La plupart des usagers de drogue mènent une « double vie »

écrit par ASUD, le 25-11-2009 Thème : Citoyenneté.

PARIS – La majorité des consommateurs de drogues illicites ne sont pas des marginaux mais des « populations cachées », constituées de personnes bien insérées socialement et menant une double vie, relèvent des spécialistes à la veille des Etats généraux des usagers (Egus) à Paris.

« Dans les discours politiques et la majorité des études en Europe, les usagers les plus précaires sont systématiquement mis en avant car ils sont plus visibles – ils souffrent d’addictions lourdes et ont souvent des problèmes avec la police et la justice », souligne Tom Decorte, professeur de criminologie à l’université de Gand. « Mais, notamment dans le cas de la cocaïne, il existe une grande part de consommateurs très bien intégrés – étudiants, cadres, intellectuels, politiques – qui maîtrisent leur usage et le dissimule pour échapper à la répression et à la réprobation sociale ».

Pour Henri Bergeron, auteur d’une récente « sociologie des drogues », « ces populations cachées continuent malheureusement à échapper aux chercheurs en raison des jugements d’ordre moral de la société et des politiques répressives marquant l’usage de certains produits psychoactifs en Europe ».

Pierre Chappard, membre de l’association d’usagers Asud, organisatrice des Egus de jeudi et vendredi, rappelle que de nombreuses personnes insérées, ayant un métier, une vie sociale et prenant des drogues illicites contactent Asud, de P., fromager et injecteur occasionnel d’héroïne, à J., médecin et sniffeur de coke.

« A cause de la répression et de la stigmatisation, ces usagers, qui représentent une majorité, ont tout à perdre en s’exposant », poursuit-il.

Ils mènent alors une « double vie », avec une séparation stricte de la vie privée et de la sphère publique, décrite par l’ethnologue Astrid Fontaine dans son livre sur « les drogues et le travail ».

« Comme la plupart des gens ne voient, ou n’entendent parler que des usagers de drogues très précaires et dépendants, ils ont une fausse représentation d’un consommateur asservi par les drogues et forcément irresponsable », ajoute M. Chappard, précisant que « ces idées reçues sont battues en brèche par l’addictologie et la sociologie ».

Cette stigmatisation n’est pas sans conséquences. « Quand un usager inséré se fait démasquer, c’est dévastateur: nous voyons trop souvent des hommes et femmes mis au ban de la société, exclus de leur travail, ou menacés de se voir retirer leur enfants, parce qu’ils se sont fait prendre à consommer des drogues illicites », s’insurge Pierre Chappard.

Au niveau sanitaire, la survivance de ces « populations cachées » comporte de nombreux dangers, insistent les spécialistes.

Dans la clandestinité, certains usagers insérés s’enferment dans leur consommation. Hors de portée des programmes de réduction des risques, ils tardent souvent à demander des soins quand ils n’y renoncent pas tout simplement de peur de tout perdre.

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18 Commentaires

  1. lecoeur

    Sosiologie

    Je suis sociologue de formation , et je ne cautionne en aucun cas les propos tenus par l’irresponsable et inconscient qui écrit.
    Tout ces consommateurs cachés et soit disant insérés ne sont que les futurs précarisés.
    LA DROGUE C’EST ILLEGAL, C’EST PAS PAR HASARD.

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  2. invité

    euuuuhhhhh

    je suis usager de formation et je suis desolé de vous dire que vous vous trompez, c’est la prohibition des drogues qui les rendent encore plus dangereuse… des legislations, « produit par produit », seraient une bien meilleur protection pour la société. Quand à ce qui est dit par « l’inconscient » en question, je ne peux qu’approuver, se sont les 20% d’usagers les plus precarisés, les plus stigmatisés qui servent à façonner l’opinion des gens comme vous, 80% d’usagers de drogues vivent tres bien leur consommation et on entend jamais parler d’eux ….

