclusion sociale, la discrimination, le silence et la criminalisation. En 2014, nous célébrons la force de notre communauté, de notre solidarité et de notre émancipation.

Source : http://www.inpud.net/en/events/international-drug-users-day-2014

Jimmy Kempfer s’en est allé

Jimmy Kempfer nous a quitté, victime d’un cancer, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Nous perdons un compagnon, un militant et surtout un ami.

Passionné par l’univers de la consommation de substances illicites et par la réduction des risques, engagé dans différentes actions de terrain qu’il a impulsé de la clinique Liberté au milieu festif, militant de Limiter la casse, président d’ASUD, salarié de Aides et enfin journaliste pour Asud journal et Swaps, il fait partie de notre famille.

Un dernier hommage lui a été rendu vendredi 31 octobre au funérarium du Père Lachaise à 15h30.

Enfants contre les drogues, tout contre !

Un nouvel Asud Journal, c’est comme tester un nouveau produit. La promesse du plaisir se mêle à la crainte d’être déçu. Alors pour augmenter la dose, un petit extra cette fois : une nouvelle maquette. Là aussi, l’excitation se joint à l’appréhension du jugement. N’hésitez pas à réagir. Sur le fond, point de changement. Vous retrouverez les rubriques et chroniques habituelles.

En effet, le navire Asud maintient son cap éditorial grâce à un puissant vent réformiste sud-américain et ce, malgré le roulis des financements et les récifs de nos détracteurs.

Dans ces pages, nous accostons une Terra Incognita que les cartographies convenues représentent peuplée de dealers aux sorties d’écoles, de dépendances instantanées, de déchéances sociales programmées… C’est ainsi que l’on raconte La Drogue aux enfants. La plupart de ceux qui n’en prendront jamais croiront toute leur vie à cet enfer.

En opposition, s’est développée une autre croyance, celle des paradis artificiels, inoffensifs et bénéfiques à tous. Un prosélytisme souvent porté par ceux qui en ont pris et qui n’ont pas rencontré les monstres dont ont leur a parlé enfant. Leur aurait-on menti sur toutes les lignes ?

Détourner en couverture l’imagerie Disney et sa morale manichéenne est un poncif qui marche. L’artiste José Rodolfo Loaiza Ontiveros l’utilise comme baromètre de l’ouverture d’esprit de notre société, de sa capacité à regarder la réalité en face.

Oui, nos enfants vivent entourés de produits psychoactifs légaux ou illégaux. Dressons-leur une carte précise de ce continent afin qu’eux et leurs parents puissent choisir (ou pas) un rivage duquel ils pourront repartir à tout moment avec facilité. Mais pour cela, il faudra d’abord tuer le seul vrai monstre qu’ils y croiseront à coup sûr : la Prohibition.

1ère conférence européenne sur l’Hépatite C et l’usage de drogues

Besoin d’agir : briser le tabou sur l’hépatite C

Aujourd’hui, le virus de l’hépatite C (VHC) touche environ 9 millions de citoyens européens. Les personnes qui s’injectent ou s’injectaient des drogues sont le groupe avec les taux de le plus important prévalence dans certains pays européens, jusqu’à 90%. Dans d’autres populations telles que les «hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) », les taux d’infection sont également en augmentation rapide. Sans traitement approprié le VHC peut être une maladie grave voire mortelle. Ce problème est rarement abordé alors que des nouveaux traitements très efficaces existent.

La 1ère conférence européenne a réuni les principaux acteurs sur le VHC, y compris des représentants des usagers de drogues, des experts en réduction des risques, des professionnels de santé, des laboratoires pharmaceutiques, des chercheurs et des décideurs.

Un des faits saillants de la conférence est la présentation de la «Déclaration de Berlin» : un appel aux décideurs politiques nationaux et européens, à assurer un meilleur accès aux soins et la qualité du traitement de l’hépatite pour les groupes les plus marginalisés et vulnérables.

Programme

  • Séances de discussion sur les politiques et les meilleures exemples concrets de toute l’Europe
  • Séances d’échange de compétences sur les dépistages et les pairs en milieu professionnel
  • Séances de formation sur les approches novatrices

Les thèmes prioritaires sont

  • Traitement clinique et impact des nouveaux médicaments
  • Prix, nouveaux médicaments et plaidoyer
  • Recherche sur le (coût) efficacité du traitement des usagers de drogues
  • Prévention du VHC: Le rôle de la réduction des risques et le traitement du VHC
  • Atteindre différents groupes cibles de la prévention et du traitement du VHC (migrants, prisonniers, HSH)
  • Point de vue des usagers de drogues par les pairs en milieu professionnel

Inscriptions et Contributions sur conference.hepatitis-c-initiative.eu

La méthadone gélule prescrite pour 28 jours

Suite à l’avis favorable du 20 mars 2014 donnée par la Commission des Stupéfiants et Psychotropes de l’ANSM pour l’allongement de la durée de prescription du Chlorhydrate de Méthadone sous la forme gélule, un arrêté du 13 octobre 2014, publié le 17 octobre 2014 au JO, modifiant l’arrêté du 20 septembre 1999 modifié fixant la liste des médicaments classés comme stupéfiants dont la durée maximale de prescription est réduite à quatorze jours ou à sept jours exclu la méthadone sous forme gélule.

