Suboxone® subi ou Subutex® choisi ?

écrit par Fabrice Olivet, le 11-04-2012 Thème : Subutex, TSO, Suboxone.

Troisième médicament de substitution autorisé en France après la méthadone et le Subutex®, le Suboxone® est dans les bacs depuis le 17 janvier 2012. L’indication de ce nouveau traitement, voire son principe neurobiologique, soulève depuis longtemps des interrogations légitimes. Retour sur une molécule controversée.

En 1999, la présentation du Suboxone® avait déjà mis la patience des militants d’Act Up à rude épreuve et provoqué le « zap » de la Commission nationale des traitements de substitution. Chaises renversées, noms d’oiseaux, montée d’adrénaline : le Suboxone® est le premier médicament de substitution – et à ma connaissance le seul – à avoir déclenché l’ire des militants antisida. Principal reproche fait à cette nouvelle molécule : être un instrument machiavélique conçu pour punir les méchants toxicomanes qui injectent le Subutex®. Et si le dossier d’accusation a un peu évolué sur la forme, il n’a pas varié sur le fond. Lors d’un vote sur l’opportunité de mettre sur le marché ce nouveau médicament, le même vice de conception est en effet rappelé quelques années plus tard par la Commission addictions. Douze années de polémiques qui contraignent aujourd’hui le laboratoire RB Pharmaceuticals (qui a repris à Schering-Plough la production du médicament) à de déchirantes révisions en matière de communication.

Un sulfureux cocktail

Comprendre le fondement de ce dossier à charge nécessite un peu de cuisine neurobiologique. Le Suboxone® est un mélange de Subutex® (Subo) et de naloxone (xone). La naloxone est un antagoniste des opiacés, c’est-à-dire un agent nettoyeur spécialement conçu pour évincer toute substance dérivée de l’opium des récepteurs cérébraux. Le reproche majeur fait à ce cocktail chimique inusité est sa finalité essentiellement coercitive. Si le médicament est consommé « normalement », par voie sublinguale, la naloxone, directement éliminée par l’appareil digestif, n’a aucun effet sur l’organisme. Mais si un chevalier de la pompe ou un adepte du sniff s’avise de marcher en dehors des clous, la sanction tombe : la naloxone se libère, occupe les récepteurs et prive instantanément le transgresseur de toute sensation opiacée.
Dans son principe même, l’ami Suboxone® révèle donc une certaine duplicité. Un processus chimique paradoxal et antinomique avec les principes habituellement appliqués par la réduction des risques. Qu’elle soit physique, psychique ou neurobiologique, la contrainte est en effet dommageable au travail de responsabilisation des usagers de drogues. La RdR a de plus pour objet d’atténuer, dans la mesure du possible, les nuisances qui cernent les usagers au quotidien. Seringues stériles, substitution, petit matériel d’injection, tout est pensé pour éliminer les risques infectieux, les « poussières », les surdoses, tout facteur de dommage dans l’environnement immédiat des consommateurs d’opiacés. Or sur ce terrain, le Suboxone® est à contre-courant. Il introduit une menace diffuse en frappant au portefeuille de leurs sensations opiacées les usagers non-conformes, les rebelles, les mal-pensants.

La foi du charpentier

Pour ne rien arranger, la communication entamée par Schering Plough dans les années 2000 ne fut pas des plus subtiles. Le Suboxone® était censé remédier à tout : plus de marché noir, plus de détournement. Cette foi du charpentier dans les pouvoirs rédempteurs de la chimie sur le cerveau n’a fait qu’inquiéter la majorité des acteurs de santé publique. Malgré une certaine méfiance liminaire, Asud, qui prétend défendre tous les patients (les bons comme les mauvais), reconnaît aujourd’hui les mérites de la buprénorphine. Cette molécule représente un outil efficace pour instaurer un lien durable entre les usagers et le système de soins. Va-t-on courir le risque de saper les fondements d’un système qui a fait en quinze ans la preuve de son succès ? Que sait-on exactement des conséquences à long terme du remplacement du Subutex® par le Suboxone® ?
Apparemment conscient de l’image sulfureuse du slogan « médicament antishoot », RB Pharmaceuticals se défend de vouloir l’imposer à tous les patients mais recommande en même temps aux prescripteurs de le proposer systématiquement lors des nouvelles inclusions. Dans une dépêche du 17 janvier, l’Agence de Presse Médicale rapporte les propos du directeur médical du laboratoire : « Dans les pays qui disposent des deux spécialités, Subutex® et Suboxone® sont utilisés à parité après trois à quatre ans. » Compte-tenu du succès de la buprénorphine dans notre pays, la proportion de patients français qui devraient sur cette base progressivement intégrer le Suboxone® risque d’être significative1.

