Idées reçues sur le crack et les crackers

écrit par Fabrice Olivet, le 23-01-2013 Thème : Crack, Conseils.

Crack, base ou caillou, peut importe, dans tous les cas l’objectif c’est le « kiff ». Le kiff c’est l’alpha et l’omega de la vie, ou plutôt de la survie, des « crakers », un sous-genre de l’espèce toxicomane, situé tout en bas de l’échelle sociale et tout en haut de l’échelle du stigmate.

Il est fascinant de constater avec quelle constance, chaque époque a fabriqué son propre épouvantail toxico. Dans les années 70 c’était le « drogué en manque », éventuellement en manque de marijuana, dans les années 80-90, le stéréotype s’est affiné pour cibler les junkees, c’est à dire les injecteurs d’héroïne, et pour inaugurer le XXI e siècle nous avons les « crackers ». Le point commun de ces populations est qu’elle se sont constituées en marge de la marge, elles représentent le pire de ce que la société condamne sous l’appellation « drogue ». Bref, les crackers ne sont pas des victimes de la drogues, tout au moins aux yeux des riverains plus ou moins « boboïsés » qui revendiquent le titre pour eux-mêmes. Non, les crakers sont tout en bas, là où l’on est sûr de ne trouver personne en -dessous.

Du reste, cette réputation de toxique très toxique n’est pas forcément usurpée. D’aucuns se souviennent avoir croisé, y compris dans les couloirs de la rédaction d’ASUD, nombre de vieux briscards, anciens héroïnomanes, rescapés des années 80, rescapés du sida et des overdoses, ayant gouté à quasiment tout ce qui s’avale, se fume,se sniffe ou se shoote, et qui sur le tard, découvrent le frisson très particulier d’une bouffée de cocaïne-base. Et là , bang! le grand saut.

En deux coups les gros, nos vétérans sont renvoyés à la case départ, de retour sur le bitume à la recherche d’un petit « caillou » blanc. Adieu, apparts, boulot, copains, copines bref, la totale, comme si vingt ans de patiente réinsertion n’avait servi à rien. Pire, il semblerait même que dans certains cas, l’illusion naisse du souvenir des speed-ball et des fix de coke, des réminiscences qui ont tôt fait de se transformer en alibi genre : « moi la coke, je connais!! » et ben non coco!! La C et le caillou c’est un peu comme le cidre et l’absinthe, pas vraiment la même concentration.

Autre piège, le caillou ça se fume, donc c’est moins dangereux qu’une came qui se fixe. Seconde illusion regrettable. Le « craving » de la cocaïne basée n’a rien à envier à celui de la cocaïne injectée. De plus, il n’existe aucun médicament de substitution, le contexte phantasmagorique dans le quel baigne toute évocation du crack, le surcroit de diabolisation amené par l’épidémie de crack cocaïn qui sévit sur une échelle autrement préocuppante dans les gettho noirs et latinos des métropoles américaines, autant de facteurs qui font de nos quelques centaines de crackers parisiens des oubliés de la réduction des risques.

Qu’en est -il réellement ? Peut-on envisager des solutions de court ou moyen terme pour ces populations ? L’expérience du » kit base », menée par l’association EGO est elle un début de réponse? Une chose est sûre, cette population appartient au monde de la précarité sociale, en cela leurs problèmes ne sont pas forcément différents de ceux des autres SDF, jetés sur le pavé par la crise, alcoolisés, bourrés de médocs détournés et trimballant avec eux l’attirail du clochard de l’an 2000, fini le litron de rouge, bonjour les cachetons. Certes les crackers cumulent les handicaps, mais leur principal mérite aux yeux du public est de coller aux stéréotypes les plus éculés sur les « ravages de la drogue ». Avant d’être des victimes de la drogue, les crackers sont des victimes de la pluie, de la faim et du froid et en tant que tel ils se foutent éperdument d’être stigmatisés par les produits qu’ils consomment, ils sont donc des cocaïnomanes visibles à la différence de tous ceux qui basent de la coke en « teufs » où qui deviennent dépendants après une prise en charge méthadone ou encore- le cas le plus fréquent- qui sniffent des rails de plus en plus longs avant de sortir en boite le samedi soir.

Le tapage médiatique mené autour des « crackers de Stalingrad » possède donc au moins un mérite, celui de mettre le doigt sur la pointe émergée de l’épidémie de cocaïne qui sévit en France depuis quelques années sur une échelle qui n’est pas sans rappeler la précédente, l’héroïne dans les années 80.