En pratique, à compter du samedi 18 octobre 2014, les patients stabilisés bénéficiant d’un traitement par Chlorhydrate de Méthadone GÉLULE, peuvent bénéficier, si leur médecin l’estime possible, d’une prescription tous les 28 jours. Pas de changement pour la délivrance à la pharmacie de la méthadone, tous les 7 jours sauf mention expresse par le prescripteur qui peu moduler cette fréquence. Par exemple : « … tous les quatorze jours », « … en une fois pour vingt-huit jours » …

Voir le décret :

Accès Journal officiel

Pour toute information au sujet des médicaments de substitution aux opiacés, notre rubrique Substitution contient des fiches pratiques .

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5èmes Rencontres Nationales de la Réduction des risques

Les 13, 14 et 15 octobre ont eu lieu les 5èmes Rencontres Nationales de la Réduction des Risques.

« Drogues : la sale guerre »

Le plaisir et la convivialité de cet événement ne doivent ni minimiser le sérieux de son propos sur les besoins de réforme de la politique des drogues ni cacher la gravité d’une « Guerre à la Drogue » à la française de plus en plus en décalage, en retard, par rapport au contexte international.

La politique de RdR française, longtemps expérimentée puis institutionnalisée, se heurte aujourd’hui violemment à la diminution des finances publiques et à la fin de la tolérance compassionnelle envers les usagers de drogues. La crise économique conjuguée avec la perspective de traitements efficaces des grandes épidémies virales du sida et de l’hépatite C nourrissent un retour à l’ordre des choses, un retour à l’ordre moral.

Ailleurs, une part de plus en plus grande de la société civile, partout dans le monde, et même certains États comme l’Uruguay osent pousser la logique de la Réduction des Risques jusqu’au bout au nom des Droits de l’Homme.

Ici en France, n’enfermons pas la politique de RdR dans une parenthèse de 30 ans pour revenir à l’ancien logiciel. Ne réduisons la politique de RdR ni à un palliatif à l’abstinence, ni à une alternative à l’incarcération. Ces visions, médicales et policières, de l’usage de drogues s’accommodent trop bien de la « Guerre à la Drogue » à laquelle l’Histoire se doit de mettre un terme.

Revivez les rencontres sur  rdr2014.a-f-r.org

Tendances N°94 de l’OFDT est consacré au TSO

Près de vingt ans après leur introduction en France, en 1995, les traitements de substitution aux opiacés (TSO) constituent un des fondements de la politique de réduction des risques. Le dernier plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017 prévoit d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients et de développer l’accessibilité à ces traitements.

Le numéro 94 de Tendances présente une synthèse des dernières données disponibles sur les TSO. Elle fait suite à une série de travaux initiés en 2002 portant sur les données de remboursements des médicaments de substitution aux opiacés (MSO). D’autres sources sont également mobilisées dans ce numéro de Tendances qui présente dans un premier temps une estimation du nombre de personnes traitées par TSO en France ainsi qu’une comparaison européenne. Il s’attache ensuite à décrire les personnes concernées en les différenciant selon les modalités de suivi et de délivrance du traitement et aborde également la question du mésusage et du détournement ainsi que les mesures de contrôle mises en place, puis les risques de morbi-mortalité liés aux MSO. Il s’achève par une brève discussion sur « le modèle français » de substitution.

6èmes Assises nationales de la FFA « Addictions, risques et dommages : vers un consensus »

Cette conférence aura lieu à la Maison Internationale de la Cité Universitaire de Paris du du 8 au 9/10/2014.

De profonds bouleversements s’opèrent ces dernières années dans le champ des addictions, tant dans les pratiques des usagers que dans celles des professionnels. La réduction des risques et des dommages (RDR&D) en est à la fois le symbole et le concept le plus significatif. Mais quel peut être l’avenir de tels bouleversements si l’opinion et la société tout entière n’en connait ni l’impact ni les ressorts ?

Le sous-titre des 6èmes Assises de la Fédération Française d’Addictologie « vers un consensus » indique clairement l’objectif auquel veut contribuer la FFA : construire et promouvoir un consensus interprofessionnel pour donner sens à une politique axée sur la réduction des risques et des dommages.

Ces Assises constitueront une première étape visant à identifier et recenser les pratiques concernées ainsi qu’à soulever les questions qu’elles suscitent. À l’image de ce qui est à la base de la RDR&D, chacun des thèmes sera abordé sous le double angle de l’expérience des personnes et de l’expertise scientifique.

La seconde étape, prévue en 2015, sera la préparation et la réalisation d’une conférence de consensus proprement dite. Tout au long des débats de ces Assises, les membres du futur comité d’organisation de la conférence de consensus réuniront et synthétiseront les questions qui serviront de canevas au travail des experts de la conférence. Ils en feront une première présentation à l’issue des Assises.

Programme

  • Les fondamentaux et les bases de la réduction des risques et des dommages
  • Les usagers : expérience et expertise en matière de réduction des risques
  • Impacts de la réduction des risques et des dommages
  • Freins et obstacles / leviers et facilitateurs de la réduction des risques et des dommages
    • Représentations et société
    • Politique et morale
    • Economie
  • La réduction des risques et des dommages à l’épreuve des pratiques
  • Comment construire un consensus ?

