4 consommateurs de cannabis thérapeutique témoignent

écrit par Principes Actifs, le 20-11-2013 Thème : Cannabis thérapeutique.

Jérôme, myopathe

Je m’appelle Jérôme Tétaz, j’ai 37 ans, je suis vice-président de Principes Actifs, utilisateur de fleurs de cannabis thérapeutique depuis 20 ans.

Je suis atteint d’une myopathie facio-scapulo-humérale, cette maladie crée une destruction des fibres musculaires ce qui entraine une atrophie et une faiblesse musculaires s’aggravant progressivement.D’un syndrome d’Alagille, c’est une atrésie des voies biliaires.D’un polytraumatisme thoracique abdominal.Et d’une thrombose oculaire. Ce sont les veines des yeux qui se bouchent.

La myopathie provoque de grosses douleurs musculaires, des douleurs électriques et des crampes. Ces douleurs sont de l’ordre de 7, 8 sur une échelle de 10.

Traitement

J’ai pris comme traitement des antalgiques de palier 2 et 3, tel le Di-Antalvic ou de la morphine.

Des antidépresseurs (Tranxène), des anxiolytiques et des somnifères.

Tous ces médicaments avaient peu d’efficacité par rapport aux effets secondaires très nocifs pour mes muscles et mon foie. Les symptômes liés au foie des traitements qui m’étaient proposés étaient d’énormes démangeaisons aux jambes, je faisais des trous dans les draps tellement cela me démangeait. Ils influaient grandement sur mon état général de santé : perte de tonus musculaire, nausées, grosse fatigue.

Choix du traitement au cannabis

J’utilise donc le cannabis à des fins thérapeutiques depuis 20 ans pour soulager mes douleurs qui passe de 7 à 2 et les crampes musculaires dues à ma myopathie. Il détruit les sucres et les graisses qui sont nocifs pour mon foie, il évite aux veines de mes yeux de se boucher et cela me permet aussi de dormir correctement sans souffrir.

J’utilise les fleurs de cannabis pour ses effets antidouleurs, relaxants musculaires, anti-inflammatoire, antidépresseur, anxiolytique et sédatifs, et aussi pour ses effets énergisants et stimulants de l’appétit.

Forme galénique et posologie

Je consomme les fleurs de cannabis en vaporisation, j’utilise différente variétés selon les symptômes à traiter. J’ai une variété pour stimuler l’appétit, et me donner du tonus musculaires, une autre pour les douleurs et la relaxation musculaire. Et une troisième pour ses effets sédatif.

Pour la nuit, je le consomme sous forme de biscuits ou en teinture mère pour un effet beaucoup plus long, ce qui me permet de dormir sans douleurs et sans prendre de traitement somnifère.

J’ai appris à connaître et utiliser le cannabis à des fin thérapeutiques en rencontrant différent médecins et association de patients étrangers, notamment suisse et canadien.

Les variétés que je cultive m’ont été conseillées par ces mêmes médecins et associations ! Le plus souvent fournies sous forme de clones ou de graines. Ce sont des variétés reconnues pour leurs effets thérapeutiques.

L’expérience PRISAM

Lorsque j’étais président de la PRISAM (Patients et réseaux d’information pour les alternatives médicales), J’ai été amené à voyager pour rencontrer d’autres associations de patients du cannabis thérapeutique.

On avait créé cette association avec d’autres personnes atteintes de pathologies graves, suite à un article de presse sur mon usage thérapeutique. Aux vues des nombreux appels téléphoniques et lettres de personnes consommant déjà du cannabis à ces fins ou qui pensaient pouvoir accéder à un traitement au cannabis, on a décidé de créer une association afin de pouvoir s’entraider.

J’ai cru naïvement pouvoir aider en partageant mon expérience avec des personnes ayant un besoin urgent et vital d’avoir accès à des plantes de bonne qualité sans passer par le marché noir, et surtout pour pouvoir rencontrer un médecin étranger ayant le droit et les compétences pour en prescrire ou non. C’était des personnes atteintes de cancer, du sida, de parkinson, des paraplégiques et tétraplégiques, ou des personne âgées en fin de vie. Ils avaient besoin du cannabis pour soulager leurs nausées dues à la chimiothérapie, pour calmer leurs spasmes musculaires ou tout simplement pour pouvoir vivre leur fin de vie dignement.

Poursuites judiciaires, humiliation et effets néfastes

Mais au final, à vouloir aider d’autres malades, j’ai eu beaucoup d’ennui avec la Justice. J’ai eu droit à 3 perquisitions et gardes à vue avec saisie des plantes, du matériel et tout ce qui se rapportait au cannabis (affiche, livres…).

Suite à ces perquisitions qui m’ont humilié, j’ai eu de gros problèmes sociaux, j’ai dû déménager de la ville où je vivais.A chaque visite des gendarmes à mon domicile, je me retrouvais obligé de reprendre des antalgiques, des somnifères et des antidépresseurs.Je me retrouvais cloué au lit, sans force, dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit. Je n’avais plus de vie sociale et familiale.

De plus, ces traitements étaient à nouveau nocifs pour mes muscles et mon foie.

Pour chaque arrestation, j’ai fait l’objet d’un rappel à la Loi, d’une enquête sociale effectuée par un juge de proximité, et 300 euros d’amende avec sursis.

A la 3ème convocation, le substitut du Procureur me dit qu’il avait compris que je n’avais pas le choix et qu’il acceptait que je cultive mes fleurs pour mon traitement, mais que je devais arrêter mes activités dans la PRISAM et refuser les articles de presse et émissions télé.

Une vie sous cannabis

Grace au cannabis, je vis aujourd’hui correctement, je suis suivi par plusieurs médecins spécialisés, neurologues, hépatologues, pneumologues et médecins généraliste, et tous sont d’accord pour dire que heureusement que les fleurs de cannabis sont là pour m’aider à vivre depuis toutes ces années.

