Colloque anniversaire : 20 ans de Méthadone en France

écrit par ASUD, le 07-12-2015 Thème : Méthadone, TSO.

A l’occasion des 20 ans de la mise à disposition de la Méthadone en France, l’AP-HP organise, en lien avec les laboratoires Bouchara-Recordati, un colloque sur le thème :

« 20 ans de politique de substitution aux opiacés : quel bilan et quelles perspectives pour la Méthadone dans l’arsenal thérapeutique de lutte contre les toxicomanies? »

Ce colloque aura lieu le lundi 7 décembre 2015 à 17h30 à l’auditorium de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou
20 Rue Leblanc, 75015 Paris. Station de Métro Balard (ligne 8).

Au programme, des experts académiques, associatifs et institutionnels, ainsi que des praticiens seront présents pour discuter du bilan et des perspectives de la prise en charge des patients sous Méthadone.

Programme

17h30. Accueil des participants

18h00. Discours d’ouverture

Christine WELTY, Directrice de l’Organisation médicale et des Relations avec les Universités de l’AP-HP
Bernard MILLET, Vice-Président du groupe Recordati, Directeur Europe de l’Ouest

18H15. Table ronde modérée par un journaliste
Témoignage d’un praticien hospitalier

Quel est l’intérêt thérapeutique de la substitution aux opiacés par la Méthadone ?
Dr Pierre POLOMENI, Psychiatre addictologue à l’hôpital René Muret

Témoignage d’un représentant d’usagers
Comment favoriser l’accès aux traitements de substitution et consolider les parcours de soins ?
Fabrice OLIVET, Directeur de l’association Auto-Support des Usagers de Drogues – ASUD

Témoignage associatif d’un professionnel de l’addictologie
Quel impact sanitaire et social de la substitution aux opiacés par la Méthadone, notamment dans la lutte contre le VIH et la mortalité par overdose?
Dr Alain MOREL, Vice-président de la Fédération Française d’Addictologie

Témoignage d’un industriel
Quel engagement d’un industriel dans les enjeux de santé publique, de sécurisation du médicament,
de production ?
Stéphane COHEN, Directeur général France des Laboratoires Bouchara – Recordati

Témoignage d’un médecin généraliste
Vers la primo-prescription de la Méthadone par les médecins de ville ?
Dr Xavier AKNINE, Référent national de MG Addictions, pôle médecine générale de la Fédération Addiction

Témoignage d’un acteur public
Mise à disposition de la Méthadone : quel rôle pour les pouvoirs publics ?
Pr Jean-François GIRARD, Conseiller d’Etat, Ancien Directeur Général de la Santé

20H00 : Discours de clôture
Martin HIRSCH, Directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris
Danièle JOURDAIN-MENNINGER, Présidente de la Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA)

20H20 : Cocktail

Inscriptions par mail à l’adresse suivante : event@nextep.fr ou par téléphone au 01 53 38 44 50

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2 Commentaires

  1. Clodb84

    De Clodb84

    Je ne suis pas sur d’avoir tout compris – La méthadone fete ses 20 ans en France en tant que TSO.
    Et avant 1995?
    Je suis d’avoir suivi au moins une cure de méthadone à l’hôpital Saint Anne probablement en 1977.
    C’était très différent bien sur. La nouvelle se répandait de bouche à oreille- je l’ai appris par téléphone …qu’il y avait enfin un médicament « miracle » si tu souhaitais décrocher de l’héroïne. Pour moi c’était vital indispensable. J’ai donc prévenu un ami et on a été tous les deux suivre cette cure en aveugle (je ne crois pas qu’on savait les doses que l’on prenait). Il fallait se déranger tous les jours sauf le wk. Du 93 à Saint Anne en plein Hiver brrr. On devait uriner pour qu’ils sachent si on prenait de l’héro en plus. Ca nous est arrivé une ou deux fois. Pas de gros problèmes avec le psy et le personnel qui était assez cool.
    Je garde un souvenir très net du psychiatre le Dr Ben Yacouv ….
    Bien sur au début on était vides déprimés : passer du smack à la metha etait un choc et un gros.
    Petit à petit on s’est habitué – y nous faisaient faire plein de test psychos – moi ca me distrayait …
    Et bien entendu Ils baissaient les doses petit à petit – on ne sentait pas les baisses de faibles amplitudes.
    Et au bout d’un mois je me suis retrouvé décroché des opiacés y compris de la méthadone.
    J’ai compensé un peu en buvant des bières et en avalant des tranquillisants et en sniffant un peu de coke.
    Mais juste un peu ..1977 une période de ma vie ou j’avais de grands projets: me casser de France aller bosser au soleil rencontrer d’autres gens et donc ne pas être accroché — Et quitter Paris au plus vite.
    En fait les choses se sont avérées bcp plus dures que je l’avais anticipé
    La vie n’est jamais simple après quelques années a fond dans l’héroïne de THailande.
    ps je tente de corriger les grosses fautes de ce commentaire – au pire il y en aura deux – si je peux en effacer un tant mieux.
    sinon désolé.

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    1. Fabrice Olivet

      Merci pour ce commentaire qui mériterait de plus longs développements. En effet, la méthadone est autorisée en France depuis les années 70, plusieurs centres dont l’hôpital Marmottan avaient la possibilité légale de prescrire, mais seul un service de Saint Anne, dirigé par le DR Dugarin, acceptait de dispenser de la métha à quelques patients triés sur le volet. L’information restait confidentielle, l’inclusion passait par le bouche à oreille, bref tout était fait pour maintenir la diffusiondans un cercle restreint de quelques dizaines de personnes en France. L’allusion aux 20 ans de la méthadone fait référence plutôt à la diffusion plus massive qui a été organisée dans le milieu des années 90, d’abord grâce à des « centres méthadone » comme la Clinique Liberté à Bagneux, puis généralisée ensuite au secteur spécialisé (CSST). Pour prolonger cette réflexion sur l’histoire de la substitution en France lire l ‘article de libération  » Substitution 20 ans d’hypocrisie »
      http://www.liberation.fr/france/2015/12/27/substitution-aux-opiaces-vingt-ans-d-hypocrisie_1423123

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