Programme complet

Inscription en ligne

EuroHarm Reduction Network Meeting

Du 1er au 3 octobre 2014, la réunion portera sur les résultats des 2 dernières années des activités du projet EuroHRN. Les différentes sessions permettront de discuter du fonctionnement d’euroHRN et de ses futures priorités.

L’évènement permettra également d’offrir l’opportunité aux représentants des usagers de drogues pour discuter du Réseau Européen des personnes qui utilisent des drogues (EuroNPUD) et aux représentants des salles de consommation de drogues d’intensifier leur collaboration.

Cet évènement est gratuit pour les membres de EuroHRN, les représentants des usagers de drogues et des représentants des salles de consommation de drogues. Les autres participants doivent payer les frais d’inscription de 100€.

Programme

  • la prévention des overdoses (APDES, EHRN):
    • la campagne de sensibilisation «J’en suis la preuve»
    • éducation par les pairs dans la distribution de naloxone
    • débat sur ​​les futures stratégies de prévention des surdoses
  • salles de consommation de drogues (FRG, Akzept):
    • résultats d’une étude pilote à Amsterdam et Francfort
    • analyse des concepts et les meilleures pratiques
    • réseau international des salles de consommation de drogues
  • Promouvoir la réduction des risques à travers des politiques locales (AFR):
    • travailler avec les médias
    • participation des consommateurs de drogues dans les politiques locales
    • la réduction des risques et l’application de la loi au niveau local

Programme détaillé et inscription sur eurohrn.eu

Laurent Appel d’ASUD fait le buzz à Expogrow

Exprogrow, c’est l’évènement social, culturel et commercial sur le cannabis. Ça se passe chaque année à Irun au Pays-Basque espagnol. Laurent Appel, militant d’ASUD et journaliste, y était présent du 12 au 14 septembre et à cette occasion il a été interviewé par Expogrow et Sud Ouest.

Extrait de l’interview de Laurent Appel dans Sud Ouest (13 septembre 2014)

Laurent Appel 2014« La prohibition n’a pas démontré qu’elle protégeait le consommateur, ni pour sa santé, ni pour sa sécurité, ni pour la sécurité publique. En disant « ne consommez pas », on ne donne pas les bons réflexes aux gens quand ils consomment. Si on veut créer une éducation autour du cannabis, on ne peut plus rester dans la prohibition dure. » (cliquez pour lire l’interview complète)

Interview Expogrow (13 septembre 2014)

Drugo : le conte de fée de la guerre aux drogues

En attendant encore quelques semaines le prochain ASUD Journal consacré aux enfants, voici le conte de fée en film d’animation de la Global Commission on Drug Policy : la terrible histoire de Drugo, un dragon banni du royaume par le Roi qui mettait au donjon tous ceux qui continuaient à lui rendre visite. La guerre entre Drugo et les soldats du Roi ravagea le royaume et l’appauvrit lorsqu’un jour les anciens Rois revinrent avec une idée…

Un rapport propose de reprendre le contrôle sur les drogues en les légalisant

La Global Commission on Drug Policy, composée de dirigeants et ex-dirigeants mondiaux, réitère dans ce 4ème  rapport la nécessité d’envisager une régulation du marché des drogues, les alternatives à l’incarcération, de mettre davantage l’accentsur ​​les approchesde santé publique.

Le Rapport fait sept recommandations principales :

  1. Allouer les ressources consacrés au répressif au profit d’interventions sanitaires et sociales éprouvées.
  2. Mettre sur le marché les analgésiques à base d’opiacés.
  3. Décriminaliser l’usage simple ou la possession pour sa propre consommation.
  4. Repenser les alternatives à l’incarcération pour les délits non violents et « du bas de l’échelle » du trafic.
  5. Réduire le pouvoir des organisations criminelles qui causent violence et insécurité dues à la concurrence.
  6. Permettre et appuyer les essais dans des marchés légalement réglementés, en commençant, par le cannabis, la feuille de coca et certaines nouvelles substances psychoactives.
  7. Profiter de l’occasion offerte par la SEAGNU (session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies) de 2016 pour réformer le régime mondial des politiques en matière de drogues.

Sous l’impulsion du dernier rapport produit en mai 2013 par l’Organisation des États américains, qui comprenait la légalisation comme une alternative possible, et la loi de légalisation du cannabis voté fin 2013 en Uruguay, les Nations Unies ont instigué l’organisation de la SEAGNU sur les drogues qui aura lieu en 2016. La Global Commission souhaite que cette échéance puisse être l’opportunité d’un changement de cap, en instaurant les bases d’un nouveau régime de contrôle des drogues pour le 21eme siècle.

De leur côté 4 associations francophones, l’AFR et la FA pour la France, le GREA pour la Suisse et la Fedito Bxl pour la Belgique, vous proposent de prendre connaissance :

Vidéo de la conférence de presse de lancement à New-York animée par en présence des anciens prédidents Fernando Henrique Cardoso (Brésil), Ernesto Zedillo (Mexique), César Gaviria (Colombie), Ruth Dreifuss (Suisse) et aussi de Richard Branson (PDG de Virgin).

Dans les médias

Consommateurs de drogues ET migrants : Donnez votre avis sur les systèmes de santé en Europe

Cela vous prendra 15 minutes pour compléter un questionnaire soutenu par l’Union européenne à l’intention de toutes les personnes qui vivent dans un pays dans lequel elles ne sont pas nées.