Il n’y a pas que les médecins qui finissent par reconnaitre des vertus thérapeutiques au cannabis. Lors de ma 3ème garde à vue au poste de gendarmerie, j’ai eu l’autorisation de vaporiser afin de soulager mes douleurs.

Lorsque je suis allé aux urgences du CHU de Grenoble, une infirmière me fit savoir que si j’avais besoin de consommer du cannabis il y avait un coin où les gens comme moi en consommaient pour se soulager. Souvent, c’était des gens atteints de cancers. Quand je dois être hospitalisé, j’ai une chambre où je peux apporter le vaporisateur et un peu de fleurs.

Double peine

J’ai une grande incompréhension des lois actuelles. Elles sont censées nous protéger mais actuellement nous mettent en péril, nous humilient en confisquant nos plantes, le matériel nécessaire pour les cultiver et les fleurs qui nous sont vitales. Le législateur crée ainsi une peine supplémentaire à la maladie.

Les effets thérapeutiques du cannabis ne sont plus à prouver, il suffit de voir le nombre d’études scientifiques et de témoignages de patients dans le monde entier pour comprendre qu’il est urgent qu’en France, tous ces patients consommant et cultivant du cannabis à des fins thérapeutiques ne soit plus hors la Loi avec toutes les conséquences physiques, mentales mais aussi sociales et familiales, que cela peut entrainer sur leur vie.

Mireille, mère de Jérôme

Je m’appelle Mireille Tétaz, je suis la maman de Jérôme. Je profite de la chance qu’il a de pouvoir s’expliquer et d’être je l’espère entendu, pour vous donner mon témoignage.

Celui d’une maman d’un enfant lourdement handicapé et qui pour se soigner se retrouve hors la loi.

Une enfance à l’hôpital

Depuis sa naissance, Jérôme a connu les hôpitaux, sa vie a été jalonnée d’hospitalisations, consultations, examens divers, qu’il a subi avec beaucoup de courage et toujours de bonne humeur.

Le 1er diagnostic, vers 3 ou 4 ans : atrésie des voies biliaires, puis vers 14 ans, les premiers symptômes de cette terrible maladie, la myopathie fsh : perte de forces, violentes douleurs au dos et au muscles, difficulté à lever les bras.

On était tout le temps chez le médecin, qui ne savait plus quoi lui donner pour soulager ses douleurs.

La maladie a évolué très vite, avec les douleurs et le handicap.

Le choix du traitement

Quand il a commencé un traitement au cannabis, cela a été dur pour moi car je savais que c’est illégal et j’avais toujours peur de voir arriver les gendarmes, je le vivais très mal. Et puis avec le temps, je me suis rendue compte que Jérôme était mieux.

Son handicap évoluait, mais lui vivait mieux.

Il a retrouvé une certaine qualité de vie que je n’espérais plus.

Avec les médicaments, il était amorphe, déprimé et il souffrait beaucoup.

Un exemple : tous les hivers, il faisait de mauvaises bronchites, il n’avait plus la force de tousser et mettait beaucoup de temps pour s en remettre.

Avec le cannabis, je ne sais plus de quand date sa dernière bronchite.

Je ne dis pas que tout va très bien, mais je suis obligée de constater que malgré tout, avec sa consommation de fleurs il est mieux, il fait des projets, il vit. …

Justice et double-peine

Par contre, il a eu beaucoup d ennuis avec la justice.

Je le vis très mal, pour moi le fait que mon enfant très malade soit hors la loi pour pouvoir vivre correctement est difficile à accepter, c est dur . Je ne suis jamais tranquille, même si je l’ai toujours soutenu.

On a de la chance d’être français pour plein de raisons, mais beaucoup de pays ont compris la réalité des bienfaits du cannabis thérapeutique, et les malades peuvent enfin se soigner, selon leurs choix et en toute sérénité, ce qui n’est malheureusement pas le cas en France.

Fabienne, atteinte d’un cancer

En septembre 2008, j’ai dû me faire opérer d’une tumeur cancéreuse au sein droit.

À l’hôpital

Les séances quotidiennes de rayons, même rapides, étaient pénibles. L’hôpital et les malades plus atteints que moi que j’y croisais, l’attente quand la machine était en panne… un lieu simplement plombant. Le premier médicament qui m’a été proposé, en cas de besoin, était un antidépresseur. J’ai refusé car je n’en ai jamais consommé et je n’y tiens pas.

J’ai rapidement découvert que l’effet anti dépresseur du cannabis fonctionnait parfaitement sur moi. Cela me relaxait et me permettait de supporter moralement cette épreuve. Les techniciennes me faisait même part de leur étonnement quand à mon bon mental.

Mon médecin traitant, le cancérologue et le chirurgien étaient informés de mon usage de cannabis. Tout le personnel soignant avec qui j’ai été en contact a été informé de mon usage. Personne ne m’a fait de réflexion négative sur cet usage, hormis le fait de le fumer. Pourtant, ça n’était pas possible d’en discuter avec eux, ils éludaient la question. Mon médecin traitant a été le seul à réagir, il a constaté un effet positif sans pour autant avoir assez d’informations objectives pour l’expliquer. Il me suit depuis près de 25 ans, ça créé des liens !

Traitement post-opératoire

Après les séances de radiothérapie, j’ai commencé le traitement au Femara (appelé aussi la petite chimio), il n’est pas anodin en matière de dérégulation de l’humeur. Voilà sans doute pourquoi les spécialistes et mon médecin traitant me proposaient des antidépresseurs.