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15 Commentaires

  1. old_junkie_fr

    J’aime beaucoup cet article qui pointe les réalités cruelles de ce monde que je connais bien, celui des crackers de Stalingrad.

    Je m’y retrouve en tant qu’ancien junkie, réinséré sous subutex « plus que 4mg », mais qui à plus de 50 ans a voulu jouer au plus fin avec la freebase. Ca s’est passé à l’automne dernier où j’ai retrouvé des potes que je croyais morts mais qui eux pourtant ont continué à se défoncer « tranquillement » dans leur campagne avec leurs produits du cru (herbe, opium,….), excepté la coke qu’ils prennent seulement lorsqu’un touriste passe. Tu retrouves ces mecs qui te parlent de la belle époque de la défonce en riant, tandis que t’as passé 30 ans à essayer de l’oublier.

    J’ai donc appris chez ces bons paysans du cru à baser la coke avec du bicarbonate. Grande découverte, la petite cuisine du junkie malin et toujours citadin à l’heure post-moderne, qui trouve toute l’information nécessaire sur le web pour se transformer en chimiste du plaisir car il me fallait agrémenter ces tristes journées de couple, quand les enfants sont tous partis faire leur vie ailleurs, que la ménopause touche ta compagne, quand l’ennui te mine et que tu ne cherches rien dans les témoignages et les « vraies » solutions, car présomptueux tu penses que tu as gagné, que tu es tranquille maintenant.

    Mais comme dit dans l’article, retour à la case départ. Je n’ose pas en parler à mon médecin qui traite mon problème de dépendance, comme un cas résolu depuis des années. Je tourne autour du pot, je lui dis « heureusement que j’ai le subutex » c’est ma bouée de secours, mais vous savez en ce moment j’ai envie de faire des conneries … cause toujours, j’ai des cas plus lourds.

    Si seulement j’avais pu laisser cette envie de côté. Si seulement ce jour ou je m’ennuyais je n’avais pas décidé de traîner à Stalingrad, avec cette envie dans la tête, et acheté un caillou juste pour connaître le goût du crack de la rue à Paris et en parler à mes nouveaux, euh pardon, à mes anciens potes.

    Dieu sait pourtant que je me suis fait arnaquer par des antillais qui se la jouaient tiktik, et qui m’ont vendu du plâtre.

    Mais tête de con j’ai persisté, pas mal pour la frime, beaucoup par ennui, j’ai cherché et voilà, c’est un truc qui va très vite quand tu es doué pour le plaisir, maintenant je connais tout le système, tous les coins, tous les potes, tous les dealers, tous les plans foireux et tous ceux qui te laissent un goût amer.

    Mais maintenant je ne me fais plus arnaquer. Par contre, c’est clair, maintenant je suis complètement accro.

    L’accrochage au crack est uniquement psychologique. Moi je me croyais assez malin pour lutter contre un accrochage psychologique après toutes ces années, tu penses moi avec un QI sans doute au dessus de la moyenne, et qui a sû résister à l’héro tu penses. Mais voilà, aujourd’hui je m’oblige à quitter Paris le plus souvent possible pour éviter la tentation. Là ça fait bientôt 15 jours que je suis parti mais je n’ai qu’un seul truc dans la tête, la pipe que je vais fumer Lundi soir. Je ne pense qu’à ça, tout le reste passe au second plan. Par moment l’obsession devient complètement dingue, alors je me mets à gratter l’huile de ma pipe, ou alors je défais l’embout en fil de fer et je gratte, je gratte … Et je fume le charbon.

    Comment sortir de ce truc ? Vraiment je ne sais pas, mais je crois qu’il va falloir en parler à mes proches et à mon médecin, dés que j’aurais décidé qu’il faut tourner la page définitivement.

    Pour l’instant, entre la coke basée de passage et les caillous de Stal, je tourne déjà à 1000 Euros par mois depuis début Décembre.
    Autre problème important, c’est ma santé qui se dégrade salement depuis que je fume du crack. Je tousse énormément. Quand on finit sa dose on se brûle les poumons en tirant comme un dingue sur les petits restes, c’est une des choses les plus dangereuses avec ce produit. Encore plus risquées pour la santé sont les phases de prise frénétique, on ne peut plus s’arrêter, encore un petit bout, encore un petit bout, jusqu’à la fin du stock et jusqu’à risquer la crise cardiaque. On finit par prendre un somnifère pour s’endormir assommé …

    Ca fait du bien d’en parler en tout cas, même anonymement sur un forum, on se sent moins isolé, même si la solution c’est toi-même qui devra la trouver, seul.