Il est important que les consommateurs et ex-consommateurs de drogues y répondent massivement car ils entretiennent très majoritairement de nombreux rapports avec les services de santé. Leur avis sur ces services est donc précieux.

Ce questionnaire est :

  • anonyme
  • confidentiel

Des personnes venant des quatre coins du monde peuvent être amenées à utiliser les services de santé alors qu’elles sont en Europe. Les personnes nées à l’étranger sont plus susceptibles d’attendre d’être gravement malades avant de demander de l’aide, ce qui peut entraîner de graves conséquences pour leur santé.

Répondez à une courte enquête afin de découvrir les raisons qui empêchent certaines personnes de se rendre plus tôt dans les services de santé. Les informations recueillies permettront d’améliorer ces services.

Qui peut participer ?

  • Vous avez plus de 18 ans ?
  • Vous vivez hors de votre pays d’origine ?

Intervenants de santé et consommateurs de drogues, merci de diffuser cette information.

Participer à aMASE
www.amase.eu

Manifestation : Soutenez Ne punissez pas ! (Support. Don’t punish !)

Le Consortium International sur la Politique des Drogues (IDPC) a organisée dans plus de 100 villes de 50 pays, une journée de mobilisation mondiale le 26 juin 2014 en soutien aux consommateurs de drogues.

Manifestations le jour J

Cette année non pas une mais 4 manifestations ont eu lieu à Paris, Marseille, Toulouse et Metz soutenues par de nombreuses associations (voir l’article de l’AFP).

Paris

Une centaine de militants se sont réunis sur le pont du Canal Saint-Martin près de l’Hôtel du Nord.

Organisation : AFR (coordination@a-f-r.org)

Marseille

Plus de 120 personnes se sont rassemblées sous l’ombrelle du Vieux-Port

Organisation : Bus 31/32 (caarud@bus3132.org)

Toulouse

Près d’une trentaine de mlitants ont sensibilisés les passants Place Arnaud Bernard.
Organisation : Chanvre et Libertés (contact@chanvre-libertes.org)

Metz

3 militants étaient présents. C’est un début !

Organisation : Chanvre et Libertés (contact@chanvre-libertes.org)

Portfolio Mondial

Le principe du portfolio mondial est de poser seul ou en groupe au côté du logo de l’évènement (jpg ou pdf). Pour y participer, envoyez directement vos photos à campaign@idpc.net ou com@a-f-r.org.

 

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Argumentaire

Pourquoi le 26 Juin?

Le 26 Juin est la Journée Internationale contre l’Abus de Drogues et le Trafic Illicite, mais aussi (paradoxalement) la Journée Internationale de Soutien aux Victimes de la Torture. Tandis que les pays les plus répressifs « fêtent » ce jour par des condamnations voire des exécutions de consommateurs ou de trafiquants de drogues, les autres perpétuent à leur manière la guerre à la drogue, cette guerre contre leurs propres citoyens. L’IDPC et ses partenaires proposent de se réapproprier cette journée en dénonçant les atteintes faites aux consommateurs de drogues et en criant au et fort notre soutien à leur égard.

Pourquoi soutenir les consommateurs de drogues ?

Les traités internationaux et les lois qui régissent la question des drogues dans le monde ont essentiellement pour objectif l’éradication, la prohibition et la criminalisation des usagers de drogues. Ce système qui coûte des milliards d’euros à la planète ne produit pas les effets annoncés : la consommation mondiale augmente, les trafics prospèrent et les risque sanitaires et sociaux se multiplient.

Pire, cet échec n’empêche pas les personnes qui utilisent des substances illicites d’être massivement traquées, punies, emprisonnées. Cette guerre aux drogués a de grave conséquences sanitaires et sociales en condamnant ces personnes à l’exclusion et la clandestinité.

Ailleurs dans le monde

La Journée mondiale d’action de « Soutenez. Ne Punissez Pas » a été un vrai succès. Il y a eu des évènements dans une centaine de villes à travers le monde avec des manifestations et cortèges, de l’art urbain et des graffitis, des kiosques d’information, des concerts, des pièces de théâtre, des discours, des conférences de presse, des matchs de football, etc.

Médias : articles et émissions TV ou radio sur la journée d’action sur le lien suivant : http://supportdontpunish.org/fr/journee-daction-mondiale-du-2014/.

Photos: les meilleures sont disponibles ici : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.267785713405564.1073741851.135052193345584&type=1.

Vidéos: les vidéos relatives à la campagne sont sur http://supportdontpunish.org/fr/videos-3/

Bilan du 26 Juin 2013

La Journée du 26 Juin avait pour objectif de rassembler dans plusieurs villes du monde au moins 100 militants vêtus d’un t-shirt blanc avec le logo de « Soutenez. Ne punissez pas », ainsi que des masques de Richard Nixon. 41 villes y ont participé. Faites le tour du monde de la journée en vidéo :

L’AFR avait organisé la mobilisation française à Paris au Trocadéro.

Plus d’infos

L’appel du 18 joint 2014 : Nous sommes Urugayens !