Au bout d’un mois, j’ai subi d’autres effets secondaires. Je ressentais des douleurs osseuses et musculaires, principalement le soir, je n’arrivais plus à faire de nuit complète. Les médicaments prescrits en complément ne calmaient que légèrement ces douleurs. J’en suis arrivée à en prendre un contre les crampes, un contre les douleurs osseuses, un contre les crises d’herpès à répétition, un contre les nausées et un contre les démangeaisons.

J’avais aussi des vertiges, j’ai fait des allergies à certains des traitements qui ont été remplacés par d’autres. Par exemple, j’ai pris des biphosphonates, j’ai dû changer deux fois de “marques” pour cause d’allergie, malgré le changement, très rapidement les effets désagréables sont revenus.

Choix du traitement

Au bout de 3 ans, j’ai expliqué à mon médecin traitant que cette situation de plus en plus déprimante n’était plus tolérable. J’ai préféré arrêter tous ces médicaments supposés me faire du bien, car ils me donnaient l’impression de m’empoisonner tous les jours un peu plus. Evidemment, j’ai gardé celui qui me préserve de toute récidive.

Mon cancérologue a insisté sur l’importance de ne pas interrompre le traitement principal, il n’en a jamais été question pour moi.

En augmentant ma consommation de cannabis, j’ai réussi à remplacer les six médicaments d’accompagnement du traitement principal. Ces effets sont plus efficaces. Ayant tendance à maigrir, j’ai enfin réussi à maintenir mon poids, lutter contre les douleurs pour mieux dormir et surtout garder le moral malgré cette importante dégradation de mon état général.

Organisation du traitement

Pendant toute cette période, j’ai exercé mon activité professionnelle à mi-temps. J’avais peu de moyens financiers. Pour ne pas acheter à n’importe qui, n’importe quoi à prix fou, j’ai jardiné en me faisant aider par des ami(e)s bien portants. Cela m’a fait du bien de m’occuper de mes plantes, le jardinage a pour vertu de faire oublier leur état aux malades. L’idée que cette plante est utile pour ma santé me donne un certain dynamisme. Mais de nombreux malades ne peuvent vraiment pas cultiver, il devrait donc pouvoir l’acheter en pharmacie.

J’ai compris qu’en fonction des variétés utilisées, j’avais plus d’appétit, un meilleur sommeil et moins de douleurs. Je me suis renseignée sur celles correspondantes aux effets recherchés et aussi sur les moyens de ne plus fumer le cannabis, comme la vaporisation ou l’ingestion.

Après essais, la variété Jack Herer convient le mieux pour mes douleurs articulaires, les crampes, les douleurs osseuses, j’utilise de la White Russian pour stimuler l’appétit et lutter contre l’asthénie. Pour un sommeil plus clame et régulier, j’utilise une huile de résine issue de variétés Indica très mature et mélangée à de l’huile d’olive pour faciliter l’absorption sublinguale.

Pas une panacée universelle

J’ai bien conscience que ce n’est pas le cannabis qui soigne mon cancer. Il m’aide à ne pas surconsommer inutilement des médicaments et à me sentir suffisamment bien pour continuer à travailler, à avoir une vie sociale à peu près normale.

Pourtant, l’idée que le cannabis soigne tous les cancers fait de plus en plus son chemin parmi la population touchée. C’est une idée dangereuse qui peut mener des gens à ne pas se traiter correctement, comme on l’a vu en pleine épidémie de Sida avec les instinctothérapeutes et autres charlatans.

Le cannabis pourrait avoir une action directe contre certaines tumeurs cancéreuses et sur la dispersion des métastases. Vous le comprendrez en écoutant le témoignage de Philippe. Cela reste encore assez spéculatif. Les études internationales doivent être coordonnées et la France doit s’y impliquer. Il y a urgence. Ces études doivent prendre en compte le savoir empirique des associations de patients.

Peur de la répression

Pour moi, le cannabis est un médicament efficace mais interdit. A tout moment, je risque une interpellation et une confiscation de mon traitement et de mon indispensable matériel de jardinage. Sans parler de poursuites pénales. C’est un stress difficile à supporter car très injuste. De nombreux malades d’autres pays dans la même situation que moi peuvent se soigner facilement et sans risque judiciaire.

Des chercheurs israéliens ont réussi à obtenir un cannabis sans THC mais avec les composants requis pour certains usages thérapeutiques, d’autres ont réussi à déterminer les combinaisons en cannabinoïdes (THC/CBD/CBN et autres) les plus efficaces en fonction des effets recherchés. Des dizaines d’équipes internationales mènent des travaux en ce moment même, pourquoi pas en France ?

Notre frilosité comparée à nos voisins européens et à l’Amérique du Nord n’est pas compréhensible par des patients en souffrance.

Nous savons bien que ce n’est qu’une affaire de temps, certains d’entre nous n’en ont plus beaucoup. Il parait que dans certains services français de soins dits palliatifs, on permet aux malades de faire usage de cannabis, nous ne voulons pas attendre d’être là pour nous soigner !

Pour une justice compassionnelle

De plus en plus de patients découvrent l’usage médical du cannabis, Internet amplifie le phénomène. En conséquence, de plus en plus d’usagers thérapeutiques, autoproducteurs ou pas, vont défiler devant les tribunaux. En matière médicale, la récidive est une obligation. Il n’est pas question pour nous d’arrêter de faire usage d’une plante qui nous aide dans notre quotidien sans créer de nuisances pour quiconque. Il n’y a ni crime ni victime !

Il y a donc une urgence à encadrer légalement et médicalement cette pratique. Nous avons récemment adressé un courrier à Madame Taubira pour lui demander de faire cesser les poursuites à l’encontre des usagers de cannabis thérapeutique. Il suffit d’une simple circulaire enjoignant tous les magistrats à tenir compte du dossier médical des prévenus pour usage, détention, acquisition et autoproduction en fonction d’une liste établie de pathologies admissibles.

