ASSOCIATION AIDES : EN FINIR AVEC 40 ANS DE POLITIQUES RÉPRESSIVES

écrit par ASUD, le 01-05-2017

En France comme dans la plupart des pays du monde, l’usage de drogues reste pénalisé. Cette approche répressive est fondée sur des présupposés idéologiques, au mépris de toutes les évidences scientifiques. Elle met en danger la santé des usagers-eres, sans jamais faire baisser ni les trafics, ni la consommation : les Français sont aujourd’hui les premiers consommateurs de cannabis en Europe, les troisièmes pour la cocaïne.

La répression se traduit partout par une stigmatisation accrue des consommateurs-rices, et nuit à la prise en charge des usages dits problématiques. L’impact sanitaire de ces politiques répressives est considérable : les usagers-ères de drogues par injection sont aujourd’hui 10% à vivre avec le VIH et 64% avec l’hépatite C.

Le combat d’associations comme AIDES a permis de  » limiter la casse « , à travers la mise en place de stratégies efficaces de réduction des risques (échanges de seringues, salles de consommation…etc). Mais ces dispositifs ne peuvent à eux seuls enrayer les conséquences désastreuses de 40 ans de  » guerre à la drogue « .

EN 2017, FINISSONS-EN AVEC L’IDÉOLOGIE RÉPRESSIVE :

RÉFORMONS EN PROFONDEUR LA POLITIQUE DES DROGUES, ET METTONS ENFIN LA PRIORITÉ SUR LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE.

 

AIDES demande sans tarder :

  • L’abrogation de la loi de 1970 et la légalisation de l’ensemble de drogues : mise en place d’une politique ambitieuse de santé publique, d’un plan de conversion de l’économie souterraine et d’un référentiel de qualité des produits.
  • Le développement des espaces de consommation à moindre risque.
  • Un accès facilité aux produits de substitutionpour l’ensemble des drogues (dont l’héroïne médicalisée).
  • La généralisation de l’accompagnement à l’injection pour réduire les risques de transmission.
  • L’accès partout et pour tous-tes aux programmes d’échanges de seringues, en pharmacie ET en prison.
  • La démocratisation de l’usage du cannabis thérapeutique.
  • Le développement d’outils de prise en charge globale des addictions, alternatifs au sevrage médicalisé (démarches communautaires, lieux refuge, pairs).

 

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