Ces politiciens, toutes tendances confondues, qui s’offusquaient lorsque l’un d’entre eux, par inadvertance, suggérait de débattre sur le bien-fondé de la pénalisation du cannabis, n’ont pas moufté le jour où l’Uruguay, à la surprise générale, est devenu la première nation au monde à légaliser le cannabis. On ne les a pas non plus entendu lorsqu’aux États-Unis, souvent cités pour leur guerre sans merci contre la DROGUE, le Colorado l’a légalisé à son tour.

Nous sommes tous des Uruguayens titre

Les seuls, ou presque, à présenter aujourd’hui le chanvre sous un jour apocalyptique, ce sont les membres de l’Académie nationale de médecine et son héraut le docteur Jean Costentin dont les propos outranciers sur les dangers du cannabis ont même réussi à déclencher la réaction outragée de Didier Jayle, président de la Mildt sous l’ère Chirac-Sarkozy (2002 à 2007). Le cannabis n’est certes pas anodin et ce n’est pas le Circ qui vous dira le contraire, mais tous les rapports (nationaux ou internationaux) ont relevé sa relative innocuité et son potentiel thérapeutique.

La prohibition du cannabis a depuis longtemps fait la preuve de sa redoutable inefficacité. Elle n’a pas réussi à endiguer le nombre de consommateurs, ni à freiner le trafic. Elle a favorisé l’apparition de produits de coupe dangereux pour la santé, a déclenché des guerres meurtrières dans les cités et le gouvernement français, n’en déplaise à nos députés, ne pourra échapper très longtemps au nécessaire débat sur les redoutables effets secondaires d’une politique parfaitement inutile.

Partout en France, l’Appel du 18 joint est l’occasion de montrer que nous en avons assez de la répression et assez d’entendre depuis quarante ans les mêmes arguments éculés…

FIGEAC

Le Circ Midi-Pyrénées vous donne rendez-vous à 10h place Vival à Figeac, pour un défilé autour de la ville à 10h30, 11h. Il y aura ensuite pose de stands et informations jusqu’à 15/16h.

LYON

C’est au Parc des Berges Lyon 7e (Tram T1 Halle Tony Garnier) que le Circ Lyon vous accueillera dès 18h, en musique avec les Dread Ises Sound System & Bredda Soundsystem.

Stands, bars, grignotage et prise de parole la bouche pleine.

Participent aux rassemblement : Les jeunes Écologistes Lyon, le NPA, la Ligue des Droits de l’Homme, FacVerte, Europe Écologie Les Verts, Jardin d’Eden, Livity Reggae, LionSoldJah et Aides

Contact : circ-lyon@circ-asso.net

Sur FaceBud

PARIS

C’est à la prairie du Cercle Sud au Parc de La Villette (M° Porte de La Villette ou Porte de Pantin) que le Circ Paris vous donne rendez-vous dès 18 h en famille et avec votre miam.

Prises de parole, animations musicales avec les cannactivistes de RBH Sound.

Et sur FaceBud ou Tweeder

ST BRIEUC

Rassemblement pacifique et festif pour une réglementation de la filière récréative et thérapeutique du chanvre (Cannabis sativa L.) est prévu le mercredi 18 juin de 18h à 20h, au parc des Promenades à Saint Brieuc.

Sur FaceBud

Et d’autres initiatives…

BORDEAUX

Rassemblement 18h place de l’Hôtel de Ville organisé par Les Jeunes Écologistes Bordeaux-Aquitaine
Sur Facebook

MARSEILLE

Organisé par le Massilia Cannabis Municipal Club qui vous donne redez-vous au 125 sur la Cannebière au kiosque à 18h devant la mairie de secteur 1er et 7ème, avec une animation confirmée avec des membres du Massilia Sound System.

Sur Facebud

TAHITI

L’association THC (Tahit i Herb Culture) appelle à un rassemblement devant l’Assemblée à Papeete à 18h.

90ème rencontre du CRIPS IdF : RdR, regards critiques et perspectives

Introduction

Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement de Paris Jean-Luc Romero-Michel, président du CRIPS Île-de-France

Enjeux après l’arrêt consultatif du Conseil d’Etat pour une salle de consommation à Paris : comment accompagner la RdR à l’injection ?

1ère table ronde

  • Pourquoi et comment accompagner l’injection – Marie Debrus (AFR)
  • L’aspect politique et juridique – Laurent El Ghozi, Président d’Elus, Santé publique et Territoires
  • Retour sur la salle Gaïa, son projet et la décision politique – Elisabeth Avril (Gaïa)

2nde table ronde

  • Le point de vue des habitants concernés par la proximité avec des structures bas-seuil – Didier Vincent (Association Action Barbès)
  • Les publics ultra minoritaires : usagers immigrés d’Europe de l’Est, quelles approches de RdR ? – Sandra Louis (110 les Halles)
  • Comment font les Genevois pour gérer les relations avec le voisinage ? Martine Baudin, (Première ligne, Suisse)

Débat de la salle

Café forum des outils

La RdR en milieu festif

(animé par Thierry Charlois – Fêtez Clairs)

  • La place du modèle communautaire – Fabrice Perez (ASUD/Techno+/AFR)
  • Pour réduire les risques au plus près des usages : travailler avec les dealers ? – Vincent Benso -Techno+)

Débat de la salle

Infos pratiques

Date  : Lundi 16 juin 2014 de 9h30 à 16h00

Lieu : Mairie du 10ème arrondissement- Salle de fêtes (2ème étage) – 72 rue du fbg Saint-Martin – 75010 Paris – Métro Château d’eau (ligne 4) ou Jacques Bonsergent (ligne 5)

Contact et inscriptions  : rencontre@lecrips.net ou fax 01 56 80 33 00 – Réponse impérative avant le 12 juin 2014.