Pour tous ceux qui ne peuvent pas jardiner, il serait important de réfléchir rapidement à la réintroduction du cannabis sous toutes ses formes dans la pharmacopée française.

Philippe, atteinte d’un cancer

Je m’appelle Philippe, j’ai 43 ans. En mars 2011, j’ai appris avoir une tumeur cérébrale de

grade II.

Cette tumeur génère des crises d’épilepsie, des pertes de mémoire, des problèmes d’élocution, des tremblements et une perte de l’orientation.

Je passais le plus clair de mon temps enfermé à ne pas faire grand-chose et en quelque sorte déprimé, de plus je voyais que ma famille culpabilisait de ne rien pouvoir faire pour améliorer ma situation.

Le neurochirurgien a dit qu’il ne peut pas m’opérer car la tumeur est dans les parties fonctionnelles. S’il opère, je vais être paralysé.

Traitement

J’ai suivi une radiothérapie pendant 2 mois qui n’a pas donné de résultat, hormis me faire perdre encore plus la mémoire.

Ensuite, j’ai eu une chimiothérapie en cachet (Thémodal) pendant 9 mois (de décembre 2011 à septembre 2012), qui n’a pas eu de résultat non plus. À la fin de cette cure (septembre 2012), l’IRM montrait une tumeur d’environ 3cm x 8cm et un œdème qui allait du front à la nuque.

Pendant 1 an 1/2, j’ai pris des cachets contre l’épilepsie mais ils ont commencé à ne plus faire d’effets. Je ne pouvais plus me déplacer seul, je ne supportais plus du tout le bruit. Je devenais de plus en plus agressif verbalement et j’avais envie de tout casser.

Mi-octobre 2012, j’ai commencé la chimiothérapie liquide (Fotémustine) avec tous les inconvénients que ça entrainent (nausées, fatigue, manque de plaquettes, baisse des leucocytes) et injections régulières de Neulasta pour améliorer le bilan sanguin. Elles engendrent des douleurs dans les os pendant minimum 5 jours.

Le choix du traitement au cannabis

Je suis un battant. Peut-être est-ce le fait d’avoir été militaire de carrière dans la Légion puis dans les forces françaises engagées en Afghanistan. J’ai cherché sur internet un autre traitement que les cachets.

J’ai ainsi découvert que le cannabis pouvait me soulager. J’ai essayé début décembre 2012, et de suite je me suis senti détendu, apaisé et en meilleure forme physique et psychique. J’ai pu de nouveau me déplacer seul, parler sans problème d’élocution (sauf quand je fatigue). Je retrouvais ma mémoire.

Le cannabis me soulage les douleurs, les maux de tête, me rend moins agressif, m’empêche d’avoir des crises d’épilepsie et m’a en quelque sorte rendu ma dignité par rapport à mes enfants, ma famille que j’ai mise au courant. Je ne vois donc que des côtés positifs et je ne ressens pas négativement les effets psychotropes.

J’en ai parlé à aux spécialistes qui me suivent à l’hôpital. Voyant ma grande amélioration physique début janvier, l’oncologue m’a fait repasser un IRM fin janvier, qui a démontré que l’œdème avait complètement disparu en 1 mois ½. Les médecins n’avaient jamais vu d’œdème disparaitre aussi vite.

Difficulté d’une étude clinique

Je continue, avec l’accord de mes médecins, à faire usage de cannabis tout en continuant les traitements. Récemment, j’ai appris qu’il n’y avait plus de traitements à poursuivre et qu’il fallait attendre les nouvelles molécules.

Nous avons évoqué la possibilité d’une étude des effets du cannabis sur ma pathologie mais ils pensent que ce sera trop long avant d’avoir l’accord. Ils ont établi des attestations pour que je n’aie pas trop de problème avec la justice.

Par contre, pendant plus d’un an le neurochirurgien m’a prescrit tout à fait légalement des corticoïdes (Solupred), maintenant j’en suis « accro ». Je ne peux pas arrêter d’en prendre sinon je vomis tout le temps.

J’aimerais qu’on m’explique !

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15 Commentaires

  1. Bouvarel

    Double témoignage :

    1) Cannabis médical : réalité d’une situation absurde !

    En 2003, je travaillais à la ferme Oasis de Bernard Rappaz. Votre article m’interpelle tout particulièrement car j’ai du faire face à la problématique du cannabis médical.

    Il y a beaucoup de demande, mais même en Suisse, pas de réponse médicale officielle. L’incarcération de Bernard pendant la période 2001-2002 répondait justement en partie d’une initiative médicale cannabique qu’il avait lancé. Mais il n’avait pas les autorisations fédérales, lui avait-on reproché ! Donc j’ai reçu l’ordre de ne jamais répondre à ces demandes … l’entreprise étant pratiquement coulée par la justice.

    En 2003, c’était au printemps je crois, j’ai du effectuer un des rares remplacements au magasin de Bernard, à l’époque situé à Martigny. J’y ai reçu un coup de téléphone … étrange ! A l’autre bout du fil, une femme m’expliquait qu’elle était paraplégique et qu’elle vivait un enfer qu’aucun médicament autre que le cannabis, ne pouvait soulager. J’avais beau l’éconduire en parole, rien n’y faisait, elle revenait sans cesse à la charge : elle voulait à tout prix acheter des fleurs de chanvre (à THC).

    Je suis un bon technicien, mais ne suis pas commerçant, mais alors pas du tout. Aussi, ma patronne m’avait fait un petit b.a.ba sur cette profession : on reste toujours poli avec un (éventuel) client, même s’il est outrancier. Elle m’avait averti de plus, que parfois, la police ou des journalistes pouvaient téléphoner, se faisant passer pour des acheteurs de chanvre afin de nous tester ! j’avais donc pour ordre d’informer nos clients que nous ne vendions plus de fleurs de cannabis en magasin, ce qui était d’ailleurs parfaitement exact.