    Par contre, même complètement accro, ça ne m’empêche pas encore tout à fait de réfléchir, et cet article me donne envie de m’investir pour essayer d’aider tous mes potes qui traînent à Stalingrad mais n’ont pas les moyens d’en partir comme moi, parceque pas de boulot, pas de famille, tous ceux qui vivent dans la rue, et qu’on traite comme les pires des criminels, alors que parmi eux il y a des êtres sensibles qui ne demandent qu’une chose : vivre, et au pire survivre. Tout le monde s’en fout, et ce n’est pas le nouveau guignol de l’intérieur qui va changer les choses. La pression flicarde sur les crackers ne réduit en rien leur enfer ou le trafic, les quelques dealers qui se font arrêter avec au mieux dix cailloux sur eux ne sont que de tous petits revendeurs. D’ailleurs maintenant seuls des mineurs vendent du crack dans la rue la journée, des mômes de 12 à 16 ans maximum, de quoi laisser un goût amer.

    C’est quelque chose d’incroyable qu’une vie de toxico à Stalingrad, il faudrait qu’un de mes potes la raconte. J’ai tellement envie de parler d’eux, de Robert, d’Ahmed, de Ricou, de Momo. Ce sont des vies de voyous mais des vies tout de même, et ce ne sont pas les sales flics du nouveau clown à cravate qui vont les faire disparaître.

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    1. Sundering

      Courage Old_junkie !

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    2. Madeleine

      quelle histoire… merci pour partager votre temoignage.

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    3. Peulop

      Ah, j’suis content de trouver quelqu’un qui parle du fait de se brûler salement les poumons et toute la tuyauterie respiratoire à la fin de la ptite boulette. Moi aussi je trouve que c’est un des trucs les plus mauvais pour la santé avec ce produit. Je me suis promis de plus le faire. J’ai vu sur un autre site qu’on pouvait fumer le crack dans une pipe à eau. J’essaierai avec mon bang la prochaine fois, ça réduira un peu la température de la fumée.

      Sans vouloir minimiser la puissance de l’addiction au crack, je pense que la seule solution est de passer suffisamment de temps sans en fumer, et l’envie s’atténue. Mais ça reste coton!

      Courage et tchuss!

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      1. alamiaout

        salut a touti
        sa fait plaisir de voir des temoignages de fumeur surtout de old_unkie et peulop
        de dire que le crack s est la prise de tete car si ta pas le manque phisyque comme l hero
        ya ton cerveau qui bloque des que tu commence a fumer et peulop pour s arreter si il te reste un billet tu fonce te ravitailler
        avec l hero tu pouvais rester tranquille quelques heures avec le caillou s est toute les cinq minutes que tu reprend ,mais le pire s est pas la thune que tu claques
        s est la descente
        tu est stresses en panique je connais plein de monde qui en fumant s imagine des bruit derriere la porte ou l armoire
        je fume depuis 20piges ca ma amener a l hero puis la metha que j ai fini par arreter
        mais le vaillou misere meme si je fume pas pendant un moisdes que tu recommence boum s est repartis
        ceux qui on trouver un truc pour arreter ou rester zen qu’il me file le tuyau

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  2. Luc

    bonjour, après avoir travaillé en centre de soin pour usagers de drogue, méthadone, subutex etc….je suis au Brésil, bahia, et j’essaie depuis deux ans d’aider une fumeuse de crack à sortir de ça. ça fait plus de dix ans qu’elle fume. je l’ai accueilli à l’écart de la ville, elle a passé un an et demi à faire des aller et retour d’une semaine à quinze jours entre ma ferme ou elle arrêtait de fumer et la ville ou elle recommençait. Ayant pour moi même expérimenté l’Ayahuasca au cours d’une trentaine de cérémonies, j’ai fait venir un ancien cracker, qui a arêté grace à ayahuasca, et nous avons fait des cérémonie pour mon amie. Ainsi elle a pu s’abstenir de fumer du crack , trois mois, puis un mois et demi. Là elle est retournée en ville, je ne sais combien de temps elle va tenir sans fumer,…mais bon…On verra. J’aimerais savoir ce que vous en pensez…..de mon expérience…..J’ai connu ASUD marseille..il y a quelques 18 ans….à bientot..Luc

