Comment échapper au contrôle ?

écrit par Florian, le 28-12-2017

Jusqu’en août 2016, le dépistage des stupéfiants ne pouvait avoir lieu que dans des cas précis :

•• à l’occasion d’un accident corporel ou mortel ;
•• suite à une infraction commise ;
•• en cas de « suspicion légitime » de prise de drogue ;
•• ou à l’occasion d’une opération ordonnée par le procureur.

Mais comme pour l’alcool, il est désormais possible d’être soumis à un dépistage stups sans aucune justification. Il est même possible d’être testé dans une voiture à l’arrêt. Ces tests font généralement suite à une infraction mais on peut tomber sur un contrôle aléatoire.

À court terme, l’objectif des autorités est de multiplier par 2 le nombre de dépistages (126 000 en 2015), puis d’augmenter la cadence pour que la probabilité d’être soumis à un dépistage de stups soit la même que celle de l’être à un alcootest (10 millions de tests/an).

Quelques règles élémentaires devraient vous aider à maximiser vos chances de ne pas être dépisté:

•• rouler dans un véhicule clean et en règle ;
•• conduire sans commettre aucune infraction ;
•• soigner sa « dégaine » dans la mesure du possible, pour ne pas correspondre au stéréotype du gars qui se défonce tel que se le représentent les forces de l’ordre ;                                                    •• ne pas laisser fumer du cannabis dans son véhicule ;
•• se faire conduire par une personne sobre dans un événement festif ;
•• utiliser une application d’aide à la conduite de type Waze et programmer ses déplacements.

Si vous faites gaffe à tout ça, vous limiterez très sérieusement le risque d’un contrôle.

Selon la loi, c’est au conducteur de prélever lui-même l’échantillon de salive, ne laissez pas les forces de l’ordre fourrer leurs sales pattes dans votre bouche.

Vous trouverez sur Internet de nombreuses méthodes de tromper ces tests de dépistage. Reste à savoir laquelle est efficace, car il n’y a n’a pas encore d’études scientifiques pour les évaluer. Avant, un bain de bouche soigneux et prolongé était fréquemment cité comme étant efficace, mais d’autres témoignages disaient que dans leur cas, cela n’avait pas marché.

Petit florilège des méthodes supposées fausser les résultats du test :

•• bain de bouche à l’Éludril®, à la Listerine® ou au Paroex® ;
•• bain de bouche au peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée), surtout ne pas l’avaler ! ;
•• bain de bouche à l’huile d’olive citronnée ;
•• produit commercial de type « kleaner » ;
•• garder en bouche des bonbons Altoids et lors du prélèvement de salive, frotter le bâtonnet contre eux ;
•• mâcher des chewing-gums en conduisant, de préférence au bicarbonate de soude ;
•• se rincer soigneusement la bouche à l’aide de Gaviscon®, un produit contre l’acidité vendu en pharmacie ;
•• juste avant un contrôle, mettre une goutte d’huile essentielle de menthe poivrée sur sa langue et se faire saliver ;                                                                                                                                      •• consommer des fruits acides, voire de l’acide citrique ;
•• manger du Nutella avant le contrôle.

Attention, aucune de ces méthodes ne vous garantit de passer au travers, utilisez-les en dernier recours. De toute façon, restez connectés, il serait bien étonnant que parmi les millions de personnes visées par ces tests dans le monde entier, aucune ne trouve LA méthode pour les neutraliser ou qu’une entreprise ne commercialise un produit miracle réellement efficace (avis aux amateurs, celui qui trouve la formule deviendra riche !). C’est juste une question de temps.

Autant il est moralement condamnable de fournir un moyen de neutraliser un éthylotest, autant ce serait presque un devoir pour les tests antidrogue, tant ils sont arbitraires et scandaleux.

Bon à savoir

•• Le fabricant du test recommande de ne pas fumer ni manger dans les 15 minutes précédant le test, cela étant susceptible de fausser le test.
•• Une étude scientifique précise qu’une infection buccale modifie les résultats de l’analyse en faisant baisser le taux.
•• Une autre étude à constaté que la concentration en drogues d’un échantillon salivaire est jusqu’à trois fois supérieure à celle obtenue après stimulation acide de la salive.
•• Une salive trop « visqueuse » est plus difficile à analyser.

ATTENTION

Si vous êtes convoqué à la gendarmerie ou au commissariat pour une affaire liée de près ou de loin aux stupéfiants, n’y allez pas en voiture, les pandores risquent d’en profiter pour faire un petit dépistage gratuit. Plusieurs personnes ont ainsi perdu leur permis. Plus largement, si dans votre quartier ou votre village vous êtes plus ou moins connu pour usage de drogues, réfléchissez à deux fois avant de prendre le volant. Ou déménagez.

Dossier réalisé par JI.AIR

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