    J’avais le souvenir de ces instructions en tête et lorsque la femme me dit « j’arrive », je lui répondit gentiment, « si vous voulez, mais cela ne changera pas ma position : c’est non, nous n’en avons pas le droit et d’ailleurs, nous n’en avons plus en magasin. Mon patron est en prison pour cela ! ».

    Une demi-heure plus tard, je vis arriver une Super5 avec une dame au volant qui faisait de grosses grimaces en manœuvrant . La voiture était équipée pour handicap et une porte s’ouvrit à l’arrière, plaçant un fauteuil roulant au coté de la dame qui, par la force des bras, s’y glissa rapidement.

    Ce qui m’a marqué, tout d’abord, fut ses jambes : grosses comme des manches à balais domestiques. Cette femme ne me faisait pas de cinéma. Et elle se mit à me décrire ses douleurs. Je ne peux pas relayer ici ce qu’elle m’a raconté, mais j’ai explosé en pleurs !

    Comment peut-on laisser ces gens dans une telle torture au quotidien. Évidement, elle m’a expliqué qu’aucun médicament « officiels » ne la soulageait, qu’elle avait tout essayé en vain. Et que seul le cannabis le faisait !

    Je l’ai laissé sur le parking, j’ai fermé le magasin et suis parti en voiture à la ferme. J’ai ramassé ça et là des branches de fleurs qui semblaient un peu plus résineuses (odorantes) et j’en ai rempli deux sacs poubelle de 35 litres. De quoi la soulager quelques semaines tout au plus. Au final, cela n’en faisait pas trop car il y avait bien plus de branches (bois qui ne se fume pas) que de fleurs dans les sacs.

    Je suis revenu au magasin, elle était toujours là, assise dans son fauteuil. Je lui ai remis les sacs et je l’ai fais gratuitement. Mais je lui ai dit : ne revenez plus jamais pour cela ! Nous allons finir en prison, comprenez-le ! Nous avons toutefois le droit de vendre des boutures, voyez avec quelqu’un de valide, un parent ou un ami, pour vos cultures. Si vous n’avez pas d’argent, je vous donnerai les boutures, mais s’ils vous plait, ne revenez jamais pour des fleurs … ce n’est PAS POSSIBLE !

    Le soir, à l’heure de la fermeture du magasin, ma patronne est passé me voir. C’était ma patronne, mais c’était avant tout, et c’est toujours, une amie. Je ne pouvais pas lui cacher ce que j’avais fais. Non seulement elle ne m’en a pas voulu, mais elle m’a expliqué qu’en Suisse, je ne pouvais pas être trop inquiété pour une telle démarche. Et elle avait trouvé l’acte généreux. Perso, sur le coup, je ne pensait pas à être généreux : je me remémore encore ce que m’a dit cette femme sur ses douleurs et j’ai trouvé normal de lui en donner. Je tiens à expliquer que j’ai ressenti alors un sentiment d’impuissance, une rage contre cette impression ! C’est par compassion mais aussi par révolte que je l’ai fais !

    2) Répression : la réalité d’une situation tout autant absurde !

    Ce petit témoignage n’est pas fait pour me mettre en valeur. J’en ai rien à foutre d’être mis en valeur ! Mais pour expliquer que j’ai aujourd’hui la rage contre ceux qui nous dirigent. J’en arrive même à la conclusion qu’ils laissent souffrir ces gens par pure cruauté, bien conscient de l’innocuité de la plante. Comme ils font souffrir aussi tous ceux qui militent pour la réhabilitation du cannabis. Je cite en exemple JP Galland, du CIRC, condamné à des amendes outrancières. Ils n’en on « rien à foutre de briser des existences », puisqu’ils sont bien payés pour le faire. Du coup, on se met à croire aux Illuminati !

    Je suis moi-même écrivain, j’y consacre 10 heures par jour depuis mon retour en France (début 2005). Je pense que nous sommes allés (nous : les 12 millions de fumeurs français) au bout de ce que nous pouvions faire de pacifique pour faire rétablir une situation logique de bon droit ! Qu’est-ce qui nous reste à faire encore aujourd’hui ?

    C’est au nom de tous ces victimes du cannabis, j’entends par-là ceux de sa répression, seul danger flagrant de la plante, que je lance un appel à durcir le ton ! Nous faisons face à un pouvoir aussi violent qu’absurde. Malheureusement pour nous, car le monde de l’herbe et de la petite fumée n’est pas connu pour des actes violents. Un peu pétochards, même, « tarpétochards », dit-on pour en rire! Mais là : Basta !

    Pour notre malheur donc, l’instrument répressif est violent. La seule façon légale qui nous reste, que nous n’avons pas encore expérimenté, est l’aventure d’un parti politique. Pas un parti classique du genre « course au pouvoir », mais un parti pour communiquer, agacer, organiser , forcer aux… débat public !Sa mise en place est difficile : j’ai participé à une telle tentative, mais cela a échoué (le poids de la répression).

    Les clubs d’autoproduction ont échoués : ils se sont fait démanteler. Mais il ne faut pas baisser les bras pour autant. Parmi ceux qui vont lire ce commentaire, certains auront peut-être de bonnes idées. Il existe des sites canna comme Chanvre Info, mais aussi plusieurs autres pour recevoir vos idée set les diffuser à des millions de personnes.

    Comme de nombreux « canna-confrères », j’ai sacrifié mon existence pour militer pour cette plante et tout ce qu’elle peut nous apporter. Comment peut-on se sacrifier pour quelque chose que certains dénoncent comme une drogue infâme et pernicieuse – j’ai entendu dire encore récemment « qui décime notre jeunesse » (ouarf !) ?

