Drogues, politiques et contre-cultures

écrit par Florian, le 08-11-2018

Date & lieu :

Jeudi 8 novembre 2018 de 17 h à 20 h

Amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd. Raspail, 75006 Paris

Présentation du séminaire :

Gratuit et sans inscription.

A l’origine anglo-saxonne dans ses références comme dans ses pratiques, les mouvements contre-culturels n’ont pas moins ébranlé l’ensemble des sociétés occidentales, avec des spécificités  propres aux différents groupes sociaux qui s’en sont emparé.  Cette subversion de l’intérieur de la société capitaliste hérite en partie d’une succession de mouvements artistiques révolutionnaires, mais, en rupture  avec le concept d’avant-garde, elle tire aussi son inspiration de cultures populaires de groupes opprimés et/ou colonisés tout en exploitant les nouveaux médias qui, avec les drogues qui modifient les états de conscience, font circuler d’un continent à l’autre, les images et les rythmes portées par des ondes musicales métissées (musiques black, rock et punk, reggae etc). « Do it » est le mot d’ordre commun, car il s’agit de construire collectivement ici et maintenant les alternatives qui échappent aux hiérarchies, à l’exploitation et à l’ordre moral des sociétés capitalistes et impérialistes. 

 

Intervenants :

Alessandro Stella, historien : « Introduction » 

historien et anthropologue, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’EHESS, il anime depuis quatre ans ce séminaire sur la problématique des drogues. Il est en train de publier un ouvrage collectif issu du séminaire, sous le titre Vivre avec les drogues, et un ouvrage personnel sur le peyotl : L’herbe du diable ou la chair des dieux ?

Antoine Perpère, médecin et artiste : « Neuromodulateurs, addictions, créativité, contre-culture »

Artiste, ancien intervenant en addictions, commissaire de l’exposition « Sous influences, arts plastiques et produits psychotropes », La maison rouge-fondation Antoine de Galbert, Paris, 2013. Il s’intéresse au fonctionnement du cerveau, à partir des recherches de Jean-Pol Tassin, qu’il extrapole par métaphores au vécu des toxicomanes puis aux conditions de la créativité artistique et enfin à la notion de contre-culture.

Anne Coppel, sociologue : « Emergence et circulations des mouvements contre-culturels : un ébranlement trans-continental »

Sociologue, spécialiste des politiques des drogues, croisant la recherche, l’action expérimentale dans les dispositifs de soins et l’engagement militant. Dernier ouvrage paru : M Kokoreff, A. Coppel, M. Peraldi (dir), La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, Paris, éditions Amsterdam, 2018.

Chris Elcock, historien : « La contre-culture américaine en question »

Docteur en histoire. Il a réalisé sa thèse sous la direction d’Erika Dyck (auteure de Psychedelic Psychiatry) à l’Université de la Saskatchewan et termine une monographie sur l’histoire du LSD à New York. Ses travaux sur le mouvement psychédélique américain sont apparus dans des revues scientifiques et il a également travaillé sur l’histoire de la réduction des risques et écrit un article pour la Oxford Research Encyclopedia in American History sur les drogues dans les villes américaines du XIXe siècle à nos jours (tous deux à paraître cette année).

Organisateurs :

  • Vincent Benso, membre de Techno +
  • Béchir Bouderlaba, juriste, Directeur Exécutif de NORML France
  • Mariana Broglia de Moura, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Christian Chapiron (Kiki Picasso), artiste
  • Renaud Colson, juriste, MC à l’Université de Nantes
  • Anne Coppel, sociologue, présidente honoraire d’ASUD
  • Bertrand Lebeau Leibovici, médecin addictologue
  • Julia Monge, anthropologue, doctorante à l’EHESS
  • Fabrice Olivet, directeur de l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD)
  • Alessandro Stella, historien, directeur de recherche au CNRS

Associations partenaires :

ASUD, Techno +, NORML, avec le soutien d’Apothicom

 

 

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