Alerte : circulation de cocaïne fortement dosée à Paris

écrit par ASUD, le 02-11-2016 Thème : Cocaïne.

Le CEIP-A de Paris et l’ARS d’Ile-de-France ont été informés de la circulation d’une cocaïne fortement dosée à Paris.

Dans le cadre d’une saisie réalisée le lundi 24 octobre par la police, l’analyse des produits a révélé que les poudres contenaient de la cocaïne titrée à 96,1% en moyenne.

La moyenne habituellement retrouvée par l’application STUPS© est de 55% en 2015.

STUPS = Système de Traitement Uniformisé de Produits Stupéfiants, c’est une base de données nationale alimentée par les 5 laboratoires de police scientifique de l’INPS et par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale.

Les poudres étaient contenues dans des bonbonnes qui semblent destinées à la vente directe vers les usagers.

Ce degré de pureté très élevé demande la plus grande vigilance.

De plus, soyez méfiants : dans la plupart des pays d’Europe le nombre d’hospitalisations aux urgences pour des accidents liés à la consommation de cocaïne ne cesse d’augmenter. Dans certaines villes d’Espagne, de Suisse, d’Italie… le nombre d’overdoses liées à la cocaïne dépasse souvent les overdoses liées à l’héroïne.

 

Petit rappel de la manière de réduire les risques en consommant de la cocaïne

Extrait du document sur la cocaïne validé par différentes structures et associations telles que Techno+, Gaïa, Aurore, Nova Dona, Hôpitaux de Paris, CEIP-A, l’OFDT et l’ARS.

  • La composition des produits obtenus à travers le marché parallèle est très variable d’un échantillon à l’autre. Seule une analyse toxicologique permet de connaître leur composition exacte. Lors de l’achat d’un nouveau produit, si son analyse n’est pas possible, toujours commencer par tester une petite quantité et attendre le temps nécessaire afin d’évaluer les effets qu’il induit.
  • Eviter de consommer seul. Identifier un interlocuteur privilégié à prévenir en cas de besoin.
  • Espacer les sessions de consommation.
  • Les effets de la cocaïne dépendent du contexte de consommation et de la susceptibilité individuelle. Les doses usuelles chez un usager ne peuvent pas servir de modèle pour un autre.
  • La cocaïne présente une forte toxicité cardiaque. C’est pourquoi il ne faut surtout pas en consommer en cas d’antécédents cardiovasculaires.
  • La consommation de cocaïne est particulièrement risquée chez les personnes présentant des troubles psychiatriques ou des antécédents de troubles psychiatriques.

Polyconsommation:

  • Éviter les associations à d’autres substances. En plus de l’association à d’autres psychostimulants, certaines associations sont particulièrement à risque :
    • L’association à l’alcool induit la formation d’un dérivé, le cocaéthylène, possédant une toxicité organique propre (toxicité neurologique, cardiaque et hépatique). Cette association est plus toxique que la consommation de cocaïne seule ou d’alcool seul.
    • L’association aux produits diminuant les effets indésirables de la redescente peut entraîner d’autres complications (exemple : risque de dépendance si association avec des benzodiazépines ou des opiacés). C’est pourquoi, il est préférable de limiter la consommation et d’espacer les prises.

Savoir reconnaître les signes d’une intoxication cocaïnique:

L’overdose à la cocaïne peut survenir dès la première prise et quelle que soit la dose et le mode d’administration.

intoxication_cocaine

 

Connaître la conduite à tenir en cas d’intoxication cocaïnique aiguë :

En cas d’intoxication sévère ou sérieuse, il faut agir vite. Au moindre doute, ne pas laisser la personne sans surveillance:

  • Si la personne est consciente:
    • Favoriser un retour au calme (position couchée, jambe relevées, paroles et gestes rassurants…)
    • Faire respirer profondément et calmement
    • Appeler les secours (le 15, le 18 ou le 112 ; numéros gratuits)
    • Rester avec la personne jusqu’à l’arrivée des secours
  • Si la personne convulse:
    • Appeler les secours immédiatement
    • Éloigner les objets dangereux (tranchants, pointus…) autour d’elle.
    • Ne pas empêcher les mouvements
    • Ne pas introduire d’objet dans la bouche (ni les doigts : risque de morsure et cela n’empêche pas la personne de se mordre la langue)
    • La placer en position latérale de sécurité (PLS) une fois la crise passée.
    • Rester avec la personne jusqu’à l’arrivée des secours
  • Si la personne est inconsciente : la respiration est-elle normale ?
    • Oui. Mettre la personne en position latérale de sécurité, la stimuler et la surveiller. Appeler les secours (15, 18, 112).
    • Non. Absence de respiration ou respiration très lente (fréquence respiratoire < 8/min), bruyante (ronflements) :
      1. Appelez ou faites appeler les secours (15, 18, 112)
      2. Commencez immédiatement le massage cardiaque : personne sur le sol à plat dos, vos mains sur sa poitrine entre les seins, appuyez fort, relâchez, appuyez fort, relâchez, … Vous pouvez le faire sans aucune formation. Relayez-vous si possible, n’arrêtez pas jusqu’à l’arrivée des secours.

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