Le syndrome de la chauve-souris

S’il n’est pas question de nier le douloureux problème de l’injection de buprénorphine, avec son lot d’abcès, phlébites et autres nécroses des veines, qui constitue une préoccupation majeure de santé publique, nos doutes portent sur l’efficacité de la solution proposée. Des études australiennes et finlandaises confirment que, comme son frère aîné Subutex®, le Suboxone® finit par intégrer le panel des drogues proposées au marché parallèle.
L’introduction de naloxone dans un cachet susceptible d’être un jour consommé pour se défoncer représente donc un danger objectif supplémentaire pour les injecteurs d’opiacés. D’autres groupes d’autosupport évoquent ainsi de nombreux cas d’usagers injectant le Suboxone® dans des conditions tout aussi déplorables, voire encore plus dommageables en raison de la nécessité de multiplier les injections pour que la buprénorphine finisse par déloger la naloxone. Et de nombreux sites Internet ou forums d’usagers s’intéressent déjà au Suboxone® en tant que drogue de rue : comment l’injecter proprement, comment éviter l’effet naloxone ? Un forum américain2 s’étonne même du succès rencontré par l’injection de Suboxone® chez les « rehab », les anciens junkies sortis de cure.
Avec ses ailes de dragon et son corps de rat, la chauve-souris a longtemps laissé perplexes les zoologistes : s’agit-il d’un rongeur ou d’un volatile ? En véritable ornithorynque de la substitution, le Suboxone® s’avance vers un destin indéchiffrable, la gageure étant de vouloir bâtir une alliance thérapeutique grâce à la naloxone, une substance qui est le cauchemar du consommateur d’opiacés3.

Pour les ultra-motivés

Certes, la grande majorité des utilisateurs de Subutex® n’injectent ni ne sniffent leur prescription. Mais, lors d’une nouvelle inclusion, est-on certain qu’ils ne le feront jamais et s’ils le font, quelles seront les conséquences à long terme de les avoir dirigés vers le Suboxone® ? L’utilisation d’un antagoniste pur des opiacés pour renforcer les motivations des candidats au sevrage existe déjà avec la prescription de Revia®, un médicament contenant de la naltrexone, une molécule cousine de la naloxone. Selon les informations collectées sur ce traitement, seuls les candidats à l’abstinence ultra-motivés profitent du soutien anti-opiacé procuré par le gendarme chimique contenu dans le Revia®. Un traitement qui n’a en fait jamais réellement convaincu la masse des candidats à l’abstinence car la contrainte chimique ne peut tenir lieu de déterminant pour transformer tout ce qui a constitué l’univers mental et la sensibilité d’un usager durant de longues années.
Certes, quelques individus, résolus à ne plus injecter leur prescription de buprénorphine pourront peut-être trouver dans le changement de molécule un support psychologique supplémentaire, propre à renforcer leur motivation. Mais au nom de ces quelques bénéficiaires putatifs, on risque de toucher à l’équilibre, toujours délicat, d’un mécanisme qui fait tous les jours la preuve de son succès auprès de la grande majorité des patients.
Subutex® choisi ou Suboxone® subi ? Telle est la question. La balle est dans le camp des prescripteurs et dans celui des responsables de la communication qui sera faite sur ce sujet toujours perméable à la rumeur, au fantasme et à la maladie de la persécution, que l’on soit drogué, patient ou professionnel du soin.

    1. ^ -Soit la moitié des 130 000 patients traités à la buprénorphine !
    2. ^http://forum.opiophile.org/showthread.php?8161-Just-Doo-Ittt.
    3. ^ -En général les usagers de drogues découvrent les effets « particuliers » de cette molécule en salle de réveil après une overdose.