    Tout simplement parce que c’est un gros mensonge que j’explique maladroitement il est vrai, dans un livre que j’ai publié … gratuitement (cherchez dans Google)! Je ne vais pas vous raconter tous mes malheurs … Dieu sait que j’en ai connu, mais j’arrive à un stade où je jette l’éponge ! Je me bats depuis 1983 … cela dure et cela lasse et use ! Je passe donc le relais à la nouvelle génération.

    Pour ceux qui connaissent déjà mon travail : je vais terminer mon livre sous un format DVD. C’est une question de temps, mais je vais l’achever. Mais après, je ne veux plus entendre parler du cannabis, parce que j’ai été déçu par le manque de solidarité et d’engagement, de mes concitoyens cannabinophiles, pour défendre la plante et se révolter contre les injustices !

    Regardez : des gens souffrent et la plupart de ceux qui pourraient les soutenir ou les aider, se cachent comme des lâches pour fumer un joint, comme s’ils faisaient vraiment quelque chose de criminel ou de mal ! Il y a quelque chose d’égoïste qui ne me plait pas dans cette mentalité. Je ne peux alors m’engager plus à la défendre !

    Jean-Louis Bouvarel

    Répondre
  2. SB

    Ma fille unique a déclaré à l’age de 11 ans une tumeur au foie, qui partîmes pour le C.H du Kremlin Bicêtre spécialisé en hépatologie. On lui retira la moitié du foie (hepatoctomie). Un an plus tard, récidive sur l’autre lobe, traitement de chimio (cisplatine + doxorubicine par voie veineuse & sorafenib par voie orale). La chimio lui coupait l’appétit et entrainait douleurs, dépression, crise de tétanie…). Passé la chimio, de nouvelles tumeurs apparuent au niveau du duodenum, pancréas cholédoque (DPC) . Je lui ai proposé des tisanes de cannabis. Cela lui faisait parfois du bien, elle riait et oubliait quelques instants son état qui n’est en rien ce que doit être la vie d’une adolescente. J’ai planté une trentaine de graines en pot à l’intérieur en les ai replanté rapidement en pleine terre. Certains voisins commençaient à nous regarder bizzarement, alors qu’ils connaissaient l’état de ma fille unique. Puis, un jour, le gendre du maire est venu gentiment nous demander de tout enlever sous peine de quoi ils seraient obligés de passer au stade suivant, la gendarmerie. Je donnais suite le soir même, étant salarié, je ne souhaitais pas avoir affaire avec la justice. Elle décéda le 9 février 2012. Je suis heureux d’avoir bravé les lois pour aider ma fille à moins souffrir.

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  3. SB

    Je fume du cannabis depuis 30 ans, plus jeune tous les jours et autant que possible, puis moins pour terminer mon BTS, puis en couple, on a fumé pendant quinze ans 1 roulée tous les soirs. J’ai arrété de fumer il y a 6 ans suite à pb d’infection cardiaque & j’ai repris de façon aléatoire et récréatif depuis que ma fille à déclaré son cancer en 2008.
    Tout abus est problématique, surtout lorsque on rejette l’indispensable, l’amour & l’aide de ces parents, de ces amis (les vrais) et de sa copine qu’il ne faut surtout pas perdre, sinon c’est la porte ouverte à l’escalade. voici les conseils d’un vieux défoncé

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  4. SB

    J’ai découvert un plan coke sur Besançon, à une heure de route de mon bled. j’y vais tous les 7/15 jours me chercher 2 g pour me taper une bonne soirée. Ce soir je viens d’entamer mon 2ème parachute, étant seul, je crains l’OD. mais c’est plus fort que moi.

    Répondre
    1. Fabrice Olivet

      Heuu Parachute ??? Avec de la coke ? Pas comprendre
      vous pouvez raccrocher….

      Répondre
  5. jean-louis Bouvarel

    http://www.asud.org/2013/11/20/4-consommateurs-de-cannabis-therapeutique-temoignent/
    Bonjour à tous.

    Le 21 novembre 2013, je postais ici un double témoignage. En fin de texte, j’annonçais que je ne voulais pas m’engager plus à défendre le canna ! Un jour de déprime certainement. Il faut dire que mon intervention traitait d’un sujet « pas joyeux » du genre que j’ai rencontré plusieurs fois et qui me touche énormément. Pourquoi n’y a t-il pas plus de réactions à ces injustices ?

    A ce propos, le petit commentaire de SB (ci-dessus) m’a fait beaucoup pleurer ! J’ai aussi connu le décès d’un jeune enfant (3 ans et demi – accident agricole), il ne faut pas m’en vouloir pour cet instant de faiblesse ! Je ne souhaite à personne, même pas à mon pire ennemie, de connaitre le décès d’un enfant, surtout quand cela se passe en situation autant tragique qu’absurde comme se fut le cas pour SB ! Mes condoléances et mon chagrin !

    La réaction des gens de son village, c’est ce que j’appelle la « Connerie organisée » ! J’ai aussi connu le même genre de situation dans un autre village (Laffrey – Isère) qui à l’époque, devait être une « réserve de cons patentés » ! Deux pieds de canna dans le jardin et tout de suite : « vous êtes la mafia » !

    Bref, comprenez que l’on puisse connaitre alors quelques états d’âmes !

    Et puis, un coup du destin m’a frappé comme la foudre : j’ai rencontré André Fürst et je travaille depuis comme rédacteur à Chanvre Info ! Plus question de passer à autre chose ! Cela m’a permis deux évolutions : une de me spécialiser (former) dans le style journalistique et une autre, d’accéder à une vaste banque de données cannabiques et d’être plus attentif encore aux informations qui paraissent sur cette plante.