Hépatites : Guérison pour tous ? Traitement pour chacun ! La santé n’a pas de prix, mais les traitements doivent avoir un juste prix

Actions Traitements – Act Up Paris – Aides – Arcat – ASUD – Basiliade – CATRED – CEID – Collectif Hépatites Virales – Comede – Dessine moi un mouton – Fédération Addiction – FNARS – FNH VIH et autres pathologies – Gaia Paris – Marmottan – Médecins du Monde – Odse – Planning familial – Solidarité Sida – SOLENSI – SOS Hépatites Fédération – LeTipi Marseille – TRT-5

Le 19 mai dernier était présenté le tout premier rapport d’experts en France sur la prise en charge des personnes infectées par les virus des hépatites virales B et C.Les conclusions de ce rapport étaient attendues pour lutter contre l’épidémie, soigner, et guérir en particulier les personnes infectées par le VHC grâce à l’arrivée de nouvelles molécules.

En effet, les hépatites représentent un problème majeur de santé publique : plus de 500.000 personnes touchées en France et près de 4000 décès chaque année.

Si les recommandations qui y figurent sont pertinentes : étendre et améliorer l’accès aux soins des personnes « vulnérables » et/ou en situation de précarité, dépister et traiter sans état d’âme et sans jugement les usagers de drogues, les personnes sous main de justice, les migrants… , elles devraient être suivies par un comité sous l’autorité du ministère de la santé ; enfin leur mise en oeuvre effective implique des moyens et des mesures à la hauteur des enjeux éthiques et de santé publique.
La lutte contre les hépatites connaît une révolution avec l’arrivée de traitements beaucoup mieux tolérés permettant des taux de guérison spectaculaires.

Les prix annoncés par les laboratoires, en particulier Gilead, sont prohibitifs : 60.000 à 80.000 euros pour une cure de 3 mois !

Comment dans ces conditions garantir un accès équitable à tous ?

Ce prix, qualifié d’ »exorbitant » par les experts du rapport, pourrait créer un dangereux précédent en ne basant pas la délivrance de médicaments vitaux sur les réels besoins en santé des personnes, ce qui aggravera une discrimination préexistante des personnes susceptibles d’être soignées sur des critères non médicaux : mode de vie, situation administrative ou socio-économique des personnes touchées.

Ceci entraînerait donc une perte d’espérance de vie pour certaines, la survenue de complications et d’incapacités liées à la maladie ou encore le recours à des traitements moins coûteux mais moins efficaces.

Nous ne pouvons nous satisfaire d’une prise en charge à deux vitesses. C’est d’autant plus intolérable que l’arrivée de nouveaux traitements contre l’hépatite C, beaucoup plus efficaces et avec beaucoup moins d’effets secondaires, fait entrevoir la possibilité d’éradiquer cette épidémie.
Nous demandons une véritable stratégie nationale de lutte contre les hépatites pour améliorer le suivi des lignes de crédits affectés aux services de santé et leur capacité à répondre aux besoins, et garantir une réelle équité dans l’accès aux nouvelles molécules.

La France s’est dotée depuis 1946 d’un système de protection sociale reposant sur le principe suivant : « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au
bénéfice de toute personne » art. L1110-1 du Code de Santé Publique. Nous rappelons que toute approche contraire à ce principe fondamental constituerait une grave atteinte au Code de Santé publique, dans la mesure où elle représenterait une perte de chances thérapeutiques pour les personnes touchées.
Face à ces enjeux éthiques et de santé publique, nos organisations s’interrogent sur l’intérêt et la nécessité de saisir le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) pour avoir son avis sur les dangers de la mise à l’écart de patients infectés par le VHC nécessitant pourtant un traitement.

Plus largement, cela pourrait être l’occasion de connaître ses conclusions sur les implications éthiques et de santé publique en matière de coût des traitements et des dispositifs dont devrait se doter l’Etat pour mieux négocier avec l’industrie pharmaceutique, tout en accordant une place à la société civile et aux personnes concernées.

Nous appelons l’Etat à exiger un juste prix et donc à jouer son rôle de régulateur auprès des industriels afin de faire baisser les prix et de garantir l’accès à ces nouvelles molécules pour au moins 80.000 personnes atteintes d’hépatite C chronique, chez qui le traitement doit être initié selon les recommandations du rapport d’experts. Nous demandons à ce que les personnes infectées et malades soient enfin associées aux discussions et aux négociations, notamment dans les différents groupes de travail, en particulier ministériels, interministériels ; sans oublier leur intégration au Comité Economique des Produits de Santé (CEPS).

L’attitude de la France est d’autant plus attendue que nombre de pays sont confrontés à des difficultés similaires, voire encore plus graves, et que l’épidémie est mondiale.