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  3. sego

    merci la stigmatisation!!

    j’avais fait une toute belle réponse, mais problème de technologie…

    pour reprendre en gros, je suis éduc embauchée en CDI et consommatrice.
    je paye mes impôts, mène à bien des projets, fais du sport, de la musique, suis bénévole en milieu associatif, ai une famille, des amis… je voudrai donc savoir d’où tenez vous vos informations pour pouvoir dire que je suis une future précarisée? et surtout qui êtes vous pour lancer ces affirmations?!!

    l’inconscient qui a rédigé ce texte est auteur d’un certain nombre de projets qui vont permettre un avancée certaine en terme de santé publique pour les usagers de drogues!

    oui la drogue est illégale et nous sommes des vilains drogués qu’il faudrait enfermer!! de toute façon la loi de 70 nous condamne à choisir entre le statut de délinquant et celui de malade! je ne suis ni l’un ni l’autre…

    la France produit du vin… l’alcool tue beaucoup de personnes, mais l’alcool est en vente libre et légal…

    les usagers ne se précarisent pas toujours par l’usage de drogues mais bien trop souvent par la stigmatisation qui est faite, merci d’en rajouter une couche!!

    pour un soi disant sociologue de formation, vous avez du en oublier certains principes comme celui de neutralité ou le fait de pouvoir apposer des arguments à vos affirmations… (oui, j’ai aussi une formation de sociologie!!)

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  4. Complet Brouillé

    …Vive le PolitBuro!!!

    Pour avoir le « Droit » d’écrire un comm, il faut montrer combien on est d’accord avec ce papier immonde, ou alors, où sont mes interventions (« ceci est un exercice, que chacun reste à son poste »,…etc…)…ou alors, où passent mes commentaires???? l’esprit d’ASUD est bien VIVANT!!! OUF!!!

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  5. tan

    Panique à bord

    Un éduc qui se drogue…j’imagine les éduqués!
    Un drogué est à la fois, délinquant et malade,et certain,que c’est un futur précarisé.
    Par ailleurs je laisse au sociologue sa liberté de penser.

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  6. sego

    j’ai tjs aimé les préjugés!!

    tu laisses la liberté de pensé au sociologue, mais tu prives les personnes de leur liberté d’agir!!
    d’où te permets-tu de juger mes compétences professionnelles!!!

    ça me fait bien rire jaune vos commentaires bourrés de préjugés…

    je suis embauchée en CDI, depuis 5 ans, je monte des projets, et mon employeur est plutôt satisfait de mon travail et me confie de nouvelles responsabilités.
    les usagers dont je m’occupe ne se sont jamais plaint de mon travail et réussissent à vivre mieux avec ou sans consommations.

    mais j’ai comme l’impression qu’un monde nous sépare… et je réitère je ne suis ni malade ni délinquant. je profite de la vie comme bon me semble sans faire chier qui que ce soit, du moins pas plus que celui qui se tape son verre de vin chaque jour…

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    1. Niort

      Bonjour Ségo,
      Est-ce Une tu pourrais me contacter si tu es toujours dans le coin stp? Je t’expliquerai ;) niort.julie@gmail.com

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  7. sego

    à méditer…

     » Le respect de la loi vient après celui du droit. La seule obligation que j’ai le droit d’adopter, c’est d’agir à tout moment selon ce qui me paraît être juste.  » H.D. Thoreau

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  8. invité

    Rhhhhhôôôôôô

    non monsieur un usager de drogues n’est pas un malade ou un future délinquant, c’est quelqu’un qui fait des choix, diffèrent des votre, mais nous sommes dans une « démocratie » et si certain citoyen décident de ne pas obéir à la prohibition c’est un choix qu’ils assument ou une erreur qu’ils regretterons … qui êtes vous pour juger des qualités professionnel d’une éducatrice, ne savez vous pas que la santé communautaire, la Réduction des risques est la seule politique qui jusqu’à ce jour donne de bon résultats apres des toxicomanes, meilleurs que l’intolérance et la répressions ne vous en déplaise, les chiffre parlent d’eux même.