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  3. Gil2laRun

    Incroyable, après avoir laissé un commentaire sur la méthadone, ma prison depuis trop longtemps, qui m’use, me fatigue et me rend de plus en plus dépressif.. Voila que je lis ce texte et vos témoignages.
    Le crack est indéfinissable, la première bouffée de la journée est d’une jouissance inexplicable, un pur bonheur… 5 minutes plus tard vous êtes déjà en descente et là… Il ne vaut mieux pas avoir le portefeuille rempli car tout y passe, jusqu’au dernier centime et plus si possible, ma montre? mon passeport?… Bref même votre mère si vous pouvez. Vous finissez par vous endormir et le lendemain vous vous dites que c’était une véritable folie. Vous vous sentez bien, enfin pas plus mal qu’après une grosse fête sous ecstasy. Vous vous dites qu’on est pas prêt de vous y reprendre, ha non surement pas. Et bien à peine votre portefeuille rempli.. Vous vous mettez en chasse du dealer… Mais bon, dernière fois, promis, juré, craché… Foutu… Amaigri, ruiné vous n’avez plus qu’à fuir.. Fuir loin de tout cela car le démon est très fort sur le crack.
    25 ans plus tard, parfois, inévitablement, dans mes nuits et dans mes rêves, je pars en chasse.. Trouver le dealer.. Allez expliquer ça à un psychologue, je vais bien mais je cherche mon dealer la nuit.
    Bon allez, je vais prendre ma méthadone et mes anxiolytiques en espérant passer une nuit sans rêve..

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    1. elen

      Salut à tous !

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    2. Nausi

      Bonjour Gil,
      Est ce que tu peux me conseiller, l’homme que j’ai toujours aimé depuis des années à choisi le crack, il a tout perdu, son taf, sa famille l’a mis dehors, j’ai voulu lui faire confiance, l’héberger, mais dès que les heures s’avançaient dans la nuit, il disparaissait, il attendait que je dorme pour prendre ma tune dans mon sac, mes clés d’appart, et disparaître, revenir le au petit matin avec les yeux fixés, les pupilles dilatées, il dort ensuite pendant la journée, voir 2-3 jours d’affilée, puis redisparaît..
      On est pourtant d’un quartier où on sait ce que c’est, on vit depuis tjrs avec les dealers et les consommateurs, on connait les conséquences de chaque drogues.. Surtout le crack…
      J’ai jamais connu qqun qui n’est pas retombé dedans, même après des années de sevrage..
      SVP Gil, dites moi qu’il y a une solution, un espoir

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      1. aaarreuh

        on peut vivre sans mais on y pense quand même toujours des années après
        10 ans de conso « gérée », arrêté depuis 10 ans (sauf 1 fois) j’avais un job qui payait bien et des petits modous très très réglo j’ai pu rester socialement inséré malgré les 1 ou 2 nuits blanches chaque semaine par contre avec ma conjointe c’était plus que limite.
        10 ans après il m’arrive toujours de rêver du kiff et ça me tord l’estomac si j’y pense trop fort
        je sais que j’y retournerai
        j’ai re-cherché « pour voir » un soir à Paris j’ai trouvé du 1er coup et même pas la carotte presque correct j’ai juste regretté de ne pas en avoir acheté plus
        ce qui me retient c’est mon job et mes proches pas envie de tout casser, et on peut dire que ma vie ça va.

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        1. fleur du desert zina

          SLT JE SUIS NOUVELLE DANS LE FORUM JETE COMPREND MOI jai besoin de fumer le carck jarrive pas a m arreter tout les jours des k jai une contrarieter jai besoin prkoi je ne sai pa et je te comprend

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      2. Ton ami

        Je peux vous aider ma chère

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  4. Deppretz

    Comment s’en procurer

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  5. fleur du desert zina

    je suis addict au crack depuis que jai perdu mon travail beaucoup de souci je suis perdu je ne sai plu koi faire je gaspille mon argent je suis de mauvaise humeur et je pense ka fumer du crack je ne sai pas comment men defaire mon fiancéé n est pas d accord kar il ne consoie pas sa mais cest plu fort k moi et a de la m embrouiller avec lui parce k jai besoin de le faire jai un passé tre douloureux mais je me remet de rien dsl mais je baisse tro les bras malgre k jai un fort caractere aider moi