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17 Commentaires

  1. hedenne88

    apres des année de galére avec le sub 15ans de sub jamais reussi a le prendre comme il faut la sa fait un ans avec le suboxsone sa va pas trop mal je les sniffé une fois malade comme un chien il faut dire a 51 balay ilfaut que j »arrette bon courage a tous

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    1. Fabrice Olivet Auteur de l’article

      Bonjour

      le suboxone en sniff rend donc « malade comme un chien ». On aimerait en savoir plus: manque violent? autres symptômes? on est vraiment curieux sur les effets punitifs de ce médicament censé prévenir le détournement

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    2. Poupinette

      Je suis sous Subu depuis plusieurs années à une petite dose mnt 2mg, il m est arrivée récemment de devoir prendre du subo car j avais quelques jours d avance sur min traitement. Sans réfléchir (ce qui n est pas malin je l avoue) j ai écrasé mes 2mg et pris par le nez. Et je n arrive évoluer pas eu d état de manque. Certes c est très désagréable d avoir une vieille odeur de citron dans le pif mais rien d autre. Cela dit étant habituée au Subu j ai du consommer un peu plus que 2mg de subo pour être apte à « vivre ». Je ne sais pas si c était psychologique ou si le Subu est réellement plus efficace que le subo.

      En tout cas je souhaite à tous de réussir son sevrage un jour, car personnellement j ai qu une hâte c est d en avoir enfin fini avec ça.

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  2. ganja59

    Non le suboxone en sniff ne rend pas malade comme un chien, c’est juste comme sniffer de l’air. 12 ans de subutex, actuellement à 16mg/jour, j’ai replongé 2 fois à cause de ces pseudos médoc que sont la bupré générique et le subo. Un goût citronné de chiotte, du fait pris en sniff et là c’est comme si j’avais tapé de l’air et retour à la case héro car sueur froide, mal partout, syndrome de manque quoi…
    Mon toubib m’a fait savoir ce jour que ces messieurs bien pensant projettes dans un avenir très proche à remplacer le subu par le subo… Nous faire croire que c’est pour le bien commun alors que c’est pour les finances de big pharma et des lobby qui gravites autours c’est juste pathétique. C’est comme augmenter le prix du tabac pour soit disant qu’il y est moins de fumeurs. Perso j’en suis malade par avance, le subo, la buprémorphine générique, j’ai déjà donné, c’est de la merde, pour moi aucune rechute en 12 ans de subu. Autant retourner au bled.

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    1. Fabrice olivet

      merci pour ces info Ganja 59. A priori « ils » ne vont pas remplacer le subu par le subo . On avait publié un papier dans ASUD qui s’appelait Subutex choisi ou Suboxone subi qui évoquait ce cas de figure. Le labo avait très mal réagi. Nous avons une subvention de Reckitt pour aider l’asso à tourner et dans un premier temps les représentants nous ont laisser entendre des choses du style:  » ouais vous cracher dans la soupe etc…. » . Du coup nos relations se sont tendues avec eux et on a pu mesurer que le conflit d’intérêt ça existe. Pour être parfaitement clairs je dois dire que les nouveaux interlocuteurs que nous avons sont revenu à un discours plus neutre du genre: « nous ne nous mêlons pas de ce que vous dites dans votre journal  » mais la meilleure garantie de ne pas voir se réaliser ce cauchemard de voir le Subo remplacer le Subu c’est de multiplier les témoignages comme celui-ci. Cela ne veut pas dire que certains ne trouvent pas leur compte avec le Suboxone mais clairement la majorité des utilisateurs bien stabilisé au Sub n’ont pas besoin de cette molécule punitive. Dans la plupart des autres pays on a effectivement une politique de remplacement . Les chefs américains du Labo sont convaincus que seuls les docteurs ont un avis a donner su la question. Bref sur ce dossier , nous avons besoin de votre aide à tous pour faire peser la balance du côté usagers

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      1. Fabrice olivet

        Drogue ou médicament ?

        La différence est fondamentale entre les deux notions :

        – Un médicament est un produit légal, une drogue un produit illicite

        – Un médicament est prescrit par un médecin, délivré par un pharmacien, une drogue est vendue par un dealer (la même personne prescrit et encaisse)

        – Un médicament est donc prescrit sur une ordonnance où sont précisés le dosage et le timing de la prise ainsi que la durée. Le sujet dépendant aux opiacés prend sa drogue quand il veut et à la dose qu’il veut. C’est une des premières étapes de la substitution de réguler la prise du produit de substitution.