    Il ressort de mon travail, une étude (qui reste à peaufiner) qui met en évidence un nouveau complot contre le chanvre (de la part des mêmes acteurs de la prohibition):

    http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Le-Cannabis-soigne-le-cancer-et.html

    http://www.chanvre-info.ch/info/fr/La-prohibition-et-les-tests-anti.html

    Je travaille actuellement sur une suite de cette histoire à propos d’une interview du « père des tests cannabis Verdict » (http://www.franceinfo.fr/justice/tout-comprendre/cannabis-et-conduite-d-une-voiture-1302955-2014-03-03). Car celle-ci met en évidence, par ses propres déclarations, le fait qu’il est juge et parti dans cette histoire de prévention et qu’on peut le soupçonner d’être un bon petit laquais de l’Oncle Sam … avec intéressement financier, évidement! Pour cela, il faut quand même recouper le contenu de son interview avec celui de mes deux articles précédents !

    Enfin bref, pour les flemmards, je vais vous en résumer ici le contenu : pendant que la prohibition, sous l’égide des USA, ne permettait que des expérimentations (recherche) hostiles au cannabis, ces mêmes USA brevetaient en secret toutes les molécules de la plante (toutes, sans exception), aux motifs qu’elles soignent le cancer et toutes les affections neurodégénératives du type Alzheimer et Parkinson (et d’autres applications supposées)!

    Brevet déposé en 2000 avec une antériorité de 1999, au nom des États-Unis d’Amérique et de deux de ses ministères (vous trouverez tous les détails dans mes articles). Résultat, des patients que, d’une part on empêchait au soins(automédication) avec les lois de la prohibition et, d’autres part, que l’on a laissé crever depuis 14 ans alors qu’on a enfin des médicaments efficaces, semble-t-il, pour sauver des vies !

    Un autre scandale à travers ce fait : ceux-là même qui ont fait interdire le cannabis avec des arguments médicaux fallacieux qui furent, pour beaucoup, remis en question depuis, chaperonnent aujourd’hui tous les médicaments qu’on puisse faire de cette plante et cherchent à s’enrichir avec ! Idem, avec les tests-anti cannabis mis au point par des entreprise crées par … la DEA (véridique et ex membres importants de la DEA à la direction de ces entreprises) !

    Si, dans tous les pays du monde, le « testing anti-cannabis » devenait obligatoire,à l’école, dans les entreprises et au volant, imaginez le pactole ! Certains parlent du Nouvel Ordre Mondial et de la globalisation : nous en voyons ici un des premiers effets ! Qui dit gouvernement mondial, dit impôts, taxes et rentrées régulières d’argent ! Comment créer discrètement (dissimuler) une taxe mondiale à tous les habitants de la planète. Je viens de vous l’expliquer ! Alors, il est normal – c’est la seule explication rationnelle – que la prohibition cherche à maintenir l’interdit de la plante cannabis et de sa consommation médicale ou non : c’est pour empêcher la « concurrence » (l’autoproduction) et obliger (forcer) à l’achat de leurs seuls produits médicamenteux !

    Vous remarquerez à ce propos, que la recherche médicale française, aux ordres du gouvernement US (chercheurs médicaux traitres et corrompus – ont jurés au serment d’hypocrite) et de ses entreprises pharmaceutiques, invente en ce moment, de nouveaux effets « toxiques et délétères » du cannabis et du THC (voir nos archives décembre 2013 et janvier-février 2014 : http://www.chanvre-info.ch/info/fr/info.archives.html#2014)! Et oui, les anciens arguments n’étant plus reconnus comme valables … ! Et ceci pour permettre de faire perdurer l’interdit alors que l’opinion de la société française évolue à ce sujet ! Et d’axer sur le médical cannabique par les seules industries pharmaceutiques !

    Ce qui a pour conséquence, d’attribuer à la prohibition, une rentrée d’argent hors budget d’état, suffisante pour assurer son fonctionnement intégral ! Car jadis, qui disait budget, disait contrôle par l’État et par le peuple (comptes à rendre). Or, avec un budget privé, la prohibition n’aura plus de comptes à rendre et n’autorisera aucun contrôle : elle s’est ainsi dotée des moyens d’agir à sa guise, c’est à dire dans un cadre « hors démocratie » !

    Mesdames et messieurs, vous venez d’assister à l’émergence d’un nouveau fascisme ! Et nous avons tous été « couillonnés » ! Décidément, la guerre aux drogues, spécialement dans le cas du cannabis, n’a pas fini de nous étonner dans ses rebondissements amoraux !

    Aidez-nous, s’il vous plait, à diffuser ces infos et à en améliorer l’étude ! Vos propos et analyses seront la bienvenue.

    JLB

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  6. DEVILLERS

    Bonjour,

    Je cherche à planter des graines de canabis dans mon jardin, si quelqu’un peu me donner un conseil sur le choix des graines ou des plants, ou les commander.
    Cela dans un but de soin j’ai 66ans du mal à dormir à cause de douleurs, et d’angoisses.
    Je suis un peu perdue « THC »?
    Je suis en Normandie avec un jardin plein sud abrité et bord de mer.
    bien cordialement
    J.D

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    1. Fabienne

      désolée pour le retard apporté à votre demande : il est très important de bien choisir les ou la variété qui conviendra exactement à vos problèmes d’insomnies. Comme je ne peux pas vous donner de nom exact de variété ou de grainetiers : je vous conseillerai de choisir un croisement plus Indica que Sativa comme variété, ensuite vous avez des tas de sites de grainetiers que ce soient espagnols ou hollandais qui fournissent ces graines, ils ont d’ailleurs développé des variétés pour le thérapeutique, les plus sérieux donnent les effets. Choisissez un grainetier, ne passer pas par des distributeurs.