Contacts :

– Président de SOS Hépatites Fédération, Michel Bonjour – téléphone 06 84 29 00 95 et courriel <michel.bonjour@soshepatites.org>

– Emmanuelle Hau/Aurélie Defretin, Médecins du Monde – téléphone 01 44 92 14 31 /13 81 – 06 09 17 35 59
<infomdm@medecinsdumonde.net>

Vous consommez des nouveaux produits de synthèse, répondez à l’enquête i-Trend

Ce questionnaire s’adresse à toutes les personnes ayant déjà consommé au moins une fois un nouveau produit de synthèse disponibles ou non sur Internet. Il est complètement anonyme et nécessite 15 minutes pour le remplir (en une seule fois). Pour participer cliquez sur la bannière ci-dessous :

Impression

En savoir plus

L’étude I-Trend menée en France par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies porte sur les nouvelles substances psychoactives désignées par les termes Nouveaux Produits de Synthèse (NPS). Ces substances sont aussi couramment dénommées « legal highs » ou « designer drugs » ou encore « research chemicals » (RC).

Chacune d’entre elles peut se présenter sous des noms fantaisistes, des marques (par exemple NRG-3, Benzofury, SPICE, etc.). Sur les sites de ventes en ligne, ces substances sont parfois présentées comme des sels de bain, de l’encens avec la mention « not for human consumption », afin de détourner la loi sur les produits psychoactifs ou alimentaires.).

Ces nouveaux produits de synthèse imitent généralement les effets de drogues illégales comme par exemple, la cocaïne, l’ecstasy, l’amphétamine, la kétamine, le LSD ou même l’héroïne.. La plupart de ces nouvelles substances psychoactives peuvent être commandées sur Internet. Dans certains pays, elles peuvent être achetées dans des magasins appelés smart shops. Elles peuvent aussi être vendues par des dealers sur le marché des drogues, parfois comme des substituts des drogues cités plus haut.).

Les NPS se présentent sous toutes les formes : poudre, liquide, comprimé, herbe, gélule ou même résine.

Pourquoi ce questionnaire ?

Ces substances sont souvent très récentes et par conséquent, peu d’informations sont disponibles sur leurs effets, leurs compositions réelles, et les conséquences sur la santé.

Il est donc nécessaire de mieux comprendre comment ces substances sont perçues et utilisées. Cette enquête a été conçue pour apporter des réponses aux questions posées.

Il est destiné aux personnes qui ont déjà utilisé au moins une de ces substances. Si c’est votre cas, nous vous invitons à partager votre expérience.

La passation de ce questionnaire vous prendra 20 minutes environ. Il est totalement anonyme, aucune information sur votre identité ne vous sera demandée.

Pour plus d’informations sur les acteurs du projet Européen I-TREND et sur ses objectifs, cliquez ici.

SIDA 2018 : Dénoncez la tenue de la conférence internationale dans un pays qui refuse les personnes concernées ?

INPUD, l’association internationale des usagers de drogues, s’inquiète que la conférence internationale sur le sida de 2018 n’ait encore lieu aux Etats-Unis, un pays dans lequel il est difficile voire impossible d’entrer pour les usagers de drogues et les travailleurs du sexe.

INPUD est à la recherche de soutien associatif pour cette lettre, mais accepte également les mentions individuelles. Si vous souhaitez soutneir le courrier ci-dessous, envoyez votre nom, celui de votre association et votre fonction à: eliotalbers@inpud.net (cc. communications@nswp.orginfo@inpud.netavant le lundi 26 mai 2014 09:00 UTC.

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Le courrier

Prof. Françoise Barré-Sinoussi, IAS President
Dr. Chris Beyrer, IAS President-Elect & International Chair of Conference Coordinating Committee
Mr. Bernard Kadasia, IAS Acting Executive Director
International AIDS Society Governing Council and Secretariat
International AIDS Society HQ
Avenue de France 23
CH-1202 Geneva
Switzerland

26 mai 2014

Madame, Monsieur,

Nous vous écrivons en tant que réseaux mondiaux représentant les usagers de drogues et les travailleuses du sexe (hommes, femmes et trans), ainsi que nos soutiens et alliés, afin d’exprimer notre grande consternation que San Francisco soit parmi les villes citées dans la liste de celles censées accueillir la Conférence internationale sur le sida de 2018.

Comme vous en êtes sans doute plus que conscient, pour qu’une ville se qualifie comme hôte pour une conférence internationale sur le sida, elle doit être dans un pays qui n’a pas de barrières légales à l’entrée, au séjour ou à la résidence des personnes vivant avec le VIH. Bien que les États-Unis répondent en effet aux critères vitaux d’admissibilité, ayant en 2009 renversé les obstacles juridiques existant antérieurement, nous estimons que la tenue de la conférence aux États-Unis serait une flagrante mauvaise décision.

Les travailleuses du sexe et les usagers de drogues, deux des populations clés les plus touchées par l’épidémie de VIH font face à des obstacles juridiques, rigoureusement appliqués et considérables, pour entrer aux États- Unis. En outre, tandis que les États-Unis ont fait d’énormes contributions à la lutte contre l’épidémie, ils ont encore en place une interdiction fédérale sur l’achat de fournitures pour les programmes d’échange de seringues, à l’échelle nationale et dans ses programmes à l’étranger, et exige que les bénéficiaires de fonds fédéraux signent le fameux « pacte anti -prostitution». Ces deux textes de loi posent de graves obstacles structurels à l’élaboration de programmes efficaces de prévention du VIH parmi les travailleuses du sexe et les usagers de drogues injectables.