        – Un médicament est un produit entrant dans le cadre des « produits de santé » ce qui implique que la composition, les indications, les effets, les contre-indications etc. sont encadrés. On est loin ici du flou entrant dans la composition des drogues vendues sur le « marché-obscure ».

        Docteure Anne SOBOLE

        Médecin généraliste

        Intervenante de longue date en addictologie

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  3. Gleize

    Le Subutex m’avait été préscrit dans le cadre d’un cure de désintoxincation d’alcool,junkie abstinente à l’héroïne et opiacés divers depuis 12 ans à ce moment là sans support médicamenteux,j’ai fini par l’injecter au bout de 7 ans de prise sublinguale quotidienne (16mg/jour),jusqu’à ce qu’un médecin addictologue me prescrive 16mg de buprénorphine que je n’ai jamais injecté.Depuis un an et demi j’ai eu souvent la difficulté de délivrance de la buprénorphine dans la ville où je demeure actuellement par les pharmacies,malgré les doutes du médecin addictologue de l’association Riposte,( qui doute de mon abstinence à l’alcool,aux drogues,ainsi qu’à tout ce dont je lui parle)ce médecin me prescrit depuis quelques mois du Suboxone 16mg/jour.Que je n’ai aucune difficulté à me faire délivrer par les pharmacies. Depuis que je suis ce traitement, je me suis mise à consommer du speed, j’ai maigri de 13 kilos.

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  4. alfred

    Bonjour,

    Étant sous buprenorphine depuis plusieurs années en augmentant les doses plutot qu’en diminuant, j’ai fini à 24 mg ces derniers mois (oui c est du grand n’importe quoi…) , et ne parvenant pas à la prendre correctement (sniff) j ai demandé à passer au suboxone pour ne plus avoir le choix. Je vais prendre mon premier comprimé tout a l’heure. J espère que ca va bien se passer et qu’il n’y aura pas d effet de sevrage dûs au changement. on verra je pourrais revenir pour dire comment ca s’est passé…

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    1. SIXDENIERS

      Bonjour Alfred !

      Idem, je rentre à l’hôpital mardi où on va me retirer l’oxycontin que je prenais pour la douleur contre de la suboxone. Je fais partie apparemment des quelques personnes non toxicomanes (en tous les cas les premiers mois). Donc pas de piqure,de sniff, d’ailleurs je ne connais pas vraiment toutes ces choses là.
      J’angoisse simplement à cause de 2 choses :
      devenir dépressive après une prise de 3 années d’oxycontin et que le cachet me rende malade et bizarre car cela m’arrive parfois quand je suis en manque. Comment cela s’est passé pour toi, ? le top serait de ne me donner que des réponses positives, cela m’aiderait à entrer à l’hôpital mardi.
      Ensuite le but pour moi est vraiment d’arrêter cette merde (bien que je ne porte aucun jugement sur les personnes qui ont besoin de ces substances pour aller mieux), même si je dois mettre plusieurs mois, voire plusieurs années.
      En espérant une réponse
      Valérie

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  5. mittaine

    pour moi c’est la solution ou tout du moins un début car chaque matin au moment de prendre mon traitement la question ce posait de savoir si j’allais le mettre sous ma langue ou le sniffer , la la question ne ce pose plus et du coup cela me permet de rompre complètement et définitivement avec mes anciennes pratique . je pense que quand on a une volonté lucide de faire les chose comme il faut mais qu’elle n’est pas présente au quotidien c’est une bonne solution

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  6. julien bodin

    Je viens de commencer à l’instant la suboxone après 12ans de subu sniffer puis shooter puis sous la langue, ont verra bien….. mon doc ma dit que c t la même chose que le subu sauf qu’ont ne peut injecter n’y le sniffer….moi je trouve ca bien….le subutex et suboxone sont des « medicaments »….pas une drogue, c’est fait pour se soigner pas se défoncer. Si tu veux te foncer acheter 5 grammes direct mais ne va pas chez ton médecin serieux. Je comprend pas c gens qui se plaignent ,tout c mec font en sortent que vous sortié de tout ce merdier qu’est la substitution saisissait votre chance putain et arrêter de végèter autour de ce merdier. Ça ma réussi moi pourquoi pas vous? G qu’une hate c darreter totalement tout ça javais reussi a etre totalement sevrer de la methadone…..et g replonger…..et g encore relever la tete c t long mais aujourd’hui g retrouver ma rage pour ressortir de tout ça et je sais que j’y arriverais…vous laisser pas abattres