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  6. Ton ami

    Bonjour à tous
    J’ai été un crakers pendant des années et aujourd’hui grâce à un marabout ici dans mon pays ( BÉNIN ) j’ai puis arrêté. Je dis bien arrêté
    Je vous raconte en bref mon histoire:
    J’étais un jeune talentueux et j’avais tout ce que je voulais de mes parents. De mes idées, j’ai ouvert une boutique de prêt-à-porter et un dépôt de vente des boissons. Un jour un grand de ma ville me rend visite. Ce dernier ma fait fumer le crack dans le but de profiter de moi pour avoir sa dose régulièrement ( ce que j’ai finalement compris) ….Apres avoir fini mes économies en banque pour fumer le crack, j’était oublié de vendre ma maison pour assurer souvent ma dose et celle de quelque potes que j’ai connu dans le mouvement. Le 11-02-2011 j’ai vendu ma maison a 31.000.000f soit 47.500€ environ.
    En quelques mois j’ai fini l’argent dans le crack. j’ai complètement changé , ma famille était au courant, mes proches aussi, mais cela me disais rien.
    Mes boutiques, je les ai vendu à un ami avec tout le contenue sans oublié que ma voiture aussi est partie dans la consommation ( je l’avais déposer au dealers et j’achetais à crédit ) Comme je n’avais plus rien, j’ai commencé pas m’interroger sur ma vie… je pleurais 5jours/7 sur mon sort…pourquoi j’ai connu cette merde…pourquoi moi…j’étais dégoûté de moi même…
    Difficilement mes parents m’ont pardonné et j’avais promis ne plus recommencer. Je ne sortais plus de la maison ( chez mes parents ) tout le temps avec maman à jouer au pes, manger, réseau sociaux, dormir …lendemain même chose.
    2 mois après sans fumé le crack mes parents était content , moi aussi si bien même l’envie était souvent dans ma tête. J’avais une amie métisse malienne qui était venu me rendre visite le 24-decembre2013. Grâce à ses parents elle ne manquais aussi de rien, mais elle a vite connu le crack, âgée de 27ans et moi j’avais 22 ans en ce moment mais élancé de taille. J’avais 19ans quand j’ai connu le crack.
    Papa m’avais laissé l’une de ses voitures vu que j’avais une visite.
    La nuit du réveillon jusqu’au 25 à 12h hummm…, Pendant les 10 jours quel a fait ici on se mettrait bien avec les cailloux…
    Elle est parti et moi j’ai continué avec les cailloux, je prenais les colliers en or de ma mère que j’allais vendre pour fumer…la voiture de papa aussi est parti dedans lol. En Avril 2014 j’ai décidé d’aller au village et resté loin du caillou. 8mois sans fumé de mon propre volonté
    Le 1janvier 2015, me voici de retour chez mes parents, nous avons parlé en famille avec mes grandes sœurs et mon grand frère. J’avais promis une deuxième fois de ne plus retombées dans cette merde à mes parents.
    Je me suis dit, un dernier et je garderai le 1janvier 2015 comme date de ma dernière consommation …lol j’ai recommencé avec le mouvement pendant 6mois. En juin 2015 mon père m’a amené voir un marabout…arrivé là-bas,l’un des amis de papa nous attendait. Il m’a raconté sa vie, comment il a détruit ses rêves à cause du crack , il a expliqué à mon père que ce n’est pas de ma faute si je continue après des mois d’efforts d’arrêt. C’est ainsi qu’il m’explique que grace a ce marabout devant moi qu’il a puis arrêté et depuis 7ans il n’a plus jamais touché.
    Bientôt un an que je n’ai plus touchés au crack et pourtant je suis dans ma ville.
    Le produit du marabout que j’ai utilisé est comme un mystère que je n’arrive toujours pas à comprendre ( c’est comme le mystère de la dépendance du crack mais le contraire dans ce cas) car pour me rassurer de son efficacité, j’allais souvent dans les ghettos avec de l’argent en porche mais cela ne m’attire plus
    Des personnes fume ça devant moi, mais je vous jure que sa me plaît plus. Fatim ma copine malienne aussi à arrêter grace à ce produit.
    Je suis Béninois et je réside au Bénin. Si je peux vous aidé, se sera avec grand plaisir.
    Le produit du marabout est à 170€. On lape le produit avec du miel matin midi et soir pendant 9jours si c’est un homme et 7 jours si c’est une femme.
    Pourquoi ne pas essayé si vraiment tu veux arrêter ?
    Si quelqu’un est intéressé pas le produit du marabout, je vous prie de m’envoyer un message à mon adresse email pour avoir le contact direct du marabout ou si possible je peux vous servir d’intermédiaire afin de vous envoyer le produit ou vous recevoir dans mon beau Pays.
    Mon e mail : rogergarcin09 @ gmail. com
    Si vraiment je peux être utile à quelqu’un , n’hésitez pas à m’écrit, nous sommes tous des mêmes, nous n’avons pas choisir la différence de notre peau.
    Please and love.

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