Nous sommes franchement abasourdis, et nous ne pensons pas qu’il soit exagéré de dire, insultés, quand peu de temps après la conférence de Washington IAC 2012, dont le slogan « Pas de travailleuses du sexe, pas d’usagers de drogues, pas d’IAC  » a été largement entendu comme le résultat de l’exclusion systémique des membres internationaux de ces communautés de prendre part à la conférence, pour que le retour des États-Unis soit encore envisagé.

Les leçons de la conférence de Washington n’ont manifestement pas été tirées et les préoccupations exprimées par les membres de la communauté des usagers de drogue et des travailleuses du sexe ont été ignorées. Si la conférence 2018 se déroule à San Francisco, nous verrons à nouveau une conférence dont les voix de deux des communautés les plus durement touchées par l’épidémie faire défaut. Ceci défie, et moque l’engagement souvent exprimé d’assurer l’intégration et la participation significative de toutes les principales populations affectées. Une telle décision enverrait le signal qu’en dépit de la preuve épidémiologique que les environnements juridiques répressifs, la criminalisation, la stigmatisation et d’autres facteurs structurels font en sorte que les travailleuses du sexe et les usagers de drogues, en particulier les usagers de drogues injectables, sont massivement touchés de manière disproportionnée par l’épidémie ; que nos voix n’ont pas d’importance et qu’elles ne sont pas voulues dans cette plate-forme internationale prééminente pour l’échange des opinions, et pour fournir un leadership dans la lutte contre l’épidémie.

À la lumière de ces faits, nous vous supplions de ne pas, une fois de plus, discréditer la Conférence internationale sur le sida en la tenant dans un pays où les membres de deux des principales populations touchées seront incapables de gagner l’entrée en toute sécurité. Nous vous exhortons à prouver votre engagement concret pour le thème de la conférence de cette année « Plus personne laissé derrière », et de tenir la conférence 2018 dans un pays qui ne place pas d’obstacles systémiques à la participation significative des membres de toutes les communautés touchées.

En conclusion, nous vous demandons de vous engager à ne pas tenir la conférence internationale aux États-Unis jusqu’à ce qu’ils aient abrogé les barrières restrictives sur le droit d’entrer, de rester et de séjourner pour les personnes qui utilisent des drogues et les travailleuses du sexe, et jusqu’à ce que soit abrogé l’interdiction fédérale sur les programmes d’échange de seringues et que le « pacte anti-prostitution » soit retiré de ses conditions de financement.

Levez-vous en solidarité avec les travailleuses du sexe et les personnes qui utilisent des drogues et dites non à San Francisco en 2018.

Cordialement,

Dr Eliot Ross Albers, Phd
Executive Director
International Network of People who Use Drugs (INPUD)

Ruth Morgan Thomas
Global Coordinator
The Global Network of Sex Work Projects (NSWP)

ASUD Journal n°54 – Qui sommes-nous ? – est sorti

Dans son 54ème numéro, ASUD se pose des questions existentielles. Qui sommes-nous ? Pourquoi sont-ils aussi méchants ? C’est quoi l’injection ? Qu’est-ce qu’on nous fait gober ? Docteur, comment ont fait les drogués ? etc.

Au sommaire

Ils ont participé à ce numéro…

Directeur de Publication : Michel VELAZQUEZ GONZALEZ
Rédacteur en chef : Fabrice OLIVET
Coordination : Fabienne LOPEZ
Maquette : Mathieu Long
Couverture et illustrations : Pierre OUIN, Emiliano Villa et WATH
Rédaction : Laurent APPELVincent BENSOMarc DUFAUD Jean-Pierre GALLANDSpeedy GONZALEZ Laurent KarilaBertrand LEBEAUSébastien NFHFabrice OLIVETFabrice PEREZEmiliano Villa
Dépot Légal : Tirage 10 000 exemplaires. ISSN : 1257 – 3280
Commission Paritaire : en cours
Impression : Print[team] zac km delta – 30900 Nîmes

Aller sur la page d’ASUD Journal N°54

 

 

 

Sondage ASUD Journal

Amie lectrice, ami lecteur,

Le journal d’ASUD N°54 est sorti avec huit mois de retard… c’est un peu long et nous nous en excusons auprès de vous. Comme vous devez vous en douter, nous connaissons des difficultés, principalement financières, dues au contexte général de crise des subventions tant publiques que privées, notamment une baisse progressive des sommes que nous attribuaient le Sidaction depuis de longues années.

Malgré 20 ans d’ancienneté et 54 numéros l’avenir d’ASUD JOURNAL reste incertain. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à porter la voix trop souvent ignorée des consommateurs de substances illicites, notamment ceux de plus en plus nombreux qui sollicitent le système de soins.

Pour nous aider à continuer à porter ce combat vous pouvez faire trois choses :

  • Continuer à lire ASUD et faire connaitre le journal autour de vous
  • Abonnez-vous et n’hésitez pas à faire des dons à l’association
  • Répondez au questionnaire ci-dessous afin de crédibiliser notre travail et aussi de l’améliorer grâce à vos retours

Merci de votre fidélité, c’est à vous maintenant !

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