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  7. coy

    Bonjour,
    Je travaille sur les effets du suboxone mélangés à ceux de l’alcool.
    Avez vous des témoignages ?
    Merci à vous

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  8. perrin François Xavier

    bonjour à tous .
    Ancien tox lourd ( +/- 4 g par jour ) , je suis sous ttt à la Buprénorphine depuis 9 ans , et je suis super content des résultats obtenus . Mon médecin traitant a tenté de me faire passer au suboxone , grave erreur , dans mon cas , mon organisme m’a dit merde le lendemain , je me suis retrouvé avec un manque comme je n’avais pas eu depuis un moment , avec les araignées dans les pattes , la gerbe , bref , un tambour de dingue .donc , chers amis , si vous êtes bien sous ttt avec de la buprénorphine , ne changez rien , suivez votre plan de descente progressive et accrochez vous . C »est très dur , on est bien d’accord , mais tenez bon . Ce n’est pas insurmontable . Si vous ne devez retenir qu’une chose de ce commentaire , c’est de ne pas jouer aux apprentis sorciers , et de faire confiance à votre méeecin traitant .

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  9. olivier10000

    Etant sous subu depuis des années je voulais aporté mon témoignage sur certaines choses! il y a peut de temp jai été voir un medecin autre que je vois d’habitude! Par simplicité jai été dans une autre pharmacie car je travaillé a coté de cette pharmacie! le dosage etait de 6 mg et marqué non substituable! j’ai donc etait chercher le traiterment la farma me donne des generique et me dit c par souci deconomie car 6 mg il le font le generique tandis que le subu jaurai eu 3 boite de ^2 pour la semaine! Il mont dit c’est par souci deconomi au lieu de donnée 12 boite il mont donnée 4 boite! mais le probleme c’est que la bupré je netais pas habitué et en aucun cas ce caché a remplacé le subu! au lieu de prendre 6mg jai du prendre le double!est ce normal qu’une farmacie insiste pour donner le genérique alors que c marqué non substituable?

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    1. Fabrice Olivet Auteur de l’article

      Bonjour non ce n’est pas normal. Si tu te reportes à la plate forme substitution de notre site, tu verras que le pharmacien d’officine doit honorer la prescription avec le princeps et non pas le générique quand Non « Substituable » est marqué en toutes lettres. Tu peux dénoncer cette pratique en indiquant le nom et l’adresse de l’officine sur notre Obesrvatoire du droit des usagers ODU. Tu peux aussi nous appeler au 06 04 51 33 82 OU au 01 43 15 04 00
      Fabrice

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  10. Matt

    Salut à tous

    Je suis ttt Suboxone depuis 4 ans, après 3 ans sous Subutex… Le truc et il faut se l’avouer, c’est que notre parcours pour s’en sortir est mêlé de volonté (j’en ai marre de la came, je veux plus être exclave, etc…) et de contrainte (manque d’argent, chercher sa came, les flics, etc…). Et que si à un moment y a pas contrainte, binhhh, on n’arrête pas. Comme pour le sniff et le shoot de la bupré (Subutex).
    Comme dit plus haut, enlever ces putain de gestes est un premier pas.
    Ce qui est paradoxal, dans le sens où je pense qu’il faut être « volontaire » pour passer à Suboxone, comme je l’ai été.
    Pour moi que du positif! Enfin si on peut dire ça comme ça…

    C est clair, faut pas cracher ds la soupe, je suis allé ds des pays où il n’y a aucun produit de substitution! Mais je sais aussi que quand t’es en chien, les autres pays, bin t’en as rien à foutre…

    Bon courage à tous!!!

    PS j’ai vu des potes sniffer de la Suboxone et effectivement, ça leur faisait rien… Ça ne faisait pas son rôle de substitut. Ils se retrouvaient en manque comme s’ils n’avaient rien pris.

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  11. Matt

    Je tiens à préciser que la Suboxone m’avait été « proposée » par mon doc et pas imposée et qu’au moindre souci il me ferait repasser au Subutex…
    * j’en étais à 12 ans de came

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