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  9. Complet Brouillé

    ……………..M’enfin…

    je sais sue j’suis belou/bigleux, mais les n°s antis-spam semblent tjs aller ds le même sens: celui de la censure…C’est bôôôô une assoc d’UDs qui excluent des UDs……! ça donne une idée de ce qu’ASUD est devenu, mais je voudrais attester qu’ASUD, à ses débuts, c’était pas ça du tout, non non non!!!!!! Mais, comme ça fait du Bien de sentir que ça renâcle au discours policé/polissé que l’on vous présente comme asudien, aujourd’hui…CELA n’a plus RIEN à voir avec ET l’esprit Et la lettre (cf Manifeste fondateur d’ASUD, doc de 4 ch’tiotes pages!!!) ET le FOND!!!
    (et dire que je m’étais juré de ne plus jamais intervenir à qlq niveau que ce soit…raté!)

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  10. Pierre

    Commentaires… de l’article

    Le debat est intéressant. Au passage, cette croyance populaire que tout les usagers de drogues sont des précaires (ou en voie de l’etre) est malheureusement tenace. Nous (Asud) sommes pourtant, rien que par notre existence, la preuve du contraire !

    Malheureusement, ce débat est parasité par des commentaires qui n’ont rien à voir et qui sont toujours les memes du type « asud, c’était mieux avant » et qui n’ont rien à voir avec le sujet !

    A partir de maintenant, seuls les commentaires sur l’article seront acceptés dans cette partie du site.
    Si vous avez d’autres choses à dire, rendez-vous sur le forum d’Asud : http://www.asud.org/forum/.

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  11. Complet Brouillé

    Ben voyons!…

    Qd on manq de « crédibilité » auprès des UDs, rien de tel que d’exclure, exclure exclure…Air connu…..! Et OUI, heureusement, ASUD, c’était « mieux » avant!!! et je suis visiblement pas le seul à le penser, et je vs E……!

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  12. sego

    étrange…

    c’est marrant les personnes s’arrêtent rapidement dans les échanges… et on peut voir dans les commentaires l’impact de la pub sur certaines personnes… (j’ai pas la tv je viens de voir les fameuses pubs…avec le slogan du feu de dieu…).

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  13. kahin

    Taxe cannabis

    Bonjours .En commentaire de l’article je dirai qu’il faut juste attendre le jours ou l’état aura trouver un moyen de taxé le cannabis et vous verrez il serra en vente libre .Ça ,c’est le meilleur des scénario .Aprés ,on peut penser au pire ou sous prétexte de vous protéger ,vous seriez obliger de passer un test urinaire par exemple pour souscrire une assurance ou pour établir vos cotisation social avec exclusion si vous consommé .Mais restons positif et espérons que la France suive le mouvement européen .

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  14. sedan

    Sego…

    T’exerces toujours ton métier?

    a+

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  15. truk

    a quoi bon…

    bien sur que non kahin, et en même temps bien sur que oui. Je m’explique : Ça n’est pas « comment » il pourront taxer, (si ça se trouve tout est déjà + ou – prévu), c’est QUAND il le pourront. Pour le moment la majorité des Français moustaches et camembert au vent ne sont pas prêts à en entendre parler. Même dans l’électorat de gauche. Si la majorité Sarko était prête et d’accord la-dessus, t’inquiète que t’en aurais déjà au tabac du coin. Mais les français sont de gros (et gras) cons, même ceux qui fument ne veulent pas voir leur gamin faire pareil. Jeu de dupe, pays d’abrutis…

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  16. Gabber

    Lecoeur tu devrais changer de métier car ce que tu dit est faux je connais des personnes de 50 ans qui consomme de l héroïne depuis leurs 20 ans et qui sont loin d être précarisés tout dépend des gens d ailleurs certains le sont ( précarisés ) beaucoup moins que moi qui n’y est jamais touché

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    1. ASUD

      Certaines indignation ont la vie dure!!! Le sieur Lecoeur , se présentant comme  » sociologue » dans une commentaire de 2009 doit avoir les orreilles qui sifflent .

      Malheureusement, le point de vue qu’il défendait à l’époque est plutôt renforcé par les grandes théories addicto. sur la chronicité de la dépendance aux drogues ( le mot drogue lui persiste dans le champs média ).

      Lecoeur dix ans plus tard se présenterait comme  » addictaulogue » et nous proposerait une théorie sur les comorbitités psychiatriques de tous les utilisateurs de stupéfiants , considérés comme des malades incurables , que l’on doit médicamenter à vie. On ne lache rien .

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