Communiqué : Mauvaise passe pour l’UNGASS ?

écrit par ASUD, le 21-04-2016 Thème : International, Politique, Antiprohibition.

La session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur les drogues (UNGASS) s’apprête à se clôturer à New York, après trois jours de débats. À cette occasion, la plateforme internationale des ONG françaises publie un communiqué de presse.

Le document final adopté mardi présente des avancées et les discours politiques expriment les évolutions notables de positions qui ne sont pas contenues dans ce document : changement de paradigme, régulation, dépénalisation, réduction des risques, écoute, dialogue, approche centrée sur l’humain…. Les choses évoluent, même si des pays continuent à maintenir des positions figées sur le thème éculé de la « guerre à la drogue », et que, selon les mots du groupe d’experts de l’ONU sur les Droits de l’Homme, la déclaration de l’UNGASS « continue à faire sien le concept dommageable d’un monde sans drogues ».

La place de la société civile, mise en avant dans une majorité de discours nationaux, contraste avec leur accueil depuis trois jours sous forme d’une grande chasse au pass, organisée à coup de mails et de changements d’adresse pour aller récupérer des pass valables une seule journée et pour une seule salle, sur des horaires strictes, l’ONU décidant à la place des participants à quels événements ils pouvaient participer. Ces pass sont finalement distribués sur les trottoirs des rues avoisinantes (cf. les photos tweetées par les ONG).

Une telle désorganisation venant du siège des Nations Unies à New York, pourtant habitué à l’organisation de telles sessions nous laisse dubatif. Symptôme d’une difficulté de l’ONU à s’ouvrir?

Dès le commencement des négociations en vue de l’UNGASS — CND 2015 et 2016 — la société civile n’a pu que constater le manque de transparence des débats et l’opacité du processus.

Pour nos ONG qui ont investi depuis parfois des années les travaux pré-UNGASS, force est de reconnaître l’écart désastreux — et non sans conséquences — entre le discours et les actes.

Espérons que pour 2019, le prochain grand rendez-vous international sur la question des drogues, les instances onusiennes et ses états membres fassent preuve de plus de cohérence : la société civile peut apporter plus qu’un seule faire valoir au processus diplomatique.

Télécharger le communiqué en PDF

Contacts Presse :

  • Marie Nougier, IDPC : +44 78 07 07 76 17
  • Kenzi Riboulet, FAAAT : +33 6 24 50 84 79
  • Georges Lachaze, ASUD : +33 6 63 08 99 84
  • Nathalie Latour, Fédération Addiction : +33 6 12 21 07 25
  • Antoine Henry, AIDES : +33 6 10 41 23 86

Le débrief de l’envoyé d’ASUD à l’UNGASS

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3 Commentaires

  1. Clodb84

    Je crois que certains etats appliquent encore la peine de mort pour « traffic » de cannabis !!!!
    Donc je ne suis pas étonné du peu de résultats concrets soutenus par les membres de l’ONU.
    .. A quand la régulation – autorisation de l’heroine? dire que c’est juste une question de morale et pas un problème de santé publique …les traficants ont encore de beaux jour dedvant eux ^^

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    1. lagé

      oui ,les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux…Ils peuvent remercier nos hommes politiques.

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  2. lagé

    Bon status quo, rien ne changera….combien de morts, d’emprisonnements, de malheurs??? Quelle honte…a croire que certains ont du mal à voir s’envoler une telle manne financière….Comme la salle d’injection qui doit s’ouvrir à Paris….Je n’y crois plus.

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