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  7. nathalie.pages2@bbox.fr

    fibro depuis des années, je suis à bout, douleur insoutenable, je ne me lève plus de mon canapé depuis des années, aidez moi je vous en supplie, où trouver du cannabis ou de l herbe, sos

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    1. jean-louis Bouvarel

      Hélas, attendez-vous à être surveillée par la police à l’avenir ! La loi interdit de vous faire une réponse « favorable ». A moins d’un piège ou d’une farce à votre encontre, personne ici ne s’y risquera ! Comprenez que l’État français s’acharne à détruire les individus qui s’adonnent à la culture du cannabis.

      Ce que je peux vous dire en toute légalité :

      En Europe et pas bien loin, vous avez l’Espagne qui tolère la culture à domicile (récréatif) et a totalement légalisé au niveau du médical. Déménagez ! Je sais que cela ne va pas être simple, surtout en fonction de votre état, de vos dettes et de votre précarité (je me suis renseigné et votre cas semble réel et sérieux). Vous ne vivez pas seule non plus : vous avez un enfant à charge je crois ! Ce n’est pas simple votre affaire ! Mais la solution consisterait peut-être dans l’exil.

      Autre solution : le docteur Bertrand Lebeau (Paris), que vous devrez consulter (obligatoire), peut vous faire une attestation qui certifie que votre cas justifie une consommation thérapeutique du cannabis (voir http://www.asud.org/2009/12/01/cannabis-therapeutique-2/). Cela n’a aucune valeur en France, toutefois, cela modère souvent l’ardeur des intervenants répressifs à vouloir vous sanctionner et peux vous ouvrir des portes au cannabis médical légal à l’étranger (où ce papier à alors valeur d’ordonnance).

      Madame, je suis désolé, outré, scandalisé, très peiné, indigné, écœuré … de ne pas pouvoir faire plus pour vous ! Jadis, en Suisse, j’étais employé-chanvrier, je pouvais me le permettre. Aujourd’hui, je suis en France et je suis comme tout le monde : mis à l’index et particulièrement surveillé ! J’ai essayé une fois, mais j’ai eu droit à l’Hélicoptère (avec caméra)! Moi aussi j’ai des responsabilités familiales et je ne peux pas me permettre d’aller perdre mon temps en prison (jusqu’à 30 ans pour cultures sur le territoire français)!

      A ce sujet, comprenez que les sites comme Asud, Chanvre Info, etc. … ont pour plus fidèles lecteurs la gendarmerie et la police nationale ! On n’y doit surtout pas discuter de ces choses-là librement. On peut y parler de plein de « trucs », mais sous couvert d’anonymat et sans rentrer en détails, évidement !

      Il nous reste le combat politique, mais vous aurez le temps de mourir avant de voir la légalisation. Selon la gravité de votre état, il reste aussi la Cour Européenne des Droits de l’Homme ou vous pouvez porter plainte. Hélas, la France, si elle est condamnée, préférera payer des amendes, avec l’argent du con-tribuable, plutôt que d’avoir à changer sa législation. Force est de constater que nous sommes donc « coincés » et l’idée même de la démocratie, dans notre pays, renvoie à la croyance du Père Noël !

      Il reste donc la révolution, mais je vous vois mal (vous et tous les malades) défiler dans les rues et vous battre dans votre état et, les fumeurs récréatifs ne sont pas spécialement connus pour leur violence et leur capacité à s’organiser en ce sens ! Donc, laissons tomber cette option !

      Pardonnez mon cynisme : mais il est quand même teinté de réalisme !

      Pour ma part, je continue autrement ce combat en essayant inlassablement de convaincre la gente prohibitionniste de leurs erreurs (à Chanvre Info) ! Je ne sais pas si cela sert à quelque chose, mais je le fais quand même, parce que, ce que je sais, c’est que si nous ne faisons rien, cela ne changera jamais !

      Pour les lecteurs de passage, précisions sur la maladie de Nathalie : http://www.activebeat.co/fr/les-10-signes-les-plus-communs-de-la-fibromyalgie/?utm_source=google&utm_campaign=adwords_french_mobi&utm_medium=cpc&utm_keyword=fibromyalgie&utm_code=FR-FRA&gclid=CMiE86jSi70CFSUUwwod8GoArA

      Précisions sur la réalité du cannabis médical (expérimenté en Angleterre) : http://www.youtube.com/watch?v=MSg0z9wHtpQ

      Nous diffusons d’autres vidéos et informations sur notre site, Chanvre Info, n’ayez pas peur de les consulter (farfouillez dans nos archives).

      Veuillez recevoir, Nathalie, mes salutations les plus respectueuses

      JLB

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    2. Fabienne

      Comme il est précisé dans le dernier commentaire, il n’est pas possible en France de vous donner de cannabis sous peine de se retrouver dans quelques soucis judiciaires. Je vous conseillerai d’aller sur le site Espagnol Alchimia qui s’intéresse à l’usage de cannabis thérapeutique ou de contacter la société Bedrocan par le biais de leur site qui pourra vous donner d’autres indications.

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  8. merryl mareuil

    bonjour,

    je fume du cananabis depuit kelke temps pour mais douleur musculaire. j’ai 28 ans j’ai une spasmophilie tétanic intra musculaire et un début d’atrophie des muscles et des os avec la maladie B27. la douleur et t’elle que meme les medicaments ne me fond rien par moment. je voudrais savoir quelle cannabis et la mieux pour les douleurs musculaire et atticulaire.car je ne veu pas prendre n’importe quoi.

    je vous remercie par avance

    cordialement merryl

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    1. Olysh

      Il est préférable de vaporiser, fumer peut provoquer le cancer.

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  9. challos

    bonjour
    mon épouse a de terribles maux de tête ,rien ne la soulage
    elle est atteinte d une probable myopathie depuis l enfance(duchenne semble t il)
    est ce que le cannabis lui apporterait un peu de confort ?
    amicalement

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