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Le vaporisateur, simple gadget ou véritable outil de réductionEn matière d'accessoires de défonce, l'imagination des fabricants est sans limite s'il on en juge par le pléthore de produits régulièrement mis sur le marché. Evidement, tous vous diront que c’est leur marque qui permet de se défoncer plus et mieux invoquant au passage une improbable utilité médicale (le cannabis thérapeutique a bon dos...). Mais parmi cette quincaillerie, on a vu apparaître depuis quelques années des drôles de machines qui auraient la propriété de fumer... sans dégager de fumées toxiques. Chers lecteurs je vous présente la famille des vaporisers ou vaporisateurs. Le principeSacré vaporisateur qui tombe à pic au moment où le seul réel reproche que l'on peut faire au cannabis est, tout comme pour le tabac, de dégager lors de sa combustion un tas de saloperies extrêmement nuisible. Et ce d'autant plus quand on aspire (oups) à en faire un usage thérapeutique. Le principe du vaporiser est simple: l'engin chauffe le cannabis (ou autre chose...) entre 180 et 200°, donc avant d’atteindre le point de combustion. Il se dégage alors des vapeurs gorgées des produits actifs, des vapeurs libérées d'une grande partie des habituelles substances cancérigènes et d'une teneur en monoxyde de carbone et en goudrons bien moindres. Car le cannabis et ses principes actifs ne sont en rien cancérigènes, ce sont les fumées provoquées par sa combustion qui le sont. Toute combustion d'une plante ou d'un produit dégage des substances toxiques, principe de base. L’histoireEn fait les premiers vaporisateurs ont vu le jour à la fin des années 70. En général il s'agissait d'une sorte de pipe à eau équipée d'un décapeur thermique, à l'efficacité parfois douteuse. Mais en 1981, une société commercialise le "Tilt". Testé, cet appareil se révèlera diaboliquement efficace pour réduire les risques et -last but not least- plutôt économique en matières premières (+ 80% de THC et - 79% de goudrons) malheureusement il sera interdit. L’IntérêtL'avantage du vapo serait donc en plus de ses vertus médicales de mieux"exploiter" le produit. Par exemple, lorsque que vous fumez un joint1, près de 60% des cannabinoïdes sont perdus, avec un vaporisateur vous ne perdez rien, enfin parait-il... Certains modèles seraient plus gourmands en herbe de 30%, par contre ils réduisent toujours - plus ou moins- les substances toxiques. L'objectif est donc de réduire à son minimum les substances toxiques tout en conservant au maximum les substances actives. Les prixEvidement avant d'investir entre 60 et 500 euros dans un engin de ce genre,vous aimeriez connaître les performances de la bête, mais là en dehors de ce qu'en disent les fabricants et les vendeurs, difficile de trouver des infos, aucune étude comparative sérieuse n'ayant encore été faite à ce sujet, alors nous ne vous présentons que sommairement quelques modèles.(liste non exhaustive) Le Volcano fabriqué en Allemagne avec le soutien de la communauté européenne semble, techniquement, surpasser largement ses concurrents, c’est aussi le plus cher avec un tarif frôlant les 500 euros, mais la santé ça n’a pas de prix, n’est-ce pas... Le Vapir était considéré comme le top, mais c'était avant le Volcano... De plus certains lui reprochaient de donner un mauvais goût (à cause du plastique!) et d'être compliqué d'utilisation, trop gadget. Depuis le modèle aurait été remanié...à suivre L’ Aromed, également de fabrication allemande, affiche de belles performances si l’on en croit le magazine High-Times. Et puis il y' a les modèles qui fonctionnent avec un filtrage par l'eau, qui esthétiquement sont quand même mieux que ces drôles de bidules que sont les Volcanos et autres Vapirs. Parmi ceux la, l’ Herborizer fabriqué artisanalement dans l’Aveyron, tire bien son épingle du jeu avec un rapport qualité prix au-dessus de la moyenne. C’est en plus un bel objet proposé en version “sphère” ou “tube”, il est même possible de s’en faire fabriquer sur mesure. Le Volatilizer a également obtenu de bons résultats à l’occasion d’un test. |
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N°2 : Automne 1992
N°1 : le premier journal d'Asud en 1992
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